AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

 :: Préparation au combat :: La Fosse Commune :: RPS Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
look the devil in the face and make it home safe ; ft. Danaän.
Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant
Elijah Nyx Caedreach
Race Race : Vampire Supérieur
Habite à Habite à : Novigrad.
Couronnes Couronnes : 9042
Messages Messages : 407
Quelque chose à ajouter Quelque chose à ajouter : look the devil in the face and make it home safe ; ft. Danaän. Tumblr_inline_o10y5nNUKM1twk1o0_250
The Crow : right hand of secret lust
look the devil in the face and make it home safe. Tes pas t’emmenaient régulièrement à Oxenfurt, que ce soit pour le compte du Roi des Mendiants ou pour ton propre compte. Ca importait peu. Tu attrapais ton cheval aux aurores et tu restais généralement toute la journée ainsi que la nuit dans la ville, profitant gracieusement du calme de la ville estudiantine ou de l’animation de l’Alchimie. Dans tous les cas, tu trouvais ton compte. Si les Borsody n’avaient pas déjà mis un point sur tout le marché noir et les enchères sur Oxenfurt, tu aurais probablement emménagé là dès que tu eus les fonds pour acheter ton petit hôtel. Mais l’hôtel Borsody avait une main de fer sur ce chantier dans la ville et tu n’étais pas en marche pour les dépasser ou les évincer de leur trône d’argent, même si tu étais bien capable de le faire. Cela ne t’intéressait pas plus que ça et finalement, ta place à Novigrad n’était ni gênante ni inconfortable. Seulement, aujourd’hui, tu venais à Oxenfurt pour le roi des Mendiants. Tu avais laissé tes affaires à un être humain dont tu avais un minimum de confiance, professionnelle, pour gérer la petite enchère qui se déroulait dans la journée, ayant pris soin de sceller tes pièces personnelles avant de partir. Le roi des Mendiants avait été contacté par l’un de ses espions qui avait déniché quelques cadavres qui pouvaient correspondre à certains de ses loyaux serviteurs mais ne voulait pas se déplacer lui-même. Au vu de tes connaissances et ton métier sous sa garde, tu étais le mieux placé pour lui en dire plus, confirmer leur identité ainsi que leur cause de la mort et tout le blabla qui allait s’en suivre. Il t’offrait une bonne somme pour ce job et tu l’acceptas sans trop rechigner, te donnant une occasion de quitter la ville pour une bonne journée ainsi que ta maison qui souffrait encore de la pesanteur de la soirée que tu avais passé avec Danaän. La première chose que tu fis, une fois arrivé à Oxenfurt, fut d’aller réserver une chambre à l’Alchimie, leur meilleure, pour la nuit, histoire d’être sûr de ne pas avoir à dormir à la belle étoile ce soir. Ton cheval te guida, par la suite, jusqu’à la morgue de la ville, à l’opposé des quais. Tu n’y passas que quelques moments, inscrivant sur un parchemin toute les informations que tu pouvais glaner sur les deux corps inertes étendus sur des lits mal fichus. L’identification : faite. La cause de la mort : Identifiée. Informations complémentaires : Noté. Suspects : Soumis. Tu roulas le parchemin, glissa quelques couronnes au légiste et au thanatopracteur d’ici pour leur peine avant de ranger le papier dans la sacoche de ton cheval, scellée par la suite, avant de reprendre le chemin.

Il n’était qu’à peine midi quand tu t’infiltras dans l’Académie d’Oxenfurt, utilisant ta fumée pour te masquer aux yeux des gardes jusqu’à la bibliothèque interne de l’école. Tu y restas une bonne partie de l’après-midi, caché entre deux grandes bibliothèques avec quelques livres sur les genoux, les épluchant allègrement afin de découvrir les petits mots et les grandes lignes de l’histoire humaine. Tu passais toujours, à un moment ou un autre, à la bibliothèque de l’Académie lorsque tu étais à Oxenfurt. Elle n’était probablement pas aussi fournée que celle de Ban Art ou Ard Carraigh mais elle t’apportait une finesse d’informations qu’il te savait nécessaire en ces heures sombres. Tu avais besoin de ce morceau de culture pour ne pas te méprendre à nouveau sur le monde, Danaän t’avait bien appris des choses ce soir-là et tu avais ce besoin de vérifier de nombreuses choses avant de comprendre les ficelles. Lorsque tu t’échappas du dernier ouvrage, la nuit était sur le point de tombée, tu pouvais observer le ciel se décliner de rouge, orange, rose et noir depuis la grande fenêtre de la bibliothèque et tu décidas de t’échapper avant que l’académie ne grouille de soldats et de chasseurs. Tes pas te ramenèrent à l’Alchimie où tu pris un dîner à peine copieux, juste ce qu’il fallait pour que ton corps se sente presque humain. Deux verres de vin, un poulet rôti et tu étais de nouveau dehors. La taverne était animée ce soir et tu ne te sentais pas ni de supporter les rires et les cris ni d’aller dormir avec autant de tumultes. Lorsque la lune sera à son zénith, peut-être que tu pourras aller dormir avant de reprendre la route le lendemain matin. Le chemin entre Novigrad n’était pas spécialement long mais tu aimais à prendre ton temps, sachant que le Roi des Mendiants t’attendait au crépuscule, cela te laissait du temps, même le matin. Vêtu simplement, tu te fondais rapidement dans la masse de groupuscules déambulant dans les rues de la petite ville. Tu écoutais les conversations, certains parlaient d’un spectacle, à titre gratuit apparemment ou soutenu par une troupe théâtrale ou, selon d’autres dires, par une troupe itinérante, bref. Il y avait un petit concert, à l’orée des quais, là où le sable rejoignait le fleuve. Tu t’y dirigeas, mû par une curiosité qui t’empêchait bien des tranquillités en ce temps et tu te retrouvas derrière la foule confortablement installée soit sur les bancs disposés autour de la petite scène soit sur le sable encore chaud du soleil de la journée. Tu t’installas contre la rampe en brique des petits escaliers menant aux pontons des quais. De là où tu étais, tu pouvais reconnaître aisément la barde qui chantait et elle pouvait presque te voir, la lumière d’un braséro à tes côtés t’éclairant légèrement. Un soldat qui descendait les escaliers derrière toi s’arrêta pendant quelques secondes avant de se pencher vers ta figure, te demandant si tu connaissais la jeune barde, probablement dans le but de juste s’avoir d’où elle venait et son nom. Tu lui adressas ni un regard ni un sourire, répondant simplement, tes iris bicolores fixées sur la barde au bord de mer. « Je la connais. C’est une barde de Novigrad, Danaän Peryite. » Le hasard. Les coïncidences. La fatalité. Etonnante surprise, pour toi, cela valait sans dire. Après votre dernière altercation, tu ne te doutais pas une seconde de la retrouver ici, à Oxenfurt, une semaine plus tard. Le hasard, peut-être, probablement. La destinée, peut-être ? Hm.
© 2981 12289 0




