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look the devil in the face and make it home safe ; ft. Danaän.
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Race Race : Vampire Supérieur
Ven 3 Aoû - 23:00
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look the devil in the face and make it home safe. Tes pas t’emmenaient régulièrement à Oxenfurt, que ce soit pour le compte du Roi des Mendiants ou pour ton propre compte. Ca importait peu. Tu attrapais ton cheval aux aurores et tu restais généralement toute la journée ainsi que la nuit dans la ville, profitant gracieusement du calme de la ville estudiantine ou de l’animation de l’Alchimie. Dans tous les cas, tu trouvais ton compte. Si les Borsody n’avaient pas déjà mis un point sur tout le marché noir et les enchères sur Oxenfurt, tu aurais probablement emménagé là dès que tu eus les fonds pour acheter ton petit hôtel. Mais l’hôtel Borsody avait une main de fer sur ce chantier dans la ville et tu n’étais pas en marche pour les dépasser ou les évincer de leur trône d’argent, même si tu étais bien capable de le faire. Cela ne t’intéressait pas plus que ça et finalement, ta place à Novigrad n’était ni gênante ni inconfortable. Seulement, aujourd’hui, tu venais à Oxenfurt pour le roi des Mendiants. Tu avais laissé tes affaires à un être humain dont tu avais un minimum de confiance, professionnelle, pour gérer la petite enchère qui se déroulait dans la journée, ayant pris soin de sceller tes pièces personnelles avant de partir. Le roi des Mendiants avait été contacté par l’un de ses espions qui avait déniché quelques cadavres qui pouvaient correspondre à certains de ses loyaux serviteurs mais ne voulait pas se déplacer lui-même. Au vu de tes connaissances et ton métier sous sa garde, tu étais le mieux placé pour lui en dire plus, confirmer leur identité ainsi que leur cause de la mort et tout le blabla qui allait s’en suivre. Il t’offrait une bonne somme pour ce job et tu l’acceptas sans trop rechigner, te donnant une occasion de quitter la ville pour une bonne journée ainsi que ta maison qui souffrait encore de la pesanteur de la soirée que tu avais passé avec Danaän. La première chose que tu fis, une fois arrivé à Oxenfurt, fut d’aller réserver une chambre à l’Alchimie, leur meilleure, pour la nuit, histoire d’être sûr de ne pas avoir à dormir à la belle étoile ce soir. Ton cheval te guida, par la suite, jusqu’à la morgue de la ville, à l’opposé des quais. Tu n’y passas que quelques moments, inscrivant sur un parchemin toute les informations que tu pouvais glaner sur les deux corps inertes étendus sur des lits mal fichus. L’identification : faite. La cause de la mort : Identifiée. Informations complémentaires : Noté. Suspects : Soumis. Tu roulas le parchemin, glissa quelques couronnes au légiste et au thanatopracteur d’ici pour leur peine avant de ranger le papier dans la sacoche de ton cheval, scellée par la suite, avant de reprendre le chemin.

Il n’était qu’à peine midi quand tu t’infiltras dans l’Académie d’Oxenfurt, utilisant ta fumée pour te masquer aux yeux des gardes jusqu’à la bibliothèque interne de l’école. Tu y restas une bonne partie de l’après-midi, caché entre deux grandes bibliothèques avec quelques livres sur les genoux, les épluchant allègrement afin de découvrir les petits mots et les grandes lignes de l’histoire humaine. Tu passais toujours, à un moment ou un autre, à la bibliothèque de l’Académie lorsque tu étais à Oxenfurt. Elle n’était probablement pas aussi fournée que celle de Ban Art ou Ard Carraigh mais elle t’apportait une finesse d’informations qu’il te savait nécessaire en ces heures sombres. Tu avais besoin de ce morceau de culture pour ne pas te méprendre à nouveau sur le monde, Danaän t’avait bien appris des choses ce soir-là et tu avais ce besoin de vérifier de nombreuses choses avant de comprendre les ficelles. Lorsque tu t’échappas du dernier ouvrage, la nuit était sur le point de tombée, tu pouvais observer le ciel se décliner de rouge, orange, rose et noir depuis la grande fenêtre de la bibliothèque et tu décidas de t’échapper avant que l’académie ne grouille de soldats et de chasseurs. Tes pas te ramenèrent à l’Alchimie où tu pris un dîner à peine copieux, juste ce qu’il fallait pour que ton corps se sente presque humain. Deux verres de vin, un poulet rôti et tu étais de nouveau dehors. La taverne était animée ce soir et tu ne te sentais pas ni de supporter les rires et les cris ni d’aller dormir avec autant de tumultes. Lorsque la lune sera à son zénith, peut-être que tu pourras aller dormir avant de reprendre la route le lendemain matin. Le chemin entre Novigrad n’était pas spécialement long mais tu aimais à prendre ton temps, sachant que le Roi des Mendiants t’attendait au crépuscule, cela te laissait du temps, même le matin. Vêtu simplement, tu te fondais rapidement dans la masse de groupuscules déambulant dans les rues de la petite ville. Tu écoutais les conversations, certains parlaient d’un spectacle, à titre gratuit apparemment ou soutenu par une troupe théâtrale ou, selon d’autres dires, par une troupe itinérante, bref. Il y avait un petit concert, à l’orée des quais, là où le sable rejoignait le fleuve. Tu t’y dirigeas, mû par une curiosité qui t’empêchait bien des tranquillités en ce temps et tu te retrouvas derrière la foule confortablement installée soit sur les bancs disposés autour de la petite scène soit sur le sable encore chaud du soleil de la journée. Tu t’installas contre la rampe en brique des petits escaliers menant aux pontons des quais. De là où tu étais, tu pouvais reconnaître aisément la barde qui chantait et elle pouvait presque te voir, la lumière d’un braséro à tes côtés t’éclairant légèrement. Un soldat qui descendait les escaliers derrière toi s’arrêta pendant quelques secondes avant de se pencher vers ta figure, te demandant si tu connaissais la jeune barde, probablement dans le but de juste s’avoir d’où elle venait et son nom. Tu lui adressas ni un regard ni un sourire, répondant simplement, tes iris bicolores fixées sur la barde au bord de mer. « Je la connais. C’est une barde de Novigrad, Danaän Peryite. » Le hasard. Les coïncidences. La fatalité. Etonnante surprise, pour toi, cela valait sans dire. Après votre dernière altercation, tu ne te doutais pas une seconde de la retrouver ici, à Oxenfurt, une semaine plus tard. Le hasard, peut-être, probablement. La destinée, peut-être ? Hm.
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Relieve the pain in the night
And I'm so high I'm numb, Living fast, I'm lapping 'em liquor, drugs, and sex addiction, I'm all of 'em wrapped in one. Stay in control up until you spiral out of it, living fast as freeways, I ain't slept in three days, making money three ways, keep on running these plays.× by lizzou.
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Race Race : Humaine
Sam 4 Aoû - 14:34
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Elijah Nyx Caedreach

Danaän
Peryite

「 Look the devil in the face and make it home safe 」
Depuis la nuit orageuse durant laquelle Danaän s’était confronté à Nyx, une semaine s’était écoulée. Une semaine durant laquelle la jeune femme s’était mû dans des introspections plus désagréables les unes que les autres. Elle avait encore du mal à digérer les révélations qui s’était imposées dans son esprit. Sur Nyx, pas vraiment. Sur elle ? C’était dur à encaisser. Elle s’était retrouvée face à ses propres contradictions et elle était encore déroutée par cette soirée qui lui laissait un gout amer. Elle qui d’ordinaire était si avenante et prompte à faire de nouvelle rencontre aussi improbable soit-elle, elle s’était surprise à fuir les autres pour ne surtout pas avoir à revivre quelque chose de semblable. Pour oublier sa honte. Elle cherchait à repousser sa prochaine confrontation avec le vampire et cet état d’esprit avait par la même freiné sa consommation. Peut-être est-ce un mal pour un bien ? Elle ne saurait le dire. Elle avait donc cherchait à fuir Novigrad de peur de le croiser et de se retrouver de nouveau confronté à sa propre bêtise. Une chose bien contraire à sa personnalité, elle qui aimait affronter sa nature et celle des autres sans filtre ni manière. Mais depuis une semaine, c’était différent. Ainsi elle avait quitté Novigrad, du moins pour quelques jours. Elle s’était réfugiée dans la petite maison en bordure de forêt dans laquelle elle vivait avec Luther quand elle faisait ses études. Elle n’avait emporté que son luth, quelques vêtements de rechange et quelque livre afin de s’occuper l’esprit. Mais la lecture qui d’ordinaire parvenait à lui faire oublier le monde qui l’entourait n’avait cette fois aucun effet. Elle devait se rendre à l’évidence, cette rencontre l’avait bien plus touché qu’elle ne l’aurait crue. Elle resta donc murée dans la petite cabane accablée autant par ses souvenirs que par ses nouveaux tourments…

Et puis merde ! Il fallait qu’elle se ressaisisse et quel reprenne le court de sa vie, Danaän n’était pas femme à se laisser abattre. Elle n’était pas aussi infaillible qu’elle le pensait ? Et alors ? Elle avait peut-être ruiné toute chance de connaitre Nyx un jour ? Elle devrait vivre avec. De plus, elle se rendit vite compte que ses poches étaient vides et qu’elle n’avait donc plus d’autres choix que d’affronter le monde extérieur qu’elle avait fui pour la première fois. Elle se résigna donc à gagner sa vie comme elle l’avait toujours fait et en chanson de préférence mais si ce n’était pas possible, elle prendrait tout ce qui s’offrait à elle. Elle s’était donc rendue en ville dans la matinée dans l’espoir de pouvoir louer ses services et ainsi récolter quelque pièce. Elle regarda tous les panneaux d’affichage, se renseigna auprès de tous les aubergistes habituellement au courant de tous les ragots du moment. Elle se serait contentée de n’importe quoi pourvu que cela lui occupe l’esprit : un contrat quelconque ? Des nuisibles à éliminer ? Des cours de chant particuliers ? Besoin d’une aide-ménagère ? N’importe quoi du moment qu’elle était rémunérée et qu’elle n’avait pas à vendre son corps. Mais elle fit chou blanc et commençait à désespérer, à croire que justement aujourd’hui personne n’avait besoin de rien dans cette satanée ville. Dépitée, elle déambula dans la cité sans but précis hormis celui de trouver éventuellement une taverne qui fasse crédit pour qu’elle puisse faire taire son esprit l’espace de quelques heures.

