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When you're deep of the hole, keep digging. ft. Elijah Nyx Caedreach
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Danaän Peryite
Race Race : Humaine
Habite à Habite à : Quartier de l'Argentin à Novigrad
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Danaän Peryite
Bard of a thousand words



Ven 20 Juil - 19:56
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When you're deep of the hole, keep diggingft. Elijah Nyx Caedreach

Le chant matinal de quelques oiseux diurnes résonnés à l’orée de la forêt et un vent calme faisait bruissait la canopée dans une chorale apaisante. Le soleil émettait ses premiers rayons et la journée s’annonçait des plus agréables. Pourtant le brouhaha matinal arracha une grimace de souffrance à la jeune barde émergeant d'un demi-sommeil. Elle ouvrit les yeux difficilement avant de les refermer aussi tôt pour fuir l'ardeur du soleil à peine éclos. Elle émit un gémissement de rage avant de refaire une tentative. Elle ouvrit une nouvelle fois les yeux et vit une fourmi passée juste devant son regard.« Encore… » siffla-t-elle.  Elle tenta alors de bouger ses bras mais une douleur diffuse lui arracha un nouveau grognement. À nouveau elle dut s’y prendre à deux fois et finit par atteindre son visage de sa main tremblante. Elle remarqua alors qu’il était humide en plus d’être endolori. La rosée du matin avait recouvert son corps comme toute la végétation de cette prairie et la pierre tombale qui trônait devant son corps amorphe. Au prix de gros efforts, elle parvint à s’asseoir pour constater où elle était et tenter de rassembler ses souvenirs. Ses derniers ne tardèrent pas à s’assemblait dans son esprit lorsqu’elle vit les cadavres de bouteilles de vin gisant au sol à coté de reste de plantes à fumer et une bourse vidée du fisstech qu’elle contenait à l’origine. Un long soupir lui échappa tandis qu’elle passa ses mains sur son visage pitoyable. « Désolée Luther, tu me vois encore dans un sale état… à chaque fois que je viens te dire bonjour, je finis dans un état lamentable… Qu’est-ce que tu dois penser de moi? » Souffla-t-elle en essayant d’oublier les multiples trépans qui tenter de traverser son crâne. Des flashes de la nuit qu’elle avait passée lui revenaient un mémoire. Elle se souvenait être venue sur la tombe de son père pour lui tenir compagnie. Mais la mélancolie et la tristesse l’avaient rattrapé et très vite elle avait sorti sa petite bourse de fisstech et les quelques bouteilles encore présentes dans les placards de leur ancienne chaumière. Elle avait tout rassemblé devant la sépulture et avait commencé à vider les bouteilles en déblatérant sur sa solitude. Elle détestait ces moments où le vide qui avait pris place dans son cœur s’élargissait pour tout engloutir. Elle détester laisser sa souffrance s’exprimer, oblitérant tout le reste car le lendemain, elle ne savait jamais si elle allait parvenir à se relever. Mais elle y parvenait toujours. Parce que c’est ce qu’il aurait voulu et qu’elle voulait le rendre fier, elle voulait pouvoir revenir sur cette tombe pour lui parler de ce qu’elle avait accompli et non pas pleurer sur sa solitude et son absence avant de s’écrouler ivre morte et droguée jusqu’à l’os sur sa tombe. Alors elle se relevait, elle tentait d’avancer, mais elle finissait toujours par ralentir, se faire rattraper, elle finissait toujours par retourner le voir pour acheter ce qui lui permettait de tenir jusqu’à ce qu’elle tombe à nouveau.  

Ce matin encore cette sérénade reprenait, inlassablement. Elle rassembla les preuves de ses excès de la nuit pour rendre son aspect originel à la dernière demeure de son père. Elle posa ensuite une main tremblante sur la froide pierre tombale et y déposa son front douloureux. « Je reviendrai vite Luther, en meilleur état cette fois… j’espère ». Jaskier vint alors se poser sur son épaule et fit entendre son assentiment par un petit croassement qui se voulait compatissant. Elle fit un sourire triste au corbeau et se redressa pour partir après avoir lancé un dernier regard à la tombe. Elle retrouva Naga, son cheval, qui broutait un peu plus loin et se mit en scène, en direction de Novigrad.