Oh, I love to watch your body lie, makes me feel better, makes me satisfied. And oh oh, you could bring it back, who wouldn't want it when he looks like that? Oh oh, I want you to stay and if I try my hardest, would you look my way? Are you gonna hurt? are you gonna burn ? Gonna answer me? Let me take your heart, Love you in the dark,

no one has to see

ANAPHORE
Ven 3 Aoû - 23:00
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
Danaän Peryite
Race Race : Humaine
Habite à Habite à : Quartier de l'Argentin à Novigrad
Couronnes Couronnes : 13405
Messages Messages : 440
Quelque chose à ajouter Quelque chose à ajouter : look the devil in the face and make it home safe ; ft. Danaän. Tumblr_inline_mlcu6jCBGn1qz4rgp
Bard of a thousand words

Elijah Nyx Caedreach

Danaän
Peryite

「 Look the devil in the face and make it home safe 」
Depuis la nuit orageuse durant laquelle Danaän s’était confronté à Nyx, une semaine s’était écoulée. Une semaine durant laquelle la jeune femme s’était mû dans des introspections plus désagréables les unes que les autres. Elle avait encore du mal à digérer les révélations qui s’était imposées dans son esprit. Sur Nyx, pas vraiment. Sur elle ? C’était dur à encaisser. Elle s’était retrouvée face à ses propres contradictions et elle était encore déroutée par cette soirée qui lui laissait un gout amer. Elle qui d’ordinaire était si avenante et prompte à faire de nouvelle rencontre aussi improbable soit-elle, elle s’était surprise à fuir les autres pour ne surtout pas avoir à revivre quelque chose de semblable. Pour oublier sa honte. Elle cherchait à repousser sa prochaine confrontation avec le vampire et cet état d’esprit avait par la même freiné sa consommation. Peut-être est-ce un mal pour un bien ? Elle ne saurait le dire. Elle avait donc cherchait à fuir Novigrad de peur de le croiser et de se retrouver de nouveau confronté à sa propre bêtise. Une chose bien contraire à sa personnalité, elle qui aimait affronter sa nature et celle des autres sans filtre ni manière. Mais depuis une semaine, c’était différent. Ainsi elle avait quitté Novigrad, du moins pour quelques jours. Elle s’était réfugiée dans la petite maison en bordure de forêt dans laquelle elle vivait avec Luther quand elle faisait ses études. Elle n’avait emporté que son luth, quelques vêtements de rechange et quelque livre afin de s’occuper l’esprit. Mais la lecture qui d’ordinaire parvenait à lui faire oublier le monde qui l’entourait n’avait cette fois aucun effet. Elle devait se rendre à l’évidence, cette rencontre l’avait bien plus touché qu’elle ne l’aurait crue. Elle resta donc murée dans la petite cabane accablée autant par ses souvenirs que par ses nouveaux tourments…

Et puis merde ! Il fallait qu’elle se ressaisisse et quel reprenne le court de sa vie, Danaän n’était pas femme à se laisser abattre. Elle n’était pas aussi infaillible qu’elle le pensait ? Et alors ? Elle avait peut-être ruiné toute chance de connaitre Nyx un jour ? Elle devrait vivre avec. De plus, elle se rendit vite compte que ses poches étaient vides et qu’elle n’avait donc plus d’autres choix que d’affronter le monde extérieur qu’elle avait fui pour la première fois. Elle se résigna donc à gagner sa vie comme elle l’avait toujours fait et en chanson de préférence mais si ce n’était pas possible, elle prendrait tout ce qui s’offrait à elle. Elle s’était donc rendue en ville dans la matinée dans l’espoir de pouvoir louer ses services et ainsi récolter quelque pièce. Elle regarda tous les panneaux d’affichage, se renseigna auprès de tous les aubergistes habituellement au courant de tous les ragots du moment. Elle se serait contentée de n’importe quoi pourvu que cela lui occupe l’esprit : un contrat quelconque ? Des nuisibles à éliminer ? Des cours de chant particuliers ? Besoin d’une aide-ménagère ? N’importe quoi du moment qu’elle était rémunérée et qu’elle n’avait pas à vendre son corps. Mais elle fit chou blanc et commençait à désespérer, à croire que justement aujourd’hui personne n’avait besoin de rien dans cette satanée ville. Dépitée, elle déambula dans la cité sans but précis hormis celui de trouver éventuellement une taverne qui fasse crédit pour qu’elle puisse faire taire son esprit l’espace de quelques heures.

