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Danaän Peryite - Le chant du corbeau
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Race Race : Humaine
Ven 20 Juil - 6:28
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Le chant du corbeau

Danaän Periyte
ft. Taylor Momsen
nom: Peryite, le nom que lui a donné l’homme qui t’a élevé comme un père. ; prénom: Danaän, ainsi nommé par le même homme ; âge: 26 hivers ; lieu de naissance: Elle vécut deux naissance et chacune d’elle se déroula sur L’archipel de Skellige ; lieu d'habitation: Novigrad ; date de naissance: Hiver 1248  ; race: Humaine ; profession: Ambassadrice de l’art et de l’épique, Danaän est une barde chantant conte merveilleux et effrayant à qui veux l’entendre. Mais lorsque personne ne l’écoute et ne la vois, cette jeune femme à prit pour habitude de chaparder, voler, dérober, ce dont elle a besoin pour survivre ou simplement ce qui lui plait. ; situation amoureuse: Célibataire, Danaän aime trouver des étincelles éphémères d’affection dans les bras d’un partenaire d’une nuit. ; situation financière: Elle subsiste au jour le jour,  en quêtes de renommée, ses talents ne suffisaient pas toujours à remplir son assiette et trouver un toit sous lequel dormir. Mais qu’importe la moindre aventure peut-être sujet à écrire des chansons lorsque l’on a les étoiles comme muse. Et de toute façon, elle a toujours sut se débrouiller pour survivre.  ; orientation sexuelle: Danaän est hétérosexuel, mais après tout, qu’importe le genre, c’est une question de ressenti et cette jeune femme est une expérimentaliste.  ; groupe: Citoyen

you're a storyteller
Le silence dit bien des choses, une simple chanson peut en dire tout autant et la noirceur d’une histoire peut donner la plus lumineuse des balades

La musique est réputée pour adoucir les mœurs et émerveiller les peuples, mais loin d’être doux et merveilleux les prémices de la vie de Danaän Peryite ne se sont pas fait en chanson. Cette jeune humaine naquit dans l’archipel de Skellige, assaillie par les vagues et les vents violents en 1248, mais ce n’est que six ans plus tard qu’elle vit réellement le jour.

En 1254, les villages de la petite île de Spikeroog étaient secoués par de multiples disparitions d’enfants. Cinq d’entre eux étaient introuvables, certains depuis des mois. Le climat des îles Skellig est parmi les plus rudes, sans cesse fouetté par les vents, balayé par les embruns et figé par le froid, il n’est donc pas rare de se retrouver prit par des intempéries et d’y succomber. Mais les enfants de l’archipel sont habitués par ce climat et se laissent rarement surprendre par des changements soudains. Il était donc très inquiétant d’en voir autant disparaitre quasiment en même temps. Bien vite des rumeurs se répandirent, une créature inconnue et monstrueuse enlever les enfants pour les dévorer. Les habitants désemparés devant leurs recherches infructueuses ont fini par faire appel aux sorceleurs de Craag Inis. Parmi eux se trouvé un certain Luther, un vieux sorceleur de plus d’un siècle et demi, vétéran de l’école de l’Ours à l’attitude froide et taciturne dont la réputation n’était plus à faire. Il avait acquis un certain respect dans l’archipel alors c’est tout naturellement que les parents inquiets se tournèrent vers lui. Luther connaissait l’archipel comme sa poche pour l’avoir parcouru de long en large durant son apprentissage et les nombreuses années qui suivirent. Il se rendit donc sur l’île de Spikeroog pour commencer son enquête et il avait beau ressasser les informations que lui avaient données les villageois, il sentait que quelque chose n’était pas logique. Il avait acquis une expérience indéniable durant ses longues années de vie et durant tout ce temps, il n’avait pas entendu parler de créatures susceptibles d’enlever les enfants spécifiquement dans la région. Il y avait bien les moires sur le continent. Mais ces dernières ne quittaient pas leur marais de Torséchine, impossible donc qu’elles se rendent sur l’archipel. Il semblait donc que ce soit autre chose, mais quoi ? Un monstre anthropophage se nourrissant exclusivement d’enfant ? Des sorcières malfaisantes les kidnappant pour leurs expériences et sacrifices comme le disaient certains villageois ? Ces explications ne satisfaisaient pas Luther et il sentait qu’il y avait autre chose que ces fadaises. Au fil de ses recherches, il commençait à y voir plus clair et le nombre d’hypothèses s’amenuisaient jusqu’à ce qu’il comprenne de quoi il retournait.

Pendant l’investigation du sorceleur, quelque chose se tramait au fond d'une grotte cachée sur une île à l’Ouest de Spikeroog. Un groupe d’enfants se serraient les uns contre les autres, prostrés de peur dans l’obscurité souterraine. Des torches aux flammes vacillantes projetaient des ombres terrifiantes aux murs et chacune d’elles étaient susceptibles d’arracher un sursaut de terreur aux marmots. Les sanglots de certains d’entre eux raisonnaient tristement contre les murs rugueux de la grotte. Les enfants évitaient d’ailleurs de toucher ses derniers par tous les moyens, tétanisé devant les longues trainées de sang qui les maculait ainsi que les chaines qui pendaient lamentablement à des crochets de boucher fixés aux parois. Ce décor allait de pair avec l’odeur poisseuse et suffocante d’humidité et de charogne qui laissait supposer ce qui se trouvait dans l’ombre des recoins. Au travers des pleurs, les jeunes captifs écoutaient, attentifs, alertes. Il essaye de percevoir le moindre bruit venant de l’extérieur pouvant annoncer le retour du monstre. Mais le silence assourdissant de cette grotte, l’attente, commençait à devenir plus angoissante encore. Car l’espoir pouvait renaitre, et il ne valait mieux pas avoir de l’espoir. Car il finit toujours par disparaitre irrévocablement pour laisser place à la terreur et au néant. Pourtant, sans que ce soit de l’espoir, quelque chose poussa un enfant à se redresser. De l’inconscience, de la témérité ou juste une furieuse envie de vivre le remit sur ses jambes et lui permit de saisir une hache posée quelques mètres plus loin sur ce qui pouvait s’apparenter à un plan de travail. L’enfant ramena l’arme auprès de ses camarades qui l’observaient, incrédules et terrifiés par les représailles du monstre. Certains essayèrent de le raisonner, de le supplier, mais rien n’y faisait. La hache s’abattit sur un maillon de la chaine qui les retenait tous au mur et il commença à s’enfoncer dans l’obscurité de la grotte pour trouver la sortie. Il avançait  en tirant le plus fort possible de sa cheville entravée par la chaine pour que le reste des enfants le suive. Ils  finirent par le faire. L’espoir était revenu. Ils avancèrent dans l’obscurité et ils finirent par sentir un courant d’air provenant d’un embranchement. Ils s’engouffrèrent dans un nouveau tunnel et des murmures de stupéfaction traversèrent le groupe lorsqu’ils aperçurent une lueur au loin, la lumière du jour. Ils se mirent alors à courir, courir aussi vite que possible sur leurs frêles jambes fatiguées d’être recroquevillés depuis des jours. L’espoir était revenu. La sortie était tout près, plus que quelques mètres à parcourir. Ce qui était à l’origine un point lumineux à l’horizon s’était élargi en une cicatrice de lumière dans la roche. Le chant des oiseaux marins était maintenant perceptible, et le fracas des vagues sur les rochers raisonnaient contre les parois de la grotte. La sortie était toute proche. L’espoir était revenu. Mais ce n’etait que pour mieux disparaitre. L’ouverture lumineuse sembla soudain s’obstruer et la silhouette menaçante du monstre se dessina dans la brèche qui représentait une échappatoire tant attendu une seconde plus tôt. Le cœur des enfants sembla cesser de battre l’espace d’un instant avant de reprendre à un rythme effréné. Certaine se mirent à hurler, les larmes des autres se remirent à couler. Et l’enfant qui avait brisé les chaines de ses camarades sentit ses jambes fléchir sous son poids. Mais il tint bon et se mit à courir dans la direction de la sortie, il était trop près du but pour renoncer, il leur suffisait de l’esquiver. De toutes ses maigres forces restantes, il s’élança et se rapprocha dangereusement de la silhouette avant de sentir sa cheville se briser, le sol sembla se dérouler sous ses pieds tandis qu’il chutait en avant et que son crâne vint heurter le sol de plein fouet. Le choc fut tel qu’il n’eut même pas la force de hurler. Il avait l’impression que sa tête était prise entre le marteau et l’enclume d’un forgeron en pleine besogne. Dans le flou de sa vision troublé par le sang qui coulait de son front, il remarqua que ses camarades ne l’avaient pas suivi, paralysé par la peur. La chaine qui le reliait aux autres avait donc brisé son os dans l’élan de sa course et il était maintenant incapable de se lever. C’est alors qu’il sentit la poigne puante du monstre le saisir par le cou pour le soulever d’au moins quatre pieds du sol. Il sentit alors son haleine putride réchauffer son visage alors que sa vision était si trouble qu’il ne distinguait que de vagues contours décrivant une bête gigantesque et immonde.