Le soir venu, les nuages s’était levé et une pluie battante s’abattait sur la ville. Le beau temps qui s’annoncait dans la matinée avait bien vite laissé place à l’ambiance morose habituelle. Trempée, elle arriva finalement aux abords de la cité libre et traversa le quartier du Lacis avant pour rejoindre la ville. Cette dernière était animée des nombreux passants rejoignant leur maison et les nombreux bordels pour fuir l’intempérie. Son mal de crâne du matin c’était légèrement calmé, balayer par le souffle du vent sur son visage tandis qu’elle chevauchait sur les routes mais une fois à destination, la puanteur de la ville lui arracha une nouvelle grimace alors que les bruits citadins lui assénaient de nouveaux coups sur le caisson. Elle avait vraiment forcé au cours de la nuit et dormir à même le sol lui avait mis le corps en vrac. Elle avait fait la promesse à son père de revenir sous un meilleur jour mais pour l’heure elle avait besoin d’un remontant, sa destination était donc toute choisie. Elle dirigea son cheval vers le quartier de la dentelle pour se rendre chez le trafiquant habituel tandis que les rue se vidé.

La pluie avait fait fuir les passants et le quartier était bien calme. Danaän descendit de son cheval et se dirigea vers la porte de la maison du trafiquant. Elle tenta en vain de discipliner ses cheveux mouillés avant de ce dire que vu son apparence global c'était inutile. Se bottes de cuire et ses chausses était pleine de boue, sa chemise beige et sa veste en cuire également n'était pas en meilleur état, tachées de chlorophylle après la nuit qu'elle avait passé et pour compléter le tableau, l'arc et le glaive qu'elle porter dans le dos, ainsi que ses dagues à la ceintures et ses couteaux de lancer lui donner des allures de mercenaire plus que de barde. Dépitée par ce constat, elle se décida à toquer à la porte de la demeure. Aucune réponse. Elle laissa s’échapper un juron des plus imagés et s’abrita sous la tonnelle de l’échoppe voisine. Quelques minutes passèrent et elle commençait à désespérer. Elle savait pertinemment qu’avec ce genre d’homme d’affaires, il fallait savoir se montrer patient, même si ce genre de situation mettait les nerfs à rude épreuve.

Après quelques longues minutes d’attente, adossée contre un mur, Danaän avait pris le luth qu’elle portait dans son dos sentant sa patience s’amenuiser. Elle s’était mise à jouer quelques accords aléatoires dans l’espoir de composer quelque chose alors que Jaskier s’était à nouveau posé sur son épaule. Ses doigts glissaient sur les cordes et les accords s’enchaînaient dans une mélodie approximative qui prit progressivement forme. Une triste complainte naquit de cette expérimentation chaotique, raisonnant dans les rues déserte, et elle se mit à chanter sans s’en rendre compte l’histoire inventée d’un homme regardant sa vie défiler au fond de sa chope. Les paroles s’enchaînèrent toutes seules de concert avec l’instrument à cordes si bien qu’elle n’entendit pas la porte s’ouvrir.

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Elijah Nyx Caedreach
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Elijah Nyx Caedreach
The Crow : right hand of secret lust



Ven 20 Juil - 21:49
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DEEP IN A HOLE
ft. Danaän Peryite
Night time
Lacehalls
Novigrad, Redania