Finalement, c’est au milieu de l’après-midi, sur les quais de la ville, qu’elle trouva la solution. Le quartier accueillait un spectacle itinérant et coup du sort, ou du destin, l’un des acrobates avait fait une mauvaise chute lors d’un entrainement et c’était brisé un os du bras, impossible donc de mener à bien leur numéro d’acrobatie et il fallait trouver une solution de remplacement. Danaän arrivait donc comme un don de la providence. Les spectateurs n’auraient pas de pirouette et de cascade, tant pis, il aurait une chanteuse. La jeune femme jouait rarement dans des troupes, jusqu’à maintenant elle avait principalement voyagé en solitaire pour se faire une réputation de troubadour indépendant, mais ce soir, elle était bien forcée de mettre ses exigences de côté, et entre gens du spectacle il fallait bien s’entre aider. La troupe lui promis donc la moitié de la part des acrobates qui ne pouvait pas faire leur numéro, ce n’était pas énorme, mais c’était déjà cela et elle n’allait pas cracher dessus. Elle avait laissé le gros de ses armes chez elle ne gardant qu’une dague, plus facile à dissimuler dans un tenu plus en adéquation avec la grandiloquence des spectacles de rue. Ainsi elle s’était vêtue d’une robe de lin vermeil qui lui descendait au-dessus des genoux sur le devant et était légèrement plus longue derrière. Le vêtement était complété d’un corsage brun qui, elle devait bien l’avouer, mettait joliment sa poitrine en valeur. Mais contrairement à ses vêtements habituellement plus couvrants, ceux-là laissaient les tatouages de ses bras, ses chevilles et le haut de son dos parfaitement visible ainsi que ses nombreuses cicatrices à commencer par celle qui ornait son buste. Elle avait conscience que cette longue marque pouvait surprendre plus d’une personne, surtout sur un corps en apparence si frêle et une peau si blanche, mais elle n’avait jamais cherché à la cacher. Elle ne la voyait non pas comme une balafre qui l’a défiguré mais plutôt, au même titre que les autres considèrent leur nombril, comme la preuve qu’elle était en vie. Le tissu de la robe, à la fois raide et fluide, souligner joliment ses formes fuselées et n’entravait pas ses mouvements, ce qui était un excellent point. Les membres de la troupe essayèrent bien de lui faire porter d’autre accessoires, des grelots à ses poignées, des chaussures retroussées, un chapeau à plume, mais Danaän refusa catégoriquement toutes ses fioritures qui lui donnaient l’impression de ressembler à un paon en pleine parade nuptiale. Elle enfila donc ses bottes de cuir bien plus confortable et moins tape à l’œil, car bien qu’elle aspire à se faire un nom, elle n’avait toujours refusé de troquer le confort de ses vêtements pour des fripes bariolées. Elle avait déjà fait un effort en portant une robe alors ils pouvaient aller se faire voir avec le reste. Ils avaient déjà de la chance qu’elle en possède une et de toute manière, eux non plus n’avaient pas le choix de céder étant donné qu’il avait besoin de son numéro pour pallier à leur imprévu. Ainsi elle se prépara derrière la scène, accordant son luth, échauffant sa voix. Un public conséquent c’était rassemblé devant la scène et c’était bien normal. La ville étudiante débordée de curieux et les jeunes élèves assistaient souvent à des représentations et autres manifestations artistiques pour décompresser de leur cours, elle en avait elle-même fait l’expérience après tout et espéra secrètement ne pas croisé le regard inquisiteur d’un de ses anciens professeurs dans le public.

Un numéro de théâtre burlesque prit fin et ce fut son tour de montrer sur scène. Habituellement, elle prenait quelques secondes pour observer le public afin de déterminer à qui elle avait affaire pour mieux choisir un registre, mais cette fois, qu’importe le public, elle n’était inspiré que pas une mélancolie déconcertante. Ainsi elle se concentra sur son répertoire qui c’était considérablement assombris ces derniers jours, elle ne jouait alors que des chansons dont émanait un fatalisme bien triste car après tout, la fatalité est bien triste lorsqu’on la regarde en face. Il n’y a pas d’échappatoire, pas d’issue, pas de nouvelles directions à prendre. L’enfer est pavé de bonnes intentions et le paradis de mauvaises, comme on dit. Une dualité perpétuelle face à une fatalité inexorable. Il n’y a rien de plus difficile, dans ce monde, que d’être un être doué de sentiments et d’émotions. Elle le déplorait, mais les paroles de Nyx résonnaient dans sa tête et elle ne parvenait pas à les chasser. Alors elle composait avec cette inspiration nouvelle et austère. Armée de son luth et d’un tabouret, elle s’installa sur scène et fit glissait ses doigts sur les cordes de l’instrument, les faisant vibrer dans une mélodie harmonieuse et tragique. Le silence s’était fait dans le public et sa voix résonna de concert avec l’instrument, chantant la mélancolie d’un homme, la solitude d’une bête, la désillusion d’une jeune femme. Cette fois elle ne chantait pas les affects de ces inconnus à la vie palpitante, mais de simples questionnements déconcertant de banalité et pourtant si justement émouvants.