Finalement, c’est au milieu de l’après-midi, sur les quais de la ville, qu’elle trouva la solution. Le quartier accueillait un spectacle itinérant et coup du sort, ou du destin, l’un des acrobates avait fait une mauvaise chute lors d’un entrainement et c’était brisé un os du bras, impossible donc de mener à bien leur numéro d’acrobatie et il fallait trouver une solution de remplacement. Danaän arrivait donc comme un don de la providence. Les spectateurs n’auraient pas de pirouette et de cascade, tant pis, il aurait une chanteuse. La jeune femme jouait rarement dans des troupes, jusqu’à maintenant elle avait principalement voyagé en solitaire pour se faire une réputation de troubadour indépendant, mais ce soir, elle était bien forcée de mettre ses exigences de côté, et entre gens du spectacle il fallait bien s’entre aider. La troupe lui promis donc la moitié de la part des acrobates qui ne pouvait pas faire leur numéro, ce n’était pas énorme, mais c’était déjà cela et elle n’allait pas cracher dessus. Elle avait laissé le gros de ses armes chez elle ne gardant qu’une dague, plus facile à dissimuler dans un tenu plus en adéquation avec la grandiloquence des spectacles de rue. Ainsi elle s’était vêtue d’une robe de lin vermeil qui lui descendait au-dessus des genoux sur le devant et était légèrement plus longue derrière. Le vêtement était complété d’un corsage brun qui, elle devait bien l’avouer, mettait joliment sa poitrine en valeur. Mais contrairement à ses vêtements habituellement plus couvrants, ceux-là laissaient les tatouages de ses bras, ses chevilles et le haut de son dos parfaitement visible ainsi que ses nombreuses cicatrices à commencer par celle qui ornait son buste. Elle avait conscience que cette longue marque pouvait surprendre plus d’une personne, surtout sur un corps en apparence si frêle et une peau si blanche, mais elle n’avait jamais cherché à la cacher. Elle ne la voyait non pas comme une balafre qui l’a défiguré mais plutôt, au même titre que les autres considèrent leur nombril, comme la preuve qu’elle était en vie. Le tissu de la robe, à la fois raide et fluide, souligner joliment ses formes fuselées et n’entravait pas ses mouvements, ce qui était un excellent point. Les membres de la troupe essayèrent bien de lui faire porter d’autre accessoires, des grelots à ses poignées, des chaussures retroussées, un chapeau à plume, mais Danaän refusa catégoriquement toutes ses fioritures qui lui donnaient l’impression de ressembler à un paon en pleine parade nuptiale. Elle enfila donc ses bottes de cuir bien plus confortable et moins tape à l’œil, car bien qu’elle aspire à se faire un nom, elle n’avait toujours refusé de troquer le confort de ses vêtements pour des fripes bariolées. Elle avait déjà fait un effort en portant une robe alors ils pouvaient aller se faire voir avec le reste. Ils avaient déjà de la chance qu’elle en possède une et de toute manière, eux non plus n’avaient pas le choix de céder étant donné qu’il avait besoin de son numéro pour pallier à leur imprévu. Ainsi elle se prépara derrière la scène, accordant son luth, échauffant sa voix. Un public conséquent c’était rassemblé devant la scène et c’était bien normal. La ville étudiante débordée de curieux et les jeunes élèves assistaient souvent à des représentations et autres manifestations artistiques pour décompresser de leur cours, elle en avait elle-même fait l’expérience après tout et espéra secrètement ne pas croisé le regard inquisiteur d’un de ses anciens professeurs dans le public.

Un numéro de théâtre burlesque prit fin et ce fut son tour de montrer sur scène. Habituellement, elle prenait quelques secondes pour observer le public afin de déterminer à qui elle avait affaire pour mieux choisir un registre, mais cette fois, qu’importe le public, elle n’était inspiré que pas une mélancolie déconcertante. Ainsi elle se concentra sur son répertoire qui c’était considérablement assombris ces derniers jours, elle ne jouait alors que des chansons dont émanait un fatalisme bien triste car après tout, la fatalité est bien triste lorsqu’on la regarde en face. Il n’y a pas d’échappatoire, pas d’issue, pas de nouvelles directions à prendre. L’enfer est pavé de bonnes intentions et le paradis de mauvaises, comme on dit. Une dualité perpétuelle face à une fatalité inexorable. Il n’y a rien de plus difficile, dans ce monde, que d’être un être doué de sentiments et d’émotions. Elle le déplorait, mais les paroles de Nyx résonnaient dans sa tête et elle ne parvenait pas à les chasser. Alors elle composait avec cette inspiration nouvelle et austère. Armée de son luth et d’un tabouret, elle s’installa sur scène et fit glissait ses doigts sur les cordes de l’instrument, les faisant vibrer dans une mélodie harmonieuse et tragique. Le silence s’était fait dans le public et sa voix résonna de concert avec l’instrument, chantant la mélancolie d’un homme, la solitude d’une bête, la désillusion d’une jeune femme. Cette fois elle ne chantait pas les affects de ces inconnus à la vie palpitante, mais de simples questionnements déconcertant de banalité et pourtant si justement émouvants.

Les chansons se succédèrent, trois, quatre, jusqu’à cinq et la dernière note retentie tandis que sa voix s’était déjà évanoui contre les flots de la rivière. Elle laissa la corde de son luth vibrer jusqu’à ce qu’elle cesse entièrement de bouger avant de se redresser pour saluer la foule. Elle fut accueillie par des applaudissements et le regard circonspect du chef de la troupe qui s’attendait certainement à un répertoire plus léger. Mais elle ne prêta pas attention à son regard réprobateur et parcourra rapidement la foule des yeux en saluant pour s’assurer de son effet. Visiblement elle avait réussi à émouvoir son auditoire et c’était l’essentiel. Elle redescendit de scène et souhaita bonne chance au numéro de danse suivant tandis que le directeur de la troupe la rejoint. Bien que le ton de ses chansons était légèrement trop sérieux à son gout, il avait tout de même était impressionné par sa performance et lui proposa de faire un bout de chemin avec eux le temps que leur acrobate se rétablisse. C’était très tentant, une excellente occasion mais Danaän la refusa, trop attaché à son indépendance. Cette soirée lui avait tout de même fait gagner des contacts dans le milieu et rencontrer ces artistes lui avait redonné le sourire, c’était en effet une troupe très sympathique et soudée et cela faisait plaisir à voir. Peut-être qu’un jour elle changera d’avis, qui sait ? Elle aurait cela dit volontiers passé la soirée avec eux les entendre parlait de leur vie de vagabond s’ils n’avaient pas prévu de lever le camp après leur représentation pour prendre la route du nord le plus vite possible. Elle récupéra donc ça paye auprès du directeur et se frayer un chemin dans la foule alors que le numéro suivant avait débuté. Si elle ne voulait pas voyager avec eux, elle pouvait au moins regarder le reste de leur représentation. Elle chercha donc à se trouver une place pour admirait les danses des jeunes femmes de la troupe. La foule était dense et s’il elle voulait une chance de voir quelque chose, elle devait trouver une place en hauteur. Son luth sur les épaules elle sourit aux quelques félicitations qu’on lui adressait. Elle n’était plus très loin de son but quand son regard se posa sur une personne qu’elle ne s’attendait pas à voir. Elle sentit son cœur louper un battement et elle se stoppa devant lui en croisant son regard bicolore. « Nyx ? Je ne m’attendais pas à te voir ici.... ».  C’était le moins qu’on puisse dire. La dernière fois qu’ils s’étaient vus, les choses avaient pris une tournure inattendue et dangereuse. Des questions fusèrent dans sa tête, mais qu’importe, elle l’avait vu, et lui aussi, il n’était plus question de se dérober. Il fallait bien que ce jour survienne après tout. Elle finit donc de s’avancer vers lui sans cacher sa surprise. « Qu’est-ce qui t’amène à Oxenfurt ? »  demanda-t-elle réellement intéressé par la réponse et passé la surprise, elle réalisa qu’elle était contente de le voir, il avait l’air en meilleur forme…


Little Bird
What a day to be Alive. What a day to realize i'm not dead. What a day to die trying ? What a wonderful life now all aligned. What a day to say goodbye. Bring on the evening as I cry. What a day to give a damn ? What a day to start again.. × by lizzou.
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Race Race : Vampire Supérieur
Sam 4 Aoû - 18:20
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look the devil in the face and make it home safe. Revoir Danaän, par le biais du hasard ou de la coïncidence, te fit ramener des souvenirs de votre dernière entrevue qui s’était finie sur un ton morne, plongé par la tristesse et l’amertume. Tu essayais toujours de trouver les mots pour ce qu’il s’était passé sous ton toit, ton contrôle t’ayant totalement échappé comme du sable entre tes doigts. C’était impossible à définir, les étincelles qui avaient brûlées entre vous deux lorsque ta faiblesse était la plus pesante, comme un marteau au-dessus de ton crâne alors que sa propre honnêteté se retournait contre elle. Ton masque fissuré avait laissé passer plus que ce que tu l’aurais voulu, sous le ton de la jeune femme, sous son insolence et son imprudence. Tu aurais pu la tuer, peut-être aurais-tu dû le faire ? Une voix, facétieuse, glissait dans ton esprit, te rappelant la nuit de cauchemar et de tourments qui avait suivi le départ de la barde. Elijah, tu perds le contrôle. Tu en étais conscient, tu te perdais dans le tourment de tes propres arguments, tu te perdais dans ta propre sollicitude et ta propre sécurité. Tu aurais dû la tuer, Elijah. C’est comme ça que nous réglons les problèmes, par la mort, par l’épée de Damoclès. Oui. Tu aurais dû, pour ta survie. Ta survie et ta préservation était compromise, tu avais tout en main pour le faire, tu n’avais qu’à déplacer ta main et tu aurais brisé son cou. Une mort rapide, indolore. Tu lui aurais offert une sépulture décente, chose que tu ne faisais à personne, à part ton frère. Mais tu ne l’avais pas fait. Tu es lâche Elijah. Tu l’as toujours été. Lorsque tu t’attaches, lorsque ta survie est en jeu, tu es lâche, tu perds ton contrôle. Tu. Es. Pathétique. Tu le savais, ô combien que oui. Ton esprit meurtri, tabassé par les coups, par la mort, par la solitude et la tristesse, tu étais ô combien lâche. Pathétique. Quand apprendras-tu Elijah ? Quand sauras-tu que pour ta survie, tous les coups sont bons ? Embrasse ton essence, ne la nie pas. Tu es fait pour le contrôle et la domination, pas pour la servitude et la lâcheté. Tant de phrases qui résonnaient dans ton crâne comme une litanie que seul toi pouvais entendre, prenant la voix rêche de ta mère pour te faire comprendre ô combien tu avais failli ce soir-là. Ton crâne avait été martelé par ses cris, par ses hurlements et par les murmures, provoqués par la haute dose de drogue que tu pris au départ de la barde. Elijah. Elijah. Elijah. Où es le féroce prince de la nuit, où es le guerrier aguerri de ses griffes et ses crocs. Où es-tu ? Perdu dans des souvenirs, comme un enfant. Tu t’es fourvoyé, tu es devenu faible, comme un humain. Tu n’es pas humain, tu es vampire, agis comme tel pour une fois. Lève l’étendard de ton essence, ne te renie pas, tu n’es pas digne de ses humains, Elijah. Elijah. Tu avais hurlé ce soir-là, ton cri mourant dans ta gorge sans qu’aucun son ne parvienne à s’y échapper, ton corps recroquevillé sur le sol froid de ta chambre, la lune éclairant chacune des gouttes de sang qui s’échappait de ta main et qui tâchait le sol. Ton corbeau t’observait, de son œil d’acier, te jugeait au travers des mondes. Tu voulais mourir, tu voulais rentrer chez toi, tu voulais vivre, mais tu ne voulais plus être vivant ici. Ton aura de douleur amena une vampire à ta porte, tard dans la nuit, Ruz Tan. Elle était de passage, tu le savais. Tu devais la rencontrer deux jours après, mais elle avait senti que ton monde s’écroulait et elle était venue sans même que tu l’appelles. Elle resta à tes côtés jusqu’à ce que le sommeil t’emmène et elle avait disparue à ton réveil, te laissant une bouteille de vin sur le pied du lit et une lettre t’obligeant à la rencontrer dans la journée. Comme un adolescent en crise, tu avais murmuré à ses oreilles, pourtant plus jeunes, de t’achever, de te laisser rejoindre ton plus gros crime, ta plus grosse erreur, celui que tu avais laissé mourir et que tu avais achevé. Elle avait refusée, refusant de commettre la même erreur que la tienne, te laissant méditer sur ta douleur. Accepte la douleur, elle deviendra alors ton alliée et tu n'en ressortiras que plus grand. Si tu en avais eu la force, tu aurais ris mais tu n’avais rien dit, te contentant d’être bercé jusqu’au sommeil. Un sommeil empli de cauchemars, dénué d’espoir et de rédemption. Tu étais meurtri, blessé à jamais. Non pas par la barde, mais par tout ce que ces discussions avaient fait ressurgir. La mort de ton frère, Lysandre, toujours aussi vive, la raison de ton pentacle sur le torse. L’erreur. Tu es un fratricide, Elijah. Même si tu pouvais revenir, tu serais bloqué ici. Aucun membre de ton clan ne te respectera, on te crachera dessus, on te violera et on te tuera jusqu’à ce que tu supplies d’être tué pour de bon. Tu as été déshonoré le jour où tu décidas d’arracher le cœur de ton frère, ta cicatrice prouve ton erreur mais est également la marque de ton exil à jamais. Tu marches sur les pavés des damnés, à jamais.

Te souvenir de toute cette mélancolie te fit grimacer tandis que tu reportais tes iris sur la jeune femme qui chantait sur l’estrade. Quelle fatalité. Cela te rappela les mots d’une voyante Nilfgaardienne, que tu avais consulté pour un travail, et qui t’avait doucement rappelée à la l’ordre sur la destinée de ce monde. Le hasard n'appartient pas à ce monde. Tout n'est que fatalité. Peut-être était-ce donc la fatalité que tu retrouves Danaän ce soir ? Tu n’en savais rien et quand bien même, tu ne cherchais pas à le savoir. La foule se mit subitement à applaudir, et dans un mimétisme de foule, tu fis la même chose, tandis que la soldat derrière toi sifflait et claquait ses deux mains gantés. Le concert était terminé, la troupe allait reprendre son spectacle habituel, probablement pour encore une heure ou deux. Tu ne savais pas si tu resterais jusqu’à la fin, non pas parce que ça ne t’intéresserait pas, mais faire le pied de grue n’était pas non plus ton fort. De plus, pour l’instant, personne à part le soldat, n’avait remarqué ta présence et ce n’était pas plus mal. Tu ne tenais pas à ce que l’on te reconnaisse ou que l’on te questionne sur la bicolorité de tes yeux. Même si cela paraissait incroyable, nombre étaient les enfants de Novigrad à te demander si c’était naturel ou si c’était la magie. Tu avais toujours envie de soupirer et de t’énerver contre eux. Cela dit, un coup d’œil à la foule et tu remarquas la barde qui venait vers toi, tes muscles se contractant subitement et ton visage se fermant, reprenant la stature froid qui t’allait si bien et qui te permettait d’avoir le contrôle sur toi-même. Pour combien de temps, tu ne le savais pas mais ça tiendrait le temps que ça pourrait. Tu pouvais t’échapper ici, la neutralité de la zone te donnait une forme d’avantage. Tu t’arrêtas de penser à ce genre de choses quand elle se retrouva face à toi. Tu haussas un sourcil à ses mots, croisant négligemment tes bras contre ta poitrine vêtue d’une chemise noire, ouverte en ‘V’ sur tes clavicules et la naissance de tes pectoraux. « Je ne m’attendais pas à te voir non plus. Je n’ai vu aucune affiche amenant ton concert à Oxenfurt. » Peut-être aurais-tu ainsi décidé de rester à la taverne, malgré les cris et les rires ? Tenter le diable était pourtant si intriguant et tu ne pouvais te résoudre à laisser passer ce genre d’opportunités, même si cela te coûtait à chaque fois. A sa question, tu te détendis très légèrement, laissant ton regard s’éloigné du sien pour observer l’horizon et les tourelles de Novigrad qui se dessinaient au loin. « Je suis ici à la demande du Roi des Mendiants, besoin de mon expertise pour un cas un peu délicat. Apparemment, je suis le seul doté de deux yeux et de quelques connaissances de légistes parmi ses hommes de confiance. » Tu répondis, avec un flegme non dissimulé ainsi qu’une froideur dans les arrières tons de ta voix, comme si tu essayais de l’éloigner de toi par ta froideur. Elle est têtue, Elijah. Tu crois vraiment que cette tactique facétieuse et pathétique va marcher ? Tu es pire que ce que tu crois. Tes sourcils se froncèrent tandis que la voix revenait, réminiscence de la dose de drogues que tu avais pris avant de partir pour la plage. Quelle idée. Tu aurais dû t’abstenir. « Et toi, que fais-tu là ? Je croyais que tu étais indépendante, pas du genre à t’attacher à des troupes qui.. visiblement.. Sont itinérantes. »  
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Race Race : Humaine
Dim 5 Aoû - 1:33
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Elijah Nyx Caedreach

Danaän
Peryite

「 Look the devil in the face and make it home safe 」
Au cours de l’après-midi passé en compagnie de la troupe, Danaän avait réussi à se changer les idées mais revoir Nyx la replongea dans son état de malaise permanent depuis cette nuit-là. Elle avait d’abord pensé qu’il semblait aller mieux avant de se souvenir bien vite que cette attitude froide n’était qu’un masque pour cacher sa vulnérabilité. Il n’allait certainement pas mieux et la culpabilité de la jeune femme s’abattit à nouveau sur elle comme une vague s’abat sur des algues, les ballottant dans un courant contre lequel elles ne peuvent rien. Ce qui s’était passé ne pouvait pas s’oublier et elle avait été naïve en pensant pouvoir y échapper l’espace d’une journée, échapper à ses états-d’âme. C’était peine perdue. Il n’avait pas vu d’affiche de son concert parce qu’il n’était pas prévu, il ne serait surement pas vu autrement, pourquoi aurait-il voulu revoir cette jeune femme stupide et trop curieuse pour son propre bien. À ses mots, elle baissa les yeux, gênée, désemparée. Elle ne savait pas bien si elle devait partir dans l’instant ou tenter d’amorcer un dialogue au risque qu’il tourne encore mal. Mais elle resta face à lui, poussait par un désir plus fort qu’elle. Elle retourna le regard vers la scène ou de belles danseuses effectuaient des pas gracieux au rythme d’une musique enjouée. Elle dégagea son visage des cheveux qui lui retomber sur les yeux pour tenter de se donner une contenance et occuper sa main qui n’allait pas tarder à trembler. Elle avait très vite épuisé les stocks de drogue qui lui restait après cette soirée, cherchant à inhiber ses émotions, assommer son esprit dans l’espoir de trouver le sommeil. Elle n’avait pas eu le cœur à se procurer de nouveau produit chez quelqu’un d’autre ainsi elle était à jeun depuis bien trop longtemps. Elle se retourna vers lui en entendant sa réponse. Après tout, que savait-elle réellement de ses activités en dehors de sa vente de drogue ? Elle aurait été bien incapable de prédire son déplacement dans la cité étudiante. Sa fuite était donc veine, le destin semblait s’amuser à les torturer en les confrontant l’un à l’autre une nouvelle fois. Elle réalisa que son trouble devait être parfaitement perceptible sur son visage éclairé par les braséros du port. Dans l’espoir de se ressaisir face à son ton froid et acerbe en affichant un léger sourire sur ses lèvres ne doutant pas un seul instant de ses talents de thanatopracteur. Mais son sourire, autant que ses yeux trahissaient ses émotions. Elle aurait voulu qu’il soit aimable, serein, mais il suintait d’une tristesse bien réelle. Elle tenta d’imaginer ce qu’avait pu être sa nuit après son départ, sa semaine, et elle ne pouvait qu’entrevoir sa détresse. Elle se rendit vite compte qu’il avait réenfilé ce masque qu’elle avait tant œuvré à briser et elle ne pouvait pas l’en blâmer. Mais au-delà de sa froideur, Danaän vit les sourcils de Nyx se froncer. Une nouvelle fois son cœur se serra, songeant qu’il pouvait déplorer sa présence et ses questions. C’était peut-être se donner trop d’importance… Le retour de sa question la surprise alors qu’elle était en train de se persuader qu’il était préférable de lui laisser en paix car il n’avait surement plus aucune envie de la voire. « Je le suis toujours, c’est un concours de circonstances. Il leur manquait un numéro, et j’étais dans le coin. » Dit-elle en tentant de donner un peu de vigueur à sa voix, sans succès. Un léger soupir s’échappa de ses lèvres alors qu’elle tentait de retrouver son assurance habituelle, dévastatrice, mais face à lui, tout effort était vain et elle était bien incapable de se cacher derrière des faux-semblants. Sa main retomba le long de son corps et son regard recroisa celui de Nyx. Elle ne suit pas réellement ce qui la poussa à faire cela, tout lui intimer de faire tout l’inverse, mais elle s’adossa près de lui contre la rambarde en brique pour regarder le spectacle. Peut-être que si leur regard ne se croisait pas les choses serait plus facile ? La nuit était très belle ce soir. Pas un nuage ne venait assombrir le ciel et la lune souveraine illuminé le ciel de sa morne lumière bleutée. Danaän avait toujours aimée observer le ciel lunaire, il avait quelque chose de fascinant mais aussi effrayant. La multitude d’étoiles, l’immensité de la voute céleste la ramener à sa triste condition de mortelle. Toute une vie d’aventures paraissait si dérisoire face à ces simples points scintillant dans un noir total et mystérieux. Elle ressentait toujours un vertige implacable en observant les étoiles et pourtant elle ne pouvait s’empêcher de le faire, comme hypnotisée. Comme si toutes ses choses qui devraient lui faire peur avaient le don de l’attirer inexorablement comme cela avait été le cas avec Nyx. La voilà donc de nouveau à côté de lui, mais le contexte était alors toute autre, entouré de cette foule venue se divertir et sous un ciel cette fois aussi calme qu’il pouvait l’être. Peut-être que cette fois les choses pouvaient être différente. Elle leva les yeux vers le ciel, tentant de retrouver son aplomb qui lui manquait cruellement depuis plusieurs jours. « La nuit est magnifique ce soir. » Elle avait envie de parler, envie de savoir ce qui se passait dans sa tête. Elle avait envie de connaitre l’étendue de son aversion à son égard mais cette fois les questions ne voulaient pas franchir la frontière de ses lèvres comme si elle ne se sentait plus le droit de les poser. Mais ce silence devenait lourd, pesant, plus qu’aucun autre silence bien qu’il soit ponctué de cette musique joyeuse. C’était bien la première fois de sa vie qu’un silence la mettait autant mal à l’aise. Elle finit par se décider à le briser, assez maladroitement elle devait bien l’avouer mais quitte à poser une question malséante qu’elle qu’elle soit, autant commencer par le début. « Comment vas-tu depuis… ? ». Mal, c’était certain. C’était une question stupide, mais elle voulait sincèrement connaitre la réponse. Qu’elle soit positive ou négative, elle ne pouvait que la plonger encore plus dans sa culpabilité. Le vampire pouvait lui dire que ce n’allait pas et elle n’aurait alors aucun moyen de faire en sorte que cela change. Il pouvait aussi lui dire que ça allait et se serait pire, elle ne le croirait pas et se sentirait d’autant plus mal qu’il ne soit pas sincère. Cette si simple question était comme un moyen de confirmer que sa cruelle culpabilité ne l'avait pas envahi pour rien, comme si elle cherchait à se flageller elle-même pour tous les mots qu'elle avait prononcés et tout les tourments qu’elle avait fait ressurgir. 


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Race Race : Vampire Supérieur
Dim 5 Aoû - 17:09
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look the devil in the face and make it home safe. Le confort de Ruz Tan, une rare amie vampire que tu avais dans ce monde, avait été d’un soulagement pour ton corps et ton esprit brisé. Bien sûr, Danaän n’avait rien brisé, juste faire ressurgir des choses que tu avais gardé enfoui depuis bien longtemps et que tu n’avais jamais voulu faire revenir. Tes suicides dataient d’avant ton arrivée à Novigrad, depuis tu n’avais jamais attenté à ta vie d’une quelconque manière, tu n’y songeais qu’à peine même. Celui dont tu te rappelais le plus clairement était à Cintra, après avoir tué ton frère, ton sang. Le doyen t’avait laissé une cicatrice marquante de cet évènement mais il avait également été celui à te ramener à la vie, pour te punir de tout ce que tu faisais, du mal que tu avais infligé à ta race. Tu étais allé près de là où il était trouvable, avant ton départ, et tu avais enfoncé un de tes kukris là où tu savais que tu ne pourrais survivre sans l’aide d’un vampire supérieur. Tu te souviens du visage du doyen, marqué par la vieillesse et la guerre, au-dessus de ton propre visage tandis que tu cherchais de l’air, sa main porté sur ta poitrine, la dague en main, te ramenant en vie. Il laissa la dague enfoncée dans le sable avant de disparaître, te soufflant de partir et d’affronter la vie comme elle était. Tu n’avais pas le droit de mourir. Sans le savoir, le vampire qui te sauva la vie ce jour-là te bannit à une vie d’errance et de désarroi, de tristesse et de remords, t’exila, t’enleva ton appartenance à ton clan bien que tu la gardais sur ta peau. Tu avais compris son geste, et au-delà de cela, tu avais compris ses mots, t’obligeant à partir sur les routes, tuant des êtres humains qui en voulaient à ta peau. Personne n’arrivait à ta cheville en terme de combat, mais le pire était ta petite sœur, celle que tu connaissais était une guerrière imbattable, du moins, dans les souvenirs que tu avais encore d’elle. Elle était fière, et tu savais qu’à ta place, elle était une meneuse née. Ce jour là, quand tu achevas Lysandre, tu aurais voulu qu’elle soit là, qu’elle t’achève aussi même si tu savais au fond de toi qu’elle ne l’aurait pas fait. Mais cette semaine qui s’écoula aussi lentement que le reste de ta vie te poussa à aller voir ta sœur, à l’étreindre comme jamais, à souffler des mots doux à cette petite Nyleen qui, il y a quatre cent ans, dormait encore dans tes bras. Tu ne pouvais plus le faire aujourd’hui, mais ça ne t’empêchait pas d’aller la voir pour trouver le réconfort que personne d’autre ne pouvait te donner par n’importe quel moyen. Elle était ton sang et ta chair, surtout lorsqu’elle t’annonça la mort de votre mère, décédée de douleur en te voyant partir, quelques siècles après. Des mots de ta sœur, elle attendait tous les jours qu’une porte s’ouvre pour que tu reviennes, mais jamais, jamais tu ne revins. La preuve, tu étais là. Le dernier souvenir que tu avais de ta mère était cette femme aux yeux émeraude, observant ses enfants avec amour et tendresse, berçant Nyleen et te disputant pour tes bêtises. Pendant cette semaine, tu partis voir une oniromancienne, te laissant emporter dans le monde des rêves pour y redécouvrir ta vie passée, autrement que par le biais de la drogue. Tu te laissas aller dans les effluves d’un monde, redécouvrant des images que tu connaissant tant. Une expérience qui te laissa en larmes, roulé en boule dans un coin de la pièce, la magicienne tout aussi perturbée que toi à la vision de ses images. Tu n’étais plus que l’ombre de toi-même, elle l’avait bien compris, tout comme Danaän en un certain sens. Elijah n’était plus qu’une ombre, dépérissant depuis la mort de ton frère, depuis son meurtre, perpétué par les mêmes mains qui caressaient et tuaient sans arrêt. Revoir Danaän, c’était exposé à nouveau les blessures qu’elle avait rouvertes sans le vouloir. Tu ne savais pas si une amitié avec cette femme était possible, c’était probablement possible, peut-être que tu trouverais la confidence dans son amitié. Mais tu ne la pousserais jamais au-delà, et tu ne savais pas si tu pourrais un jour tout lui confier. Et puis, si elle voulait tant savoir, elle n’avait qu’à aller voir une oniromancienne, son passé serait dévoiler par des souvenirs, par des bribes d’éléments importants rattachés à ton esprit vagabond.

Tu te sortis de ta transe en posant ton regard sur la jeune femme, le gardant froid et sans appel. Tu ne pensais pas qu’après la dernière soirée, elle serait venue vers toi. Vous vous étiez assassinez d’appel en appel, rendant coups pour coups. Tu étais habitué, mais l’était-elle ? Le sang appelle le sang, la vengeance appelle la vengeance, c’était quelque chose de commun dans ton univers mais l’était-ce pour le sien ? Tu ne savais pas, mais elle savait se défendre, elle savait mordre. A sa réponse, tu humas doucement, ton regard se détournant pour observer la scène où un nouveau spectacle se jouait. « Je vois. Cela ne t’as jamais intéressée de travailler au sein d’une troupe ? En quelque sorte, cela permettrait à ta carrière de rebondir, ou te plonger, c’est à double tranchant. » Cela dit, tu savais aussi à quel point la jeune femme était attachée à sa liberté. Tu la regardas s’installer à côté de toi contre la rambarde de briques. Tu demeurais silencieux, observant la foule et les acteurs qui se mettaient en scène. Cet univers fascinant du théâtre où on se moquait de ceux portant un masque tout en portant un, c’était illusoire, tout n’était qu’illusion dans ce monde de toute façon. Ton aversion était de plus en plus creusée, prenant racine là où ton âme torturée hurlait d’être libérée. Personne ne pouvait la sauver, pas même ton masque. Ta sœur le voyait dans tes yeux que tu n’étais plus que l’ombre de celui qu’elle avait connu. Elle te l’avait dit. Elle avait peur de poser les questions, peur de s’approcher de toi car tu étais devenu encore plus imprévisible qu’à l’époque. Tu redoutais toi-même de t’approcher d’elle, de peur de lui faire du mal, inconsciemment. Chaque chose que tu touchais devenait corrompue, ton toucher maudit comme ton âme finalement. Aux mots de la barde, ton regard se leva en direction du ciel, observant les constellations, si différentes et si similaires à ton monde. Ce n’était pas apaisant pour toi, c’était l’étendu d’un univers que personne n’osait observer de trop près. Un mage, Xarthisius, un mage et un astrologue t’avait longuement parlé de ces étoiles, de ces constellations, lorsque tu étais à Nilfgaard. Une rencontre fortuite, imprévue et pourtant assez agréable. Il t’apprit les étoiles qu’il fallait chercher pour se repérer, comment reconnaître une constellation d’une autre. « J’ai connu un mage qui s’intéressait à l’astronomie, l’étude des astres. Il était diseur de bonne aventure aussi. Il disait toujours que l’on pouvait trouver son future dans les astres, même si les cartes étaient souvent de meilleurs augures, selon ses dires. Il trouvait dans les étoiles un attrait particulier, probablement à cause de l’inconnu. Il nommait des constellations d’étoiles, les dessinait. Sa maison ressemblait plus à une nébuleuse d’étoiles qu’à une demeure de mage. » Tu soufflas, te rappelant avec un petit sourire la fois où le mage t’avait disputé car tu avais marché sur une page qui contenait ses dernières transcriptions astronomiques. Il avait failli te virer de chez lui à coup de canne face à ton insolence. C’était un homme fort sympathique. Tu te demandais si il était toujours en vie aujourd’hui. Trois cent ans plus tard. Tu n’avais jamais osé lui envoyer une lettre, de peur de ne jamais recevoir de réponse car tu étais un nuisible. Malgré son peu d’intérêt pour les monstres, il avait deviné que tu n’étais pas d’ici, un peu comme Danaän qui même sans l’avouer, savait que tu n’étais pas de ce monde. Xarthisius le savait grâce à la fortune, Danaän grâce aux indices que tu avais inconsciemment laissé. La question de cette dernière te prit un peu par surprise et tu fixas ton regard sur elle. Tu pris un instant pour réfléchir à la question, si simple soit-elle. Tu allais bien en soit. La soirée t’avait ébranlé mais tu avais repris le dessus et tu te sentais bien. Ton corps allait bien malgré les coups infligés, ton esprit était toujours tumultueux mais c’était une récurrence. « Je me porte bien, je te remercie. Les affaires sont plutôt fleurissantes en ce moment, j’en profite allègrement. Et toi ? Comment vas-tu ? » Tu étais sincère, tu prenais la question au pied de la lettre, n’essayant pas de la faire culpabiliser ni même de la dédouaner pour ce qu’il s’était passé. Tu avais tourné la page. Ce qu’il s’était passé n’avait que rouvert de vieilles blessures, n’en avait pas foncièrement créer des nouvelles et en cela, tu allais bien.
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Relieve the pain in the night
And I'm so high I'm numb, Living fast, I'm lapping 'em liquor, drugs, and sex addiction, I'm all of 'em wrapped in one. Stay in control up until you spiral out of it, living fast as freeways, I ain't slept in three days, making money three ways, keep on running these plays.× by lizzou.
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Lun 6 Aoû - 0:58
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Elijah Nyx Caedreach

Danaän
Peryite

「 Look the devil in the face and make it home safe 」
Danaän n’était pas revenu très souvent dans la cité étudiante, ne dépassant que rarement sa maison en bordure de forêt. De manière générale, elle tentait d’éviter les lieux faisant ressurgir trop de souvenirs. Ces souvenirs n’étaient pas tristes, loin de là, elle avait vécu une très belle vie avec Luther, heureuse et parcouru d’aventure palpitante. Mais ses souvenirs étaient devenus amers et se replonger dans cette vie ne lui faisaient que se rappeler à quel point maintenant elle était seule. Mais après la soirée avec Nyx, elle s’était dit que se remémorer son enfance lui apporterait un peu de réconfort, il n’en fut rien. Elle était seule et rien ne semblait présager que cela allait changer. Jusqu’à présent, elle n’avait pas eu de mal à vivre avec sa solitude, il avait toujours été simple d’aller vers les autres, certes elle n’avait aucun proche, mais elle avait de nombreuses connaissances et lorsqu’elle avait besoin de compagnie, rien de plus facile, un sourire, un regard doux et elle obtenait ce qu’elle voulait. Mais depuis une semaine, toutes ses certitudes s’étaient écroulées. Elle n’avait pas honte de ce qu’elle était ? Et si elle le devait ? Elle pouvait vivre avec sa solitude ? Et si jusqu’à présent elle n’avait fait que la fuir pour ne pas se retrouver en tête à tête avec elle-même ? Autant de questions qui lui vrillaient l’esprit et l’empêcher de dormir. Aucune autre rencontre ne l’avait mis face à ses contradictions avant celle-ci. Pour la première fois de son existence, elle se demanda ce que pouvait être sa vie avant son amnésie. Elle n’avait certainement rien d’extraordinaire, mais elle avait eu l’audace de dire qu’on ne pouvait jamais aller à l’encontre de ses origines, qu’elle finissait toujours par ressurgir, mais d’où venait-elle vraiment ? Est-ce finalement si important. La nature d’une personne, ses origines, au final tout cela n’as aucune importance. Tout ce qui compte c’est la personne que l’on souhaite devenir. Et elle, elle ne voulait plus être seule, elle ne voulait plus revivre la soudaine désillusion de n’être pas infaillible. Elle voulait être confrontée à quelqu’un capable de la révéler à ses propres yeux pour qu’elle retrouve sa force et qu’elle accepte ses nouvelles faiblesses.

Elle n’aurait jamais pensé revoir Nyx aussi rapidement. Mais elle avait croisé son regard en tombant nez à nez avec lui, il n’était alors pas question de reculer, qu’importe son masque froid et distant. La jeune femme avait l’habitude de percer les gens à jour, de les analyser pour les cerner, les connaitre sans qu’ils aient besoin de parler, mais elle n’avait alors jamais appris autant sur elle-même en dévoilant quelqu’un d’autre. C’était déroutant et pourtant, Danaän pressentait que c’était nécessaire, comme si elle pouvait maintenant apprendre à vivre avec elle-même sans se fourvoyer sur sa propre honnêteté. Une nouvelle fois Nyx lui répondit. C’était encourageant et un léger sourire se posa de nouveau sur ses lèvres. « Travailler au sein d’une troupe pourrait être tentant, celle-ci est très accueillante …. Mais je tiens à me faire un nom par moi-même et je n’ai pas envie qu’on me dise de quoi parler dans mes chansons. Je préfère rester indépendante, garder mon identité. » Danaän observait le spectacle, c’était un monde qu’elle connaissait bien mais étrangement, elle était toujours resté en marge de celui-ci. Voyager seule, tuer, voler dans son temps libre et se passionner pour les monstres déversés par les conjonctions n’aidait pas à s’intégrer dans cet univers. Mais elle voulait en faire partie, à sa manière cela dit. Sans tromperie, sans faste, avec la simplicité d’une musique et d’un poème qui pourraient trouver une résonance en chacun. Elle voulait garder son indépendance parce qu’elle pouvait rester elle-même. Son regard toujours plongé dans les étoiles, elle écoutait les paroles de Nyx. Étrangement, elle ressentit une certaine satisfaction à entendre à nouveau sa voix dans des tirades intéressantes, comme si inconsciemment, elle avait eu peur de ne plus jamais en avoir l’occasion. « Ça devait être un personnage intéressant ton mage. » Dit-elle dans un sourire. « J’observe souvent les étoiles, le ciel lunaire est bien plus beau à mon sens. Mais je n’aurais jamais envie de les cartographier, certaines choses sont plus belles avec leurs mystères sans doute. » Elle se stoppa en se disant que c’était une opinion qu’elle ne pouvait associer qu’aux étoiles n’ayant pas permis Nyx de garder les siens de mystères. Elle n'aurait surement pas parlé ainsi il y encore quelques temps, mais Nyx lui avait bien fait comprendre qu'il était vain pour une mortelle de chercher à tout connaitre, elle devait bien faire un choix. C’était peut-être contradictoire, mais elle vouait sa vie à défaire les mystères des hommes et de leurs émotions, pas de toutes ses choses bien trop loin pour être touchées, mais simplement entrevue. Danaän voulait garder les pieds sur terre se cantonner à des choses qu’elle pouvait voir, toucher, ressentir. Les étoiles étaient simplement belles à observer. « On pourrait voir le futur dans les astres hein ? Je trouve simplement qu’on se sent tellement insignifiants en les regardant. Comme si la vacuité de ce ciel infini nous renvoyé celle de notre existence. » Elle se tue, réalisant qu’elle s’apprêter encore à parler de choses bien plus grande qu’elle et ce n’était surement pas une bonne idée. Son regard se posa sur Nyx l’espace d’un instant avant de se replonger dans les étoiles. « J’imagine que tu as rencontré énormément de personne fascinante dans ta vie »dit-elle sous-entendant innocemment que la longévité des vampires leur permettait d’avoir ce qu’elle n’aurait jamais, l’occasion de tout voir, de tout connaître.

Durant la soirée qu’ils avaient passée, Danaän avait entrevu les tourments de cet homme, elle avait pu apercevoir le poids de son lourd passé, le poids de ses erreurs de ses doutes. Elle ne pouvait pas savoir de quoi il s’agissait, mais elle avait pu voir leurs conséquences et elle désirait sincèrement s’enquérir de son état. Elle sentit alors son regard sur elle, lui arrachant un frisson. Son regard puissant, violent l’avait hanté pendant une semaine et elle n’était pas préparée à être sous son joug aussi vite. Elle ne cessait de le voir, se remémorant ses moments où ils étaient si proches, sa colère, sa rage, mais aussi sa tristesse et sa fatigue. Dès qu’elle fermait les yeux elle voyait son fascinant regard bicolore. Cela la rongeait et elle sentait encore parfois sa main autour de son cou. Cette prise mortelle par laquelle il n’aurait pas l’achever d’un geste. Elle aurait compris qu’il le fasse. Pour sa sécurité, son plaisir ou encore pour la punir de son attrait pour sa dangerosité. Elle attendit patiemment sa réponse et tourna le regard vers lui en l’entendant. Il se portait bien donc. Elle l’observa, essayant de déceler un éventuel mensonge, mais elle ne vit rien de tel, peut-être était-il sincère, il était certainement plus solide qu’elle après tout. Elle ne connaissait pas son âge mais elle se doutait que de nombreuses années avaient pu forger son caractère. « Contente que tes affaires se portent bien » dit-elle gentiment se disant que les morts et les camés ne devaient pas manquer dans ce monde décadent. « Et que toi aussi… » Ajouta-t-elle tout aussi sincère « Je fais aller, je trouve difficilement l’envie de chanter ces derniers jours, c’est mon premier concert depuis plus d’une semaine. » Elle n’avait pas envie de mentir, elle n’en avait jamais eu envie. Peut-être que lui non plus ne mentait pas, elle voulait le croire. Il n’avait pas attendu de la connaitre pour apprendre à vivre avec ses tourments après tout. Ses tourments… Sa détresse la hantait depuis qu’elle l’avait entrevu. Elle ne savait pas s’il était possible de les soulager, mais elle aurait voulu trouver un moyen. C’était étrange, après tout que savait-elle réellement de lui ? Que savait-il d’elle ? Pourquoi aurait-elle voulu s’impliquer dans sa vie ? Par culpabilité ? En réalité non, s’il avait réellement des rancunes envers elle, lui aurait-il rendu ses questions ? Serait-il resté adossé à cette rambarde en voyant que c’était elle qui chantait ? Ne l’aurait-il pas tué quand il en avait l’occasion ? Non si elle avait autant envie de soulager sa conscience qui semblait si lourde, c’était par empathie, parce que cet homme avait réussi à la toucher plus que n’importe qui auparavant et parce qu’elle aussi avait réussi à l’atteindre. Elle voulait lui venir en aide et non plus l’accabler de ses remords. Elle voulait tenter de le comprendre, de voir au-delà du monstre qu’il semblait être. Elle voulait qu’il réussisse à se voir au travers de ses yeux à elle, comme elle le voyait. Comme un homme qui luttait contre ses souvenirs, ses faiblesses, sa nature et qui faisait alors preuve d’une force qu’elle serait bien incapable d’avoir.


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Race Race : Vampire Supérieur
Lun 6 Aoû - 23:16
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look the devil in the face and make it home safe.
La conversation sur la troupe te fit lever un léger sourcil avant d’esquisser un maigre sourcil. « Je comprends. Une forme de fierté somme toute humaine à réussir seul plutôt qu’avec l’aide d’autre, c’est louable, je dois dire. Cela dit, que serait Maître Jaskier sans sieur Geralt de Riv ? Ces chansons n’auraient probablement pas eu le même succès si ce n’est pour le succès du sorceleur. Ou était-ce l’inverse ? » Au cours de ta longue vie, tu avais failli croiser le chemin du dit sorceleur. Tu avais croisé le chemin de son ami vampire, Regis, ainsi que de Maître Jaskier. Tu n’avais cependant jamais interféré avec leur aventure, l’observant de loin quand ils étaient non loin de ta zone, un sorceleur se repérant facilement. C’était assez fascinant à voir, en plus des déformations faites par le barde aux égards de son ami sorceleur qui parfois, semblait si ennuyé à l’idée d’être encore loué dans une chanson que c’était risible. De drôles de personnages, cela allait sans dire.

Il t’était arrivé, à de nombreuses reprises, à ton arrivée dans ce monde, d’observer le ciel en quête d’une ressemblance avec ton monde. Tu étais curieux, on t’avait appris à chercher les étoiles dans ton monde si jamais tu venais à être perdu, on t’avait appris quelles constellations cherchées pour séduire une femme ou un homme, quelles constellations te guideraient vers chez toi. Une douche froide te tomba dessus lorsque tu levas les yeux, la première nuit, vers le ciel et que toutes les constellations étaient différentes. Une planète géante trônant au centre même du voile stellaire, une planète que tu appris plus tard être la lune, l’astre de la nuit. Mais tout était si différent, la voie lactée était encore plus dense que dans ton monde, dévoilant des milliards d’étoiles toute si différentes de celles que tu connaissais. Tu aurais pu avoir le loisir d’apprendre à les connaître mais elles te rappelaient seulement encore plus à quel point tu étais loin de chez toi, à quel point ce monde était différent. Aujourd’hui, tu les regardais avec curiosité, méfiance et une pointe de dédain pour ces astres qui t’étaient si différents, qui te trompaient par leur luminosité à travers le voile nocturne. Néanmoins, tu ne pouvais t’empêcher de trouver le ciel si beau, si calme, dispersé par ses étoiles inconnues dont les noms variaient de pays en pays, de croyances en croyances. Il y avait une certaine sérénité qui s’en dégageait, comme si l’on contemplait un tableau qui nous touchait tout particulière, ou qu’une musique venait nous plonger dans la transe de la curiosité. Tu sentais le poids de ses étoiles sur toi, le poids des civilisations et des âges qui s’étaient succédées sous ce ciel étoilé ; si vaste, si dense, si curieux. Tant à apprendre et tant à chérir de ses étoiles, tant à comprendre de ses astres lumineux dont la nature demeurait un véritable mystère. Xarthisius t’avait suffisamment apprit pour que tu puisses te repérer grâce à elle, mais pas suffisamment pour que tu les apprécies et les connaisse autant que lui. C’était un personnage que tu avais étiqueté de fascinant, de très légèrement dérangé mais de fascinant néanmoins. Il avait une personnalité très particulière, que peu appréciait car il était honnête, parlait beaucoup, expliquait énormément et jurait comme s’il n’était pas mage mais paysan. C’était un homme particulier, que tu regrettas beaucoup lorsque tu dû quitter l’empire de Nilfgaard. Tu avais vu en cet homme un ami, un père et un mentor ; le premier à t’avoir accepté comme tu es, statufiant que tu n’y pouvais rien d’être ici et que ce n’était pas à lui de venir hurler sur toutes les proliférations magiques qui se déversaient dans ce monde. Il partait du principe que tant qu’on ne lui faisait pas de mal directement, il n’avait pas de raisons de détester. Il était incroyablement juste pour quelqu’un de si fière et si prompt à sauver son égo plus qu’autre chose mais tu appréciais la compagnie qu’il t’apportait tandis que tu dormais parfois dans son grenier. Il garda, de toi, une pierre que tu avais de ton ancien monde. Tu savais qu’il avait lorgné dessus dès le moment où tu étais entré chez lui, attachée en pendentif autour de ton cou, scintillant comme une étoile. Tu le lui avais laissé, à ton départ brusque de la capitale. Tu ne pouvais pas prendre le risque qu’il soit attaqué ou prit en proie par tes paires, alors tu ne lui avais rien dit de ton départ, disparaissant dans la nature comme dans les mémoires comme si tu n’avais existé. C’était peut-être mieux comme ça. Tu avais pensé, lorsque personne ne chercha à te retrouver. Ce mage avait été beaucoup pour toi et pourtant, tu avais disparu comme si votre relation n’avait été que du vent. Peut-être l’était-ce pour le mage. Mais tu espérais, au fond de toi, que le mage avait porté ton pendentif jusqu’à son dernier soupir, s’il l’avait soufflé. Tu ferais jouer de tes contacts pour en savoir plus sur le destin du vieil homme qui, encore aujourd’hui, près de celle qui t’avait arraché des cicatrices enfouies, t’arrachait un sourire au souvenir plutôt joyeux de conversations unilatérales. « Il l’était. Je ne sais pas si il est toujours en vie aujourd’hui, cela dit. Mais c’était un homme particulièrement jovial, curieux de tout et très honnête. Dieu qu’il jurait, aussi. On aurait cru avoir en face de soi un paysan plus qu’un mage de la haute société Nilfgaardienne. Il m’a appris énormément et je regrette un peu la façon dont j’ai dû le laisser pour partir de la capitale dorée. Mais c’était un homme bon, qui aurait offert à qui que ce soit la connaissance qu’il possédait sur les astres. » Tu répondis, amusé, te plongeant quelques instants dans le souvenir de son étude. Un bureau rempli de feuilles et de bougies, d’encre et de poussière, un encens qui brûle en permanence sur l’étagère, les oiseaux qui piaillent dans leur cage et le télescope, posé contre la fenêtre, entouré d’un amas de feuilles non déplaçables. Un grand fauteuil rouge, dans lequel tu étais généralement recroquevillé, à écouter ses histoires ou à lire les thèses que l’homme écrivait, apprenant la langue commune et le nilfgaardien au passage. Un mentor. Un ami. « Je suis d’accord. Cela dit, mon ami ne cartographiait pas les étoiles ni la voûte céleste. Il était curieux des constellations, de ce qu’elles pouvaient formées, à quoi elles se rapportaient dans ce monde. C’était une curiosité bien particulière. Il lui arrivait de cartographier, bien sûr, mais il dessinait plus qu’il ne cartographiait. » Tu te souvenais d’une fois où l’homme avait voulu faire une escapade dans le désert, à l’occasion d’une pluie d’étoiles et tu l’avais suivis. Il faisait froid, le sable frappait de partout mais lorsque vous atteignirent le pic rocheux qui surplombait toute l’étendue de sable, le spectacle fut des plus magnifiques. Le mage était assis, avec son télescope, observant les plus éloignées tandis que tes yeux étaient face à un spectacle des plus inimaginables : des étoiles se mouvant au grès du voile nocturne. C’était un souvenir que tu chérissais si fort. Tu te souvenais d’avoir réciter, à la fin de la pluie astrale, une vieille prière de ton monde. Celle de la mort, celle amenant vers la suite du voyage, la fin du voyage, celle qui chantait les louanges de celui que ton peuple appelait l’homme des ténèbres. Celui que tu aurais pu devenir. « C’est certain. Je partage ton avis sur ce sujet. Cela dit, le mage voyait quelque chose que bien peu voyait. Il voyait le futur et la destruction dans les étoiles, le passé et l’espoir dans les astres et dans leurs mouvements. Comme je t’ai dit, une personne fascinante, quelque peu dérangée mais attachante. » Tu plaças tes mains dans ton dos, la tête penchée sur le côté avant d’esquisser un rare sourire aux mots de la jeune femme. « Pas tant, figure toi. Les gens fascinants ont le propre d’être rares et d’êtres discrets. Je suis tombé sur ce mage par hasard, je suis resté avec lui par nécessité et par envie, et je l’ai quitté par obligation. Le peu d’autres personnages intéressants que j’ai pu trouver n’ont été que des connaissances de passage, des mirages dans les dunes de la vie. Mais elles étaient rares. On apprend à ne pas faire confiance si vite et à ne pas trop se dévoiler. J’ai eu de la chance avec ce mage. » Tu soufflas, te rappelant d’avoir un jour croisé le chemin d’un mage, intéressé par la nécromancie, qui avait une dent contre les vampires et qui n’hésita pas à presque te tuer en se rendant compte de ce que tu étais. Tu ne savais pas encore te protéger. « Nous avons de nombreuses prières pour ce genre de connaissances, celles que l’on doit garder et celles que l’on doit oublier, comme des mirages. » Tu rajoutas, finalement.

Tu n’essayais qu’à peine de cacher ta nature, maintenant. De toute façon, elle savait, à quoi bon essayer de camoufler que tu avais vécu bien plus longtemps qu’un mage pouvait peut-être espérer ? Seuls les très bons et grands mages pouvaient espérés à une vie aussi longue que la vôtre, si on excluait les elfes. Mais tu t’en fichais presque maintenant. Tu serais presque près à lui conter une de ses fameuses prières, ces mots durs et sanglants qui rythmaient la vie des clans et des familles vampiriques. Elles n’étaient pas dédiées à des dieux ou des croyances stupides comme celles humaines mais à des grands vampires de votre monde. L’homme des ténèbres était un titre, à prendre dans la hiérarchie vampirique, celui de guider les morts vers la vie ou les vivants vers la mort, d’assurer le cycle. Un rôle difficile que chaque leader devait un jour prendre lorsqu’il prenait le titre de chef de clan. C’était ce qu’on voulait de toi, à l’époque. Tu ne savais même pas si tu le voulais véritablement, mais tu aurais été près à tout pour pouvoir le faire. Aujourd’hui, ce n’était qu’un mirage. Tu haussas les sourcils aux mots de la jeune femme. « Panne d’inspiration ? Ou serais-tu malade ? Je doute que ce soit ce dernier, j’ai trouvé ta voix bien en forme lors de ton concert. Qu’est-ce qui t’empêche de chanter ? » Tu demandas, une certaine sollicitude dans la voix tandis que tu t’éloignais doucement de la scène pour rejoindre le bord de la plage, plus éloigné des bruits et des chants avoisinants. Un peu de calme. Le juste silence, masqué par le mouvement des vagues claquant contre le sable, avalant quelques grains au passage.  
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Race Race : Humaine
Jeu 9 Aoû - 18:41
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Elijah Nyx Caedreach

Danaän
Peryite

「 Look the devil in the face and make it home safe 」
Les aventures de Geralt de Riv, Danaän les connaissait bien, elles avaient bercé sa jeunesse et l’inspiraient encore aujourd’hui, alors elle comprenait tristement les paroles de Nyx. « Malheureusement, nous n’avons pas tous la chance de connaitre quelqu’un touché par la providence. Et je pense que le succès de l’un est en partie dû au succès de l’autre. Ils font la paire… Peut-être aurais-je moi aussi la chance de rencontré quelqu’un à la destinée incroyable dont je pourrais me faire chroniqueuse, mais ce n’est pas encore le cas, alors je me contente de ma fierté somme toute humaine de réussir seul à me faire une place » Répondit la jeune femme en haussant les épaules, quelque peu fataliste. Pour l’instant la barde bénéficier d’une notoriété toute relative, plus connu dans les tavernes graveleuses que dans les cours. Elle était plus connue dans la contrée de Velen que dans le reste du territoire. Elle avait donné quelques concerts à Tretogore, Ard Carraigh, Kovir ainsi que quelques capitales plus au sud et dans le duché de Toussaint, mais son but n’était pas encore atteint. Nyx avait peut-être raison, peut-être serait-il plus simple de se faire un nom au sein d’une troupe ? Mais elle s’y refusait toujours pensant qu’il serait tout aussi difficile de se débarrasser de l’image d’une troupe que de se faire un nom seul.

Sa vision des étoiles, elle la devait à Luther, comme beaucoup d’autres d’ailleurs. Elle se souvenait encore de la première fois qu’ils avaient abordé le sujet, un souvenir impérissable qui lui revient en mémoire des que son regard se porte sur le ciel étoilé. C’était une soirée de bivouac dans une clairière, elle ne devait pas encore avoir dix ans et cela ne faisait que quelques semaines qu’elle avait retrouvé Luther pour ne plus le lâcher. Elle avait remarqué qu’il s’allongeait toujours sur le dos à distance raisonnable du feu et qu’il fixait le ciel lorsqu’il était dégagé sans jamais dire un mot. La petite l’avait d’abord observé, essayant de comprendre ce qu’il pouvait bien regarder. Elle avait fini par s’allonger près de lui et elle comprit tout de suite ou l’esprit du sorceleur vagabonder durant ses heures de silence. Au milieu de la canopée, une percée donnait une vue imprenable sur le ciel. La gamine observa l’étendue obscure parsemée d’étoile et c’est à ce moment qu’elle ressentit un tel vertige enivrant. Elle avait l’impression de voir le monde tourner, de tomber vers ce ciel inaccessible. Elle avait alors tenté de faire comprendre à Luther qu’elle voulait connaitre le nom de ses étoiles. Sa voix n’était pas encore revenu mais le sorceleur et elle avait fini par se comprendre sans avoir besoin de mot. Il lui avait alors répondu qu’il n’en savait rien, qu’il n’avait jamais cherché à le savoir, qu’elles étaient belles et que c’était tout ce qui importait. Il aimait leur manière de rappeler aux habitants de ce monde que tout était éphémère, même elles et qu’il ne fallait pas se donner trop d’importance alors que nos existences étaient bien dérisoires quand bien même on serait roi ou reine. Tout le monde est égal devant ce ciel parce qu’il doit être bien difficile de voir une quelque différence entre les hommes vus d’en haut. Depuis cette soirée, Danaän s’allonger toujours à coté de Luther et tous deux fixait les étoiles en se souvenant qu’il n’était rien mais que cela n’avait aucune importance tant qu’il comptait pour quelqu’un. En grandissant, les étoiles furent alors bien la seule chose dont elle ne chercha pas à percer le mystère, elle se contentait de les contempler tel qu’elles étaient, comme des phares dans la nuit pour guider les êtres perdus et comme un rappelle constant à notre mortalité et notre insignifiance. Danäan tourna le regarde vers Nyx tendit qu’il parlait de son mage. Il affichait un sourire à l’évocation de cette personne et la jeune femme crut desseller une pointe de nostalgie dans sa voix. Était-ce une personne à laquelle il tenait ? Au vu du portrait qu’il dressait de lui, c’était probable, voire certain. Danaän sentit subitement son cœur se réchauffer, entrevoir un souvenir joyeux de la vie du vampire qui semblait avoir vécu une existence éprouvante, la rassura d’un certain point de vue, comme si tout n’était finalement pas si triste dans ses souvenirs. Elle sourit en reportant son attention sur la scène, cette fois elle lui avait fait évoquer un souvenir positif et c’était mieux ainsi. En l’entendant parlait, elle se dit que le portait du mage ressemblait au portrait qu’on aurait pu dresser d’elle, à la différence qu’elle n’était pas une érudit et quelle n’était certainement pas fascinante comme il pouvait l’être. Ses connaissances à elles étaient sommes toutes très prosaïque et sa vision du monde celle d’une simple mortelle à l’espérance de vie bien courte, Nyx n’avait pas manqué de le lui rappeler. Elle jurait souvent lorsque l’alcool désinhibé son langage. Joviale, elle l’était, curieuse et honnête, surement trop, mais savante, elle en était loin. Elle comprit alors que Nyx ne pourrait surement jamais la voir comme l’une des personnes intéressantes ayant traversé sa surement très longue existence. Enfin, ce n’était pas une chose dont elle devait s’inquiéter, après tout, elle ne pouvait pas savoir à quoi il penser et ce qui pouvait penser d’elle quand bien même il l’intriguait tellement qu’elle aurait voulu le savoir. Mais l’évocation de la ridicule brièveté de sa vie lors de la précédente soirée qu’ils avaient passée à parler lui avait tout de même donné à réfléchir. Elle voulait connaitre le monde et ses mystères mais elle n’en aurait certainement pas le temps. Ce constat lui faisait peur. Elle avait souvent fait l’éloge de la beauté et de l’absurdité des actions humaines guidées par une peur de la mort et de l’oubli, mais voilà que maintenant, elle avait peur elle aussi. Elle l’écoutait Nyx parler de son mage, essayant de chasser ses nouvelles craintes de son esprit. Elle aimait la façon dont il parlait de lui, il s’en dégager une affection certaine et elle ne l’avait encore jamais entendu parler ainsi, faire l’éloge de quelqu’un. « J’espère un jour avoir la chance de rencontrer quelqu’un d’aussi fascinant que lui, mais tu as finalement raison comme c’est souvent le cas, les personnes fascinantes sont rares, à condition de chercher l’exceptionnel, sinon on peut trouver de l’intérêt dans n’importe quelle existence, aussi futile soit-elle. J’ai beau conter le destin hors du commun des quelques personnes qui ont bien voulu me le raconter, mais les vies simples trouvent aussi grâce à mes yeux. Il faut savoir toucher tout le monde et tout le monde ne se reconnaît pas dans les exploits d’un petit nombre. » Danaän était convaincu que Nyx faisait partie des rares personnes fascinantes qu’elle rencontrera au cours de sa courte vie, car si lui n’en avait pas rencontré beaucoup, que pouvait-elle bien espérer ? Finalement sa rencontre avec Nyx avait eu une triste influence sur sa manière de percevoir sa propre place dans ce monde. Danaän releva l’allusion aux prières que fit Nyx, comme si, d’une manière détournée, il avait prononcé les mots qu’elle avait refusés de dire. Oh les humains avait des prières, de nombreuses prières adressaient à des dieux tout aussi absents et invisibles les uns que les autres, mais aucune pour ce genre de connaissance. Elle eut alors envie de le questionner à ce sujet, elle entrouvrir les lèvres mais se ravisa bien vite, se disant qu’une foule n’était pas le meilleur endroit pour aborder ce genre de sujet. Elle l’avait forcé à s’exposer devant elle, elle n’allait pas le faire devant des centaines de personnes inconnues. Finalement, elle garda cette information, comme tous les autres, dans un coin de son esprit et la conversation se reporta très vite sur sa personne. « Non, je ne manque pas d’inspiration, ne t’en déplaise, tu m’as un peu aidé pour cela. Simplement, mes humeurs n’étaient pas en adéquation avec les émotions que je voulais transmettre, et quand le cœur n’y est pas, je préfère m’abstenir, question de sincérité. » Danaän imaginait que Nyx voyait de quoi elle parlait depuis la soirée qu’il avait passée à se confronter l’un à l’autre. Elle aimait l’honnêteté des émotions et aurait été bien incapable de les falsifier.

Une légère brise caressa la plage tandis que Nyx s’éloignait légèrement du bruit du spectacle. La jeune femme ferma les yeux un instant, humant l’air frai du soir. Elle suivit les mouvements de Nyx pour s’éloigner du brouhaha, le bruit des vagues recouvrant finalement légèrement la musique de l’orchestre. Pour la barde, le chant de la nature était sans conteste le plus beau de tous et les hommes ne pouvaient qu’espérer atteindre sa simple perfection sans jamais y parvenir.  Elle observa le vampire du coin de l’œil et il subsistait encore bon nombre de question à son sujet. Mais il en demeurait une qui l’avait tourmenté depuis cette soirée et elle se décida enfin à la poser. « Pourquoi ne m’a tu pas tuer quand tu en avais l’occasion ? » Sa question n’avait pas pour but de le juger, mais elle voulait réellement en connaitre la réponse. Elle aurait compris qu’il le fasse et elle ne lui en aurait pas voulu. Elle avait joué avec le feu, elle aurait été logique qu’elle s’y brule.


Little Bird
What a day to be Alive. What a day to realize i'm not dead. What a day to die trying ? What a wonderful life now all aligned. What a day to say goodbye. Bring on the evening as I cry. What a day to give a damn ? What a day to start again.. × by lizzou.
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Race Race : Vampire Supérieur
Jeu 9 Aoû - 22:15
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look the devil in the face and make it home safe.
Les aventures contées par Maître Jaskier, une épopée lyrique qui s’étendait sur des années de vie pour le sorceleur qui partageait ses proses. Le parangon de la coopération humaine sur bien des points, bien que difficilement confirmable quel e sorceleur ait été d’accord pour que toute ses histoires soient racontées un jour. Cela dit, Maître Jaskier en avait fait fi et avait décidé de raconter son histoire, qu’importe l’avis du sorceleur. C’était probablement l’amitié, l’amour platonique entre deux personnalités aussi conflictuelles que magiques. Si les nombreuses aventures féminines de Jaskier trouvaient leur nom dans des poèmes, c’était pourtant bien le sorceleur qui retenait toute l’attention de ses poèmes et de ses envolées lyriques. « Je ne pense pas qu’il faille rencontrer quelqu’un touché par la providence comme le fut Maître Sorceleur. Je pense que, comme pour l’amour, il faut rencontrer cette personne dont les futilités sont à bien des égards exemplaires aux yeux du contemplateur. Finalement, bien des aventures de Maître Sorceleur furent des plus banales pour un sorceleur de son gabarit. Il faut une muse, quelque chose ou quelqu’un qui inspire même dans ses défauts. Cela dit, la fierté humaine est une bonne chose, si elle n’est pas mise à mauvaise escient, ce qui je pense, n’est pas le cas dans ton cas. Tu n’es pas comme ceux qui usent de leur fierté pour répandre le défaitisme ou autres graines de malheur dans un monde déjà bien triste. Si on est tenté de croire à la providence, peut-être que tout ceci n’est qu’une rencontre fataliste te mettant face à ton destin ? Car comme pour les étoiles ou le monde, il te reste beaucoup à découvrir. » Tu soufflas, un petit sourire sur les lèvres. Tu t’amusais à titiller cette confiance que la jeune femme mettait tant en marche et que tu avais découvert n’être pas si infaillible le soir où elle t’avait mis à bout. Après tout, tu aimais converser avec elle, et si tu pouvais faire réfléchir quelques personnalités dans ton sillage, tu n’étais pas mécontent. La philosophie était une chose rare, tu n’en avais pas le don ni la prétention d’y connaître grandement, mais tu aimais à essayer de comprendre les rouages d’un monde qui ne tournait pas si rondement bien que ça.

Ton regard dressé vers étoiles, tu t’amusais presque à chercher les étoiles que tu connaissais et celles qui t’étaient encore inconnu, murmurant une prière mentale à cet homme dont le sort t’échappait encore par ton ignorance. Tu aurais aimé le retrouver, au moins une fois, pour pouvoir regarder les étoiles avec lui, assis sur le sable. Mais quand bien même il serait encore en vie, tu ne pouvais plus mettre les pieds à Nilfgaard sous peine de mettre ta vie dangereusement en péril, tu le savais très bien. Alors, quand il t’arrivait de regarder les astres lunaires et nocturnes, tu adressais toujours une prière silencieuse à celui qui t’avait considéré comme un être et non pas comme un monstre, qui te crachait dessus comme il crachait sur un humain à la moindre bourde. Celui qui, pourtant, t’avait pris avec lui pour une virée sous la voûte céleste dans la recherche d’une compagnie muette, sans avoir le besoin de demander, comme si toute discussion se passait par le corps et par l’esprit plus que par la voix. Tu te sentais petit face à cette voûte stellaire, et pourtant, tu n’avais pas de réel intérêt à comprendre le fonctionnement de cette partie de l’univers. Tu étais assez loin de l’intérêt phénoménale de ton ancien ami mage, mais tu étais curieux, mais pas suffisamment pour enfouir ton regard dans les bouquins concernant le sujet. Seulement, penser à Xarthisius était toujours gage d’une maigre douleur dans le fond de ta poitrine, la douleur de la nostalgie, du regret, de la honte. Tu avais vu en cet homme une figure paternelle qui te manquait terriblement à ton arrivée et, à l’époque, tu aurais tout donné pour que personne ne lui fasse de mal. Aujourd’hui, les choses étaient bien différentes et tu te demandais ce qu’il dirait de toi en te voyant. Oh, il te hurlerait dessus sur ô combien tu sens le sang et la mort mais il t’aurait probablement jeté quelques bouquins dans les bras en t’ordonnant de les ranger correctement dans la bibliothèque. C’était un drôle de monde, et tu espérais, silencieusement, qu’un jour, Danaän puisse expérimenter ce genre de rencontres : imprévues, qui s’étalent sur des années et qui se finissent sur la nostalgie. Tu faisais rarement l’éloge des personnalités que tu rencontrais, mais lui, il méritait un ouvrage rien que pour complimenter ses travaux qui étaient démentiels. « J’espère sincèrement pour toi aussi. Ce genre de rencontres te marque à vie, au fer blanc. C’est impossible d’oublier les paroles et les petits détails de ce genre de rencontre, et la trace laissée par ses personnalités demeure présente sur qui tu es dans le futur. Cela dit, chercher l’exceptionnel ne veut pas dire le trouver, c’est peut-être même l’inverse. Lorsque l’on trouve quelque chose que l’on considérait déjà comme exceptionnel avant de le connaître véritablement, les risques d’être déçus, d’être blessés sont terriblement plus grands. La simplicité de certaines personnalités est parfois plus intéressante que celles des exceptions. Et les exceptions sont parfois d’une banalité affligeante que tout leur charme s’effondre. Un homme n’est qu’un homme, malgré tous ses hauts faits. » Tu soufflas, silencieusement, repensant aux prières de ton monde pendant un court instant, essayant de mémoriser correctement chaque mot et sa prononciation. Tu vis, du coin de l’œil, que la jeune femme voulut relever ce que tu avais dit sur les prières et un vague sourire se posa sur tes lèvres en la voyant rebrousser chemin. L’une des rares fois où tu aurais été ravi de répondre, maintenant qu’elle savait véritablement en face de qui elle se trouvait. Tu étais toujours avide de parler de ton monde, de tout ce qui se découpait sous un œil nouveau, sous de nouvelles couleurs. Cela dit, une part de méfiance demeurait, tu ne pouvais pas tout dévoiler pour autant. A sa réponse, tu penchas légèrement ta tête sur le côté avant d’hocher doucement la tête. « Effectivement. Il est bien difficile, pour une femme honnête comme tu l’es, de chanter des émotions et des sentiments qui ne sont pas dans la ligne de tes émotions actuelles. Cela dit, je suis curieux de savoir en quoi j’ai bien pu t’aider ? Je suis loin d’être le sujet aux ballades, aux dernières nouvelles. » Un sourcil se haussa tandis que tu t’amusais légèrement des réactions de la jeune femme, touché au passage par la sincérité dont elle faisait encore une fois preuve.

Tes pas te guidèrent au-delà du spectacle, le bruit constant commençant à devenir assourdissant et vite ennuyeux pour tes oreilles malheureusement bien sensibles. Tu te rapprochas de la mer, trouvant un réconfort dans le bruit simple des vagues, dans la douceur de la brise marine et dans la sensation du sable sous tes bottes. Tu dépassas un peu la jeune femme, l’eau arrivant ainsi à tes chevilles tandis que sa question résonnait dans tes oreilles, brisant le silence ambiant. Tu te retournas lentement vers elle, tes yeux bicolores se posant véritablement sur elle pour la première fois depuis le début de votre conversation. Tu l’as regardas, pendant quelques secondes avant de te détourner d’elle, roulant tes manches et t’abaissant pour laisser tes doigts, dont tu avais ôté les gants et rangés dans tes poches, se plonger dans l’eau à la recherche de coquillages. « Premièrement, tu n’es pas un danger pour moi. Physiquement parlant, j’entends, et littéralement. Tu pourrais être bien des dangers, surtout pour moi. Cela dit, ce soir-là, tu n’aurais rien pu me faire, même avec toute la volonté du monde. Au mieux, tu te serais suffisamment approché de moi pour essayer de m’atteindre, au pire, mon corbeau se serait fait un malin plaisir de t’arracher les yeux avant que tu aies le temps de faire quoi que ce soit sur moi. » La cruelle vérité sur la nature de ton corbeau révélée : un gardien, venu d’un autre monde, veillant sur ton corps. Tu n’étais même pas sûr qu’il appartienne véritablement à ta sœur, il pourrait bien s’agir d’un espion pour un doyen, vérifiant que tu restes en vie. Tu n’en savais rien, et tu ne te questionnais pas plus sur le sujet. L’accord tacite entre toi et l’oiseau te convenait, tu n’avais pas besoin d’éléments concrets qui pouvaient probablement te déplaire plus qu’autre chose encore. « Secondement. Je ne tue que par nécessité ou par … Justice je dirais ? La nécessité étant expliquée par ma survie et la justice, dirons-nous, est surtout pour ceux qui trahissent le peu de confiance que j’ai pour eux et que je leur octroie. Je ne tue pas pour le simple plaisir de tuer, aussi grisant soit-il. Je ne me prétends pas dieu ou autre, je n’ai pas le pouvoir de juger qui mérite la mort ou non, quand bien même je suis provoqué ouvertement comme tu l’as fait. De même, ce n’est pas à moi d’annoncer ton salut, car la mort est un salut pour bien des âmes, dont la mienne. Tu es jeune, tu fais des erreurs et tu en feras encore, je n’ai pas à décider de ton sort, quand bien même j’en ai l’occasion. » Tu pris une pause, ramassant un coquillage qui était enfoui dans le sable, le sortant légèrement de l’eau, faisant glisser l’objet entre ton pouce et ton index, sentant les petites ondulations contre ton épiderme. « Et je n’avais pas envie de te tuer, Danaän. Au fond, j’en avais envie, mais qu’est-ce que j’aurais retiré de ta mort si ce n’est quelques secondes d’adrénaline et d’extase pure ? Rien. Ça aurait été une erreur de ma part. Je l’aurais probablement eu sur la conscience car quand bien même je trouve de l’extase dans l’acte, j’aurais eu une mort innocente, totalement arbitraire, basée sur l’instinct. Avoir l’occasion est une chose, avoir une raison, en est une autre. » Tu soufflas finalement, te redressant enfin, gardant le coquillage entre tes doigts, le faisant rouler d’un doigt à l’autre.
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Race Race : Humaine
Mer 15 Aoû - 15:07
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Elijah Nyx Caedreach

Danaän
Peryite

「 Look the devil in the face and make it home safe 」
Danaän c’était souvent demandé à quoi était dû le succès des poèmes de Maître Jaskier avant d’en arriver à la conclusion que les sorceleurs avaient depuis longtemps suscité un dégout et une curiosité chez bien des gens et que tout le monde a déjà était tenté par un voyeurisme mal sain. Mêler à cela des histoires de politique, d’amour et de prophétie et il était certain que Geralt de Riv allait faire l’objet d’intérêt dans tous les royaumes du nord bien malgré lui. Un sourire s’afficha sous le regard déconcerté de la jeune barde. Nyx avait le don de relever les emphases de son discours et ainsi mettre en lumière ses lacunes. Il semblait décidément mieux maitriser la rhétorique qu’elle et cela avait le don de l’exaspérer autant que de l’amuser. « Tu as peut-être raison, mais la notoriété du sorceleur était aussi due à son implication forcée dans les intrigues politiques. Il n’aurait peut-être pas suscité autant d’intérêt dans le cas contraire car la politique touche tout le monde directement ou indirectement. Et toutes ses mésaventures, à quoi serait-elle du si ce n’est à la providence ? L’enfant-surprise en étant la première manifestation. Mais j’aime assez ta manière de dire les choses, le tout étant de trouver quelqu’un dont l’existence même est déjà source d’inspiration, qu’importe son importance dans ce monde car il comblera notre propre curiosité et c’est là l’essentiel, mais alors le succès n’est pas certain. Mais j’aimerais que tu aies raison, que n’importe quel sujet arrive à captiver l’intérêt pour le plus grand nombre… Mais serais-tu en train d’insinuer que tu fais partie de mon destin Nyx ? » Une nouvelle fois, Danaän l’observa du coin de l’œil, elle se doutait qu’il devait avoir une bien piètre opinion de la chose au vu de ce qu’elle avait découvert, mais il s’amusait à tenter d’ébranler ses convictions et sa confiance alors peut-être est-ce une manière de se défendre, une provocation de plus.

Nyx parlait de son mage, cette personne qui avait marqué sa vie et habitait ses souvenirs encore aujourd’hui. Dans sa vie, la jeune femme n’avait rencontré qu’une seule personne qui avait eu un tel impacte sur elle. Luther était un homme grave et réfléchi, mais il ne faisait pas partie de ces personnes complexes, dures à cerner. Il était profondément humain et malgré toutes ses mutations et sa neutralité, il ne cachait pas ses émotions, il était agacé, énervé par maintes choses, il riait comme tout le monde aux blagues graveleuses, il avait des doutes et des incertitudes, mais il n’avait jamais cherché à résoudre les grandes questions de ce monde. Il se contentait de faire son travail, de jouer son rôle et Danaän ne pouvait pas le lui reprocher car bien qu’il ne soit peut-être pas fascinant pour la plupart des gens, il l’avait fasciné elle. Dans cette sincérité humaine, cette simplicité. Il n’était pas manipulateur, ne faisait pas d’actions retorses au but dissimulé derrière des faux-semblants. Il était simple et elle aimait cette simplicité. Elle nota la sollicitude de Nyx et cela la touchait. Peut-être qu’après tout, elle avait déjà rencontré cette personne, cette unique personne, qui l’avait marqué au fer blanc, car chacune de paroles de Luther résonnait encore dans son esprit de sa voix grave, caverneuse, chacun de ses gestes et de ses tocs. La manière qui avait de faire trois fois le tour d’une chambre d’auberge avant d’enfin s’allonger sur sa paillasse. Sa manière d’aiguiser son épée tous les soirs alors que cette dernière l’était déjà parfaitement affutée, mais c’était une habitude dont il n’arrivait pas à se défaire et même si la plupart du temps aucune limaille ne tomber de l’arme, il l’entrainait tout de même tous les soirs. Les silences qu’il marquait avant chacune de ses phrases lorsqu’il s’adressait à un client pour montrer son autorité et son sérieux. Le sourire monstrueux qui faisait ressortir les cicatrices de son visage et son rire tonitruant suivit du bruit sourd de son bock retombant lourdement sur la table laissant giclait quelques gouttes de bière. La manière qu’il avait de passer ses mains dans ses cheveux gris et de se gratter la tête quand il croisait une femme au décolleté affriolant et qu’il voulait cacher sa gêne. La manière qu’il avait de la rappeler à l’ordre quand elle faisait une bêtise et qu’il s’embrouillait dans ses propres remontrances pour au final lui donner une tape derrière la tête, signifiant que tout était oublié. La froideur de son visage lorsque quelqu’un le montrait du droit, la férocité de son regard lorsqu’il se retrouvait face à un monstre. Elle se souvenait de chacun de ses gestes, du son de sa voix et des traits de son visage. C’est pour revivre ses moments, avoir l’impression d’y être qu’elle s’enfermer autant dans les drogues, pour avoir une fois de plus l’impression d’être dans ses bras réconfortant et de l’entendre dire qu’il ne pouvait rien lui arrivait. Ou alors c’était pour inhiber ses souvenirs, les oublier l’espace d’un instant pour ne plus souffrir. Peut-être que maintenant qu’il était mort, elle ne connaîtrait jamais plus quelqu’un d’aussi important pour elle. « Chercherais-tu à me décourager Nyx ? » lui demanda-t-elle dans un sourire avec ironie, se doutant que ce n’était pas le cas. Elle avait fini par se détendre, finalement soulager d’avoir à nouveau l’occasion de discuter avec lui. « Comme il te plaît de me le rappeler, il me reste beaucoup à découvrir, et j’ai beau avoir des attentes de ce monde, je ne me berce pas d’illusion, je suis capable de voir l’exceptionnel dans la simplicité et tu ne fais au final que confirmer mes propos mon cher. Je n’ai pas de définition de ce qu’est l’exceptionnel, j’attends justement de le découvrir. »  Poursuivit-elle, faisant expert de l’appeler ainsi, car lui ne c’était pas priver de le faire avec un certain dédain lors de leur précédente rencontre. Cela dit, du dédain, elle n’en ressentait aucun à son encontre, elle s’amuser simplement de lui faire comprendre qu’il n’avait le monopole de l’ironie. Elle ne s’étonna pas qu’il se questionne sur la manière dont il aurait pu l’inspirer, après tout il avait une piètre opinion de lui ce que Danaän ne pouvait s’empêcher de déplorer.   « Tu n’es peut-être pas sujet de ballade Nyx, mais tu n’en demeure pas moi inspirant. Tu m’as laissé entrevoir des émotions d’une puissance rare, quand bien même ce soit un sujet sur lequel tes servitudes demeurent bancales comme j’ai cru le comprendre. Mais j’ai aussi pu expérimenter des émotions qui m’étaient alors inconnues et me voilà alors capable de les chanter. Pour être toute à fait honnête, ma vision du monde n’a pas changé, je les toujours vu comme la fange d’une humanité décadente et belle à la fois, mais tu m’as fait réaliser que j’avais peur de l’avenir, de mon propre avenir. Alors je ne parlerais peut-être pas de toi dans mes ballades, mais tu en as sans conteste changé le ton. » Oui, elle avait expérimenté la peur, elle n’avait pas eu peur de Nyx comme il aurait pu l’espérer, mais peur de mourir avec une sensation d’inachevé. Elle ne voulait pas que son existence n’ait servie à rien, n’ait rien apporté aux peuples de ce monde qu’elle chérissait tant. Elle ne voulait pas forcément qu’on se souvienne d’elle, elle voulait simplement avoir un impact et depuis sa conversation avec Nyx, l’éventualité de ne jamais y parvenir la terrifiée.

Les vagues s’épanchaient doucement sur le sable, lentement. La barde et le vampire se trouvaient non loin d’un attroupement, mais il aurait tout aussi bien pu être seul tant les attentions était tournés sur la scène. Danaän demeurait droite, confiante, attendant la réponse de Nyx qui sembla la regarder véritablement pour la première fois. Elle l’observa alors, les mains nues, plonger ses doigts dans l’eau de l’estuaire du Pontar. Il avait toujours cette manière d’être impérieuse même penché au-dessus de l’eau. La jeune femme l’écouta parler, attentivement, patiemment, sans l’interrompre. Elle l’écoutait énoncer son infériorité, son insignifiance, mais à aucun moment elle ne s’en vexa, elle savait que c’était une triste vérité inaltérable. Elle connaissait sa force, ses capacités, elle les savait supérieurs à celles de bien des hommes, mais elle savait aussi qu’elles étaient bien dérisoires face à lui. Durant cette soirée, elle n’aurait jamais eu l’intention de tenter de se défendre, de le blesser, après tout, elle s’était employé à lui expliquer que les mots étaient ses armes à elle, alors elle n’aurait pas sorti ses dagues, elle aurait parlé, ce qu’elle avait fait. Mais elle n’avait jamais eu l’intention de le blesser, d’être vindicative, les choses avaient mal tourné, mais bien que son orgueil de guerrière ait pu être bafoué, elle n’aurait jamais tenté d’en faire la démonstration. Elle se souvenait aussi clairement de cet oiseau, un bruissement d’aile lui rappela d’ailleurs la présence de Jaskier posait sur une corniche un peu plus loin. L’animal détestait la foule et la ville en général ainsi lorsqu’elle s’aventurait dans une cité, l’oiseau avait pris l’habitude de rester en hauteur, poser sur le toit des maisons, ne lâchant jamais la jeune femme des yeux. Elle ne se demandait jamais où il était, certaine qu’il veillait sur elle depuis le ciel. C’était un grand corbeau, qui pouvait être impressionnant pour bien des gens, mais le corbeau de Nyx, c’était autre chose et elle avait pressenti que Jaskier et lui n’était clairement pas de la même espèce. Elle écoutait Nyx parlait, ne bougeait pas, le visage impassible et le regard toujours posait sur lui. La conversation qu’il avait eue sur la violence et les instincts, elle s’en souvenait bien. Elle se souvenait du plaisir qu’il semblait prendre à décrire ses actes sauvages et délicieusement instinctifs, les meurtres passionnels, les démonstrations de force brutes. Elle ne doutait alors pas qu’il aurait pu lui faire tout ce qu’il lui avait décrit avec une justesse pertinente. Elle aurait pu avoir peur là encore et pourtant… Cela dit, en y repensant, elle n’arrivait pas à considérer leur altercation comme une erreur car elle était finalement heureuse d’avoir pu se rapprocher, même à peine, de lui. Elle l’écoutait parlait, patiemment. Elle ne doutait pas de l’envie qu’il avait ressenti de faire la démonstration de sa supériorité évidente, de faire la démonstration de la férocité qu’il avait décrite, de ressentir l’excitation dont il avait parlé. Elle l’avait écouté, patiemment, et finit par lui sourire alors qu’il se relevait. Un sourire franc alors que son regard était tinté d’une triste lueur. Elle le comprenait, elle en avait appris assez sur lui, pour être certaine qu’il était totalement sincère et c’était la seule et unique chose qui lui importait. Elle ressentit une douce satisfaction devant sa sincérité, entrapercevant la possibilité qu’un jour peut-être, il lui ferait confiance. Une confiance qu’elle mettrait tout en œuvre pour ne pas trahir. « Je te remercie pour l’honnêteté de ta réponse. » finit-elle par dire sans se départir de son sourire car après tout c’est tout ce qu’elle attendait. Elle le regardait toujours en se jurant de ne jamais lui donner une raison plus qu’une occasion. Elle n’avait pas pour objectif d’argumenté, cela n’avait pas lieu de l’être. Mais elle était simplement heureuse d’avoir eu sa réponse, une réponse sincère.

Elle finit par poser nonchalamment une main sur sa hanche, sa robe ondulant légèrement au gré du vent et son regard passa de la scène au vampire, une étincelle d’espièglerie dans les yeux. «J’ai bien envie d’un verre, tu m’accompagnes ? » Finit-elle par demander ayant enfin retrouvé son assurance et son engouement habituel, comme si les paroles de Nyx avaient crevé un abcès qui la tourmentait depuis une semaine.


Little Bird
What a day to be Alive. What a day to realize i'm not dead. What a day to die trying ? What a wonderful life now all aligned. What a day to say goodbye. Bring on the evening as I cry. What a day to give a damn ? What a day to start again.. × by lizzou.
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