Tu avais une journée chargée devant toi, tu le savais, ton programme était presque complet pour la journée, seule ta soirée et ta nuit était totalement libre. Tu étais réveillé aux aurores, avec un mal au crâne qui aurait, à lui seul, été une motivation à ce que tu restes enfermé dans ta chambre à broyer du noir. Mais tu ne pouvais pas, même si la tentation était ô combien grande. Alors tu te levas, à défaut de rester sous les maigres draps qui caressaient ton corps la nuit, nu comme un ver, ton regard bicolore scannant ton corps bar le biais du miroir qui était non loin de ton lit. Tu laissas tes doigts glissés sur le tatouage que tu portais à la poitrine, comme un souvenir inlassable de tout ce que tu étais et n’étais plus. Tu récupéras vite une bouteille au sol, de l’eau de vie de mahakam dans laquelle il restait un fond ; tu éclusas les dernières goûtes avant de te diriger vers la bassine servant de bain. Après avoir laissée l’eau chauffer doucement, tu te glissas dedans, profitant des quelques minutes de répit que t’offrais ce début de journée, ton regard perdu dans un vide aussi sidéral que ta vie sentimentale, peut-être même amicale. Tu hésitas longtemps sur l’idée de prendre un rail de fisstech ou non. Tu décidas que non, tu devais être le plus lucide possible pour ce matin. Une fois habillé, tu ne pris même pas le temps de manger un morceau avant de rejoindre les quais, tes bottes claquant contre la boue ambiante des pavés. Ton visage camouflé par une cape noire, tu retrouvas ton contact près d’un entrepôt. Les affaires étaient les affaires, c’est ce que tu disais toujours mais il était toujours dommage de devoir achever quelqu’un quand il y avait de nombreuses années de service. Mais une trahison était une trahison et tu ne pouvais supporter ça. C’était une info tout droit venue du roi des mendiants, qui se confirma par le manque d’une moitié de ta cargaison. Certains employés de Francis Bedlam te rejoignirent une fois la besogne fait pour prendre la marchandise qui t’appartenait et ainsi l’emmener dans ton hôtel tandis que tu abandonnais le corps de l’homme dans l’entrepôt, la marque d’un serpent et d’une main griffée sur le torse. Une marque qui appartenait à ton clan, que tu t’étais approprié lorsque les traîtres pullulaient un peu trop dans ta vie. Une nouvelle preuve de la cruauté et de la saloperie humaine. Tu aurais bien craché sur son corps laissé comme tel, mais il ne méritait même pas que tu uses de ta salive.

Ton prochain arrêt ? Un bateau revenant de Nazair où un contact à toi t’attendait pour les marchandises de la vente de cette après-midi. Tout avait été réglé en amont, il ne manquait que la cargaison, arrivée deux jours plus tôt. Cette fois-ci, ce fut quelques gros bras que tu avais engagé qui s’occupèrent de ta marchandise, l’emmenant à ton hôtel juste après avoir donné la moitié de la récompense promise. Il était midi, il te restait une ou deux heures à tuer avant de devoir te rendre à la salle des ventes, tu en profitas pour faire un détour par la place du hiérarque, déposant quelques bourses auprès de Vivaldi. Ce dernier te tenu la jambe pendant quelques dizaines de minutes jusqu’à finalement t’inviter à déjeuner au martin pêcheur. Cela dit, tu écourtas le repas une fois ton assiette et ta chope vide, lui rappelant que tu avais un business à faire tourner et que tu ne pouvais pas t’attarder plus que nécessaire. Tes pas te ramenèrent alors au quartier de la dentelle, ton nid, tandis que tu retrouvais celui qui allait s’occuper des enchères cette après-midi, enfermé dans le carcan d’un pourpoint trop serré pour son ventre à bière et d’un pantalon qui ne lui rendait pas hommage. Mais qu’importe, il était apprécié par les possibles acheteurs alors que diable son apparence. Tu le laissas tergiverser sur les diverses précautions à prendre tandis que tu scrutais la liste des invités tout en gardant un œil sur les gros bras qui venaient déposées les pièces de la collection dans la salle prévue à l’enchère. L’heure arriva bien assez vite et tu te camouflas dans le fond de la salle, personne ou presque ne remarquant ta présence tandis que l’enchère allait de bon train. Seules quelques pièces de collection, pas les plus importantes, allaient demeurées dans ta cave en attendant la prochaine vente et au pire, tu les refourguerais à Vimme Vivaldi pour quelques pièces, sachant pertinemment qu’il les revendrait plus tard. Tu aurais pu les donner aux Borsody mais ses gens te détestaient et c’était particulièrement réciproque. Le soleil n’allait pas tarder à se coucher lorsque le buffet fut ouvert par le maître des ventes et c’est à ce moment-là que tu te rapprochas d’un beau noble dont l’intérêt était piqué. Les invités étaient partis une demi-heure plus tard et tu te retrouvais au lit avec un bel éphèbe à qui tu lui proposas certains de tes produits illicites pour qu’il plane encore plus. Le sexe fut loin d’être mauvais mais tu avais eu de meilleurs coups dans ta vie, le pire était dans son envie de parler, probablement accentuée par la drogue. Ainsi, lorsque ton ouïe fine entendit les coups faits à ta porte, tu essayas de le bouger le plus vite possible pour pouvoir être débarrassé.