Les chansons se succédèrent, trois, quatre, jusqu’à cinq et la dernière note retentie tandis que sa voix s’était déjà évanoui contre les flots de la rivière. Elle laissa la corde de son luth vibrer jusqu’à ce qu’elle cesse entièrement de bouger avant de se redresser pour saluer la foule. Elle fut accueillie par des applaudissements et le regard circonspect du chef de la troupe qui s’attendait certainement à un répertoire plus léger. Mais elle ne prêta pas attention à son regard réprobateur et parcourra rapidement la foule des yeux en saluant pour s’assurer de son effet. Visiblement elle avait réussi à émouvoir son auditoire et c’était l’essentiel. Elle redescendit de scène et souhaita bonne chance au numéro de danse suivant tandis que le directeur de la troupe la rejoint. Bien que le ton de ses chansons était légèrement trop sérieux à son gout, il avait tout de même était impressionné par sa performance et lui proposa de faire un bout de chemin avec eux le temps que leur acrobate se rétablisse. C’était très tentant, une excellente occasion mais Danaän la refusa, trop attaché à son indépendance. Cette soirée lui avait tout de même fait gagner des contacts dans le milieu et rencontrer ces artistes lui avait redonné le sourire, c’était en effet une troupe très sympathique et soudée et cela faisait plaisir à voir. Peut-être qu’un jour elle changera d’avis, qui sait ? Elle aurait cela dit volontiers passé la soirée avec eux les entendre parlait de leur vie de vagabond s’ils n’avaient pas prévu de lever le camp après leur représentation pour prendre la route du nord le plus vite possible. Elle récupéra donc ça paye auprès du directeur et se frayer un chemin dans la foule alors que le numéro suivant avait débuté. Si elle ne voulait pas voyager avec eux, elle pouvait au moins regarder le reste de leur représentation. Elle chercha donc à se trouver une place pour admirait les danses des jeunes femmes de la troupe. La foule était dense et s’il elle voulait une chance de voir quelque chose, elle devait trouver une place en hauteur. Son luth sur les épaules elle sourit aux quelques félicitations qu’on lui adressait. Elle n’était plus très loin de son but quand son regard se posa sur une personne qu’elle ne s’attendait pas à voir. Elle sentit son cœur louper un battement et elle se stoppa devant lui en croisant son regard bicolore. « Nyx ? Je ne m’attendais pas à te voir ici.... ».  C’était le moins qu’on puisse dire. La dernière fois qu’ils s’étaient vus, les choses avaient pris une tournure inattendue et dangereuse. Des questions fusèrent dans sa tête, mais qu’importe, elle l’avait vu, et lui aussi, il n’était plus question de se dérober. Il fallait bien que ce jour survienne après tout. Elle finit donc de s’avancer vers lui sans cacher sa surprise. « Qu’est-ce qui t’amène à Oxenfurt ? »  demanda-t-elle réellement intéressé par la réponse et passé la surprise, elle réalisa qu’elle était contente de le voir, il avait l’air en meilleur forme…


It’s waiting in the shadows. My every turn feels haunted. It hits me like arrows so deep the blood is scarlet. Cold waters, too shallow to keep me from the fire. The harder I swallow the more It’s paralyses. Is this how it ends ? There’s no coming back.
+This glass heart is shattering to pieces+
Sam 4 Aoû - 14:34
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
Elijah Nyx Caedreach
Race Race : Vampire Supérieur
Habite à Habite à : Novigrad.
Couronnes Couronnes : 9042
Messages Messages : 407
Quelque chose à ajouter Quelque chose à ajouter : look the devil in the face and make it home safe ; ft. Danaän. Tumblr_inline_o10y5nNUKM1twk1o0_250
The Crow : right hand of secret lust
look the devil in the face and make it home safe. Revoir Danaän, par le biais du hasard ou de la coïncidence, te fit ramener des souvenirs de votre dernière entrevue qui s’était finie sur un ton morne, plongé par la tristesse et l’amertume. Tu essayais toujours de trouver les mots pour ce qu’il s’était passé sous ton toit, ton contrôle t’ayant totalement échappé comme du sable entre tes doigts. C’était impossible à définir, les étincelles qui avaient brûlées entre vous deux lorsque ta faiblesse était la plus pesante, comme un marteau au-dessus de ton crâne alors que sa propre honnêteté se retournait contre elle. Ton masque fissuré avait laissé passer plus que ce que tu l’aurais voulu, sous le ton de la jeune femme, sous son insolence et son imprudence. Tu aurais pu la tuer, peut-être aurais-tu dû le faire ? Une voix, facétieuse, glissait dans ton esprit, te rappelant la nuit de cauchemar et de tourments qui avait suivi le départ de la barde. Elijah, tu perds le contrôle. Tu en étais conscient, tu te perdais dans le tourment de tes propres arguments, tu te perdais dans ta propre sollicitude et ta propre sécurité. Tu aurais dû la tuer, Elijah. C’est comme ça que nous réglons les problèmes, par la mort, par l’épée de Damoclès. Oui. Tu aurais dû, pour ta survie. Ta survie et ta préservation était compromise, tu avais tout en main pour le faire, tu n’avais qu’à déplacer ta main et tu aurais brisé son cou. Une mort rapide, indolore. Tu lui aurais offert une sépulture décente, chose que tu ne faisais à personne, à part ton frère. Mais tu ne l’avais pas fait. Tu es lâche Elijah. Tu l’as toujours été. Lorsque tu t’attaches, lorsque ta survie est en jeu, tu es lâche, tu perds ton contrôle. Tu. Es. Pathétique. Tu le savais, ô combien que oui. Ton esprit meurtri, tabassé par les coups, par la mort, par la solitude et la tristesse, tu étais ô combien lâche. Pathétique. Quand apprendras-tu Elijah ? Quand sauras-tu que pour ta survie, tous les coups sont bons ? Embrasse ton essence, ne la nie pas. Tu es fait pour le contrôle et la domination, pas pour la servitude et la lâcheté. Tant de phrases qui résonnaient dans ton crâne comme une litanie que seul toi pouvais entendre, prenant la voix rêche de ta mère pour te faire comprendre ô combien tu avais failli ce soir-là. Ton crâne avait été martelé par ses cris, par ses hurlements et par les murmures, provoqués par la haute dose de drogue que tu pris au départ de la barde. Elijah. Elijah. Elijah. Où es le féroce prince de la nuit, où es le guerrier aguerri de ses griffes et ses crocs. Où es-tu ? Perdu dans des souvenirs, comme un enfant. Tu t’es fourvoyé, tu es devenu faible, comme un humain. Tu n’es pas humain, tu es vampire, agis comme tel pour une fois. Lève l’étendard de ton essence, ne te renie pas, tu n’es pas digne de ses humains, Elijah. Elijah. Tu avais hurlé ce soir-là, ton cri mourant dans ta gorge sans qu’aucun son ne parvienne à s’y échapper, ton corps recroquevillé sur le sol froid de ta chambre, la lune éclairant chacune des gouttes de sang qui s’échappait de ta main et qui tâchait le sol. Ton corbeau t’observait, de son œil d’acier, te jugeait au travers des mondes. Tu voulais mourir, tu voulais rentrer chez toi, tu voulais vivre, mais tu ne voulais plus être vivant ici. Ton aura de douleur amena une vampire à ta porte, tard dans la nuit, Ruz Tan. Elle était de passage, tu le savais. Tu devais la rencontrer deux jours après, mais elle avait senti que ton monde s’écroulait et elle était venue sans même que tu l’appelles. Elle resta à tes côtés jusqu’à ce que le sommeil t’emmène et elle avait disparue à ton réveil, te laissant une bouteille de vin sur le pied du lit et une lettre t’obligeant à la rencontrer dans la journée. Comme un adolescent en crise, tu avais murmuré à ses oreilles, pourtant plus jeunes, de t’achever, de te laisser rejoindre ton plus gros crime, ta plus grosse erreur, celui que tu avais laissé mourir et que tu avais achevé. Elle avait refusée, refusant de commettre la même erreur que la tienne, te laissant méditer sur ta douleur. Accepte la douleur, elle deviendra alors ton alliée et tu n'en ressortiras que plus grand. Si tu en avais eu la force, tu aurais ris mais tu n’avais rien dit, te contentant d’être bercé jusqu’au sommeil. Un sommeil empli de cauchemars, dénué d’espoir et de rédemption. Tu étais meurtri, blessé à jamais. Non pas par la barde, mais par tout ce que ces discussions avaient fait ressurgir. La mort de ton frère, Lysandre, toujours aussi vive, la raison de ton pentacle sur le torse. L’erreur. Tu es un fratricide, Elijah. Même si tu pouvais revenir, tu serais bloqué ici. Aucun membre de ton clan ne te respectera, on te crachera dessus, on te violera et on te tuera jusqu’à ce que tu supplies d’être tué pour de bon. Tu as été déshonoré le jour où tu décidas d’arracher le cœur de ton frère, ta cicatrice prouve ton erreur mais est également la marque de ton exil à jamais. Tu marches sur les pavés des damnés, à jamais.

