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Preux chevalier et princesse en détresse (FINI)
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Race Race : Humain
Jeu 12 Juil - 8:32
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  • Artorias de l'Abys
  • Elerinna de Novigrad
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Preux chevalier et princesse en détresse
 Sur les branches des arbres et les lampadaires allumés avec de puissantes bougies, des guirlandes de toute sorte de couleurs, une véritable myriade d'arc-en-ciel, était ornés, et les lueurs des braseros au sol projetait alors leur lumière sur les guirlandes pour offrir une sorte de kaléidoscope au sol, parfois presque aveuglant pour l'œil humain. Cependant, Artorias se permettant de jouer avec ses globes oculaires de Mutant aux pupilles de serpent, il n'avait aucune envie de devenir aveugle. Suivant donc calmement le groupe tout en écoutant Elerinna parler. Elerinna qui semblait toujours esclave de sa propre peur, et avec franchise, Artorias n'aimait pas la voir ainsi, tant paralysée. Mais peut-être qu'après tout, ce serait un rappel que dans ce milieu, tout le monde pouvait se révéler pointilleux. 

Ellerinna avait eu la décence de bien agir en présence du trio de Nilfgaardien et non en répondant du tac-au-tac aux propos assez peu honorable des nobliaux. Un petit sourire amusé flotta alors sur son visage, tandis qu'il imaginait un instant les visages horrifiés des dames et des messieurs ici présents, alors que la brune les injuriait de tous les noms possibles tout en révélant des secrets honteux et inavouables en public. Mais il n'allait pas devant témoin d'une telle scène. Et c'était bien. Parfois, elle avait tendance à s'emporter un peu trop dans le feu de l'action. 

-Que demander de plus ? Eh bien, l'on pourrait demander une troupe pour un spectacle de divertissement ! 

-Une petite arène de combat pour parier, renchérit Throggor avec un petit air rêveur. 

-J'aurais mieux vu un ensemble de sculptures de glaces, pour l'art et la beauté de la chose, grommela l'elfe en se servant une coupe de vin. 

Artorias tourna ensuite un regard assez étonné sur la brune, et eut un sourire en voyant la posture de celle-ci. Encore tendue comme la corde d'un arc, alors que le trio lui gracia sa demande, l'acceptant, bien évidemment. Le brun enserra alors son bras autour d'Elerinna, tandis qu'ils se dirigeaient vers une piste damée et nettoyée de fond en comble pour l'occasion, des danseurs s'y trouvant déjà. Artorias débuta alors la conversation, avec un ton assez amusé. 

-Je pensais que le but des bals était d'en briser les normes sociales jusqu’à l'indécence ? Toi, qui était si bonne dans ce domaine. 

Sur place, alors, le Sorceleur débuta le contact, tournoyant soudainement la brune pour la rapprocher ensuite de sa poitrine, posant une main sur la hanche de celle-ci, et l'autre se glissant vers la main de la maquerelle pour la tenir dans la sienne, et alors, son sourire s'agrandit légèrement. 

-Dis-toi cependant qu'en présence de l'Empereur, les choses auraient pu mal se passer, pour nous. Dans ma jeunesse, les comportements se devaient être impeccables en la présence de haut dignitaire, ou même de prêtres du Culte du Soleil.
 

Et ainsi, débuta alors la danse, tandis qu'elle s'avérait énergique, le Sorceleur se montrant cependant prudent tandis qu'il lui montrait quel pas de danse faire. Qui se voulait énergique, mais contrôlée, positive, mais sereine. 

-Mais j'étais davantage intéressé en ce qui avait sur le buffet... et je devais subir la compagnie de mes frères pour savoir quelle dame était la plus jolie d'entre toute.



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Race Race : Humaine
Jeu 12 Juil - 20:51
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Preux chevalier et princesse en détresseIl était une fois une princesse particulièrement embêtante et un chevalier particulièrement patient
Ah, ah, ah.

Comme il était drôle.

Le jardin des Vegelbud était ce soir là bondé de femmes toutes plus laides les unes que les autres, selon Elerinna évidemment. Certaines étaient tellement grosses qu'elles occupaient une place phénoménale, d'autres si maigres qu'elles en paraissaient malades, il y avait aussi des vieilles qui auraient mieux fait de rester chez elles pour tricoter et des gamines qu'on avait visiblement forcées à venir. En bref, rien de bien alléchant en vue. Alors lui dire À ELLE qu'ils devaient décider quelle dame était la plus belle ce soir, alors qu'elle avait mis plus D'UN MOIS à se préparer... c'était presque une tentative de suicide. Néanmoins Elerinna n'en montra rien, ou du moins pas grand chose et se contenta de se laisser guider.

Il aurait mérité qu'elle lui explique tout ce qu'elle avait du faire pour paraître à son avantage.  

- Je t'ai sauvé de ce buffet. C'est lui qui aurait fini par te dévorer tant ce qui était posé sur la table avait l'air immonde. Et je vote pour cette jeune femme avec une robe noire et argentée, tu sais celle avec de beaux cheveux châtains. Mais si, je t'assure, tu dois la connaitre puisque tu danses avec elle en ce moment. Elle est particulièrement jolie ce soir, au milieu de toutes ces vieilles femmes desséchées.


Elle ponctua sa déclaration d'un sourire aimable avant de lever les yeux au ciel, s'étant assurée auparavant que plus personne ne la regardait. Elle poursuivit d'une voix plus basse tout en continuant de valser, guidée par Artorias.

- Je ne veux plus jamais aller à une de ces soirées. Ces gens sont beaucoup trop coincés du c...


Elle ferma les yeux, se disant qu'elle ne pourrait définitivement jamais supporter ces gens et se contenir aussi longtemps auprès d'eux. Elle y arrivait plutôt bien dans ses bordels, mais elle était en terrain connu et savait exactement comment se comporter. Ici... tout lui semblait hostile.

- Enfin, je ne recommencerai plus. Pardon de t'avoir forcé à venir. Je me contenterai de ce que j'ai à présent.

Bien sûr que non. Jamais. Elerinna était ce qu'on appelle... une éternelle insatisfaite. Elle aurait toujours envie de plus et recommencerai tôt ou tard.

- Donc tu te doutes bien que je n'ai plus grand chose à faire des conséquences de mes actes auprès des Nilfgaardiens ou même des nobles de cette ville. La vérité c'est que je devrais déménager à Skellige, eux au moins savent vivre.

Ça aussi, c'était des bêtises. Rinna aimait beaucoup trop l'agitation de la ville, la sensation d'être au cœur du pouvoir pour s'isoler sur une île loin de tout. Bien que ses habitants lui étaient tout à fait agréables.

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Justayne
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Race Race : Humain
Ven 13 Juil - 7:24
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  • Artorias de l'Abys
  • Elerinna de Novigrad
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Preux chevalier et princesse en détresse
 La douce musique jouée par un groupe d'orchestre récemment populaire emplissait l'air et leurs oreilles. Le Sorceleur continuait de se laisser porter par la mélodie, ses pas s'accordant en celui de la danse, alors qu'il avait son regard plongé dans les yeux de la brune. Tournoyant avec elle sans accorder quelques regards quelconques aux gens aux alentours, afin de mieux se concentrer sur Elerinna. Elle était sa priorité pour l'instant. Après tout, n'était-ce pas elle qui avait voulu camoufler sa demande d'aide pour une invitation d'une danse pour le bal ? Comme un petit poisson frétillant dans une mare de piranhas, malgré ses nageoires rapides, elle pouvait se faire dévorer. 

-Les monstres peuvent prendre différentes formes. Tandis que le buffet prend la forme de nourritures qui semblent donner l'indigestion quand on pose un œil sur eux, peut-être que cette dame dansant avec moi s'est préparer longtemps pour pouvoir m'attirer dans un coin et me dévorer vivant. Peut-être que ce buffet travaillait de concert avec cette femme, qui use d'artifices magiques pour transformer les femmes aux alentours en vieux fruits desséchés. 

Et le Sorceleur tourna de nouveau Elerinna, comme le ferait une ballerine, avant de reprendre la danse, de plus en plus rythmé. Mais alors, les paroles d'Elerinna coupaient le rythme. Pourtant, il gardait la cadence, Artorias ne cédant pas une erreur durant cette danse, corps contre corps. Non, ce qui fut brisé était le rythme de l'ambiance ayant monté en flèche entre lui et Elerinna. Le Sorceleur écouta avec une mine inexpressive les propos de la brune. Et ce fut sur un ton assez amusé tout en étant quelque peu froid qu'il finit parler. 

-Cesse de dire des conneries. Tu veux bien, Elerinna ? Nous savons tous les deux que tu finis toujours par tourner ton regard vers la haute cité de Novigrad ou vers les grands domaines de seigneurs sur ton chemin avec envie. 

Mais malgré la froideur de ses propos, son corps était toujours près du sien, tandis que les danseurs entamaient une danse plus rythmée et plus sensuelle, dans ces tornades de tissus multicolores et de sourires enjôleurs et malicieux entre couples ou intriguant de la cour. 

-Skellige n'est pas un lieu pour toi. Nous savons généralement bien ce qui arrive quand ils daignent venir foutre le bordel dans l'un de tes... commerces. Ou bien, je dois les conduire dehors, ou bien la garde finit par le faire. 

La main du Sorceleur glissa vers le bas du dos de la brune, au-dessus du fessier de celle-ci, l'autre tenant toujours la main de la maquerelle. 

-Je n'ai jamais pensé devenir un guerrier impressionnant. Je pensais que comme tant d'autres des miens, je mourrais la première année sur la Voie dans une fosse, ma carcasse dévoré par des Noyeurs. Et pourtant, me voilà. Tu peux devenir une noble. Être parmi eux. Hériter d'un titre. Mais pour l'obtenir, il faut le mériter... et la voie pour la gagner n'est pas pavés de geste de grande bontés, mais par le mensonge et le sang. 

Son visage se rapproche presque du sien, ses yeux d'acier plongés dans les orbes plus chaleureux de la maquerelle. 

-Et nous savons tous les deux que je n'aime pas l'injustice, et de ce fait, n'aimerait guère que tu te retrouves parmi les nobles ainsi. En vérité, j'aime mieux l'Elerinna qui se trouve devant moi. Celle qui peut encore rêver d'atteindre la caste aristocratique, sans pouvoir l'atteindre. Parfois... Il ne vaut mieux pas accomplir ses désirs.  





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Race Race : Humaine
Ven 13 Juil - 18:27
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Preux chevalier et princesse en détresseIl était une fois une princesse particulièrement embêtante et un chevalier particulièrement patient
Elerinna déglutit, ayant de plus en plus de mal à suivre la danse et les pas rapides du Sorceleur. Ses mots et sa main parcourant son dos, découvert par sa robe qui plus est, n'aidait pas non plus. Un léger frisson parcourut sa colonne vertébrale, bien trop léger cependant pour que quiconque le remarque. Elle se persuada quant à elle que ce n'était rien que cette petite brise qui passait de temps à autre qui avait provoquée cette réaction.

- Cette dame n'a pas l'intention de te dévorer, elle me l'a dit, tu peux être tranquille.

Enfin... certainement pas de la manière dont il l'entendait.
Attendez...
Quoi ?!
Mais qu'est-ce qui lui prenait ?
Elle se reprit bien vite et secoua la tête pour se concentrer sur ce qu'Artorias avait dit. Ce qui n'était pas vraiment facile. Elle avait tâché de ne pas l'interrompre et de rester muette, ça en revanche c'était très simple depuis que leurs nez se touchaient presque. Cette soudaine proximité la rendait nerveuse, comme si elle ne l'était déjà pas assez. De plus, elle savait qu'il avait raison.

Mais ne l'admettrait jamais.

- Il est vrai que les Skelligeois sont assez... disons enthousiastes et qu'ils ne devraient pas boire autant mais... au moins ils savent faire la fête ! Regarde autour de toi, tu as l'impression que les gens s'amusent ? Ce n'est pas du tout cette vision là que j'avais de la noblesse...


Elle frappa doucement le haut de sa poitrine, les sourcils froncés et l'air réprobateur.

- Et ne sois pas grossier ! Ça ne vous va pas, Sir Artorias. Et tu sais, devenir un grand guerrier doit être bien plus simple que de devenir une maquerelle anoblie. Voyons les choses en face, ils ne m'accepteront jamais. Je peux user d'autant de mensonges et de magouilles que je veux, le seul moyen de devenir noble pour moi, c'est le mariage. Et franchement regarde autour de toi.


Elle prit une tête des plus dégoûtée et tira la langue. Finalement elle s'en fichait un peu que quelqu'un les regarde ou non. De toute façon, ils la détestaient déjà.

- Ils sont tous affreux ! Et puis devoir l'obéissance à un de ces laiderons ne m'enchante pas tellement. L'Elerinna qui rêve de devenir une princesse n'est pas prête d'en devenir une, c'est moi qui te le dis. Je ne ferai jamais partie des leurs, je vais devoir m'y faire.


Cette constatation la rendit triste, même si elle ne le montrait pas vraiment. Il faut dire que c'était son rêve depuis de nombreuses années, et maintenant qu'elle était plus près du but que jamais, elle se rendait compte qu'elle n'avait peut-être plus envie qu'il se réalise. Elle s'arrêta de danser, forçant ainsi Artorias à en faire de même et s'éloigna un peu sans pourtant lâcher sa main.

- Maintenant si tu es d'accord, je propose de simuler d'horribles nausées sorties de nulle part et de s'éclipser gentiment de cette horrible soirée. Peut-être même en vomissant sur l'horrible robe d'une de ces mégères si le coeur m'en dit.

Un sourire angélique vint ponctuer sa déclaration et elle regarda un instant le ciel d'un noir d'encre. Un noir d'encre ponctué d'un milliard de petites touches de lumière. Effectivement, c'était une très belle nuit. Et elle avait décrété que c'était presque un crime de la gâcher ainsi.
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Justayne
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Race Race : Humain
Sam 14 Juil - 5:25
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  • Artorias de l'Abys
  • Elerinna de Novigrad
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Preux chevalier et princesse en détresse
 -Elle ne me dévore peut-être pas, mais elle me dévore de mon temps, et malgré mon état de Sorceleur, le temps peut s'avérer devenir une denrée importante, aux moments les plus inopportuns. 

Chronophage qu'elle était avec sa vie, Artorias devait parfois supporter les soucis d'Elerinna. Qu'ils soient d'ordre important ou non, qu'il le voulait ou non. Car Artorias avait un cœur un peu trop grand pour un Sorceleur. Plusieurs fois, on avait abusé de sa confiance, et de bien des manières, mais aussi de ses ressources. Qu'aurait-il pu faire s'il n'avait pas décidé d'accompagner Elerinna dans ce bal des nobles ? Probablement patrouiller dans Novigrad en pleine nuit, sous son avantage, pour agir comme surveillant. Mais c'était quelque chose qui se serait peut-être révéler inutile. Les activités criminelles se sont révélées mieux organisées depuis la prise de Novigrad par les Nilfgaardiens. 

-L'amusement est relatif. Pour eux, s'amuser peut rimer avec se moquer des gens du bas peuple comme toi, ou bien en intriguant dans la cour. Les bals sont généralement donnés pour tisser des liens commerciaux ou politiques entre les différents partis, ou pour quelque chose de financier, comme la présentation d'un fils et d'une famille de deux familles ruinées espérant que dans le mariage, ils en tireront quelque chose. Tu es un brin trop impatient. Eux ont tout le temps du monde. 

Et alors, le Sorceleur eut un pli entre ses sourcils, une lueur amusée et presque froissée dans son regard, alors que la maquerelle lui rappelait son comportement à l'ordre pour ne pas tomber dans la grossièreté. 

-Moi, grossier ? Rappelle-moi qui est venue dans ce bal, avec une robe probablement plus 'moche' que la norme aristocratique le permet, qui voulait devenir indécent durant cette soirée, qui m'avait appelé pour une simple petite et inoffensive araignée ? 

Puis, écoutant de nouveau les propos de la maquerelle, Artorias mit un temps pour réfléchir avant de continuer sur sa lancée. 

-Je suis devenu un bon guerrier, car j'ai mis du temps pour l'apprendre, tout comme tu pourrais devenir une bonne noble en apprenant les comportements dans la cour, en fréquentant davantage ce genre de choses. Nous savons tous les deux que tu recommenceras encore d'essayer d'y aller, autant de fois qu'il le faudra. 

Le visage d'Artorias s'éclaira d'un sourire moqueur, alors qu'il répondit de nouveau. 

-Non. Je n'ai pas envie de partir. Je me suis préparé pour cette soirée, et nous allons y rester encore un peu. Si tu décides de partir, sache que je m'assurerais de t'humilier ici, publiquement, de sorte que pendant des mois, l'on racontera d'horribles choses sur toi. 

Et alors, la danse cessa, la musique ayant cessé, et les danseurs quittant alors la piste, tandis qu'Artorias enserrait un bras autour du sien. 

-Ou on cherche quelque chose pour nous désaltérer, ou nous nous trouvons un coin un peu tranquille pour quelques minutes.  


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Race Race : Humaine
Sam 14 Juil - 23:05
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Preux chevalier et princesse en détresseIl était une fois une princesse particulièrement embêtante et un chevalier particulièrement patient
- Oh je t'en prie ! Si je ne t'avais pas traîné ici, où serais-tu ? En train de tenir compagnie à une horrible bestiole avec des crocs aussi longs que mon bras ? Je viens peut-être de te sauver d'une mort certaine finalement... et puis ne préfères tu pas être avec moi qu'avec un de tes monstres ? Fais attention à ce que tu vas dire Sorceleur...

Aussi gentil qu'il soit, Artorias serait bien capable de lui répondre qu'il préférait la compagnie d'une centaine de guenaude que la sienne. Ce qui ne serait pas très gentil. En même temps, il venait tout de même d'insinuer que sa robe était laide comparée à celles des invitées...

Ah, les hommes.

La délicatesse même.

- Et ma robe est magnifique. Certes peut-être pas aussi "couvrante" que les robe de ces vielles femmes qui sentent la pisse, mais assurément magnifique. Je n'y peux rien si je suis jeune et belle et qu'elles doivent se cacher sous des montagnes de tissus parce qu'elle ont mangé un peu trop de fromage.


Elle rajouta un peu plus tard, après s'être repassée les paroles d'Artorias en tête.

- Et cette araignée était absolument terrifiante. Et sûrement bien loin d'être inoffensive.


Et après ça il lui disait qu'il ne voulait pas partir. Elle avait presque dû le supplier à genoux pour qu'il vienne, et maintenant elle devait faire pareil pour partir ? Il promettait même de salir son image si pure auprès des nobles. Comme c'était charmant. Elerinna soupira avant de lui emboîter le pas, n'ayant visiblement pas d'autre choix. Puisque même si elle détestait actuellement les nobles, elle n'avait aucune envie qu'on raconte d'autres horreurs sur elle encore plus loin de la vérité que celles que l'on racontait déjà.

Bon, au moins il lui avait proposé un verre, c'était déjà ça.

- On a qu'à faire les deux, il parait que j'ai un certain don pour trouver de l'alcool.

Et en effet, Elerinna repéra bien vite un serveur qui circulait entre les convives un plateau à la main. Elle courut presque jusqu'à lui, entraînant Artorias à sa suite et faisait se retourner les mamies sur son passage.

Une fois à la hauteur de sa proie, elle l'attrapa par la manche et prit une coupe. Qu'elle vida. Puis reposa. Elle en rattrapa une autre. Qu'elle vida tout aussi vite. Puis la reposa. Elle recommença ce manège une dernière fois et prit une coupe cette fois pour la tendre à Artorias. Maintenant, les regards des nobles ne la dérangeaient plus du tout. Mais alors, plus du tout. Elerinna tenait assez bien l'alcool, puisqu'elle en consommait souvent. Elle se sentait donc bien plus désinhibée et certainement moins ennuyée mais n'avait pas non plus la tête qui tourne.

Elle était donc, ce qu'on appelle dans un jargon très technique, pompette.

- Et maintenant, trouve nous le coin tranquille. Moi j'ai trouvé l'alcool.


Elle n'avait pas fait que le trouver d'ailleurs...
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Justayne
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Race Race : Humain
Lun 16 Juil - 23:13
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  • Artorias de l'Abys
  • Elerinna de Novigrad
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Preux chevalier et princesse en détresse
 -Les monstres, aux moins, m'attirent aux mauvais endroits pour les bonnes raisons, avait-il fini par répondre. Après tout, mon travail est de tuer les monstres. 

La prochaine réplique d'Elerinna lui tint un sourire au visage, presque amusé. Il était vrai que certaines vieilles dames, cela dit, était passé d'un autre âge, et, se sentant néanmoins culpabiliser d'entretenir de tels pensées, Artorias se disait qu'elles auraient dû rester chez elle. Pour un instant, la demeure des Vegelbud fut remplacée par l'un des plus immenses halls de bal de tout Nilfgaard, qui appartenait en la demeure des Trevelyan. Sa fratrie s'était révélée souvent salvatrice pour l'ancien jeune homme, qui s'ennuyait souvent lors de ces bals, n'y assistant alors que par obligation, et donc, attendait deux choses. Des jeux de moqueries ou bien observer une troupe de spectacle. 

Évidemment, comme toujours, il fallait qu'Elerinna en devienne un, de spectacle, sur patte, en montrant d'aussi grossiers comportements. Les battements de cœur d'Artorias restaient toujours calmes et son sang-froid était encore à son paroxysme. Ce qui n'était pas le cas de certains invités, et Artorias pensa la même chose que la plupart d'entre eux, probablement. Elerinna n'avait pas d'égal dans la manière de faire les choses, en ce moment, qu'un cochon dans une mare de boue. Cependant, par politesse que par véritable envie, le Sorceleur but le verre tendu et le reposa en douceur sur le plateau du serveur, avant de débuter la marche pour trouver un coin tranquille. 

-Ne vous inquiétez pas, elle n'a pris qu'un peu de fisstech, fit-il en s'adressant aux certains nobles sur leur passage. 

Petit sourire moqueur sur son passage, et Artorias dériva alors son chemin vers l'un des nombreux jardins épais de la famille Vegelbud. Le chemin ne fut pas difficile, et le retrouver ne le serait pas autant, sauf si entretemps, Elerinna aurait, par un quelconque moyen, empirer son état d'ébriété. Le brun s'assit alors ensuite sur un banc non loin, qui donnait une vue sublime sur les longues étendues des terres des Vegelbud au loin. 

-N'abuse plus autant de ma gentillesse. 

Le ton d'Artorias fut un brin plus tranchant que la normal, et ses orbes d'acier gris étaient dardés sur le visage de la brune, un pli entre ses sourcils. 

-Pour un tel comportement, en d'autres circonstances, je ne me serais pas gêné de te gifler ainsi. Et une gifle de Sorceleur peut faire partir des dents.
  


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Race Race : Humaine
Mer 18 Juil - 5:39
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Preux chevalier et princesse en détresseIl était une fois une princesse particulièrement embêtante et un chevalier particulièrement patient
Oui, définitivement, pompette était le mot. Elle se sentait beaucoup plus légère et en même temps prête à monter sur une table pour faire un grand discours sur la vie et la mort. Ou un autre sujet du genre. Mais pour l'instant, Elerinna se contentait de suivre Artorias. Elle gloussa quand il fit cette remarque à propos du fisstech. C'était faux, mais c'était drôle. Au fond il était aussi indécent qu'elle c'est juste... qu'il l'assumait beaucoup moins.

De toute façon, elle avait bien conscience que les regards des nobles sur eux étaient définitivement mauvais. La rapide intervention des Nilfgaardiens était maintenant oubliée depuis qu'Elerinna s'était donnée en spectacle. Ça ne la dérangeait plus. C'était soit l'alcool, soit la tête d'une de ces mègères dans les fleurs. Au fond, elle était persuadée qu'Artorias préfèrait qu'elle boive un peu trop.

Le sorceleur finit par trouver leur coin tranquille où Elerinna se laissa lourdement tomber sur le banc à côté de lui. Elle faillit éclater de rire lorsqu'il "menaça" de la frapper. La maquerelle avait fait endurer bien pires souffrances au brun, et il n'avait jamais levé la main sur elle. Ce n'était certainement pas demain la veille qu'il allait commencé.

- Ah oui ? Et bien vas y. Frappe moi, dit-elle en se tournant vers lui. Allez je t'en prie. Je ne mérite que ça de toute façon.

On disait que l'alcool avait le mérite de rendre les gens honnêtes. C'était ce qu'il se passait avec Elerinna. Elle se détourna très vite de lui, un peu rougissante avant de reprendre d'une voix bien plus assurée :

- J'ai déjà abusé de ta gentillesse de manières bien pires que celle-ci. Alors arrête un peu de dire des conneries. Et puis pourquoi mon comportement te fait autant honte ? Je croyais que t'en avais rien à faire de ces foutus nobles ? Ils te regardent comme un monstre, Artorias. Alors en quoi l'avis de ces gens est-il important ? Laisse les donc parler, ils ne nous apprécieront jamais.

Sur ce, elle sortit une flasque tout droit de son corset. À croire qu'elle avait prévu de s'ennuyer à mourir. Elle l'ouvrit et en prit une gorgée en regardant les jardins. Ils étaient bien plus beaux que les siens, c'était évident, mais elle ne les enviait pourtant pas. Ses fleurs avaient une âme, les leurs semblaient toutes fânées, artificielles.

- Et puis franchement Artorias, si je t'énerve tant que ça, pourquoi continues-tu de me fréquenter ? Pourquoi est-ce que tu es venu ce matin quand je t'ai envoyé Sayra ? Pourquoi tu m'as attendu trois heures ? Parce que tu es infiniment gentil c'est ça ? Tu sais quoi, je pense que c'est des conneries. Alors pourquoi hein ? Pourquoi t'es encore là, assis à me regarder boire alors que tu pourrais faire tant de choses plus intéressantes ?

Le ton montait, mais le coeur n'y était pas. En fait, Elerinna se sentait bizarrement triste. L'alcool y était sans doute pour quelque chose, ainsi que l'échec de cette soirée en laquelle elle avait pourtant mis tous ses espoirs. En tout cas, ce cocktail ne lui était pas bénéfique et elle avait franchement peur que le brun prenne son coup d'éclat au sérieux et ne s'en aille. Alors que même si elle disait le contraire, elle n'avait aucune envie d'être seule. Elle avait juste envie qu'on la rassure, qu'on lui dise que tout irait bien comme le faisait sa mère autrefois.

Mais c'était peut-être trop tard.
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I'm built for all the abuse. I got secrets, that nobody, nobody knows.
Justayne
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Race Race : Humain
Mer 18 Juil - 8:36
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  • Artorias de l'Abys
  • Elerinna de Novigrad
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Preux chevalier et princesse en détresse
 La patience est comme l'océan. Dépendamment de l'individu, elle peut rester plate avec quelques remous, pour les gens normaux, et dans les cas les plus extrêmes, le moindre vent pouvait causer d'énormes typhons et des vagues scélérates sur leur passage alors. Comparons cette métaphore en la patience d'Artorias. Elle était toujours aussi plate que l'eau calme d'un lac, alors qu'il observait la brune droit dans les yeux, celle-ci lui lançant un regard plus ou moins indignée. Indignée ? Agacé serait peut-être le mot juste. Et même amusée, avec ce rire digne d'une Pesta. Chose commune, avec la maquerelle. Après tout, elle était une femme avec un... fort caractère. Digne d'un sanglier. 

Digne d'un sanglier, oui, il n'y avait pas de mot pour le dire. Car elle n'hésitait certainement pas pour cracher toute sa hargne. Toujours en adoptant cette posture d'autorité, toujours en parlant avec cette pointe de celle qui semble avoir tout en maîtrise, de celle qui se veut capable. Mais le Sorceleur n'était certainement pas dupe. Artorias eut une vision d'une Elerinna qui but d'une flasque sortit de nulle part, et il n'eut aucunement de soucis d'imaginer un tableau représentant la maquerelle boire chaque nuit jusqu’à pas d'heure afin de ne plus rien ressentir. 

-Parce que je suis ton ami, répondit-il, avec une douceur désarmante. Et je n'aime pas abandonner mes amis. 

Artorias se releva de son banc, et s'avança vers elle pour la regarder dans les yeux, leur proximité bien présente. 

-Que je n'en ai rien à faire des nobles ? Ce sont eux, mon gagne-pain, Elerinna, mais aussi des gens que je me dois de protéger. Tu me connais. Pour mon intérêt personnel, il est vrai, je n'ai guère d'importance. Pour mon intérêt professionnel, en revanche, c'est autre chose. N'est-ce pas ? Ne penses-tu pas que ce serait le comble si, parce que tu ne t'occupes pas de ce que pensent tes clients, tu leur donnais des filles dont ils ne veulent pas, car tu te fiches de leur avis, que pour toi, l'entrejambe d'une femme reste celui d'une femme ? En chacun, un avis différent. Autant s'attirer le moins d'hostilité, non ? Ce n'est pas une excuse pour enfoncer un autre clou, ou d'ouvrir une blessure parce que c'est une blessure, qu'une de plus ou de moins n'y changerait rien, non ? 

Arrachant ensuite la flasque des mains d'Elerinna, il continuait de parler sur ce ton, toujours aussi calme et plate que l'eau d'un lac. 

-Tu agis comme celle qui sait ce qu'elle fait. Et qui s'était accroché comme un bébé opossum le ferait à sa mère ? Qui voulait de mon aide pour venir dans cette soirée ? Qui voulait se montrer la plus belle possible, disant alors que tu ne seras pas la bienvenue, et pourtant, y allant tout de même à ce bal ? Toi, Elerinna. Ne fais pas la grande gueule. Au fond, tu resteras toujours celle qui est rongée par le doute et la peur. Qui perd rapidement son calme en ce genre de situation, car ce n'est pas ton domaine, ni ta zone de confort. 

Sur ses paroles, Artorias but alors le contenu de la flasque un instant avant de la redonner. 

-Et ce n'est pas en te noyant dans l'alcool et en ruinant ton foie que tout s'arrangera. Alors je vais te donner un précieux conseil : pousse-toi une paire de couilles et assume, et de cette expérience, apprend et améliore-toi.


Bonne lecture !
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Race Race : Humaine
Jeu 19 Juil - 5:13
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Preux chevalier et princesse en détresseIl était une fois une princesse particulièrement embêtante et un chevalier particulièrement patient
Donc, récapitulons.

Premièrement, il la comparait à un bébé opossum. Un bébé opossum. Et pourquoi pas un sanglier tant qu'il y était ?  Décidément, les sorceleurs avaient de bien drôles d'idées. Et de bien drôles de manières de parler aux femmes.

Deuxièmement, il avait sifflé toute sa flasque. Comme ça. D'un coup. Et c'était lui qui lui conseillait de prendre soin de son foie...

Troisièmement, il lui conseillait aussi de se faire pousser une paire de couilles. Ce qui était... déstabilisant.

- Je serai nettement moins attirante avec des attributs masculins...

Enfin... pourquoi pas après tout. Certains de ses clients avaient des goûts très exotiques. Elle pourrait peut-être aussi se faire pousser une barbe et intégrer une troupe d'artistes.

À vrai dire, Elerinna ne savait pas quoi dire de sérieux. Elle était à la fois en colère, désarmée, attendrie ainsi qu'infiniment triste. Et le pire c'est qu'elle ne savait même pas pourquoi. Elle détestait sincèrement être autant esclave de ses sentiments, elle qui réussissait si bien à les contrôler au quotidien...

Elle se sentait nulle.

Ça lui arrivait rarement. Elle était plutôt du genre à vanter ses qualités et à se dire constamment qu'elle avait tout pour elle. Ce qui était vrai, en théorie. En pratique il y a toujours des failles que personne ne voit mais qui sont si présentes qu'elles parviennement parfois à déchirer entièrement un individu. C'est ce qui se produisait avec Elerinna. Ses failles la rattrapaient, la fendillaient en deux. Sauf que d'habitude, elle était seule et que cette fois, ce n'était pas le cas. Tout ce qu'il avait dit, c'était vrai. Affreusement vrai. Elle ne savait pas ce qu'elle voulait, quand bien même elle hurlait sur tous les toits que c'était le cas. Elle ne savait pas non plus se gérer toute seule, puisqu'elle aurait sans doute sauté à la gorge d'une noble si Artorias n'avait pas été là.

Elle chassa une larme au coin de son œil droit d'un geste énervé. Elle n'allait certainement pas pleurer. Pas maintenant, pas devant lui.

- Tu as raison...

Elle était... découragée. Purement et simplement découragée. L'alcool embrumait son esprit et mélangeait ses pensées, sans quoi elle n'aurait jamais admis qu'Artorias avait raison.

Et puis son regard embué se reporta sur lui. Il était là, à la regarder. Il n'était pas parti, et il faut dire qu'il était absolument attirant. Et puis elle, elle était triste, à moitié bourrée et elle eut d'un coup une immense bouffée d'affection pour le sorceleur. Parce qu'il avait toujours été là pour elle même quand elle l'envoyait royalement chier et que...

Et puis merde.

Elle l'embrassa. Le contact fut infiniment doux, presque autant qu'il était bref. Il avait dû durer une demie seconde le temps qu'Elerinna se rende compte de ce qu'elle faisait et semblait presque ne pas avoir existé. Sauf que c'était le cas. Il avait bien existé et Elerinna était rouge pivoine. Elle s'éloigna alors autant que possible du brun et détourna le regard, profondément gênée par ce qu'elle avait fait. Elle avait envie de s'excuser, mais des excuses aussi lui paraissaient ridicules et innapropriées. Alors elle se contentait de rester là, totalement muette, en espérant qu'Artorias mette cet acte sur le compte de l'alcool qu'elle avait ingurgité.

Ce qui était le cas, bien sûr.
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I'm built for all the abuse. I got secrets, that nobody, nobody knows.
Justayne
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