Tu enfilas rapidement une chemise blanche ainsi qu’un pantalon avec une paire de bottes tandis que tu poussais l’homme à sortir, non sans lui donner une petite dose de fisstech. Il te promit de repasser pour venir acheter et tu le poussas à partir par le biais de la porte arrière, donnant sur une autre rue du quartier de la dentelle. Tu passas rapidement ton visage sous l’eau alors que tu rejoignais la porte principale, là où les coups avaient été, espérant que la personne n’était pas partie. La porte ouverte, tu entendis la voix d’une barde que tu connaissais bien puisqu’elle était bonne cliente et tu passas ton corps au-delà de la porte. « Danaän ? Qu’est-ce que tu fais là ? » Ta voix était rocailleuse, probablement à cause de l’activité physique, presque intense, que tu venais d’avoir. La jeune femme était trempée, elle avait dû attendre un moment mais tu n’avais que peu la notion du temps. « Rentre, avant d’attirer la mort sur mon palier, tu veux ? » Tu rentras aussi sec à l’intérieur, avant de tremper tes propres vêtements, laissant la porte ouverte pour qu’elle puisse s’engouffrer à l’intérieur. Le hall était allumé par les quelques bougies que tu n’avais pas pris le temps d’éteindre après le départ des invités, trop occupé à déshabiller le jeune éphèbe bavard. Tu te tournas vers la jeune barde, après avoir essuyé les quelques gouttes qui étaient tombées sur ton visage, lui tendant ainsi une maigre serviette laissée sur une des chaises de la salle. « Que me vaut l’honneur de ta visite, en cette heure probablement tardive ? » Tu demandas, un sourcil levé.




YOUR MESS IS MINE


You’re the reason that I feel so strong. The reason that I’m hanging on. You know you gave me all the time. Oh, did I give enough of mine? Hold on, darling. This body is yours, this body is yours and mine. Well hold on, my darling, this mess was yours, now your mess is mine.

ANAPHORE
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Danaän Peryite
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Danaän Peryite
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Sam 21 Juil - 14:38
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When you're deep of the hole, keep diggingft. Elijah Nyx Caedreach

La jeune barde cessa de chanter en entendant son nom. Le trafiquant avait pris du temps, mais avait finalement ouvert la porte et elle fut soulagée de le savoir chez lui. Qu’aurait elle fait dans le cas contraire ? Elle aurait fini dans une taverne à boire des chopes sans compter. Mais vu son mal de tête tenace, ce n’est pas ce dont elle avait envie sur le moment et heureusement elle n’allait pas devoir faire sans. L’homme l’avait tout de suite reconnu, et pour cause, elle venait assez souvent le voir, sûre de la qualité de ses marchandises et de son professionnalisme. Non pas que cela importe, mais c’était plus plaisant que des échanges douteux dans une ruelle sordide. Lorsqu’il l’interpella, la jeune femme remarqua le ton légèrement éraillé de sa voix. Si ses études à Oxenfurt et ses années de mutisme avaient affuté l’un de ces sens, c’était bien son ouï. Elle avait acquis une bonne oreille musicale et elle put déceler les irrégularités dans sa voix, se demandant à quoi elle pouvait être due avant d’élaborer quelque hypothèse. «Nyx ! Je profite de ce soleil radieux, comme tu peux t’en douter ! » Répondit la jeune femme avec un léger sourire en coin. Ce n’était pas une attaque sur son retard ni une raillerie inutile quant à sa question, mais il était peu judicieux d’exposer son trafic en pleine rue en demandant du fisstech au su de tous.

L’arrivée du trafiquant, provoqua quelques battements d’ailes de la part de Jaskier, toujours perché sur l’épaule de la jeune femme. Mais il se calma bien vite sur ordre de cette dernière qui avait bien compris son manège. A vrai dire c’était toujours le même, l’aura de Nyx n’avait rien de rassurant et le corbeau ne manquait pas une occasion de le faire savoir, mais Danaän pensait avoir deviné les raisons de cette méfiance et ne pouvait que comprendre que l’homme tienne à garder cela secret. Ainsi elle n’avait jamais laissé paraître quel connaissait le secret du trafiquant, se faisant violence pour garder ses questions pour elle et ne pas risquer de perdre toute chance d’avoir un jour des réponses. Mais elle savait qu’elle allait bien finir par craquer, ce n’était qu’une question de temps, sa curiosité étant piqué plus que de raison.

Lorsqu’un éclair fendit le ciel, l’invitation à rentrer de Nyx apparut comme une bénédiction et elle ne se fit pas prier pour accepter, le remerciant au passage. En pénétrant dans la maison, elle remarqua les bougies et les restes de ce qui semblait être un banquet. De plus, elle put appréhender plus à loisir la tenue de son hôte. Il s’était de toute évidence habillé à la hâte comme pouvait en témoigner les quelques boutons encore ouverts de sa chemise et son air légèrement essoufflé. Les théories de Danaän commençaient à se précisaient. « J’espère que je n’interromps pas tes affairais » dit-elle en désignant les restes de banquet réellement inquiète d’avoir écourté quelque chose. Elle accepta la serviette qu’il lui tendit avec un sourire affable et un hochement de tête pour le remercier et elle s’empressa de sécher un minimum ses cheveux dégoulinant abandonnant bien vite l’idée d’être présentable. Elle aurait pu faire un crochet chez elle pour se changer, mais la coquetterie n’était pas sa préoccupation immédiate. Et puis, ses cicatrices omniprésentes ainsi que ses tatouages lui ôter toute élégance dans tous les cas.

Relevant l’allusion à l’heure tardive, Danaän se rendit compte qu’elle ne savait pas elle-même quel heure il pouvait être. Elle avait rejoint Novigrad dans la journée et était directement venus chez lui, certes le soleil n’avait pas encore totalement disparu à l’horizon, mais comme les journées étaient plus longues en été, l’heure ne devait certainement pas être convenable pour des visites de courtoisie, heureusement ce n’en était pas une. Non pas que Danaän n’apprécie pas Nyx, mais il n’avait jamais réellement parlé en dehors de leur transaction, leurs rapports se résumaient bien souvent  à des rencontres purement commerciales. Alors qu’il lui demandait la réelle raison de sa visite, elle prit le temps de l’observer quelques instants. Ses iris bicolores l’avaient toujours fasciné. Les yeux vairons étaient rares et les siens étaient particulièrement intrigants, tranchants à merveille avec sa peau mate. « Je serais venu plus tôt si j’avais pu, mais je n’étais pas en ville et il s’agit en quelque sorte d’une urgence ». Le mal de crâne de la jeune femme se ravivait à chaque coup de tonnerre et si elle avait eu du fisstech, elle n’aurait pas attendu avant de le prendre. Dans d’autres circonstances, elle aurait aimé se poster sous la lucarne de sa petite maison pour regarder la pluie tomber et écouter l’orage gronder. Ce phénomène météorologique avait le don de la bercer, comme si le ciel exprimer toute la colère du monde ainsi que la sienne, la vidant ainsi de tous sentiments négatifs et destructeurs. Cet effet cathartique était apaisant et parfait pour l’inspiration, mais sur le moment, elle avait envie de ce boucan cesse pour qu’elle puisse enfin avoir la paix et non plus l’impression d’avoir une enclume sur le crâne.

Pour ce faire, les marchandises de Nyx seraient les bienvenus. Du fisstech, certes mais s’il avait autres choses dans le genre analgésique ou psychotrope suffisamment puissant pour l’assommer, elle était preneuse. Elle aurait bien cherché une solution elle-même, mais elle n’avait pas suffisamment de connaissance alchimique sur le sujet. « J’ai eu une nuit et une journée éprouvante, qu’est-ce que tu aurais à me proposer ? ». Évoquer l’inclémence de sa journée était bien sûr inutile, son aspect général et les cernes qui ornaient ses yeux palliant à toute explication. Mais faire preuve d’un minimum de conversation et de courtoisie au lieu de simplement réclamer sa came lui paraissait tout de même important même dans ce genre d’affaires illicites.

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Elijah Nyx Caedreach
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Elijah Nyx Caedreach
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Sam 21 Juil - 16:07
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DEEP IN A HOLE
ft. Danaän Peryite
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Novigrad, Redania

Nyx. Prénom dont tu avais pris l’habitude d’utiliser comme une seconde identité, une seconde peau collée à la tienne, un masque de théâtre qui camouflait chacune de tes pensées pour te rendre insensible, pour te donner cette image de trafiquant que tu voulais. Nyx, un dernier souvenir de ta vie passée en trois lettres, un souffle porté par ta mère, un prénom scandé par ceux qui te voyaient comme leader d’un clan puissant. Nyx. Nyx. Nyx. Ta seconde identité dans ce monde, tes clients te connaissaient comme ça. Certains savaient que tu t’appelais Elijah, que c’était ton prénom, celui que tu avais choisi à ta deuxième naissance, celle dans ce monde, le prénom derrière lequel tu te cachais pour être le plus humain possible, camouflant ta race, ta nature, tes origines derrière un prénom propice aux habitants du sud. Tes pêchés et erreurs appartenaient à Nyx, ta tristesse et ton malaise appartenaient à Elijah ; tu te divisais en deux pour mieux régner sur l’empire que tu tentais de construire, comme si tu t’apprêtais à mettre à feu et à sang cette ville. Il te suffisait d’un mouvement pour qu’elle soit réduite en cendre, quand tu y pensais. Tu savais qu’il y avait des vampires supérieurs et inférieurs dans cette ville et qu’ils te suivraient, par le même désir de vengeance que toi. Mais est-ce que cela en valait véritablement la peine ? Tu en doutais. Tu étais peut-être rongé par la rage, la haine et la peur, mais pas au moins d’anéantir toute personnalité humaine ou non-humaine. Cela dit, si l’on te donnait l’occasion de brandir le drapeau des vampires, tu le ferrais peut-être, au nom de tout ce que tu avais perdu, au nom de ta mère dont tu ignorais le sort, au nom de ta sœur que tu avais juré de protéger.

Tu ne grognais pas cependant, à l’entrée de Danaän dans ta demeure. Au fond, tu t’en fichais, et elle était même plutôt bienvenue. Elle avait permis que tu te débarrasses du bavard à qui même une pipe ne faisait pas taire et puis, une tête plus ou moins amicale dans ta demeure, c’était toujours plus ou moins agréable. Tu t’appuyas de façon nonchalante contre une des vitrines qui n’avait pas encore été déplacée au sous-sol, observant les restes du banquet ; la nourriture que tu allais devoir jeter à défaut de la manger et l’alcool que tu allais écluser pour le reste de ta nuit. Tu redirigeas ton regard sur la blonde à ses mots, grattant maladroitement une cicatrice sur ton bras. Tu n’avais même pas pris la peine de mettre des gants pour camoufler tes ongles. Tu devenais négligeant, ce n’était pas bon. « Tu n’interromps rien. J’avais une enchère, cette après-midi. Ce ne sont que les restes du banquet que le maître de l’enchère a décidé de faire pour les invités étant donné qu’ils étaient plutôt du genre à porter leur culotte haute. » Tu soufflas avant de te détacher de la vitrine pour rejoindre le buffet, glissant ton doigt dans un gâteau avec de la crème, léchant la crème sur ton doigt. Ce n’était pas mauvais. « Tu peux te servir si tu veux. Sinon, ça sera probablement jeter dans la matinée. » Tu attrapas une bouteille de vodka rédanienne qui traînait sous la table avant d’en prendre une gorgée. Tu devais être pitoyable. Tes fringues étaient mises n’importe quoi, tu buvais, tu avais probablement des marques du bavard sur le corps, probablement des cernes mais qu’importe, tu n’étais plus à ça près.

Tu levas ton regard vers la jeune femme à ses paroles sur la raison de sa venue, tandis que tu déambulais comme un cadavre dans la salle, marquant un chemin non tracé entre les chaises et les vitrines. Finalement, tu te stoppas entre deux rangées de chaises, tes yeux bicolores fixés directement sur la blondinette qui se tenait dans ta salle des enchères. « Aucune offense mais je ne peux pas dire que ça se voit pas, que ta journée a été un enfer. » C’était peut-être juste la pluie pour les cheveux et les fringues mais les cernes creusées sous ses yeux ne trompaient personne, et surtout pas toi. Tu pris une nouvelle gorgée de la vodka, tes bottes martelant doucement le parquet de la salle tandis que l’orage faisait rage à l’extérieur. Un temps qui sciait parfaitement à ta race, même si tu n’étais pas friand de la pluie qui venait avec. « Tu as de quoi payer ? » Tu savais probablement la réponse, mais tu voulais être certain que tu n’allais pas te faire avoir. Après tout, même si tu appréciais la jeune cliente, ce n’était pas pour autant que tu faisais crédit, tu n’étais pas une banque. Vimme Vivaldi était là pour ça, pas toi. Tu étais un trafiquant et avoir une journée de merde ne suffisait pas pour que tu laisses ton trafic à la dérive sur un crédit ou une ardoise. Oh que non. Tu te rapprochais de la porte menant au sous-sol, là où ta marchandise était stockée. « Qu’est-ce que tu veux ? Fisstech ? Marijuana ? Baeg Hlaith ? Lunar Tear ? » Les deux autres marchandises était pour le premier un psychotrope que tu  vendais très cher, notamment à Elerinna de Novigrad, ayant des effets hallucinogènes très prononcés tandis que Lunar était une forme de drogue somnifère permettant de dormir sans aucun rêve, très en vogue par les ambassadeurs en ce moment. La dernière ne provoquait d’ailleurs aucune addiction, ce qui était étonnant mais les clients ne manquaient pas de revenir, juste pour ne plus être embêté par leurs rêves.



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Danaän Peryite
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Mar 24 Juil - 15:56
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When you're deep of the hole, keep diggingft. Elijah Nyx Caedreach

Les banquets de nobles et nobliaux… Il est vrai que Danaän aspirait à être connu à travers le monde. Mais la reconnaissance avait beau être son but, elle se disait que ce n’était pas à titre personnel, elle ne voulait pas que l’on retienne son nom forcément, mais son art. Le reste suivrait. Et c’était là toute la différence avec les nobles qui voulait perpétuer leur nom avant de s’en montrer digne par leur action. Cependant, malgré l’aversion qu’elle avait pour certains d’entre eux, elle ne pouvait tout de même pas tous les condamner d’autant plus qu’elle avait juré de chanter l’histoire du monde dans son ensemble, du point de vue des pauvres comme de celui des riches. Il lui arrivait de se produire dans des banquets comme celui qui avait eu lieu ici mais à la fin de chaque représentation elle sentait toujours sa gorge se nouer, comme si elle sentait que malgré ce désir de reconnaissance, elle ne ferait jamais partie de leur monde, et qu’elle n’en aurait jamais envie.

Quoi qu’il en soit, elle sourit à l’évocation du banquet que Nyx avait dû héberger. Lors de ses visites, bien qu’elles soient brèves, elle avait eu le temps de saisir quelques-uns des traits de caractère du trafiquant et imaginait aisément que devoir endurer la présence de tant de nobliaux devait être éreintant. Bien qu’il se soit de toute évidence rattrapé par la suite en trouvant son compte ailleurs que dans les amuse-gueules. À force de l’observer elle en était arrivée à une conclusion, bien que cela relève toujours de la théorie. Il s’était rhabillé, à la hâte sans prendre la peine de mettre ses gants qu’elle l’avait pourtant toujours vu porter et cette voix rauque accompagnait des marques des plus significatives.

Danaän ne lâcha pas Nyx des yeux, le regardant s’avancer vers les restes du buffet pour gouter aux mets auquel il n’avait pas du toucher plutôt dans la soirée ou à peine, préférant sans doute d’autres délices. Elle ne sut cependant pas comment prendre sa proposition, qui était surement sans mauvaise pensée, de prendre les restes de nourriture des nobles peu scrupuleux qui faisait affaire avec lui. Elle ne pouvait certes pas les juger sur leur fréquentation et la nature du commerce qu’ils faisaient avec Nyx, mais sa tolérance déjà grande avait des limites. Mais elle décida de ne pas se froisser, affichant à nouveau un sourire bénin. « Non merci pour la nourriture, je mange principalement liquide » Dit-elle, en faisant référence à l’alcool et en luttant pour taire une pique. Mais elle sentit qu'elle avait eu du mal à cacher sa vexation. 

En parlant de liquide, elle le vit prendre une bouteille de vodka pour l’alléger de quelques gorgées. Il n’avait lui aussi pas l’air d’être dans un bon jour. Les affaires illicites d’un trafiquant tel que lui ne devait pas être de tout repos, elle s’en doutait. Mais une multitude de questions trottaient dans sa tête qu’elle tentait d’ignorer tout en le regardant déambuler dans la salle des ventes. Il avait cette manière habituelle de marquer sa présence par une autorité naturelle. Peut-être arrivait-il à faire illusion la plupart du temps, mais à ce moment il semblait se foutre de savoir si son accablement était visible ou non. Il marchait simplement, bouteille à la main, goulot sur les lèvres. Ses yeux hypnotisant parcourant la pièce, tel un prédateur encerclant sa proie. Peut-être est-ce involontaire, mais ça lui allait bien. Comme si le naturel avait repris le dessus.  

Mais Danaän n’était pas du genre à être intimidé, même par l’autorité naturelle de Nyx. Elle s’approcha tout de même du buffet et saisit un grain de raisin qu’elle lança nonchalamment en l’air. Un bruissement d’aile lui fit comprendre que Jaskier l’avait rattrapé en vol avant de se poster sur une des vitrines encore présente pour ne plus en bouger. Elle retira ensuite le luth qu’elle portait dans le dos pour le soulager avant de le poser à côté d’elle et de s’assoie nonchalamment sur une chaise. Non pas qu’elle comptait s’éterniser, mais elle détester rester planter sur place et il y avait déjà assez d’une personne en train déambuler entre les chaises. Elle s’étira légèrement et remua doucement son épaule pour y décoincer un nerf avant de répondre à la remarque du trafiquant « En effet, je peux difficilement faire illusion, je n’aurais pas manqué de faire tache dans votre petite réception si j’étais arrivé plutôt. Finalement heureusement que l’heure est tardive. » Répondit-elle à l’évocation de son allure pittoresque.  « Sans vouloir t’offenser en retour Nyx, tu ne parais pas avoir eu une journée des plus reposantes non plus ». Dit-elle en lui jetant un regard en coin accompagner d'un sourire espiègle.

Le trafiquant déambulait toujours dans la salle et la question de l’argent ne tarda pas à venir, elle ne tardait jamais. « Je connais tes principes Nyx, alors oui j’ai de quoi payer. Mon auditoire s’est montré généreux ces derniers temps »  Annonça-t-elle en regardant le trafiquant droit dans les yeux. « Si seulement cela pouvait être plus souvent le cas » se dit-elle. Qu’importe la classe sociale, d’aucuns apprécient la musique, que ce soit pour les paroles ou par peur du silence qui plonge bien des gens dans des introspections désagréables. Mais quand bien même ils apprécient son art, ils ne semblaient pas lui donner assez d’importance pour le rémunérer correctement. Après tout, la musique n’a jamais tué aucun monstre et n’a jamais aidé les céréales à pousser. Ce n’était donc pas un métier indispensable à la communauté en soi. Mais pour Danaän, la musique était autant indispensable que le reste, les grains nourrissent certes le corps, mais c’est l’art qui nourrit l’âme et l’empathie. Mais elle n’était pas là pour débattre de cela avec Nyx, bien qu’il se doute que la conversation aurait pu être intéressante. Elle l’écouta donc énumérer ses produits et elle ne mit que quelques secondes à faire son choix parmi les drogues que proposé Nyx. Elle connaissait les marchandises et son budget qui, bien qu’il soit moins alarmant qu’à l’accoutumée, restait limité. « Ce sera Fisstech et Lunar Tear. Pour ce dernier, je n’en ai pas besoin de beaucoup »   Il lui restait un peu de marijuana et il fallait faire un choix, son budget ne lui permettant pas de tout prendre. Et après tout, il fallait qu’elle se reprenne en main. Et elle allait y parvenir… Jusqu’à la prochaine fois…



It’s waiting in the shadows. My every turn feels haunted. It hits me like arrows so deep the blood is scarlet. Cold waters, too shallow to keep me from the fire. The harder I swallow the more It’s paralyses. Is this how it ends ? There’s no coming back.
+This glass heart is shattering to pieces+
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