Te souvenir de toute cette mélancolie te fit grimacer tandis que tu reportais tes iris sur la jeune femme qui chantait sur l’estrade. Quelle fatalité. Cela te rappela les mots d’une voyante Nilfgaardienne, que tu avais consulté pour un travail, et qui t’avait doucement rappelée à la l’ordre sur la destinée de ce monde. Le hasard n'appartient pas à ce monde. Tout n'est que fatalité. Peut-être était-ce donc la fatalité que tu retrouves Danaän ce soir ? Tu n’en savais rien et quand bien même, tu ne cherchais pas à le savoir. La foule se mit subitement à applaudir, et dans un mimétisme de foule, tu fis la même chose, tandis que la soldat derrière toi sifflait et claquait ses deux mains gantés. Le concert était terminé, la troupe allait reprendre son spectacle habituel, probablement pour encore une heure ou deux. Tu ne savais pas si tu resterais jusqu’à la fin, non pas parce que ça ne t’intéresserait pas, mais faire le pied de grue n’était pas non plus ton fort. De plus, pour l’instant, personne à part le soldat, n’avait remarqué ta présence et ce n’était pas plus mal. Tu ne tenais pas à ce que l’on te reconnaisse ou que l’on te questionne sur la bicolorité de tes yeux. Même si cela paraissait incroyable, nombre étaient les enfants de Novigrad à te demander si c’était naturel ou si c’était la magie. Tu avais toujours envie de soupirer et de t’énerver contre eux. Cela dit, un coup d’œil à la foule et tu remarquas la barde qui venait vers toi, tes muscles se contractant subitement et ton visage se fermant, reprenant la stature froid qui t’allait si bien et qui te permettait d’avoir le contrôle sur toi-même. Pour combien de temps, tu ne le savais pas mais ça tiendrait le temps que ça pourrait. Tu pouvais t’échapper ici, la neutralité de la zone te donnait une forme d’avantage. Tu t’arrêtas de penser à ce genre de choses quand elle se retrouva face à toi. Tu haussas un sourcil à ses mots, croisant négligemment tes bras contre ta poitrine vêtue d’une chemise noire, ouverte en ‘V’ sur tes clavicules et la naissance de tes pectoraux. « Je ne m’attendais pas à te voir non plus. Je n’ai vu aucune affiche amenant ton concert à Oxenfurt. » Peut-être aurais-tu ainsi décidé de rester à la taverne, malgré les cris et les rires ? Tenter le diable était pourtant si intriguant et tu ne pouvais te résoudre à laisser passer ce genre d’opportunités, même si cela te coûtait à chaque fois. A sa question, tu te détendis très légèrement, laissant ton regard s’éloigné du sien pour observer l’horizon et les tourelles de Novigrad qui se dessinaient au loin. « Je suis ici à la demande du Roi des Mendiants, besoin de mon expertise pour un cas un peu délicat. Apparemment, je suis le seul doté de deux yeux et de quelques connaissances de légistes parmi ses hommes de confiance. » Tu répondis, avec un flegme non dissimulé ainsi qu’une froideur dans les arrières tons de ta voix, comme si tu essayais de l’éloigner de toi par ta froideur. Elle est têtue, Elijah. Tu crois vraiment que cette tactique facétieuse et pathétique va marcher ? Tu es pire que ce que tu crois. Tes sourcils se froncèrent tandis que la voix revenait, réminiscence de la dose de drogues que tu avais pris avant de partir pour la plage. Quelle idée. Tu aurais dû t’abstenir. « Et toi, que fais-tu là ? Je croyais que tu étais indépendante, pas du genre à t’attacher à des troupes qui.. visiblement.. Sont itinérantes. »  
© 2981 12289 0