- Je ne vous aie pas autorisé à sortir il me semble, rugit la voix caverneuse du monstre. Tu sais ce qu’il advient quand on me désobéit mon enfant ? Poursuivit-il en passant ses pattes griffues sur les courbes infantiles de sa victime tout en se léchant les babines dans un geste empreint d’une lubricité abject.

L’enfant ne dit rien, il connaissait pertinemment la réponse mais elle n’avait pas besoin d’être prononcé. De plus, il se sentait incapable d’articuler le moindre mot, sa tête toujours marteler contre une enclume et sa cheville le faisant tellement souffrir qu’il fût surpris d’être encore conscient. Les mains de la bête continuaient de parcourir le petit corps frêle découpant au passage quelque lambeau de vêtement déjà déchiré. L’esprit de l’enfant semblait lutter pour rester éveillé, tentant de réagir, d’agiter les jambes, les bras, mais son corps refusait obstinément de bouger alors que sa vue était toujours aussi trouble. Il parvint finalement à faire frémir sa jambe valide et c’est alors qu’il sentit la plus longue griffe du monstre lui taillader le buste dans une longue saignée verticale.

- Je vais te faire hurler petit merdeux ! vociféra la bête de sa voix toujours plus sépulcrale.

Et il hurla. La griffe lui déchiquetait la peau et un hurlement s’échappa de ses lèvres, les vagues battant les rochers cessèrent leur danse en silence, les oiseaux marins se turent, même les pleures des enfants avait cessé. Seul le hurlement de l’enfant raisonna contre les parois de la grotte pour disparaitre dans les entrailles de la terre. Puis l’enfant ferma les yeux et ce fut le néant.

Cela faisait déjà trois jours entiers que le sorceleur enquêtait sur les disparitions d’enfant et parcourait les cotes aux récifs tranchants et aux falaises abruptes pour trouver la grotte dans laquelle ils devaient être retenus captif. À chacun de ces pas il semblait accélérer espérant que les enfants soient encore en vie, ou tout du moins certains d’entre eux que le village ne porte pas le deuil de cinq de ses descendants. Chaque fois qu’il sortait d’une grotte bredouille un soupire de rage s’échappait de sa gorge et il reprenait sa marche, sa course même. Il n’avait pas dormi depuis qu’il avait débarqué sur l’île et il s’était promis qu’il ne se reposerait pas avant d’avoir retrouvé les enfants. Il arriva finalement devant une énième ouverture dans la falaise qui était accessible par une corniche érodée par les vagues. Avant de pénétrer dans la grotte, il prit une potion de chat et dégainât son espadon à deux mains à la seconde où il sentit une odeur de charogne émaner de la grotte. Il s’engagea finalement dans le corridor obscur, tous ces sens en éveil. Plus il avançait, plus il sentait l’odeur nauséabonde qui embaumait les lieux. Cette fois il avait l’impression d’être sur la bonne voie ou bien il était tombé sur un nid colossal de noyeur. Sa nyctalopie lui permit d’observer les murs toute en continuant d’avancer et plus il s’enfonçait dans les méandres labyrinthiques en suivant l’odeur, plus des marques étranges apparaissaient sur la roche. Cela ressemblait à des marques de griffures comme si les ongles d’un petit animal avaient tenté de s’agripper à parois si fortes qu’il y avait laissé de la peau. Un petit animal, ou un enfant…. Luther continua d’avancer dans l’obscurité. Le silence dans cette caverne humide n’était troublé que par le bruit de gouttelette d’eau s’écrasant au sol. Il n’y avait aucun autre son perceptible… ou plutôt… si, il y ‘en avait un. Luther tendit l’oreille et il parvint à distinguer des sanglots venant d’un embranchement. Il avait enfin trouvé la cachette du monstre et ses victimes. Il pressa le pas en suivant les sons presque inaudibles. Finalement ils se firent plus perceptibles et il déboucha dans une grande cavité éclairée par quelques torches. L’odeur y était insoutenable, un mélange de moisissure, d’urine, de merde et surtout de charogne. Il fit quelques pas vers le fond de la pièce et entendit alors les sanglots cesser soudainement. Dans le noir, il vit un groupe d’enfants recroquevillés dans le fond de la cavité. Serrés les uns contre les autres, tremblant de peur et transit de froid, ils n’osaient plus bouger ni émettre le moindre bruit. Il comprit bien vite que même si lui pouvait les voir, il restait à leurs yeux une grande silhouette menaçante à peine éclairé par des torches à la flamme vacillante. Il abaissa alors son épée sans la ranger pour autant et s’approcha d’eux en tendant une main qui avait pour vocation de les rassurer.

- N’ayez pas peur, dit-il de sa voix grave et profonde, c’est vos parents qui m’envoient vous chercher.

Les enfants semblèrent hésiter quelques instants devant le visage qui se dessinait dans la faible lumière se demandant s'il était préférable à celui du monstre. Finalement ils n’eurent pas à faire de choix et effectuèrent tous un mouvement de recul instinctif en voyant une autre silhouette se dessiner dans le dos du sorceleur. Ce dernier ne se laissa pas surprendre. Certes il avait mis plus de temps qu’à l'accoutumer, mais il l’avait senti approcher. Il n’en montra pourtant rien, resserrant l’étreinte de son poing sur le manche de son espadon. Il se redressa doucement, montrant un calme déroutant face à la citation. Mais cela faisait un moment que Luther avait compris à quoi il avait à faire et il attendrait qu’il frappe le premier. Ce qu’il ne tarda pas à faire. Dans un geste aussi souple que puissant, le sorceleur fit volte-face, leva son épée devant son visage en une garde parfaite et para le cout de taille qu’il devait initialement recevoir dans la nuque. L’homme qui lui faisant face ne parvint pas à cacher son étonnement. Sans doute s’attendait-il à tomber sur un père de famille inquiet, mais au lieu de cela il se retrouvait à affronter le plus ancien sorceleur de l’école de l’ours. Certes cet homme était d’une taille et d’une stature imposantes, encore plus pour des enfants, mais aussi impressionnant soit-il, cela ne suffisait pas face à un sorceleur. Luther ne manqua pas de profiter de ce trouble, il repoussa le glaive de son assaillant et d’un coup puissant, il projeta sa flamberge dans un mouvement latéral à la rapidité inhumaine. La seconde qui suivit une gerbe de sang tomba au sol dans un râle de douleur et le visage de l’homme exprimé toute son incompréhension tandis que le haut de son corps se détachait progressivement de ses hanches avant de s’écrouler au sol dans un bruit sourd. Au cours de son investigation, le sorceleur avait découvert qu’une évasion avait eu lieu de la prison d’une île voisine et il avait trouvé les indices d’un naufrage sur la côte, il savait donc que ce n’était pas une affaire de créature, juste la énième preuve de la monstruosité humaine qui surpasse bien souvent celle des bêtes.

Luther se retourna vers les enfants mais ne les approchant pas tout de suite, comprenant qu’après ce traumatisme, chaque homme adulte aurait pour eux des aspects de monstre hideux. Il essuya donc le sang qui maculait son espadon en argent avant de le ranger dans son fourreau.

- C’est fini maintenant, je vous ramène chez vous. Dit-il de sa voix toujours aussi tranchante. En route.

L’espoir était revenu. Il avait repris sa place dans le cœur de ces enfants et bien qu’il mettra encore longtemps avant de s’épouiller, il était à nouveau présent. Luther récupéra la clef des chaines des enfants sur le corps de leur tortionnaire et les libéra. Les cinq enfants étaient sains et saufs… cinq ? Non ils n’étaient pas cinq. Caché au fond d’une alcôve, un enfant était allongé contre la roche, une longue plaie recousue hâtivement et sans la moindre notion d’hygiène traversait le buste de la fillette.

- Elle ne peut plus marcher. Bredouilla l’un des enfants. Sa cheville…

Luther comprit bien vite ce qu’il voulait dire. Il détacha le corps de la fillette à peine consciente et la posa sur son dos avant de guider le reste des enfants vers la sortie et par la suite vers leurs familles. Le sorceleur jeta un dernier regard à cette caverne puant pouvant aisément comprend le calvaire qu’avaient vécu ces petits êtres.

Finalement les six enfants arrivèrent dans le premier village où leurs parents les attendaient, soulagés de retrouver leur très cher enfant. Tous ? Encore une fois, cinq enfants seulement étaient porté disparu, or il en avait trouvé six et la petite fille mal au point qu’il portait sur son dos n’avait était réclamé par personne. Luther la questionna sur ses origines et si elle s’en était souvenu, elle le lui aurait dit que ses parents l’avaient emmené dans les fjords pour l’y perdre, n’ayant plus les moyens de la nourrir, elle aurait pu raconter qu’elle se souvenait de les avoir vus s’éloigner alors qu’ils lui avaient fait promettre de ne pas bouger. Elle aurait puis lui raconter qu’ils ne s’étaient pas retournés lorsqu’elle avait hurlé leur nom à plein poumons pour qu’ils reviennent la chercher. Et elle aurait pu lui expliquer la peur qu’elle avait ressentie quand ce fut le monstre qui répondit à son appel. Mais elle ne se souvenait de rien. Le choc qu’elle avait reçu sur la tête deux jours plus tôt lui avait tout fait oublier. Pour elle, sa vie avait donc commencée dans une caverne humide et puante avec une bête qui laissait ses mains lubriques se promener sur son corps qui n’était même pas encore formé. Elle aurait pu lui parler de la douleur, et elle l’aurait fait, si elle pouvait encore parler. Mais cela faisait deux jours qu’aucun son n’était sorti de sa bouche.

Le jour qui suivit, Luther s’occupa d’elle, il la soigna, et resta éveiller pour veiller sur son sommeil agité. En observant cette petite fille, il ne pouvait s’empêcher d’être impressionné. Cela peut paraître assez paradoxal de la part d’un sorceleur de son envergure d’être impressionné par une enfant. Mais c’était le cas. Car lorsqu’elle vit le sorceleur, son large corps et ses épaules titanesques, lorsqu’elle vit son visage, son regard mordoré comme celui d’un animal, sa pâleur de mort, ses cicatrices monstrueuses, il ne vit aucune crainte sur son visage. Elle n’avait pas peur. Dans son regard d’un bleu acier, il pouvait même voir une étincelle de défi et de fierté, une rage de vivre. Sur le chemin du retour, les autres enfants avaient raconté de quelque manière elle s’était cassé la cheville et pourquoi le monstre l’avait tailladé. Il fut alors encore plus impressionné. Cette enfant avait plus de courage dans son petit corps que la plupart des adultes de ce monde. De plus elle n’avait pas versé une seule larme lorsqu’il avait désinfecté et recousu son buste, ni quand il avait remis sa cheville droite pour lui faire une attèle. Elle avait résisté et pour cela, il était impressionné. De plus, il réalisa que le regard impétueux de cette enfant lui rappelait un autre regard. Le regard d’une personne à laquelle il pensait avec tendresse. Sa jeune sœur, morte il y avait bien longtemps, à l’époque où lui-même était encore un enfant. Elle s’appelait Danaän. Il se dit alors que cette petite méritait de porter son nom et c’est ce jour-là que Luther Peryite donna son nom à Danaän, c’est à ce moment qu’elle vit le jour. Les jours qui suivirent, Luther emmena la petite alors âgée de six ans dans le temple de Freya sur l’île d’Hindarsfjall pour la confier à des prêtresses. Il pensa alors que c’était le meilleur endroit pour elle en attendant qu’elle recouvre la mémoire. Ce qui n’arriva jamais.  

Comme je vous l’ai dit, les prémices de la vie de Danaän n’ont pas été placées sous le signe de la joie et de l’opulence, mais sa vie était loin d’être fini et le destin semblait avoir prévu autre chose pour elle qu’une vie de prêtresse. La jeune fille passa plusieurs années au temple durant lesquels les soins des prêtresses sauvèrent sa cheville lui permettant de marcher de nouveau sans séquelle hormis plusieurs cicatrices et bien évidemment son buste serait toujours marqué de cette renaissance sanglante. Luther, quant à lui, avait pris pour habitude de lui rendre visite à ses retours de mission et avant de repartir sur la voie. Elle n’avait toujours pas retrouvé l’usage de la parole mais elle aimait l’écouter raconter ses péripéties pendant des heures, s’émerveillant de ses aventures et des surprises de ce monde. Deux ans plus tard, âgés de 8 ans et après de multiples tentatives, Danaän réussit à s’enfuir du temple pour partir à la poursuite du sorceleur. Cette fois-ci, et malgré ses réticences, le regard bleu de la fillette avait eu raison de lui et il lui avait parlé de son contrat en cours. Elle savait donc parfaitement où aller et elle était déterminée à le retrouver pour ne plus le lâcher. Il était devenu sa seul famille en l’absence de souvenir concernant celle qui l’avait abandonné. De plus, l’entendre raconter toute ses histoires lui donnait envie d’aventures. Elle voulait voir le monde dont il parlait et surtout, elle voulait vivre avec lui, rester auprès de son modèle. Danaän l’ignorait, mais Luther également s’était attacher à elle, suffisamment pour qu’il lui pardonne de l’avoir suivi lorsqu’elle le retrouva en train de marchander le prit d’une passe à une prostituée. Il avait bien vu dans les yeux de la fillette, la même lueur qui brillait au fond de ceux de sa défunte sœur, la même soif d’aventure. Mais l’affection qu’il lui portait était autre que celle qu’il portait à une sœur, c’était plus proche de l’amour d’un père. Alors il avait décidé de ne plus la laisser seule. Bien-sûre il n’allait pas la laisser l’accompagner lors de ces chasses aux monstres, elle devrait rester en sécurité le temps qu’il lui apprenne à se battre, mais à partir de maintenant, ils voyageraient ensemble. Le vieux sorceleur prit tout de même la peine d’envoyer une missive au temple de Freya pour que les prêtresses ne s’inquiètent pas et forts de cette nouvelle compagnie, ils prient la route à la recherche de contrat pour mettre de la nourriture dans leur assiette et un toit au-dessus de leur tête.

Lorsqu’il ne chassait pas, Luther apprenait à Danaän à manier les armes, très vite il se rendit compte de son agilité naturelle et de sa rapidité déconcertante, même pour lui. C’est pourquoi, pour ses 12 ans, il offrit une paire de dagues en argent à la jeune fille. Cette dernière dont la parole était toujours bridée, avait appris à exprimer ses émotions par d’autres biais plus subtils, mais à ce moment-là, au diable la subtilité, elle sauta au cou de son père adoptif et le sera le plus fort possible, enfouissant son nez dans son cou pour sentir son odeur de sciure de bois et d’alcool caractéristique. Une odeur qu’elle n’oublierait jamais.

Luther poursuivit l’entrainement de la fillette les années qui suivirent en parallèle de son métier de chasseur de monstres. Il lui apprit à se battre, survivre dans la nature en se servant de son environnement. Il lui apprit à reconnaitre les monstres, leurs caractéristiques et leurs faiblesses. Elle apprit quelles plantes étaient comestibles ou non ajoutant à son palmarès de compétence des bases en alchimie ainsi qu’en médecine quand elle devait soigner les blessures du sorceleur. Et lorsqu’elle eut quatorze ans, et qu’il jugea qu’elle était prête, il l’emmena avec lui faire sa première mission, il s’agissait d’une mission des plus simples et après s’être débarrassé de quelque nekkers qui avait élu domicile dans un bosquet, ils sont retourné auprès du commanditaire. Il s’agissait d’un libraire qui avait peur de voir ses affaires chuter s’il ne pouvait rallier d’autres villes en passant par les bois. En arrivant dans la boutique, ils furent accueillis par le petit homme ventripotent qui leur fit un sourire des plus aimables. Luther commença à s’entretenir avec le commanditaire en pensant que la jeune fille écoutée, mais elle était déjà absorbée par autre chose. Des livres. Certes elle en avait déjà vu, des rouleaux de parchemin au temple notamment, mais de ce genre-là, jamais. Il y avait des romans, des traités d’histoire et de magie, des manuels de maitre d’armes et de cuisine. Il y avait vraiment de tous et chacun d’eux avait le don de la fasciner. Mais il y en eut un tout particulièrement dont elle ne pouvait détacher son regard. Elle était tellement absorbée par sa contemplation qu’elle n’avait pas entendu la conversation, cordiale à l’origine, dégénéré quand le libraire voulut donner la moitié du prix promis. Ainsi elle faillit ne pas entendre non plus le libraire parler d’elle dans l’espoir de distraire ou d’amadouer le sorceleur.

- Elle aime les livres votre petite ?

Les regards des deux hommes se braquèrent sur elle alors qu’elle semblait ne pas comprendre.

- Un demi-siècle de poésie de Maïtre Jaskier. Un bel ouvrage. Énuméra le libraire qui avait retrouvé son air affable.

Luther quand elle lui, continuait d’observer la petite d’une expression nouvelle mais toujours empreinte d’une tendresse certaine. Il se retourna alors soudainement vers le libraire et demanda d’un ton ferme :

- Oubliez la récompense… commença le sorceleur avant d’ajouter, devant le sourire radieux du libraire, à condition que la petite puisse emmener n’importe quel livre.

Le libraire sembla surprit et prit quelques instants pour réfléchir avant de donner son assentiment, visiblement plus attacher à ses pécules qu’à ses livres. Sur le coup, Danaän ne put s’empêcher de se sentir coupable, s’il elle n’avait pas manifesté malgré elle autant d’intérêt pour ses livres, ils auraient eu autre chose à manger que des mots ce soir-là. Mais elle avait suivi le conseil de son père adoptif et emporter autant de livres que ses bras pouvaient le permettre et parmi eux se trouvait l’ouvrage de Maître Jaskier. Depuis sa jeunesse, Danaän fut donc bercé par les épopées narrées par le poète ainsi que ces poèmes épiques et romantiques. Elle développa une fascination pour l’art de manier les mots, les plier à sa volonté pour les faire se mouvoir dans l’esprit du lecteur, leur faire prendre des formes complexes et animées. C’est alors qu’une vocation naquit, Danaän serait barde. Mais pour cela, encore fallait-il qu’elle retrouve l’usage de sa fichue voix et qu’elle soit assez plaisante pour la faire entendre. Oh bien sûr elle n’abandonnerait pas les entrainements avec le sorceleur, elle avait aussi développé un amour pour le combat. Mais depuis le début Luther n’avait pas pour vocation de faire d’elle une guerrière et encore moins une sorceleuse bien que ces aptitudes au combat étaient déjà impressionnantes et ne cessaient de s’améliorer. Il voulait avant tout qu’elle sache se défendre pour le jour où elle se retrouvera seule. Durant leur combat contre les nekkers, la jeune fille s’en était d’ailleurs sorti à merveille, dansant au milieu des monstres, évitant leur coup avec souplesse et rapidité et faisant mouche à chaque fois. Luther s’était surpris à être capable de lui enseigner à se battre étant lui-même spécialisé dans la défense de par son école. Mais justement, en s’entrainant face à une muraille impénétrable, Danaän était parvenue à développer son aptitude pour déceler les failles et les exploiter au mieux.

Ils voyagèrent ainsi encore deux ans. La guerre avec Nilgaard faisait rage dans les royaumes du nord mais Luther mettait un point d’honneur à ne pas s’emmêler. Il menait sa propre guerre contre les monstres depuis presque deux siècles pas besoin de rajouter des querelles de têtes couronnées auquel il ne comprenait rien. Danaän comprenait son opinion mais de son côté, elle essayer de se tenir au courant des évènements, pour les comprendre et peut-être un jour en faire des chansons. Quoi qu’il en soit, ils continuaient à voyager, faisant quelque contrat ensemble, bourlinguant au travers des royaumes du nord et même au-delà. Durant les soirées de bivouac autour du feu, Danaän avait commencé à apprendre à jouer du luth sous le regard amusé et bienveillant du sorceleur qui ne manquait pas de faire une grimace en entendant les fausses notes qui ne manquaient pas. Ces années d’errance ensemble furent sans aucun doute les plus belles de la vie de Danaän mais également du sorceleur qui avait trouvé une sorte d’équilibre dans son quotidien sanglant. Jusqu’au jour où ils effectuèrent un contrat en apparence simple mais qui leur réservait des complications inattendues. Il s’agissait de conjurer la malédiction qui planait sur les ruines d’un vieux palais seigneurial. La nuit plusieurs spectres hantés les lieux et malheur à l’imprudent qui s’approcher trop près des ruines. Un contrat simple qu’ils menèrent à bien au prix de quelque blessure superficiel. Mais ils ne s’attendaient alors pas à se faire attaquer par deux Ekimmes particulièrement affamé. Un combat acharné s’engagea. Le plus gros des deux monstres sauta sur Luther qui le repoussa du plat de son épée avec de se mettre en garde. Danaän quant à elle, se retrouva aux prises avec cette créature particulièrement vive et survolté. Elle s’élança une première fois sur la jeune fille qui se baissa en arrière au point que son dos toucha presque le sol, elle vit alors le ventre de la bête à nu la survoler et y planta ses dagues d’argent. La créature émit un hurlement de rage avant d’atterrir au sol et de se remettre péniblement debout tandis que Danaän était déjà en route pour l’achever. Un gémissement rauque attira alors son attention, ainsi que celle de l’ekimmes. L’autre bête venait d’assener un coup de griffe dans l’épaule de Luther qui avait été déséquilibré l’espace d’un instant. Lorsque Danaän reporta son attention sur son adversaire, elle le vit partir à toute vitesse vers le sorceleur, attiré par l’odeur de son sang. Elle s’élança alors à sa poursuite, mais il était plus rapide, il allait arriver avant elle… Elle fut subitement assaillie par un sentiment de panique irrépressible, elle réalisa soudain que cet homme qu’elle aimait comme un père et considérer comme un modèle n’était pas infaillible, et alors si lui ne l’était pas, alors que valait-elle ? L’idée que cette immonde bête plante ses crocs dans sa chaire était inconcevable. Elle devait agir, elle ouvrir les lèvres comme pour le prévenu mais aucun son n’en franchi la frontière. Elle devait agir, vite… vite… Elle ne voulait pas être seule. Dans un élan de désespoir, elle saisit une dague par la lame et la lança en direction du monstre, ses lèvres s’ouvrir alors de nouveau, articulant le nom de son père adoptif alors que pour la première fois de sa vie, elle sentit un son remonter sa gorge, elle s’entendit prononcer, hurler, le nom de son père. Ce dernier qui venait de parer une nouvelle attaque de l’Ekimmes tourna la tête vers Danaän au moment où la plus petite créature s’écroulait au sol, une dague plantée en plein cœur. Une fois la surprise passait, Luther asséna un violent coup de pied sous sa garde pour projeter le monstre à terre et le trancher en deux d’un coup de lame. Les deux monstres étaient morts et Danaän avait parlé ? Luther se tourna vers sa fille, son visage exprimant son étonnement tandis que la jeune fille n’osait plus ouvrir la bouche de peur que cette nouvelle capacité à parler disparaisse comme elle était venue. La jeune fille ne pouvait cacher son angoisse et une larme coula le long de sa joue en entendant sa propre voix qui lui était inconnue. Mais finalement elle prononça à nouveau le nom de Luther. Ce dernier se rapprocha d’elle avant de la prendre dans ses bras. Une nouvelle preuve de l’amour et de la fierté paternelle qu’il éprouvait à son égard. Après dix ans enfermés dans son mutisme, Danaän avait enfin retrouvé l’usage de sa parole et elle comptait bien en profiter.  

Luther ne cachait plus sa fierté et bien vite, la rumeur d’un sorceleur ayant élevé une enfant comme sa fille se rependit dans la profession. Le vieux ours vit alors sa réputation légèrement entachée. On commençait à se dire que le redoutable vétéran des iles Skellige  était devenu un cœur tendre. Et après tout c’était sans doute vrai, mais Danaän restait la seule à bénéficier de ce traitement de faveur alors qu’il restait froid et irascible auprès des autres. Cette rumeur était peut-être même loin de la vérité. En effet, le vieux sorceleur entreprit de trouver une maison à proximité d’Oxenfurt. Lorsque Danaän le questionna sur ses intentions, elle vit ses lèvres se tordre en un petit sourire espiègle, ce qui, elle devait bien l’avouer, ne lui allait pas du tout.

- Je suis vieux Danaän, et revenir sans cesse à Craag Inis devient usant. Je n’ai jamais eu de maison à moi, et j’avoue que ça me tente bien…

Le vieil homme marqua une pause avant de se tourner vers Danaän.

- Et puis comme ça toi aussi tu auras une maison ou rentrer quand tu ne seras pas à l’académie.
- À l’académie ?

La jeune fille n’en revenait pas, elle allait pouvoir étudier la littérature et la poésie comme maitre Jaskier avant elle. Elle allait pouvoir réaliser son rêve de devenir barde. Le vieux sorceleur trouva une chaumière en bordure de forêt, assez modeste mais tout de même assez confortable pour deux personnes. Dans la foulée, Danaän entama ses études à l’académie. Abreuvée de livres depuis des années, elle n’apprenait rien que les multitudes d’ouvrages qu’elle avait déjà lu ne lui avait pas déjà appris. Mais elle vécut cette scolarité comme une nouvelle aventure. Et elle y découvrit une chose et non des moindres. Elle savait chanter. Et pas comme n’importe qui, elle avait une voix telle qu’elle parvenait à captiver, plus que cela, envouter tout son auditoire. Sa voix était douce et cristalline, vibrante et suave. Comme si durant toutes ses années de mutisme, elle avait muri, évoluer pour ne se faire entendre qu’une fois qu’elle serait parfaite. En parallèle de ses cours de chant et d’écritures, elle apprit à jouer de multiples instruments : flute, guimbarde, kanoun, harpe, nyckelharpa. Mais son instrument de prédilection restait le luth qu’elle parvint à jouer à la perfection, le maniant aussi bien que ses dagues. Les soirs quand elle rentrait dans la petite chaumière en bordure de forêt, elle retrouvait le sorceleur et elle passait la soirée à jouer pour lui devant l’âtre afin de réchauffer son âme et soulager son corps meurtrie par la vie. Vivant toujours avec lui, elle avait remarqué qu’il accepté de moins en moins de contrat. Elle trouvait que quelque chose en lui avait changé depuis leur combat contre les ekimmes. Elle essayait de comprendre ce changement d’attitude mais le sorceleur était impénétrable. Sinon elle aurait compris qu’il avait peur. Il avait réalisé que s’il était mort ce soir-là, elle aurait été seule contre deux et à leur merci. De toute sa vie, Luther n’avait jamais eu peur pour quoi que ce soit, mais maintenant il avait peur pour elle. Il savait qu’elle était capable de se défendre, il avait tout fait pour, mais c’était autre chose, une peur irrationnel, la peur d’un père pour son enfant. Alors il n’acceptait que le contrat relativement simple qu’il pouvait terminer assez vite, sans grand risque.

Deux ans après l’inscription de Danaän à l’académie, alors que cette dernière était maintenant âgée de 19 ans, elle rentra dans la chaumière en bordure de la forêt en annonçant que les études étaient finies, elle s'était lassée de l'académie et l’aventure lui manquait. Luther aurait voulu la dissuader mais c’était impossible. Elle voulait parcourir les routes pour chanter dans les auberges, dans les cours des palais. Elle voulait rencontrer des gens extraordinaires à l'histoire invraisemblable pour écrire ses propres ballades et rentrer à son tour dans l’histoire. Elle voulait marcher sur les traces de Maître Jaskier et celle de Luther et rien ne pouvait la faire changer d’avis. Luther resta dans la chaumière en bordure de forêt et la regarda s’éloigner, sachant qu’elle reviendrait à temps. Il savait que l’écho de ces chants résonnerait jusqu’ici.

Pendant trois ans, Danaän parcouru le monde à cheval, écrivit des ballades par centaines, expérimenta tout ce qu’elle n’avait pas plus expérimenté plus tôt, le sexe, l’alcool à outrance, la débauche et la drogue. Elle rencontra des personnes aussi intrigantes les unes que les autres. Sorcière, vampires supérieurs, sorceleur, fils et filles de rien, nobles et paysans, chaque histoire trouver grâce à ses yeux et elle aimait contempler le sublime dans la simplicité. Au terme de ces trois ans d’errance, à l’âge de 22 ans, Danaän rentra chez elle. Dans la petite chaumière en bordure de forêt. De loin elle apercevait déjà la fine fumée s’échapper de la cheminée. Luther avait fait un feu. Elle accéléra, courue même, impatiente de retrouver son père et lorsqu’elle ouvrit la porte, il était là, assit devant la cheminée à aiguiser son vieil espadon d’argent. Elle courut pour lui sauter au cou avant de se stopper net devant lui. Il avait vieilli. Les affres du temps, qui jusqu’à présent l’avait épargné semblaient l’avoir subitement rattrapé, ses multiples cicatrices maintenant accompagnées d’autant de rides.

- J’ai entendu parler de toi, dit-il simplement de sa voix caverneuse, tu es devenu une jeune et jolie barde. Ajoutât-il dans un sourire bienveillant

Danaän s’accroupit près de lui et prit sa main dans les siennes.

- Tu m’as manqué, Luther.

Il déposa une douce caresse sur la joue de la jeune femme avant de se relever et se diriger vers son lit. Danaän sentit son cœur se serrer, elle remarqua que ses muscles s’étaient avachie, que ses gestes étaient plus lents, moins assurés. Elle réalisa subitement que le sorceleur n’était pas immortel et que plus encore, il était mourant. Elle le regarda s’allonger sur son lit et s’assit à son chevet en prenant une main dans les siennes.

- Tu veux que je fasse venir un guérisseur ? demanda-t-elle d’une voix tremblante

Luther esquissa un sourire avant de répondre calmement :

- Ce ne sera pas nécessaire. Il semble que même le corps d’un mutant ait des limites.  Il marqua une pause pour regarder la jeune femme dans les yeux. On m’a toujours dit qu’un sorceleur ne mourrait jamais dans on lit, regarde où j’en suis à présent. Dit-il un large sourire sur les lèvres. Je savais que tu reviendrais à temps.

- À temps pourquoi ? demanda Danaän dont la voix trahissait de plus en plus ses craintes.
- Pour que je te dise adieu, je n’allais pas tirer ma révérence sans t’avoir revu… sans avoir revus mon enfant.

Des larmes s’échappèrent des yeux de la jeune femme qui serrait la main du vieux sorceleur de plus en plus fort, comme pour l’empêcher de partir.

- Je suis fière de toi Danaän… Je n’aurais pu rêver meilleur fille… Je suis fatiguée maintenant, est-ce que, je pourrais avoir un concert privé ? demanda-t-il en désignant le luth de la jeune femme du menton.

- Aussi longtemps que tu voudras...

La jeune barde saisit son instrument et se mit à jouer une mélodie douce sous le regard voilé de l’homme qui l’a élevé. Très vite sa voix cristalline retentit, racontant les aventures d’un père sorceleur et de sa fille. Luther ferma les yeux et s’endormit, bercé par cette douce mélodie, le sourire aux lèvres, heureux d’avoir fait mentir ses paires et d’avoir élevé cette fillette blessé, heureux d’avoir été son père, heureux d’avoir vécu.

Une jeune femme aux cheveux cendrés et aux yeux d’un bleu acier restait immobile devant un tas de terre fraichement retournée. Sous cette terre gisait le célèbre sorceleur Luther Periyte enterré avec son fidèle espadon et son équipement. Seul son médaillon était manquant, Danaän le tenait fermement dans son poing crispé par la tristesse, elle voulait garder un souvenir de lui avec elle. Elle avait érigé une pierre tombale sur laquelle était gravé « Luther Peryite, Père aimant et Sorceleur mort dans son lit à l’âge de 203ans le sourire aux lèvres ». Les adieux étaient difficiles, Danaän s’en voulait d’être partie si longtemps, elle aurait voulu lui raconter ses aventures, entendre les siennes comme durant ses longues heures au temple, elle aurait voulu lui dire à quel point elle l’aimait, mais ça, il le savait. La jeune femme remit son sac sur son épaule, son luth dans son dos et passa le médaillon autour du cou avant de lui promettre de revenir le voir, plus souvent cette fois. Elle s’apprêtait alors à s’éloigner de la petite chaumière en bordure de forêt mais elle entendit soudain des piaillements. En s’approchant elle découvrit un oisillon tombé, du nid, un bébé corbeau. Le nid gisait à côté, détruit. Blessé, seul. Danaän prit l’animal dans ses mains et décida de prendre soin de lui comme Luther avait pris soit de l’oisillon muet qu’elle était. Elle l’appela Jaskier et depuis ce jour, il ne l’a jamais quitté.

state of mind
La recherche perpétuelle de l’épique dans le plus anodin des gestes. La recherche du sublime dans le plus immonde des mots

Je pourrais décrire Danaän comme une belle jeune femme, sure d’elle, aventureuse et légèrement addict au fisstech et à l’alcool mais ce serait bien trop réducteur, car Danaän est bien plus que cela. Depuis la mort de son père, la jeune femme s’est enfermée dans une bulle dont il est difficile de la sortir. Non pas qu’elle soit asociale, loin de là, mais la jeune femme ne parle pas facilement d’elle et cache ses émotions, cherchant à les inhiber par les drogues. On pourrait penser que cela peut être un handicap dans son travail de barde, mais la créativité ne manque pas et elle trouve l’inspiration dans les émotions des autres plutôt que dans les siennes de peur d’écrire des chansons empreintes d’un fatalisme destructeur. Malgré tout, elle sait que son père n’aurait pas pu avoir plus belle mort, elle n’était pas en colère, il avait simplement laissé un vide dans sa vie qu’elle n’arrivera pas à combler. Qu’elle ne voulait pas combler. Alors en attendant que le temps fasse son office, elle s’est tourné vers les moyens les plus rapides d’aller mieux, le fisstech, l’alcool, et la compagnie éphémère d’une quelconque personne.

Joue-t-elle pour autant la comédie lorsqu’elle fait preuve d’une espièglerie amicale envers ceux qu’elle rencontre ? Absolument pas, la jeune femme a toujours été d’une nature assez enjouée, même si elle avait du mal à l’exprimer durant une grande partie de sa vie lorsqu’elle était muette. Mais malgré les circonstances de sa renaissance, elle ne sait jamais sentit triste durant son enfance. Elle a donc développé une empathie naturelle. De plus, étant muette durant une grande partie de sa vie, cette jeune femme a appris à écouter et analyser, elle a donc une facilité sans pareil pour cerner et comprendre les gens, ce qui peut aussi s’avérer fort utile en étant barde.

Son métier d’ailleurs, parlons-en. Danaän possèdent un talent certain pour la musique et une voix envoutante et elle aspire à se servir de ses dons pour transmettre un arc-en-ciel d’émotion à son auditoire, diffuser des histoires épiques, inspirantes, dramatiques, romantiques, ou juste d’une simplicité sublime. Elle aspire à devenir le porte-parole de ceux qui veulent se faire entendre. Jouant avec les mots, analysant et comprenant les émotions humaines, les plus belles comme les plus abjects. Elle comprend la nature de l’homme et elle l’aime dans sa plus impitoyable ignominie. Car elle sait que l’homme est laid, elle l’a bien souvent constaté, mais c’est en cela qu’il est beau à ses yeux car de la plus ignoble volonté peut naitre la quintessence de l’admirable et du plus pur des gestes peut naitre un fléau d’abomination. L’imprévisible a en cela qu’il appartient tout entier à l’homme. La guerre qu’elle a traversée sans en prendre part avec Luther était le théâtre sublime de cette cruauté miraculeuse et de ses émotions exacerbé à l’extrême. Dans sa jeunesse, Danaän se disait que l’horreur était le propre de l’homme et que l’adjectif « inhumain » en devenait un compliment, et c’est encore le cas aujourd’hui bien qu’elle ait appris à aimait cette espèce risible et inconsciente de son propre ridicule dont elle fait partie. Mais sa compréhension de la nature humaine ne fait pas d’elle quelqu’un de candide. Elle connaît la nature de l’homme et s’en amuse mais ce n’est pas pour autant qu’elle lui pardonne ni qu’elle est devenu misanthrope comme son père.

Loin d’être docile et crédule, c’est une jeune femme sauvage et impétueuse. Ceux qui ont un jour essayé de le dompter regrettent aujourd’hui une partie de leur corps pourtant si précieuse à leurs yeux. Car sous ses airs ingénus et sa voix angélique, Danaän reste une combattante opère et elle n’a rien à envier au plus grand guerrier pour ce qui est de son courage qui peut d’ailleurs frôler la témérité ou la folie. Mais pleine de ressources, elle déborde d’ingéniosité pour se sortir du moindre mauvais pas, qu’il s’agisse d’un mauvais payeur, d’un homme un peu trop collant ou d’un monstre purulent. Et si les armes ne sont pas de mise pour régler ses problèmes ou obtenir ce qu’elle veut, elle n’hésite pas à user de ses charmes, sa voix ou encore sa fourberie inégalée pour briser les tempéraments les plus tenaces.

Au final, Danaän est une jeune femme pleine de vie, avenante et espiègle bien qu’elle se laisse parfois sombrer dans la mélancolie. Elle ne parle jamais d’elle, préférant écouter pour trouver l’inspiration pour ses balades. Mais sa propre histoire, elle la garde pour elle pensant que lorsque l’on chante une histoire, n’importe qui peut se l’approprier et elle finit par appartenir à tout le monde alors que les années qu’elle a vécues avec Luther n’appartiennent qu’à elle.  


get to know better

Quelles sont tes capacités physiques? Possèdes-tu des compétences magiques? Quel est ton petit plus ? La jeune barde à des connaissances rudimentaires en alchimie et en chirurgie mais pour ce qui est de ces capacités physiques, Danaän est une jeune femme très compétente et rompu au combat. Bien qu’elle ne possède pas une grande force physique, elle compense aisément avec son agilité. Ce fut d’ailleurs d’un des enjeux de son éducation par son père adoptif. Étant lui-même issu de l’école de l’Ours, il a toujours plus ou moins misé sur sa force physique colossale, entrainer une jeune fille frêle ne fut donc pas chose aisée. Malgré tout, la jeune barde a appris à user d’acrobatie et de ruse pour manier ses dagues. Elle excelle aussi dans l’art de la furtivité et de la diversion ce qui lui est très utile lors de ces larcins. Mais lorsque la force n’est pas de rigueur, Danaän se sert d’autre armes plus prosaïque, sournoise mais tout aussi redoutable, ses charmes et sa voix qu’elle a envoutante. En effet les cas son nombreux ou la jeune femme parvint à mettre à bas la moindre résistance grâce à sa voix des plus angéliques. De plus elle maitrise la rhétorique et la flatterie sans pour autant se laisser elle-même duper.
Que peux-tu nous dire sur ton métier? Sur ce que tu fais au quotidien? Danaän est une barde accompli. Elle parcourt le continent pour divertir nobles et petites gens de ses chants épiques. Inspirée par Maître Jaskier elle a toujours entretenu le rêve de marcher sur ses traces et pouvoir compter des aventures aussi palpitantes et un jour peut-être, devenir aussi célèbre et inspiré à son tour une enfant. En parallèle de ses activités artistiques, Danaän est passé maitre dans l’art de la fourberie et du vol tout en réussissant à garder sa réputation intacte. Son quotidien jongle donc entre divertissements publics, larcins nocturnes et voyages souvent semés d’embuche. Mais ce n'est pas tout, la mort de son père adoptif à laisser un vide dans son existence qu'elle ne parvient pas à combler malgré ses multiples rencontres. Elle essayer donc d'oublier sa tristesse dans des litres d'alcools, les bras de quelques hommes et surtout dans sa consommation de Fisstech.
Possèdes-tu une arme avec toi? Si oui, comment l'as-tu obtenue et quelle est sa valeur pour toi? Danaän possèdent plusieurs armes, mais elle fait en sorte de les cacher sachant qu'une barde armée est susceptible d’inspirer moins confiance. Elle se bat notamment avec des dagues de différentes tailles, les deux principales, en argent, lui ont était offert par Luther, son père à l'âge de 12 ans. Pour la plus longue, que l'on peut apparenter à un glaive tout en restant plus légère et fuselée, elle l'a acquis au cours de ses péripéties. En plus de ses lames, Danaän possède quelques couteaux de lancer ainsi qu'un arc qu'elle a "emprunté" à une amie elfe. Il peut s’avérer très utile lors de missions d’infiltration et elle a acquis une certaine maitrise de cette arme.
Possèdes-tu une arme de prédilection lors des combats? Si oui, quelle est-elle et comment l'as-tu obtenue? Si non, est-ce que tu te considères comme polyvalent? Les armes de prédilection de Danaän sont ses dagues mais elle aime aussi user de ses charmes pour parvenir à ces fins et délier les langues et les bourses. Cependant lors des combats, Danaän mise plus sur son agilité et sa rapidité que sur sa force. De plus lorsque cela est possible et qu’elle a pour vocation de tuer, Danaän préfère attaquer par derrière et trancher d’un coup net. Cela dit, ces excellentes capacités au combat peuvent parfois être entravées, et lorsque je dis parfois, à vrai dire, c’est souvent, par sa surconsommation de fisstech.
Quelles sont tes idéologies par rapport au groupe auquel tu appartiens ou veux appartenir? Depuis que Danaän est tombé en possession d'un ouvrage de maître Jaskier, elle a pour vocation de devenir barde. Il s’agissait donc d'un rêve qu'elle pensait à première vue inaccessible, étant muet d'aussi loin que ses souvenirs remontent. Mais à l'âge de 16 ans, elle retrouva miraculeusement l'usage de la parole et n'a pas cessé de chanter depuis lors. Elle parcourt donc le monde pour vivre des aventures qu'elle puisse conter dans ses chansons et rencontrer des personnes aux destins extraordinaires qui pourraient l'inspirer. Elle espère qu'un jour, elle pourrait bénéficier de la même renommer que Maître Jaskier. Mais elle n’aspire cela dit pas à être connu en tant que voleuse. Cette activité au-delà de lui permettre de manger décemment quand on ne lui paye pas ses prestations, est davantage un passe-temps apportant aventure et adrénaline et de quoi s'acheter du fisstech. Au final, son statut de citoyen lui suffit, près du peuple, elle peut parler en son nom dans ses chansons. Les portes ouvertes de la noblesse lui permettant de se faire un nom et son amour de l’aventure et des voyages lui donnent le frisson sans quoi elle ne se sentirait pas en vie.



Possèdes-tu des traits physiques particuliers? Tatouages? Piercings? Lunettes? Anormalité physique? Des bijoux? Danaän est une jeune femme à la beauté certaine. Un visage finalement arrondi encadré par de longs cheveux d’un blond cendré, presque blanc, de grands yeux bleus acier fardés de noir, de fines lèvres renfermant une voix cristalline et une peau de porcelaine. En somme une jeune fille parfaite. Mais en y regardant de plus près, on se rend compte que son corps est loin d’être celui d’une jeune fille-modèle. Elle porte notamment des piercings à ses hélix et sous ses vêtements de lin et de cuir, sa peau blanche est parcourue de nombreux tatouages au motif varié. Il s’agit pour la plupart des motifs floraux et végétaux d’inspiration elfique qui parcourt ses bras et ses jambes mais pour le reste, il s’agit de scène d’écrite par les récits et les chants de Maître Jaskier. Elle porte également le nom en langue ancienne de son père adoptif à la base de la nuque « Ard Gynvael » ainsi qu’un corbeau en plein vol sur l’omoplate gauche. Ses tatouages sont les fruits de ses nombreux voyages et de son amitié avec quelques elfes et des tatoueurs itinérants. Mais les tatouages ne sont pas les seules choses parcourant le corps de la belle barde, on y trouve également bon nombre de cicatrices plus ou moins profondes dues à son entrainement et sa vie auprès de son père ensorceleur, la plus impressionnante étant celle qui traverse son buste qu’elle arbore depuis sa captivité étant enfant. De plus, elle porte le médaillon de l’école de l’Ours de son père autour du cou. Elle ne le quitte jamais et il représente son bien le plus précieux avec ses dagues et son luth.
Possèdes-tu un animal de compagnie? Si oui, dis nous en un peu plus? Jaskier, de son nom, est le corbeau de Danaän, depuis la mort de son père il y a de cela quatre ans. Lorsqu’elle l’a trouvé, il était encore un oisillon tombé du nid, seul, autant qu’elle l’était à présent. Elle décida donc de le prendre sous son aile. Elle le soigna, lui permit de survivre et Jaskier ne la jamais quitté. Une connexion indéfectible vit le jour entre ses deux orphelins qu’elle nomma ainsi en référence au poète qui a bercé son enfance. Ainsi ce corbeau est son plus fidèle compagnon, l’accompagnant partout, même dans les combats, donnant coup de bec et coup de griffe. Il couvre aussi ses arrières et la prévient au moindre danger, donnant même parfois son opinion sur les décisions de la jeune femme par quelques croassements et battement d’ailes. La plupart du temps elle a confiance en son jugement, mais il lui arrive de n’en faire qu’à sa tête malgré tout. Elle voyage également avec son cheval, Naga, un hongre baie butté et capricieux qu’elle a tout de même réussi à apprivoiser, mais elle est bien la seule.
Quelles sont tes activités favorites en dehors de ton travail? Nombreuses sont les activités plaisantes permettant d’oublier ce monde sombre et tourmenté et Danaän doit certainement pratiquer chacune d’elles. En effet, la jeune femme est une expérimentaliste qui tombe très vite dans les travers et les vices ne pouvant jamais y résister. Ainsi, lorsqu’elle ne trouve aucune cour à divertir ni aucune taverne, elle chante pour les cieux ou les rivières. Et lorsqu’elle ne vole ni ne se bat, elle s’adonne à quatre de ses activités préférées, le sexe, l’alcool, le jeu et le fisstech.
En trois mots, décris nous ton passé, ton présent et ton futur ? Renaissance, Aventure, Postérité
Quel est ton opinion vis-à-vis de la Destinée? Bercé depuis son enfance par les récits de Maître Jaskier, le destin est pour elle plus qu’un mythe ou un simple mot. C’est pour elle une entité indéfectible et elle ne cessera jamais d’y croire, espérant que c’est elle qui la mise sur la route de Luther Peryite et qu’elle lui réserve encore quelques aventures et rencontres, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Ainsi elle ne cessera jamais de provoquer de destin.
who are you?
Hey, c'est Meili, la joueuse de S’Inna la vampire ! Et voici mon deuxième compte, plus personnel et développé puisque le personnage est de moi et un peu plus indigeste également vu la longueur de l’histoire (je m'en excuse au passage^^). En un mois je n’ai pas changé, toujours étudiante en archéologie et amatrice de jeux vidéo, de littératures, d’écriture et de métal ! And ... ? That all.
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Race Race : Humaine
Ven 20 Juil - 10:05
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Personnage fort intéressant ! Je te souhaite la rebienvenue de la part d'Irness et d'Elijah en espérant que tu te plaises bien ici avec ce nouveau personnage !



Te voilà inscrit, cher citoyen ! Tout est à priori en ordre pour que tu puisses commencer ! Ton sauf-conduit, maintenant validé par les administrateurs, te permet de parcourir le forum à ta guise et d'ainsi explorer les options qui s'offrent à toi.

La première chose qu'il te faudra faire, jeune citoyen, c'est d'aller rédiger ton activité rp histoire que l'on sache où regarder pour savoir que tu es actif. Seconde chose à faire, c'est d'aller t'inscrire dans les registres du bottin, pour qu'on ne t'oublie pas! Ensuite, il te sera sûrement nécessaire que de trouver des amis ou des ennemies, et pour cela, rien de mieux que de poster une fiche laissant l'opportunité aux autres de venir te trouver ou toi même d'aller les trouver ! Mais si tu crois la paperasse finie, ce n'est toujours pas le cas, malheureusement. La course aux documents ne fait que commencer car il te faut un toit même si tu es un voyageur et qu'il ne s'agit que d'une chambre. Il te faut également réclamer tes couronnes car elles te seront nécessaires pour bien des choses. Tu peux également déjà réclamer à trouver une aventure !

Si tu ne l'as pas déjà fait auparavant, on te conseille d'aller lire les cours d'histoire de l'ambassadeur Var Attre qui te seront possiblement utiles pour la suite. Tu peux aussi aller voir le panneau d'affichage si il y a des petites annonces. Et si tu te sens perdu, n'oublies pas que le guide sera toujours là pour t'orienter ! Mais, chose importante : n'oublie pas de t'amuser ! La chatbox est ouverte, ainsi que le flood et le graphisme si l'envie te vient. N'hésite pas non plus à venir taper aux fenêtres des administrateurs si tu as une question et maintenant.. Va t'amuser !
Bienvenue à bord !


   
   
Half a century of poetry
And the truth is thus: the event which gave rise to everything, to which I owe the first notes, from which my subsequent life's work was formed, was the accidental discovery of paper and pencil among the things that my company and I stole from the Lyrian military convoys. It happened...
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