Oh, I love to watch your body lie, makes me feel better, makes me satisfied. And oh oh, you could bring it back, who wouldn't want it when he looks like that? Oh oh, I want you to stay and if I try my hardest, would you look my way? Are you gonna hurt? are you gonna burn ? Gonna answer me? Let me take your heart, Love you in the dark,

no one has to see

ANAPHORE
Sam 4 Aoû - 18:20
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
Danaän Peryite
Race Race : Humaine
Habite à Habite à : Quartier de l'Argentin à Novigrad
Couronnes Couronnes : 13405
Messages Messages : 440
Quelque chose à ajouter Quelque chose à ajouter : look the devil in the face and make it home safe ; ft. Danaän. Tumblr_inline_mlcu6jCBGn1qz4rgp
Bard of a thousand words

Elijah Nyx Caedreach

Danaän
Peryite

「 Look the devil in the face and make it home safe 」
Au cours de l’après-midi passé en compagnie de la troupe, Danaän avait réussi à se changer les idées mais revoir Nyx la replongea dans son état de malaise permanent depuis cette nuit-là. Elle avait d’abord pensé qu’il semblait aller mieux avant de se souvenir bien vite que cette attitude froide n’était qu’un masque pour cacher sa vulnérabilité. Il n’allait certainement pas mieux et la culpabilité de la jeune femme s’abattit à nouveau sur elle comme une vague s’abat sur des algues, les ballottant dans un courant contre lequel elles ne peuvent rien. Ce qui s’était passé ne pouvait pas s’oublier et elle avait été naïve en pensant pouvoir y échapper l’espace d’une journée, échapper à ses états-d’âme. C’était peine perdue. Il n’avait pas vu d’affiche de son concert parce qu’il n’était pas prévu, il ne serait surement pas vu autrement, pourquoi aurait-il voulu revoir cette jeune femme stupide et trop curieuse pour son propre bien. À ses mots, elle baissa les yeux, gênée, désemparée. Elle ne savait pas bien si elle devait partir dans l’instant ou tenter d’amorcer un dialogue au risque qu’il tourne encore mal. Mais elle resta face à lui, poussait par un désir plus fort qu’elle. Elle retourna le regard vers la scène ou de belles danseuses effectuaient des pas gracieux au rythme d’une musique enjouée. Elle dégagea son visage des cheveux qui lui retomber sur les yeux pour tenter de se donner une contenance et occuper sa main qui n’allait pas tarder à trembler. Elle avait très vite épuisé les stocks de drogue qui lui restait après cette soirée, cherchant à inhiber ses émotions, assommer son esprit dans l’espoir de trouver le sommeil. Elle n’avait pas eu le cœur à se procurer de nouveau produit chez quelqu’un d’autre ainsi elle était à jeun depuis bien trop longtemps. Elle se retourna vers lui en entendant sa réponse. Après tout, que savait-elle réellement de ses activités en dehors de sa vente de drogue ? Elle aurait été bien incapable de prédire son déplacement dans la cité étudiante. Sa fuite était donc veine, le destin semblait s’amuser à les torturer en les confrontant l’un à l’autre une nouvelle fois. Elle réalisa que son trouble devait être parfaitement perceptible sur son visage éclairé par les braséros du port. Dans l’espoir de se ressaisir face à son ton froid et acerbe en affichant un léger sourire sur ses lèvres ne doutant pas un seul instant de ses talents de thanatopracteur. Mais son sourire, autant que ses yeux trahissaient ses émotions. Elle aurait voulu qu’il soit aimable, serein, mais il suintait d’une tristesse bien réelle. Elle tenta d’imaginer ce qu’avait pu être sa nuit après son départ, sa semaine, et elle ne pouvait qu’entrevoir sa détresse. Elle se rendit vite compte qu’il avait réenfilé ce masque qu’elle avait tant œuvré à briser et elle ne pouvait pas l’en blâmer. Mais au-delà de sa froideur, Danaän vit les sourcils de Nyx se froncer. Une nouvelle fois son cœur se serra, songeant qu’il pouvait déplorer sa présence et ses questions. C’était peut-être se donner trop d’importance… Le retour de sa question la surprise alors qu’elle était en train de se persuader qu’il était préférable de lui laisser en paix car il n’avait surement plus aucune envie de la voire. « Je le suis toujours, c’est un concours de circonstances. Il leur manquait un numéro, et j’étais dans le coin. » Dit-elle en tentant de donner un peu de vigueur à sa voix, sans succès. Un léger soupir s’échappa de ses lèvres alors qu’elle tentait de retrouver son assurance habituelle, dévastatrice, mais face à lui, tout effort était vain et elle était bien incapable de se cacher derrière des faux-semblants. Sa main retomba le long de son corps et son regard recroisa celui de Nyx. Elle ne suit pas réellement ce qui la poussa à faire cela, tout lui intimer de faire tout l’inverse, mais elle s’adossa près de lui contre la rambarde en brique pour regarder le spectacle. Peut-être que si leur regard ne se croisait pas les choses serait plus facile ? La nuit était très belle ce soir. Pas un nuage ne venait assombrir le ciel et la lune souveraine illuminé le ciel de sa morne lumière bleutée. Danaän avait toujours aimée observer le ciel lunaire, il avait quelque chose de fascinant mais aussi effrayant. La multitude d’étoiles, l’immensité de la voute céleste la ramener à sa triste condition de mortelle. Toute une vie d’aventures paraissait si dérisoire face à ces simples points scintillant dans un noir total et mystérieux. Elle ressentait toujours un vertige implacable en observant les étoiles et pourtant elle ne pouvait s’empêcher de le faire, comme hypnotisée. Comme si toutes ses choses qui devraient lui faire peur avaient le don de l’attirer inexorablement comme cela avait été le cas avec Nyx. La voilà donc de nouveau à côté de lui, mais le contexte était alors toute autre, entouré de cette foule venue se divertir et sous un ciel cette fois aussi calme qu’il pouvait l’être. Peut-être que cette fois les choses pouvaient être différente. Elle leva les yeux vers le ciel, tentant de retrouver son aplomb qui lui manquait cruellement depuis plusieurs jours. « La nuit est magnifique ce soir. » Elle avait envie de parler, envie de savoir ce qui se passait dans sa tête. Elle avait envie de connaitre l’étendue de son aversion à son égard mais cette fois les questions ne voulaient pas franchir la frontière de ses lèvres comme si elle ne se sentait plus le droit de les poser. Mais ce silence devenait lourd, pesant, plus qu’aucun autre silence bien qu’il soit ponctué de cette musique joyeuse. C’était bien la première fois de sa vie qu’un silence la mettait autant mal à l’aise. Elle finit par se décider à le briser, assez maladroitement elle devait bien l’avouer mais quitte à poser une question malséante qu’elle qu’elle soit, autant commencer par le début. « Comment vas-tu depuis… ? ». Mal, c’était certain. C’était une question stupide, mais elle voulait sincèrement connaitre la réponse. Qu’elle soit positive ou négative, elle ne pouvait que la plonger encore plus dans sa culpabilité. Le vampire pouvait lui dire que ce n’allait pas et elle n’aurait alors aucun moyen de faire en sorte que cela change. Il pouvait aussi lui dire que ça allait et se serait pire, elle ne le croirait pas et se sentirait d’autant plus mal qu’il ne soit pas sincère. Cette si simple question était comme un moyen de confirmer que sa cruelle culpabilité ne l'avait pas envahi pour rien, comme si elle cherchait à se flageller elle-même pour tous les mots qu'elle avait prononcés et tout les tourments qu’elle avait fait ressurgir. 


It’s waiting in the shadows. My every turn feels haunted. It hits me like arrows so deep the blood is scarlet. Cold waters, too shallow to keep me from the fire. The harder I swallow the more It’s paralyses. Is this how it ends ? There’s no coming back.
+This glass heart is shattering to pieces+
Dim 5 Aoû - 1:33
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
Elijah Nyx Caedreach
Race Race : Vampire Supérieur
Habite à Habite à : Novigrad.
Couronnes Couronnes : 9042
Messages Messages : 407
Quelque chose à ajouter Quelque chose à ajouter : look the devil in the face and make it home safe ; ft. Danaän. Tumblr_inline_o10y5nNUKM1twk1o0_250
The Crow : right hand of secret lust
look the devil in the face and make it home safe. Le confort de Ruz Tan, une rare amie vampire que tu avais dans ce monde, avait été d’un soulagement pour ton corps et ton esprit brisé. Bien sûr, Danaän n’avait rien brisé, juste faire ressurgir des choses que tu avais gardé enfoui depuis bien longtemps et que tu n’avais jamais voulu faire revenir. Tes suicides dataient d’avant ton arrivée à Novigrad, depuis tu n’avais jamais attenté à ta vie d’une quelconque manière, tu n’y songeais qu’à peine même. Celui dont tu te rappelais le plus clairement était à Cintra, après avoir tué ton frère, ton sang. Le doyen t’avait laissé une cicatrice marquante de cet évènement mais il avait également été celui à te ramener à la vie, pour te punir de tout ce que tu faisais, du mal que tu avais infligé à ta race. Tu étais allé près de là où il était trouvable, avant ton départ, et tu avais enfoncé un de tes kukris là où tu savais que tu ne pourrais survivre sans l’aide d’un vampire supérieur. Tu te souviens du visage du doyen, marqué par la vieillesse et la guerre, au-dessus de ton propre visage tandis que tu cherchais de l’air, sa main porté sur ta poitrine, la dague en main, te ramenant en vie. Il laissa la dague enfoncée dans le sable avant de disparaître, te soufflant de partir et d’affronter la vie comme elle était. Tu n’avais pas le droit de mourir. Sans le savoir, le vampire qui te sauva la vie ce jour-là te bannit à une vie d’errance et de désarroi, de tristesse et de remords, t’exila, t’enleva ton appartenance à ton clan bien que tu la gardais sur ta peau. Tu avais compris son geste, et au-delà de cela, tu avais compris ses mots, t’obligeant à partir sur les routes, tuant des êtres humains qui en voulaient à ta peau. Personne n’arrivait à ta cheville en terme de combat, mais le pire était ta petite sœur, celle que tu connaissais était une guerrière imbattable, du moins, dans les souvenirs que tu avais encore d’elle. Elle était fière, et tu savais qu’à ta place, elle était une meneuse née. Ce jour là, quand tu achevas Lysandre, tu aurais voulu qu’elle soit là, qu’elle t’achève aussi même si tu savais au fond de toi qu’elle ne l’aurait pas fait. Mais cette semaine qui s’écoula aussi lentement que le reste de ta vie te poussa à aller voir ta sœur, à l’étreindre comme jamais, à souffler des mots doux à cette petite Nyleen qui, il y a quatre cent ans, dormait encore dans tes bras. Tu ne pouvais plus le faire aujourd’hui, mais ça ne t’empêchait pas d’aller la voir pour trouver le réconfort que personne d’autre ne pouvait te donner par n’importe quel moyen. Elle était ton sang et ta chair, surtout lorsqu’elle t’annonça la mort de votre mère, décédée de douleur en te voyant partir, quelques siècles après. Des mots de ta sœur, elle attendait tous les jours qu’une porte s’ouvre pour que tu reviennes, mais jamais, jamais tu ne revins. La preuve, tu étais là. Le dernier souvenir que tu avais de ta mère était cette femme aux yeux émeraude, observant ses enfants avec amour et tendresse, berçant Nyleen et te disputant pour tes bêtises. Pendant cette semaine, tu partis voir une oniromancienne, te laissant emporter dans le monde des rêves pour y redécouvrir ta vie passée, autrement que par le biais de la drogue. Tu te laissas aller dans les effluves d’un monde, redécouvrant des images que tu connaissant tant. Une expérience qui te laissa en larmes, roulé en boule dans un coin de la pièce, la magicienne tout aussi perturbée que toi à la vision de ses images. Tu n’étais plus que l’ombre de toi-même, elle l’avait bien compris, tout comme Danaän en un certain sens. Elijah n’était plus qu’une ombre, dépérissant depuis la mort de ton frère, depuis son meurtre, perpétué par les mêmes mains qui caressaient et tuaient sans arrêt. Revoir Danaän, c’était exposé à nouveau les blessures qu’elle avait rouvertes sans le vouloir. Tu ne savais pas si une amitié avec cette femme était possible, c’était probablement possible, peut-être que tu trouverais la confidence dans son amitié. Mais tu ne la pousserais jamais au-delà, et tu ne savais pas si tu pourrais un jour tout lui confier. Et puis, si elle voulait tant savoir, elle n’avait qu’à aller voir une oniromancienne, son passé serait dévoiler par des souvenirs, par des bribes d’éléments importants rattachés à ton esprit vagabond.

Tu te sortis de ta transe en posant ton regard sur la jeune femme, le gardant froid et sans appel. Tu ne pensais pas qu’après la dernière soirée, elle serait venue vers toi. Vous vous étiez assassinez d’appel en appel, rendant coups pour coups. Tu étais habitué, mais l’était-elle ? Le sang appelle le sang, la vengeance appelle la vengeance, c’était quelque chose de commun dans ton univers mais l’était-ce pour le sien ? Tu ne savais pas, mais elle savait se défendre, elle savait mordre. A sa réponse, tu humas doucement, ton regard se détournant pour observer la scène où un nouveau spectacle se jouait. « Je vois. Cela ne t’as jamais intéressée de travailler au sein d’une troupe ? En quelque sorte, cela permettrait à ta carrière de rebondir, ou te plonger, c’est à double tranchant. » Cela dit, tu savais aussi à quel point la jeune femme était attachée à sa liberté. Tu la regardas s’installer à côté de toi contre la rambarde de briques. Tu demeurais silencieux, observant la foule et les acteurs qui se mettaient en scène. Cet univers fascinant du théâtre où on se moquait de ceux portant un masque tout en portant un, c’était illusoire, tout n’était qu’illusion dans ce monde de toute façon. Ton aversion était de plus en plus creusée, prenant racine là où ton âme torturée hurlait d’être libérée. Personne ne pouvait la sauver, pas même ton masque. Ta sœur le voyait dans tes yeux que tu n’étais plus que l’ombre de celui qu’elle avait connu. Elle te l’avait dit. Elle avait peur de poser les questions, peur de s’approcher de toi car tu étais devenu encore plus imprévisible qu’à l’époque. Tu redoutais toi-même de t’approcher d’elle, de peur de lui faire du mal, inconsciemment. Chaque chose que tu touchais devenait corrompue, ton toucher maudit comme ton âme finalement. Aux mots de la barde, ton regard se leva en direction du ciel, observant les constellations, si différentes et si similaires à ton monde. Ce n’était pas apaisant pour toi, c’était l’étendu d’un univers que personne n’osait observer de trop près. Un mage, Xarthisius, un mage et un astrologue t’avait longuement parlé de ces étoiles, de ces constellations, lorsque tu étais à Nilfgaard. Une rencontre fortuite, imprévue et pourtant assez agréable. Il t’apprit les étoiles qu’il fallait chercher pour se repérer, comment reconnaître une constellation d’une autre. « J’ai connu un mage qui s’intéressait à l’astronomie, l’étude des astres. Il était diseur de bonne aventure aussi. Il disait toujours que l’on pouvait trouver son future dans les astres, même si les cartes étaient souvent de meilleurs augures, selon ses dires. Il trouvait dans les étoiles un attrait particulier, probablement à cause de l’inconnu. Il nommait des constellations d’étoiles, les dessinait. Sa maison ressemblait plus à une nébuleuse d’étoiles qu’à une demeure de mage. » Tu soufflas, te rappelant avec un petit sourire la fois où le mage t’avait disputé car tu avais marché sur une page qui contenait ses dernières transcriptions astronomiques. Il avait failli te virer de chez lui à coup de canne face à ton insolence. C’était un homme fort sympathique. Tu te demandais si il était toujours en vie aujourd’hui. Trois cent ans plus tard. Tu n’avais jamais osé lui envoyer une lettre, de peur de ne jamais recevoir de réponse car tu étais un nuisible. Malgré son peu d’intérêt pour les monstres, il avait deviné que tu n’étais pas d’ici, un peu comme Danaän qui même sans l’avouer, savait que tu n’étais pas de ce monde. Xarthisius le savait grâce à la fortune, Danaän grâce aux indices que tu avais inconsciemment laissé. La question de cette dernière te prit un peu par surprise et tu fixas ton regard sur elle. Tu pris un instant pour réfléchir à la question, si simple soit-elle. Tu allais bien en soit. La soirée t’avait ébranlé mais tu avais repris le dessus et tu te sentais bien. Ton corps allait bien malgré les coups infligés, ton esprit était toujours tumultueux mais c’était une récurrence. « Je me porte bien, je te remercie. Les affaires sont plutôt fleurissantes en ce moment, j’en profite allègrement. Et toi ? Comment vas-tu ? » Tu étais sincère, tu prenais la question au pied de la lettre, n’essayant pas de la faire culpabiliser ni même de la dédouaner pour ce qu’il s’était passé. Tu avais tourné la page. Ce qu’il s’était passé n’avait que rouvert de vieilles blessures, n’en avait pas foncièrement créer des nouvelles et en cela, tu allais bien.
© 2981 12289 0




Oh, I love to watch your body lie, makes me feel better, makes me satisfied. And oh oh, you could bring it back, who wouldn't want it when he looks like that? Oh oh, I want you to stay and if I try my hardest, would you look my way? Are you gonna hurt? are you gonna burn ? Gonna answer me? Let me take your heart, Love you in the dark,

no one has to see

ANAPHORE
Dim 5 Aoû - 17:09
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Sauter vers: