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look the devil in the face and make it home safe ; ft. Danaän.
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Race Race : Vampire Supérieur
Jeu 16 Aoû - 0:23
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look the devil in the face and make it home safe.
Tu trouvais le cas de Maître Jaskier et de Geralt de Riv particulièrement intriguant, pour un humain et un mutant. Un duo si particulier aurait tendance à te faire détourner le regard, mais au-delà de ta curiosité naturelle, tu trouvais une certaine fascination dans ce que Maître Jaskier avait réussi à accomplir en écrivant des poèmes sur le sorceleur. Mêlant les amours du dit sorceleur à ses aventures périlleuses et risquées, mêlant politique dans un monde où la neutralité était de vigueur, et mêlant monstres et humanité. Aussi loin que tu pouvais t’en souvenir, les monstres et l’humanité ne faisait pas bon ménage, chacun se battant pour sa propre survie, étant incapable de trouver un terrain d’entente sans égorger son voisin. Une guerre froide, sourde et vicieuse qui se mêlait entre deux peuples cherchant juste à vivre sur un lopin de terre. Pourtant, le maître sorceleur avait réussi à unir, à plus d’une fois, les deux pour donner de savants mélanges et une union toute harmonieuse. C’était peut-être là d’où venait ta véritable fascination pour le sorceleur et le maître barde : l’union et l’harmonie de choses qui étaient sensées se détester du plus profond de leur être. « Peut-être oui. C’est quelque chose de particulier, cela, que le maître sorceleur se soit laissé embarquer dans des intrigues politiques quand les sorceleurs proclament haut et fort à quel point ils sont neutres quand la politique est impliquée. Mais bon, qu’importe. La providence ou la politique ne dénature pas ses actes, bien qu’enjolivés par Maître Jaskier. Cela dit, mademoiselle, je n’insinue rien concernant la raison de ma présence dans votre vie. Je ne crois ni au destin, ni à la providence ni à quoi que ce soit qui lui ressemble. Ce n’est qu’un concours de circonstances, un hasard probablement. Je ne crois pas en la providence, je crois en ce qui apparaît et ce qui vit. L’apparition de Cirilla dans la vie du Sorceleur était peut-être prédestinée, mais est-ce qu’un seul acte peut déterminer la véritable existence d’une telle chose ? J’en doute, ma foi. » Tu haussas doucement tes épaules, guère convaincu par les propos qu’elle abordait. Tu n’avais jamais cru en la providence, en une destinée et encore moins en la présence d’un être supérieur pour guider les âmes de ce monde. Chaque événement qui apparaissait était dû à des conséquences plus lointaines, un cheminement simple, un jeu de dominos. Le monde et ses événements n’étaient qu’une succession de conséquences et de causes, d’événements passés, un effet papillon. La destinée n’avait rien à voir là-dedans.

Ton esprit était en dérive, dans des souvenirs qui commençaient à s’effacer doucement, le temps jouant de son œuvre tandis que tu essayais tant bien que mal de te souvenir de chaque mots, chaque phrases prononcées par le mage qui t’avait tant apprit et que tu avais lâchement abandonné. Tes yeux étaient rivés sur un point fixe, perdus dans un océan de pensées, dans un océan de souvenirs alors que ta voix interne faisait résonner les paroles d’une prière. Lea nushe ri. Pishfa lehati. Yelet kai shtnesa. Valva safa luli. Des mots qui résonnaient, l’espoir de trouver le paradis au-delà de la mort, de trouver le repos au-delà de la guerre, une prière pour les morts, pour ceux que l’on ne pouvait voir mourir. Teetha lethghraloo. Shale Nekrahoo. Omnefla hayo vivga. Anni Doeksi shnahalan. La paix au-delà de la baie, le soleil derrière l’horizon, la mort comme un flambeau éternel. Tu ne savais presque pas comment traduire ses mots, ta langue natale, si fluide, si différente de celle qui était parlée ici et pourtant… Sho le thal hali. Venio va hashlagha ulimishla. Yele vlegha taiyelegfni. Ploshlogu tettna. Lehakra. Mishan disheru. Ttisa luvivra naa. Un sourire se posa sur tes lèvres aux derniers mots. Tu ne savais peut-être pas si il était en vie ou non, mais tu lui adressais cette prière, mentalement, gardant pour toi chaque mots, chaque syllabes de cette prière, ne gardant en tête qu’une seule traduction humaine. Quelques mots simples, si purs, ni propres de toute fatalité et de toute mortalité. C’était ce que tu aimais avec les prières vampiriques : elles étaient pures, brutes de toute superficialité, à l’image des sentiments que vous aviez tant de mal à contrôler. Tu te voulais si différent des tiens et pourtant, tu étais là, encore, à réciter de vieux poèmes et de vieilles prières comme le ferait nombre des tiens. Tu regrettais, de ne pas avoir pu lui souffler une prière, pour lui, avant de partir. Tu n’avais pas pu, tu n’avais pas eu le temps. Même si tu regrettais maintenant, il était trop tard. Seulement, les mots de la jeune femme te firent quitter ta transe, t’obligeant à la regarder, soudainement. Tu eus un petit sourire à sa question, ton visage se contorsionnant légèrement, tes traits plus détendus mais toujours aussi strict. « Je n’oserais pas, voyons. Je me porte juste garant de la triste réalité de ce monde, que l’idéalisme n’est qu’une option de poésie et que la découverte est longue, parfois même dénuée d’espoir. » Tu lanças, sur le ton entre l’ironie et l’amusement, teinté d’une pointe de désespoir. Même pour toi, dont la vie était longue, les zones d’ombre de ce monde et de son histoire étaient nombreuses, parsemé d’astres et de points phares sur lesquels tes connaissances étaient suffisantes. Cela dit, tu n’étais ni historien ni explorateur, et tes lacunes venaient parfois de ton manque d’intérêts pour les races qui peuplaient cette terre, bien que tu ne pouvais t’empêcher d’être curieux. « Je n’ai jamais eu l’intention de te contredire, sur ce point. Je suis d’accord avec toi, sur le fait que l’exceptionnel se trouve parfois dans la simplicité et la simplicité dans l’exceptionnel. Et ma foi, tu me ferras signe lorsque tu auras découvert ton exceptionnel, ce qui te fera vibrer de tout ton être à tel point que t’éloigner de cela te rendra malade. Le monde est vaste et tant à reste à voir, Maly Ptak. » Le mot t’avait échappé, laissant couler la langue vampirique sur le bout de tes lèvres. Petit oiseau, que cela signifiait. Un rare mot que tu arrivais véritablement à traduire dans la langue commune, utilisée ici. Cela dit, tu ne perdis pas ton sang froid, souriant justement avant qu’elle ne reprenne la parole. Tu humas doucement à tes mots, balançant doucement ton visage à droite puis à gauche dans un mouvement singulier. « Ma foi. Ravie d’avoir pu t’aider à réaliser quelques petites choses par quelques maigres paroles. Cela dit, les lacunes que j’éprouve pour mes propres sentiments.. C’est probablement propre à ce que je suis, pas en tant qu’espèce, mais en tant que personne. Quoique. Je n’ai pas suffisamment côtoyé des gens de mon espèce ses dernières décennies pour le savoir. » Tu aurais pu dire siècles, car cela se comptait en siècles, si tu excluais la compagnie de Ruz Tan. Mais tu ne voulais pas effrayer la jeune femme avec des chiffres de vie qu’elle ne pourrait pas comprendre tant la longévité humaine était mince et ne tenait qu’à un maigre fil.

Cela dit, tes pas te guidèrent près de l’eau pendant que tu expliquais les raisons qui t’avaient poussée à ne pas la tuer ce soir là. Il y avait énormément de sincérité qui s’écoulait de tes paroles, tu te refusais le mensonge même si cela voulait dire que tes paroles étaient confuses, qu’elles n’étaient pas aussi bien alignées qu’un mensonge bien soigné. Tu ne voulais pas mentir et tu n’en voyais nullement l’utilité. Pas maintenant en tout cas. Peut-être que tu regretterais la chose plus tard, peut-être qu’il s’agissait d’une banale erreur, mais tu n’étais plus à ça près, pour être honnête. Seulement voilà. Pour une rare occasion, tu t’ouvrais, laissait la sincérité se dévoiler comme elle l’était : une arme, qui se renvoyait en plein dans ton être et dont tu ne pouvais surveiller la portée ni les dégâts. Tu avais ouvert une porte, sans prendre la peine de la refermer, il ne tenait qu’à toi de voir les dégâts de ce que tu avais engendré. Peut-être que ce ne serait rien ou peut-être que ces mots te conduiraient à ta perte, pour l’instant, tu étais jugé par l’univers et il s’en fichait de ta présence. Peut-être te restait-il quelques temps à vivre avant que le courroux de ton impudence ne tombe. Peut-être. Un univers et un océan de possibilités et de chemins à prendre et pourtant… Tu refusais de croire en un destin quelconque. Tu vivais depuis bien trop longtemps pour y croire. Tu hochas alors simplement la tête à ses mots alors que tes doigts roulaient le coquillage, comme une bille. A sa question, tu relevas la tête, lançant l’objet dans l’eau, là où il devait être avant de t’éloigner du bord. Tes pas s’enfoncèrent dans le sable jusqu’à dépasser la jeune femme. « Si c’est toi qui régales la première tournée, je ne dis pas non. » Tu lanças, sur un ton neutre qui tranchait particulièrement avec celui emprunté par la jeune femme tandis que tes pas se dirigeaient nonchalamment jusqu’à l’Alchimie. Si la soirée devenait trop embrumée pour toi, tu n’avais qu’à monter quelques étages pour rejoindre ta chambre, c’était une bonne idée. Tu avais une porte de sortie, comme toujours. La question était : est-ce que tu allais en avoir le besoin ? Tu croisas de nombreux ivrognes avachis sur les pavés sur votre route jusqu’à la taverne et tu ne pus t’empêcher de soupirer. « Décidément, le temps de l’interdiction de vente d’alcools aux étudiants est bien loin aujourd’hui. Quand on voit tant d’étudiants le nez dans la boue, l’haleine puant l’eau-de-vie plutôt que dans leurs ouvrages, c’est à se demander si l’académie sert à quelque chose. » Tu lanças, ironiquement tandis que tu voyais non loin la lumière qui s’émanait de la taverne par les petites lucarnes.
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Relieve the pain in the night
And I'm so high I'm numb, Living fast, I'm lapping 'em liquor, drugs, and sex addiction, I'm all of 'em wrapped in one. Stay in control up until you spiral out of it, living fast as freeways, I ain't slept in three days, making money three ways, keep on running these plays.× by lizzou.
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Race Race : Humaine
Jeu 16 Aoû - 22:50
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Elijah Nyx Caedreach

Danaän
Peryite

「 Look the devil in the face and make it home safe 」
La providence… Une chose fascinante et immuable. Danaän croyait dur comme fer à son influence dans ce monde. Nyx pouvait clamer que tout était affaire de causalité, ça n’enlevait rien à la magie de la chose. Cirilla et Geralt étaient liés par cette providence comme Yennefer de Vengerberg était lié au sorceleur par cette même magie providentielle. Les actions des hommes sont dictées par leurs sentiments, leurs ambitions et pourquoi ne le seraient-elles par une force bien plus puissante qu’eux ? Pourquoi n’aurait-elle pas pour but une finalité qui les dépasse ? La jeune barde c’était souvent questionner sur le sujet. Croire au destin pouvait relever d’une certaine lâcheté, une volonté de se dédouaner d’actions et d’événement sur lesquels nous n’avons aucun contrôle comme on pouvait énumérer une volonté divine. Mais elle ne voyait pas les choses de cette manière. Les récits de Maître Jaskier, la prophétie d’Ithlinne, Tedd Deireadh, tout cela ne pouvait pas être dû au hasard à une simple causalité, elle refusait d’y croire. Peut-être par naïveté, peut-être pour se rassurer, mais certains événements ne pouvaient pas n’être que le fruit d’actions fortuite et aléatoire. On ne pouvait assister à ses prophéties, y croire, sans croire au destin. « Nos croyances divergent donc mais qu’importe. Pour ma part j’ai choisi de croire en la providence. Je n’ai peut-être aucun destin à accomplir mais j’aime à penser que c’est le cas de quelque personne sur cette terre. » D’une certaine manière, cela apportait de la magie, de la poésie dans ce monde et tant pis si Nyx n’y croyait, pas, c’était une de ces croyances qu’il n’arriverait pas à ébranler.

Les royaumes du nord, la jeune barde les avait parcourus et ne se lassait pas de le faire. Elle connaissait moins la contrée de Toussaint mais compter bien remédier à ces lacunes et encore au-delà, il lui restait tellement de paysage à découvrir. Elle n’aurait surement pas assez d’une vie pour le faire. D’une certaine manière, elle enviait la longévité des elfes, des mages et des vampires car bien que la fragilité des hommes fasse aussi leur intérêt, elle ne voulait pas se contenter d’une vie tranquille et bien trop courte. Mais maintenant qu’elle connaissait la nature de Nyx, son monde soulever de nouvelle question et un intérêt grandissant chez la jeune femme. Un monde entier sur lequel elle ne connaissait strictement rien et peut-être que Nyx serait prêt à lui apporter quelques éléments de réponse. Il semblait semer des pistes dans son discours, comme des perches tendues à des questions futures. Encore fallait-il qu’il veille bien y répondre et que ce ne soit pas une manière de tester la curiosité très présente de la jeune femme. « Je te remercie dans ce cas pour ta sage recommandation mais ne perds pas espoir.» Conclut la barde. Sans l’espoir et l’excitation de la découverte, sa vie serait bien dénuer de sens. Danaän reporta son regard sur Nyx, surprise, en attendant ses mots prononcé dans une langue qu’elle ne connaissait pas. Elle avait eu l’occasion d’apprendre les bases de la langue ancienne au contact de quelques elfes au cours de ses voyages et elle était certaine que ces mots n’en étaient pas. Elle les répéta dans son esprit essayant de les comprendre. Une nouvelle fois, elle allait rebondir sur ces paroles, lui demander ce qu’elles signifiaient, mais elles résonnaient si bien à ses oreilles, formant une mélodie inconnue et harmonieuse, si bien qu’elle hésita à vouloir en connaitre la traduction. Il les avait prononcé avec fluidité, aussi naturellement qu’elle parlait la langue commune. Elle les encra dans sa mémoire, comme les prières dont il avait parlé. Des prières, elle en avait appris beaucoup lorsqu’elle était au temps de Freya. À l’époque, elle ne pouvait alors pas les prononcer, hormis dans son esprit et depuis qu’elle avait retrouvé l’usage de la parole, elle n’avait jamais ressenti le besoin de le faire. La religion n’avait pas sa place dans sa vie déjà bien remplie de vices en tous genres et bien qu’elle croyait au destin, elle n’aimait pas l’idée d’une entité personnifiée veillant sur la bonne conduite des hommes. Mais les prières dont parler Nyx étaient-elles de la même nature ? Servaient-elles à demander grâce et bénédiction à une entité absente et soi-disant omnipotente ? Servaient-elles à faire les louanges d’un quelconque dieu sans espoir de réponse ? Elle en doutait et cela ne fit qu’amplifier sa curiosité. « Je ne manquerai pas de te le faire savoir si je trouve mon exceptionnel » finit-elle par dire pour toute réponse alors que les derniers mots de Nyx résonnaient encore dans son esprit. Peut-être avait-il affirmé qu’elle lui ferait signe par simple courtoisie. Mais si un jour elle trouvait son exceptionnel, elle ne doutait pas qu’elle apprécierait de le partager avec lui. À présent, il semblait ne plus avoir la volonté de faire semblant d’être ce qu’il n’était pas, comme si le jeu des faux-semblants avait définitivement cessé, il parlait de son espèce, de ses prières, évoqué des décennies d’existence alors qu’il arborait un visage d’une trentaine d’années et parlait dans ce qu’elle supposait être sa langue natale. Elle avait acquis ces révélations au prix d’un grand risque et de sentiments forts désagréables autant pour elle que pour lui, mais elle en était quand même heureuse. Danaän haussa les épaules en souriant à ses paroles. « Rares sont les personnes capable de faire réfléchir ses semblables. » Elle n’était pas une de ses semblables, mais ils habitaient le même monde. Les vampires étaient donc rares dans son entourage à Novigrad ? L’aversion qu’il ressentait à l’encontre de cette espèce participée surement à son isolement et les humains devaient être bien différents des vampires sur bien des sujets insoupçonnés.

Danaän avait eu sa réponse, et cette dernière la satisfaisait. Elle s’était détourné du spectacle depuis longtemps, ce dernier ayant fini par l’ennuyer. Il était de toute manière bien moins intéressant que son interlocuteur et il n’y avait rien de nouveau ou de transcendant dans ces numéros. Ce dont elle avait envie maintenant, c’était simplement d’un verre, ou plusieurs. Il était temps de mettre un terme à cette semaine de sobriété forcée et elle pressentit que la compagnie de Nyx n’était pas moins plaisante qu’une autre. Elle sourit une nouvelle fois devant son assentiment, amusée par sa réponse. « S’il n’y a que ça pour te convaincre, c’est d’accord ! » répondit-elle avant de lui embouter le pas. Ils se dirigèrent alors vers l’Alchimie en passant à proximité de la foule rassemblait sur la plage. Au passage, elle bouscula malencontreusement un bourgeois particulièrement intrigué par les mouvements graciles des jeunes femmes présentes sur scène. Elle s’excuse platement avec un sourire affable tout en lui subtilisant sa bourse qui pendait négligemment à sa ceinture. Complément de son maigre salaire de la soirée. Après tout, elle en aurait besoin si elle devait payer la première tournée et l’alcool coutait souvent chère, surtout en grande quantité. De toute manière le manant n’avait pas l’air de manquer d’argent alors ce n’était pas ce petit larcin qui allait l’empêcher de dormir. Elle poursuivit son chemin à la suite de Nyx après un dernier sourire charmeur et ils arrivèrent sur les quais. La jeune barde huma, amusée par la remarque de Nyx. Durant les deux années qu’elle avait passée à l’Académie, elle avait eu le loisir de constater les dégâts de la cité et de ses plaisirs sur la jeunesse pensante du pays. Elle-même avait expérimenté bien des excès, mais elle n’avait jamais fini dans un tel état. Elle avait une maison à laquelle rentrer et quelqu’un qui l’y attendait… Elle avait donc profité de ses années de voyages en solitaire pour expérimenter tout cette délicieuse décadence. Elle n’était clairement pas la mieux placer pour juger mais il était vrai que ce spectacle avait quelque chose de navrant. « Les étudiants fuient comme ils peuvent le stresse des examens. Ils se soucieront demain de devenir l’élite érudite des royaumes du nord. N’as-tu jamais succombé aux excès pour leur lancer la pierre ? » Demanda-t-elle dans un sourire avant d’entrée dans l’auberge.

Le brouhaha des conversations tantôt éclairées, tantôt graveleuses enveloppait l’auberge d’une atmosphère qu’elle connaissait bien. La chaleur de la pièce était renforcée par le frémissement des bougies éclairant la salle et par la fumée des pipes à tabac. L’atmosphère était sirupeuse, presque suffocante et elle adorait cela. On y était simplement des anonymes au milieu d’anonymes. Elle avait passé un nombre incalculable de soirées dans ce genre d’endroit et dans cette taverne en particulière lors de ces études. Une douce nostalgie la fit sourire tandis qu’elle se diriger vers une table libre près d’une fenêtre. Une fois installé, elle commanda une pinte et sortit quelque chose de l’étui de cuire qui était fixée à sa ceinture. Elle divisa le paquet de cartes en deux et posa les deux moitiés sur la table en invitant Nyx du regard. Elle ne sortait que rarement sans ses cartes de gwynt car elle ne savait jamais quand l’occasion pouvait se présenter de jouer. « Une partie ? » demanda-t-elle sans se départir de son sourire mutin. Il était difficile, impossible de savoir comment la soirée aller tourner. Après tout, les choses avaient bien commencé la dernière fois, mais elle se disait qu’autour d’un jeu de cartes et entouré d’autant de personne, les choses ne pouvaient pas aussi mal tourner et cette atmosphère chaleureuse serait peut-être plus propice aux conversations. Ils avaient joué à un jeu dangereux la dernière fois, alors autant s’amuser maintenant à un jeu moins risqué.


Little Bird
What a day to be Alive. What a day to realize i'm not dead. What a day to die trying ? What a wonderful life now all aligned. What a day to say goodbye. Bring on the evening as I cry. What a day to give a damn ? What a day to start again.. × by lizzou.
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Race Race : Vampire Supérieur
Sam 18 Aoû - 21:02
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look the devil in the face and make it home safe. Pendant un temps, tu avais cru à la Providence. Dans ton monde, il y avait une forme de croyance assez similaire à laquelle la majorité des jeunes vampires adhéraient, d’une certaine manière et tu avais cru en une forme de providence en rencontrant Xarthisius. Tu avais une forme du destin lorsque ton bannissement de Nilfgaard s’était fait sentir : tu avais joué avec le feu, tu récoltais ce que tu semais et tu te brûlais les ailes comme un certain Icare. Tu étais l’Icare des contes vampiriques, celui qui avait voulu s’approcher trop près de l’invincibilité et l’immortalité et qui s’était retrouvé exilé et détesté par tant des siens. Seulement, tu croyais encore à la Providence lorsqu’elle te mit sur le chemin de ton frère, il y a de cela 38 années, quand tu le retrouvas après tant de temps dans une errance sombre. Tu avais cessé véritablement d’y croire lorsque ce fut ta main qui abrégea les souffrances faites à ton aîné, épuisé par les tourments infligés par les soldats Nilfgaardiens de Cintra. L’image était encore si vivace dans ton esprit : son corps, contorsioné dans un sens que tu ne pouvais qu’à peine imaginé, empalé comme un animal contre une colonne, le sang baignant tout autour de lui, ses griffes sorties qui déchiraient et formaient des sillons dans la roche. Ses yeux, remplis de sang, ses pupilles, fendues, et ses crocs, prêts à déchirer chaque malheureux qui passeraient. Tu te tenais devant cette vision d’horreur, tes vêtements aussi déchirés que lui, la cendre collant à ta peau tout comme le sang séché, tes pas faibles alors que tu te rapprochais pour l’aider. Il gronda à chacun de tes pas et encore plus lorsque tu tentas tant bien que mal de détacher son corps de la colonne, ses griffes te marquant de nombreuses de cicatrices sur tes avant bras non couverts, le feu ayant eu tôt fait de broyer des vêtements. Tu te souviens de son gémissement de terreur et son pleur de désespoir, te suppliant de l’achever, que tu ne pouvais rien faire contre l’inhumanité humaine. Alors tu te souviens, d’avoir plongé ta main dans sa poitrine, tes yeux ancrés dans les siens alors que tu broyais son cœur de tes griffes allongées, sous ta forme la plus humaine. Tu avais eu envie de mourir comme jamais et encore plus lorsque le doyen qui s’approcha de toi te laissa une marque de ton péché. Tu voulais mourir. Si le destin de Cirilla et Geralt et Maître Jaskier était scellé par la Providence, ils étaient des chanceux de pouvoir vivre sans avoir à s’entretuer parce que la Providence en avait décidé ainsi. Pour toi, tu avais décidé qu’elle n’avait pas sa place dans ta vie, pas quand elle te forçait au fratricide et au reniement total de ta race contre toi, quand elle te forçait à l’exil, au bannissement, à l’errance. « J’espère pour toi que la Providence se montrera clémente. Si il est plus simple pour toi d’accepter ta vie en te disant que c’est le choix du Destin, j’en suis ravie. Cela dit, mon manque de croyance vient du manque de preuves et de la cruauté que pourrait avoir une telle Providence à pousser quelqu’un à faire les actes les plus innommables qui soient. » Tu répondis, un léger grognement se faisant entendre par tes cordes vocales, en parallèle de ta voix. C’était un sujet fâcheux à tes yeux, te ramenant à des souvenirs que tu aimais à perdre au fond de ton esprit pour ne jamais t’en souvenir. Mais la vie avait de bien belles manières de te forcer à te souvenir, tu détestais ça. Le fisstech aidait, parfois, à te souvenir de tout ce qu’il y avait de bon mais la vie elle, la vie réelle… Elle te ramenait toujours tes mauvais souvenirs, tes erreurs comme des vagues qui percutaient ton esprit. Xarthisius. Lysandre. Nyleen. Trois prénoms qui résonnaient comme une litanie dans ton crâne, trois personnes que tu aurais aimés protégé. Pour l’une, il restait de l’espoir.. Pour l’un il était trop tard, et pour l’autre, l’ignorance te couvrait comme un drap de velours. L’espoir était une si fragile chose, si malléable et si facilement cassable, comme les êtres humains. Ils étaient si faibles, une peau si mince, si faciles à briser que ce soit mentalement ou physiquement. Mais qu’importe.

Tes voyages t’avaient amenés beaucoup de questions, si peu de réponses mais tu avais toujours découvert quelque chose. Chacune de tes identités ramenant une part de découverte et de nouveauté, mais tu abandonnais aussi une partie de toi-même à chaque identité. Elijah pour Nilfgaard. Axelei pour Toussaint. Hamal pour Angren. Kaidan pour Vengerberg. Alessander pour Ard Carraigh. Inis pour Nazair et Cintra et maintenant.. Tu revenais à ton identité la plus pleine et complète, mais pour combien de temps ? Pour combien d’années allais-tu rester dans cette peau, dans cette identité qui était la tienne ? Qu’allais-tu laisser derrière toi à ton départ, quel morceau de ton âme resterait accroché aux ruines de ta maison, quelle partie de ton être hurlerait à ton départ… Tu avais tant à découvrir et tant de temps sans pour autant pouvoir véritablement en profiter. Ton temps s’écoulait et ton envie de vivre aussi. Tu savais aussi que l’amour que tu porterais pour la prochaine personne serait ton dernier, ce serait ce qui te tuerait et c’était pour cela que tu évitais cela comme la peste. Tu voyais les gens mourir autour de toi sans pouvoir faire quoi que ce soit car c’était le destin, c’était la vie et voir quelqu’un que tu pouvais potentiellement aimé mourir, c’est ce qui t’achèverait. Quand tu partiras, tu prendras ta sœur avec toi, te garantissant un amour éternel, platonique et pourtant si cher à ton cœur. L’une des rares de ton espèce à avoir ton amour, en quelque sorte. Elle était tout pour toi et tu voulais voyager avec elle, lui faire découvrir ce monde qui hurlait si souvent, qui se battait si férocement pour une vie qui était si courte. Peut-être partiriez-vous pour retrouver votre clan, essayer de te faire racheter par ceux qui, tu ne le doutais pas, te crachaient dessus pour tes actions. Tu pouvais mentir à ta sœur, mais comment mentir à de nombreux aînés qui sentaient l’odeur du meurtre et du fratricide sur ton dos ? Comment mentir, comment vivre, comment mourir. Ta sœur ne méritait pas le déshonneur que tu avais fait tomber sur ta famille, mais il était trop tard pour s’épancher sur la question. Tu espérais, sincèrement, que la jeune barde n’aurait jamais à vivre ce genre d’événements capables de briser un vampire. Alors un humain… Tu y songeas, l’espace d’un instant, à comment un être humain pouvait réagir à ce genre d’événements mais les mots de la jeune femme te sortaient régulièrement de ta transe. Tu te contentais de humer en signe d’approbation ou de remerciement à chaque phrase qu’elle prononçait. Il n’y avait guère plus à dire que ce qui avait été dit. Les sujets étaient clos et c’était peut-être pour le mieux. Cela évitait une nouvelle guère d’arguments et de domination dont il ne voulait pas être participant. Ainsi, lorsqu’elle proposa de boire un verre, tu te dirigeas sans mal en direction de la taverne d’Oxenfurt, la plus réputée du moins, celle se trouvant au cœur de l’îlot estudiantin. Tes pas graciles évitaient les cadavres d’ivrognes et les corps des prostituées de bas luxe tandis que ton œil vif remarquait sans mal le larcin fait par la barde sur un bourgeois. Tu haussas doucement les épaules à ces mots, lui jetant un léger coup d’œil, sans pour autant ralentir. « Je n’ai jamais dit que j’étais mieux. Je suis un homme d’excès mais.. Je ne prétends pas devenir l’élite des Royaumes du Nord, cela dit. » Tu levas tes bras, doucement, tes mains se balançant de chaque côté tandis que la taverne arrivait en vue.

Tes pas grinçaient contre le parquet mal raccordé de la taverne, tes oreilles s’agrippant aux conversations intéressantes, aux rumeurs Novigradienne, aux affaires d’Oxenfurt et un sourire s’élargit lorsque les meurtres furent évoqués par deux paysans puant la terre et le fumier. Tu adressas un rapide mouvement de la tête à la tavernière qui t’avait vu passé pas plus tard qu’il y a de cela une heure, tandis que tu prenais place à une table légèrement reculée, près d’une fenêtre ouverte, laissant la brise estivale venir étouffée la chaleur de la taverne. Les odeurs se mélangeant, entre le tabac, la nourriture fumante et l’alcool de Mahakam renversé au sol, créant un étrange phénomène ragoutant pour tes narines mais tu n’y faisaient pas attention tandis que tu commandais une pinte de bière de Mahakam. Tu t’étais découvert un penchant pour les alcools forts nains, même la bière. Tu sortis de ta veste ta pipe à tabac, la remplissant nonchalamment avant de l’allumer à l’aide de la bougie qui était posée sur la table. Emplissant tes poumons de ces rubans de fumée, tu reportas ton regard sur ce que faisait la barde en face de toi. Des cartes de gwynt. Tu levas un sourcil. « Pourquoi pas. Que paries-tu ? » Tu demandas, un léger sourire sur les lèvres. Tu ne jouais que parce qu’il y avait un défis. Les jeux sans mises, sans défis, ce n’était plus vraiment de ton affaire, tu ne trouvais pas si amusant. L’excitation d’un défi, d’un challenge, d’un pari, c’était ce que tu préférais dans le jeu. Pas forcément de l’argent, pas forcément de la boisson. Ca pouvait être tout, c’était ce qu’il y avait de plus excitant dans ce jeu. Ton regard se détourna des cartes pour observer la tavernière qui apportait leurs bières et tu l’as remercias d’un sourire et d’un mouvement de la tête alors que te reconcentrais sur la jeune femme. « Alors, quel pari ? Que veux-tu si tu gagnes? »
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Race Race : Humaine
Dim 26 Aoû - 21:08
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Elijah Nyx Caedreach

Danaän
Peryite

「 Look the devil in the face and make it home safe 」
La soirée orageuse avait laissé entrevoir l'affliction qu'avait pu être la vie de Nyx. Danaän pouvait donc comprendre qu'il ne laisse pas de place au destin et à la providence dans son existence. Il est vrai qu’à sa connaissance, aucun événement de sa vie à elle n’aurait pu lui faire douter de son influence. Elle avait été sauvée par Luther des griffes d'un monstre malsain au visage d'homme, le premier contrat auquel elle avait participé lui avait donné sa soif de poésie et sa vocation, elle avait retrouvé l'usage de sa parole alors que son souhait ne pouvait pas être plus ardent et elle avait trouvé Jaskier le jour de ses adieux à son père. Rien ne prouvait que la providence y était pour quelque chose, mais elle voulait naïvement y croire. Cela dit, elle ne considérait pas qu'il était plus simple d'accepter sa vie en croyant au destin, simplement, ça lui donner plus de magie, de fantaisie et d'imprévus. Elle ne doutait pas que l'avenir puisse lui réserver des épreuves insoutenables, des supplices éprouvants. Mais même dans ces cas-là, elle essaierait de les accepter pour ce qu’ils sont, des étapes ou bien une finalité. Elle tentera de trouver une raison à cela. Oh bien sûr il était plus aisé de se dire cela que de le mettre en pratique. Mais le fatalisme n'avait jamais rien apportait hors mi l'apathie et un nihilisme léthargique. Car quitte à tout haïr, à se plaindre de sa condition, autant agir, tout détruire pour reconstruire, et non se laisser abattre par le destin aussi puissant soit-il car il appartient à chacun de le laisser nous abattre ou de se dresser fièrement contre lui. Mais il s'agissait là de ses convictions à elle et elle avait bien pressenti qu'il était inutile d'en discuter davantage avec Nyx car aucune de leurs deux convictions n'était plus valable que l'autre et elle n'avait pas l'intention de faire dans le prosélytisme. « Je suis navrée, sincèrement, que le destin t'ait infligé des épreuves aussi éprouvantes qui t'ont fait perdre foi en cette puissance, à supposer que tu y es un jour cru, car bien que j'ignore leurs natures, je devine leur rudesse. » Le grognement qui accompagna les propos de Nyx fit comprendre à la jeune barde que c'était un sujet des plus délicats. Elle espéra alors que la destinée réserve encore des surprises plus enviables à cet homme qui n'y verrait alors pas une preuve de son influence mais peut-être simplement une occasion de se réjouir de la fantaisie de ce monde.


Le destin avait mis Danaän sur la route de Luther, la seule personne à l'avoir réellement connu et aimé, la seule personne à qui elle avait un jour donné sa pleine confiance et à qui elle avait voue un amour inconditionnel. Depuis qu'il n'était plus, un vide abyssal et impossible à combler avait pris place dans sa vie. Elle n'avait encore jamais réussi à ressentir une telle confiance et un tel amour pour quelqu'un d'autre et peut-être que cela ne se reproduira jamais. Elle était jeune, il est vrai, mais elle était humaine, et les humains ne vivent pas bien vieux et les courtes années qui lui restaient à vivre ne combleraient sans doute jamais ce vide mortifère. Malheureusement elle avait de plus en plus de mal à vivre avec, de plus en plus accabler par le poids de sa courte longévité. Chaque rencontre avec Nyx semblait maintenant vouloir la plonger dans sa mélancolie irrationnelle et désespérément humaine. Mais ce soir, elle n'avait pas envie de s'encombrer l'esprit de débat métaphysique et sociétal ou de penser à sa mort imminente. Elle voulait apprécier la présence du vampire sans l'alourdir de conversation bien trop sérieuse comme ce fut déjà le cas. Le verre sembla donc être la meilleure alternative, loin de ce tumulte festif pour se plonger dans celui des tavernes. Elle émit un petit rire à la réponse de Nyx, ne jugeant pas utile de renchérir. Elle ne doutait pas qu'il ait dû expérimenter mainte décadence durant sa vie qu'elle devinait longue. Mais comme elle l'avait dit, ces jeunes inconscients se préoccuperaient de la bien-pensance et de l'ordre mondiale après s'être remis de leur gueule de bois, et puis après tout, l'emprise de l'alcool permettait parfois des traits d'esprit inédit, du moins, c'était impression que cela donnait sur le moment, pas sûr que cela se vérifie une fois les idées claires. « Je suis curieuse de voir où tu excès peuvent te mener, à moins que ce soit là encore jouer avec le feu » dit-elle finalement dans un sourire, incapable de rester raisonnable.


La brise nocturne qui s'engouffrait par la fenêtre près de la table qu'ils avaient choisie était plus que bienvenue, permettant d’atténuer cette atmosphère lourde bien que plaisante. Danaän ne fut pas surprise que Nyx accepte sa proposition de jeu mais elle leva un sourcil, étonnée par la suite de sa phrase. Elle n'avait pas eu pour intention de parier quoi que ce soit, mais soit, ce n'était pas elle qui avait proposait. Mais elle comprenait que l'excitation d'une mise était plus attrayante qu'un affrontement sans récompense. Pour sa part, ses économies étaient bien souvent trop limitées pour se permettre de tout perdre sur un coup de malchance mais lorsque cela lui arrivait, l'excitation du défi était indéniable et elle profitait bien souvent de la nuit et de l'état d'ébriété de son adversaire pour récupérer sa mise dans tous les cas. Elle réfléchit alors à sa question tandis que la tenancière apportait leur bière. Elle saisit alors la sienne après avoir remercié la tavernière d'un mouvement de tête et en but une longue gorge tandis que Nyx réitérait sa question. Alors qu'elle réfléchissait, un sourire se forma sur ces lèvres, elle reposa sa pinte et croisa gracieusement ses bras sur la table, se penchant légèrement en avant, la peau fine et lisse de sa longue cicatrice luisant légèrement à la lumière des bougies. Parier de l'argent était sûrement trop triviale et elle n'en avait sûrement pas assez pour risquer de le perdre, Nyx faisant partie des personnes qu'elle ne se permettrait pas voler. Alors que parier ? En lui faisant cette proposition, il aurait dû se doutait de ce qu'allait être sa réponse. Après toutes les réticences qu'il avait manifestées la dernière fois, il serait prêt à délivrer des réponses comme récompense à un jeu de cartes ? Cela était délicieusement étonnant et le regard de Danaän brillât d'un éclairé de malice. « En me posant ta question, ne te doutais-tu pas de ma réponse ? Je n'ai guère d'argent à parier et par extension, d'alcool ou de bien matériel, les seules choses que nous sommes alors susceptibles de posséder tous les deux à cet instant sont des informations. Encore faut-il que tu accepter le défi et que tu juges l'échange équitable » Danaän se doutait que les anecdotes sur sa propre vie étaient bien dérisoires aux yeux de son interlocuteur, après tout, il avait lui-même insister sur le fait qu'elle ne possédait rien d'une valeur équivalente aux informations sur sa vie. Elle ne quitta pas le vampire des yeux, reprenant sa chope et la portant à ses lèvres d'un geste nonchalant, attendant sa réponse. Mais sur son visage amusé, on pouvait tout de même lire un semblant d'étonnement et de crainte. N'étant pas pratiquante de l'art de la duplicité c'était une chose qu'elle avait peine à cacher et cela devait se voir. Elle n'avait pas eu pour intention de revenir sur des sujets sensibles mais il lui avait quasiment déroulé le tapis rouge. Cependant, elle craignait que Nyx prenne la mouche et se réfugie dans la chambre qu'il devait louer ici au vu du signe qu'il avait fait à la tenancière et cela la priverait de toute chance d'en apprendre plus sur lui. Elle aurait pu ne pas s'engouffrer dans cette porte ouverte, mais la tentation était trop grande, l'occasion trop belle, et la perche tendue presque trop évidente. Danaän reposa sa pinte, son regard toujours fixait sur les yeux vairons de son acolyte. « A moins que tu aies une autre proposition moins risquée, mais tu n'as pas l'air d'être homme à jouer sans un minimum de risque » ajouta-t-elle finalement, son amusement et sa curiosité prenant le dessus sur sa crainte. « Et toi, que souhaiterait tu gagner ? »


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Race Race : Vampire Supérieur
Mar 28 Aoû - 18:38
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look the devil in the face and make it home safe. Tu penchas légèrement ta tête sur le côté aux mots de la jeune femme, ne comprenant pas véritablement pourquoi elle s’excusait pour quelque chose qui selon toi, n’était plus existant à l’heure d’aujourd’hui. Ta croyance en la destinée, en la providence, était foutue en l’air depuis longtemps et tu avais accepté que chacun de tes pas était de ton bon vouloir et que si présence divine ou providentielle il y avait, elle n’avait plus d’emprise sur ta personne. Peut-être était-ce naïf ou égocentrique que de croire que toi, pauvre vampire de ce monde, tu avais réussis à t’échapper des griffes et des fils d’une destinée, mais tu préférais le prendre ainsi. Pour toi, la destinée ne mettait pas tant de violence dans la vie de quelqu’un sans avoir un retour juste et équitable. Pour l’instant, tu peinais à voir le retour, à voir le positif dans la mer de pourriture qui t’entourait. Rien que ton métier, ta profession, était corrompue jusqu’à l’os, jouant de tes produits pour corrompre le monde et les gens dans le seul but de gagner quelques couronnes. Tu étais, finalement, peu différents de ceux que l’on coffrait et mettait en prison pour des crimes de lèse-majesté ou de tuerie. Tu étais finalement qu’un pauvre pantin qui tentait de se faire une place dans un monde qui n’était pas le sien et dont les coutumes étaient encore bien trop étrangères. « Je pars du principe que si providence il y a, il y a toujours un retour de bâton, un contrebalancement. Je n’ai eu aucune preuve de cela, et c’est pour cela que je n’y crois plus. La vie n’est pas toute tracée, c’est à toi de décider où elle va, mais libre à toi d’y croire, si ça te permet de mieux dormir la nuit et de mieux accomplir chacun de tes jours. Peut-être est-ce mon âge qui parle, également. Quand on voit les siècles défilés, les années se terminées dans un battement de cil, on apprend rapidement que la providence ne se joue pas comme ça. Cela dit, pas besoin d’être navrée. Le passé est un fardeau qu’on porte tous et il ne tient qu’à nous d’en faire une force ou une faiblesse, les épreuves ne sont que des cicatrices et des marques de notre passage. » Après tout, tu avais six cent d’années d’existence et il était bien normal que ta façon de voir les choses évolue et se modifie avec le temps, avec l’expérience. Peut-être que tu recommenceras, dans quelques siècles, à croire à une forme de providence ? Peut-être. Tant de possibilités, tant d’hypothèses et pourtant tu étais là, à contempler ton passé par un kaléidoscope coloré comme si tu ne pouvais véritablement t’en défaire. Pour quiconque ayant la possibilité de te connaître plus, ton passé se savait comme une de tes faiblesses comme la maigre lueur d’espoir qui grandissait à chaque sourire désintéressé. Tu ne l’admettais que trop peu que tu avais envie de croire que ta vie finirait par être paisible. Peut-être que tu te trouveras quelqu’un, un jour, ou peut-être finiras-tu seul, à te balader sur les routes déjà empruntées et creusées par les charrettes, une canne à la main, ton corbeau non loin et une cape sur les épaules.

Cela dit, tu ne comptais pas ruminer sur les possibilités qui s’ouvraient à ton futur et c’est pour cela que tu acceptas la proposition de la barde, sans trop réfléchir. De toute façon, si la conversation devenait gênante, inappropriée ou juste ennuyante, tu pouvais toujours t’en aller, prétexter quelques excuses et partir aussi vite que tu étais apparu. Tu n’étais que rarement à court d’excuses. Tu repensais à tes folles jeunesses, cela dit, quand tu remarquas les étudiants ivre mort, à à peine 22h ce soir, étalés dans les rues pavées d’oxenfurt. Tu aimais t’enivrer, aussi mais tu ne comprenais pas que cette jeunesse dorée fasse autant d’écarts alors qu’ils étaient censés soulever les royaumes pour une unification prochaine. Tant d’espoirs portés sur des hommes qui n’étaient finalement que des enfants, perdus dans les obligations familiales et ce que le royaume attendait d’eux. Peut-être n’étaient-ils pas prêt pour accomplir les tâches du monde ? Peut-être avaient-ils encore besoin de vivre avant de s’enfermer dans des bureaux et des discussions compliquées. Tu comprenais, mais cela te faisait doucement sourire, surtout lorsque les conversations tournaient autour de cette jeunesses élitiste, qui finalement, se retrouvait ivre sur les bords des pavés, la bave ou le vomi à la bouche, les vêtements débraillés et aucun indice de leur origine visible sur eux. Tu te penchas rapidement vers une demoiselle, remettant correctement sa robe alors qu’elle babillait des insanités avec un accent alcoolisé et une haleine empestant l’eau de vie de mahakam. Un sourire sur les lèvres, tu te tournas vers Danäan. « Effectivement, jeune barde, c’est jouer avec le feu, surtout lorsque l’on ne maîtrise pas le terrain. » Tu lanças, souriant et avec un petit trémolo d’humour dans ta voix tandis que tes pas te guidèrent à l’intérieur de la taverne, reconnaissant non sans mal l’atmosphère que tu avais quitté un peu plus tôt. Après s’être installés et avoir reçus vos consommations, la barde avait sorti ses cartes, dans l’idée d’entamer une partie d’un jeu presque ancestral. Tu avais appris à jouer avec des nains de Vengerberg, des nains qui considéraient ce jeu comme le meilleur existant et tu devais bien avouer que tu aimais assez le jeu. Les nains savaient comment monter les mises et utilisaient leurs talents pour faire tourner les yeux des dames et les soupirs des taverniers tant ils épuisaient chaque fût. Tu avais apprécié chaque minute de cet apprentissage avec ses drôles de nain. Un dépassait à peine ta taille, portait la barbe rousse et les yeux dorés tandis qu’une balafre coupait son œil gauche et son arcade sourcilière. Tu te souviens de t’être dit que pour un nain, il avait un certain charme. Mais c’était un humoriste. Tu avais appris chaque coup bas, chaque bluff avec lui, chaque petite subtilités des cartes avec l’humour clinquant et bavard d’un nain dont l’amitié avait été précieuse jusqu’à sa mort, quelques mois plus tard, dans un raid sur un camp de bandit. Tu avais vu la troupe revenir, sans le fameux nain à la balafre, et tu t’étais douté qu’il n’y avait pas réchappé. Quel dommage. Tu revins sur terre aux mots de la jeune femme, haussant légèrement un sourcil tandis que tu tirais sur ta pipe à tabac, laissant tes lèvres échappées un long ruban grisâtre à la suite. « Je suis aventureux, jouons pour les informations. Je ne garantis pas que je répondrais à toute tes questions, mais peut-être glaneras-tu quelques rares indices ci et là. » Tu répondis doucement, laissant tes doigts tapotés doucement le bord de la table alors que les cartes prenaient vie dans les mains de la jeune femme. Tu sentais également quelques regards sur vous : une attention récurrente lorsque le gwynt était mis en jeu sur la table. Il n’était pas rare de voir quelques spectateurs se rapprocher de la table pour voir un peu plus du jeu mais vu que vous n’aviez pas encore commencé, il n’y avait rien à craindre, pour l’instant. « Pour l’instant, je ne souhaite que jouer. Je verrais si une idée me vient pendant la partie. » Tu répondis à nouveau, sans lâcher le maigre sourire qui se portait sur tes lèvres tandis que tu fumais doucement ta pipe.
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Race Race : Humaine
Mer 29 Aoû - 10:15
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Elijah Nyx Caedreach

Danaän
Peryite

「 Look the devil in the face and make it home safe 」
Nyx parlait de siècle. La jeune barde avait donc une bonne intuition en lui attribuant un long vécu bien qu’elle ne sache pas encore à quel point il l’était. Elle se demandait ce que l’on pouvait ressentir au cours d’une existence aussi longue. Les aventures et mésaventures devaient être innombrables, comment ce souvenir de chacune d’entre elles ? Est-il possible de se lasser d’une vie aussi longue ? De s’ennuyer ? Elle avait du mal à se le figurer. Une telle longévité devait offrir tellement de perceptives. Il était alors possible de vivre plusieurs vies en devenant quelqu’un d’autre, de totalement différent aux yeux du monde. Danaän ne put s’empêcher de se demander combien de vie Nyx avait pu vivre et avec combien de nom… et au bout de combien de temps la destinée lui accorderait la clémence qu’il mérite après ses épreuves, le contrebalancement dont il parlait ? « J’ai bien compris ton opinion Nyx et je n’ai pas l’intention de te convaincre du contraire, ce serait un débat stérile et mal venue. Mais je ne considère pas qu’il est plus simple d’accepter ma vie en croyant en la providence, et je ne dis pas qu’on ne peut pas aller à son encontre, simplement cela donne une certaine magie à l’existence, positive ou non. Mais qu’importe, le prosélytisme n’est ni mon objectif ni mon fort alors nous pouvons en rester là. » La jeune femme balaya ses paroles d’un geste de la main comme pour signifier qu’elle n’avait plus l’intention d’argumenter. Il avait ses raisons, elle le savait et ses propres opinions pouvaient difficilement rivaliser avec celles d’un vampire de plusieurs siècles d’épreuves. Mais ils étaient d’accord sur un point, on ne peut pas se séparer de son passé, quand bien même on essayerait de toutes nos forces, les épreuves nous marquent, physiquement ou mentalement de manière irréversible. Elles finissent par faire partie de nous jusqu’à ce qu’il ne subsiste plus rien d’autre. On ne peut pas échapper à son passé… à moins peut-être de l’avoir oublié.

Jusqu’à présent, cette rencontre fortuite avait encore que trop plongé le trafiquant et la barde dans des conversations mélancoliques et ils avaient déjà eu leur quota. La jeune femme avait envie de finir la soirée en légèreté et peut-être que c’était aussi le cas de Nyx. Nombreux semblaient les étudiants ayant cherché à fuir les introspections désagréables tout comme eux ce soir au vu des ivrognes ornant les trottoirs dans un spectacle navrant. La jeune femme savait que la pression pouvait être insoutenable par moments à l’académie, sans compter le poids du nom de famille de certain et l’obligation de lui faire honneur. Il était parfois plus simple de s’enfuir dans cette décadence, elle ne le savait que trop bien. Cela dit, elle ne pouvait qu’imaginer ce qu’auraient été les remontrances particulièrement fleuries de son père s’il l’avait vu dans cet état. Lui-même n’était pas un saint, loin de là, mais il lui avait plusieurs fois conseillé de ne pas se laisser aller à des beuveries s’il n’était pas dans les parages. Et quand il donnait des conseils, cela faisait figure d’ordre inviolable. En revanche, boire avec lui n’était pas un problème, c’était lui qui lui avait offert son premier verre d’alcool à 12 ans pour fêter les progrès de la jeune fille. Donc boire oui, mais avec lui ! Du moins du temps où il était encore en vie. Cela n'avait pas empêché la jeune femme de lui désobéir, sans la limite du raisonnable, du moins à l'époque... Du coin de l’œil, elle vit Nyx veiller sur la pudeur d’une jeune femme ivre. Voilà qu’il jouait les gentlemen. Danaän sourit devant cette attention et son sourire s’élargit encore à sa réponse creusant ses fossettes. Cette fois-ci, elle ne répondit rien, se contentant de lui sourire et de plonger ses yeux rieurs dans les siens. Peut-être avait-elle fini par apprendre la leçon. Ou peut-être pas. D’autant plus que Nyx avait le don de la tenter lors d’une simple partie de cartes. Mais soit, elle serait raisonnable une autre fois, lorsqu’elle serait moins intriguée… Mais il était vrai que la prudence et la retenue ne faisaient pas partie de son caractère, à ses dépens certainement.  « Je vois, aventureux mais pas trop… Mais ça me va pour l’instant » répondit-elle devenant décidément de plus en plus provocante mais quand même satisfaite de sa réponse. Elle se promit tout de même de ne pas faire la même erreur que la dernière fois, ne voulant pas encore faire passer sa curiosité avant son empathie. Elle n’avait alors aucune intention de replonger l’homme dans des souvenirs désagréables, elle se cotonnerait donc sûrement à des questions innocentes, sûrement… peut-être. Elle s’était déjà affairée à séparer les cartes des deux factions qu’elle possédait, gardant les îles Skellige pour elle et confiant les royaumes du nord à son adversaire. Elle se mit inconsciemment à faire danser les cartes entre ses doigts agiles en écoutant Nyx répondre, ses yeux perçant flouté au travers de la fumée de sa pipe. Il était cela dit normal, au vu de l’intérêt que pouvait susciter le jeu chez les clients de l’auberge, que Nyx veuille préserver sa vie privée. Mais avec un peu de chance, leur partie n’attirerait pas trop l’attention. « D’accord, je suis curieuse de voir ce que tu pourras trouver. En attendant j’espère que la faction te convient, et je te laisse l’honneur de commencer. » Le gwynt était l’une des seules choses que Luther ne lui avait pas apprises, non pas qu’il n’aimait pas jouer, mais le sorceleur n’était pas des plus patients et n’avait jamais pris le temps d’apprendre toutes les règles et les subtilités de ce jeu. Ensemble ils avaient plutôt pris l’habitude de jouer au poker aux dés aux règles moins compliquées et à la subtilité moindre. Ainsi elle avait été intrigué par ce divertissement qui semblait intéressait tant de personnes, apprenant auprès de joueur au talent relatif et de poivrots notables durant ses arrêts dans les auberges du pays. Par la suite, elle avait mieux maitrisé le jeu et lorsqu’elle avait pris la route pour rentrer chez elle, elle avait la ferme intention d’apprendre à son père à jouer de gré ou de force. Elle n’en eut pas l’occasion et c’était sans doute mieux ainsi car depuis sa mort, elle n’avait pas retouché à des dés, ce jeu appartenant aux longues soirées qu’il passait ensemble dans le passé. Si elle avait eu des souvenirs de gwynt avec Luther, peut-être qu’elle n’aurait pas pris autant de plaisir à jouer à ce jeu par la suite pour se changer les idées.

Elle attendit donc que Nyx entame la manche après avoir préparé son deck. Le jeu s’annonçait serrait si le vampire avait eu des décennies supplémentaires pour maitriser toutes les subtilités du jeu, mais sans un minimum de difficultés, les choses devenaient bien moins intéressantes, et Danaän aimait les défis. Pour ce qui était du pari, elle avait une multitude de questions à poser à Nyx, tellement qu’elles ne sauraient pas par quoi commencer en cas de victoire. Mais la partie n’était pas encore gagnée et elle n’était pas à l’abri d’une défaite ou pire, de ne rien apprendre du tout. Pour l’instant, la question qui l’a préoccupé le plus était de savoir ce que le vampire pouvait bien lui demander comme récompense. Amusée par cette confrontation, tout de même bien moins tendu que la précédente, elle posa une carte à son tour, impatiente de voir l’issus de ce duel.


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Race Race : Vampire Supérieur
Sam 1 Sep - 11:29
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look the devil in the face and make it home safe. Tu ne pouvais qu’être d’accord avec les mots de la barde : tenter de changer son opinion serait un débat stérile et contre productif tant tu étais peu enclin à changer d’opinion. Ta vie t’avait révélé tant de nouvelles surprises et de nouveaux changements qu’il t’était difficile de croire en une entité supérieure. Ta vieillesse rendait les contes pour enfants aussi stériles que difficiles à croire et toute croyance superflue était bonne à jeter, à tes yeux. C’était pour cela aussi que les paroles du feu éternel étaient pour toi des inepties sorties de nulle part. Par contre, tu avais une force de croyance dans les paroles de la prophétie d’Ithlinne. La preuve, beaucoup de choses avaient finis par se réaliser. Mais était-ce pas providence ou parce que l’homme, ayant peur de ce qui pouvait arriver, avait finalement tout fait pour que cela se produise ? C’était une question pour un autre débat et tu notais la question dans le coin de ta tête, à poser à un érudit d’Oxenfurt quand tu en aurais l’occasion. « Je suis d’accord. Tout débat à ce sujet risque d’être difficile avec moi. J’en suis navrée. Je n’ai que peu de passions pour ce que je considère être des croyances superflues sans réelles preuves concrètes. Mais je comprends pourquoi tu y crois, la magie que cela inspire à ta vie, surtout si tu n’es pas née avec des dons innés pour la magie. C’est une mélodie douce qui te permet de continuer et de voir un semblant de charme à ta vie, c’est presque poétique. » Mais qu’importe. Quel intérêt de continuer à discuter dans un débat où il n’y avait ni vrai ni faux, ni bonnes réponses ni mauvaises ? Tu n’en voyais pas l’intérêt, si ce n’est finir dans une horreur telle à celle de votre précédente soirée et tu ne souhaitais véritablement pas réitéré l’expérience. Elle avait été suffisamment éprouvante et tu souhaitais dormir correctement cette nuit, de façon à pouvoir reprendre la route correctement le lendemain, afin d’avoir à faire à Francis Bedlam et à la douleur de l’annonce que tu avais à lui faire. Tes affaires reprenaient, ton travail aussi et si une trêve était possible juste pour ce soir, tu prenais avec grand sourire. Enfin, peut-être pas quand même. Cela dit, c’était appréciable et tu allais essayer d’en profiter sans tout faire exploser.

De fait, vous vous retrouviez bientôt sur le chemin de la taverne phare de la ville, en direction d’une bière pour clôturer une soirée riche de ressentiments et de bon fonds, à n’en point dire. Tu te retrouvais à couvrir la nudité d’une jeune étudiante, ne pouvant t’empêcher de trouver en cette posture une forme de bassesse et de manque de dignité chez cette femme. Mais tu ne te permettais pas de juger, seule elle, et encore, pouvait savoir qu’est-ce qui l’avait mise dans cet état. Tu t’inquiétas, un instant, en remettant ses vêtements correctement, qu’elle ne fut violée ou pire mais son souffle et ses balbutiements te rassurèrent soudainement. Peut-être était-ce de faux indices et encore une preuve de ton manque de connaissance sur ce monde mais qu’importe, tu t’en contentais pour l’instant et tu repris le pas de façon nonchalante et avec le cœur un poil plus léger que si tu avais laissé la jeune femme presque nue sur le bord de la rue sans lui jeter un coup d’œil. Arrivés à la taverne, la barde te proposa un jeu, un jeu ancestral et mythique chez les nains que tu connaissais et maîtrisais jusqu’à certaines limites. Tu préparais ta pipe tandis qu’elle remarquait que tu ne t’essayais pas à l’aventure. Pas dans ses conditions. Car si la jeune femme ne maîtrisait pas le terrain pour jouer avec le feu, tu ne le maîtrisais pas non plus. Tu étais en dehors de ta zone de confort et tu ne savais pas de quoi tu étais capable si jamais quelque chose déparait et commençait à t’envoyer dans une spirale étrange. Autant rester prudent, en tout cas pour ta part. Si la barde s’amusait à tester ses nerfs, il devrait faire force de courage, de prudence et de patience pour ne pas laisser exploser une rage qui pourrait détruire chaque être présent dans cette auberge. Tu n’en avais pas envie, vraiment pas. Tu la regardais sans grande conviction trié et mélangé les cartes tandis que tu tirais négligemment sur ta pipe, prenant soin de bien inspiré pour avaler le plus de fumée possible, en expirant tout autant au travers de tes lèvres. Elle te donna finalement tes cartes. Le Royaume du Nord. Tu eus un léger mouvement de la tête tandis que tes doigts libres venaient mélanger tes cartes, trier celles que tu ne souhaitais pas avant de remélanger pour en faire ton deck de jeu que tu tiras aléatoirement. « Le Royaume du Nord est un bon jeu. Cela dit, je suis plus adepte du jeu des Scoia’tael qui a d’énorme possibilités et d’opportunités. La personne qui m’a appris à jouer à ce jeu était un adepte des Scoia’tael et des Monstres. Celui que tu as, Skellige, est récent, n’est-ce pas ? Il me semble avoir entendu des protestataires, à Novigrad, qui réclamaient réparations pour je ne sais quel préjudice ancestral fait au jeu par la création de ce nouveau deck. » Tu soufflas, expirant par la même occasion un léger ruban de fumée avant de piocher les dix cartes qui te seraient utiles pour cette partie, plaçant la carte chef de ton choix sur le côté avant de jeter un coup d’œil aux alentours. Quelques curieux vous jetaient quelques coups d’oeils mais la majorité des habitués et des clients avaient vaqués de nouveau à leurs activités, ne vous portant que guère d’intérêt. Ce n’était pas plus mal. Tu jetas un coup d’œil à tes cartes avant de placer la première dans son camp. Elfe mystérieux. Carte héro universelle à tout deck. Espion. Tu piochais ainsi deux cartes, un petit sourire sur les lèvres, amusé que la jeune femme ait cette carte pour le deck du Royaume du Nord. Elle n’était pas rare, cela dit et pour peu que l’on savait où trouver et acheter les cartes, les deck étaient finalement assez facilement faisables et difficilement battables pour peu que l’on savait se servir des cartes. « A vous, barde. »
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Mer 24 Oct - 11:09
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Elijah Nyx Caedreach

Danaän
Peryite

「 Look the devil in the face and make it home safe 」
Ils étaient d’accord, ils faisaient face à une impasse, mais qu’importe. Si chacun était d’accord avec son voisin, le monde serait bien monotone et ennuyeux. « Et la poésie, c’est mon métier » conclut la jeune femme, jugeant que tout avait déjà été dit, son visage s’étant quelque peu fermé à mesure de leur conversation sur la destinée avancée. Si elle ne pouvait pas le convaincre de croire d’une quelconque manière à la providence, il lui serait également impossible d’ébranler ces convictions. Peut-être que sa vie lui donnerait tort, peut-être qu’elle aussi finirait par perdre la foi qu’elle éprouve envers le destin, mais ce n’est pas Nyx qui l’influencerait d’une quelconque manière. Elle était persuadée qu’il pourrait avoir mainte chose à lui apprendre, c’était une évidence et il était surement bien plus sage qu’elle ne le serait jamais, mais il n’aurait pas assez de ces siècles d’existence pour la faire changer d’avis. Il soulevait cependant un point. Danaän se demandait parfois ce que sa vie aurait été si elle avait eu une affinité avec la magie. Elle n’avait jamais envisagé de devenir magicienne, c’était bien un domaine dans lequel elle ne se voyait pas évoluer, bien qu’elle reste curieuse de cette force que manipulent les utilisateurs de la magie. Mais dans tous les cas, elle ne pensait pas avoir un quelconque don inné pour cet élément, elle n’avait jamais vraiment cherché à le savoir cela dit, mais quand bien même cela aurait été le cas, elle n’aurait surement pas cherché à développer ce talent à l’époque. Sa vocation était d’être barde, pas magicienne ou intrigante en politique, alors la question ne se posait pas et ne se poserait surement jamais. Sauf si l’empathie venait à devenir une forme de magie …

La nuit, excepter celle-ci, était bien le meilleur moment pour avoir ce genre de réflexions, lorsque l’on se retrouve plus facilement en tête à tête avec soi-même. C’est d’ailleurs de nuit que la jeune femme était la plus productive et inspirée. Elle aimait le calme de cette noirceur et plus encore lors d’expéditions nocturnes, perdue en pleine nature, dans une clairière, au bord d’une rivière… Mais l’agitation nocturne de la ville avait aussi un certain charme, poisseux et nauséabond, mais un charme tout de même. Une atmosphère parfaitement illustrée en cette chaude soirée de fin d’été. La pudeur à laquelle Nyx était venu au secours était celle d’une jeune étudiante qui c’était surement laissait submerger par cette euphorie décadente. Une jeune fille aux cheveux en pagaille, au regard vide, lorsqu’elle parvenait à garder les yeux ouverts, et aux joues rosies par l’alcool. La barde salua intérieurement l’initiative du vampire avant de rentrer dans l’établissement, gouter elle aussi aux vices de la vie urbaine et nocturne. Et quoi de mieux pour parvenir à une discussion détendue et oublier quelque peu les tensions qu’une partie de gwynt ? Surement des tas de choses lorsque l’on sait à quel point une partie peut mal tourner, mais Danaän n’était pas mauvaise joueuse, restait à espérer que Nyx ne le soit pas non plus. « Navrée de ne pouvoir te proposer la faction que tu préfères. »  lança la barde en haussant les épaules et en finissant de créer son deck. « En effet, il est récent, et je ne me suis pas tenus au courant de quelconque protestation, ni des raisons à ces dernières. Pour ma part, étant originaire de Skellige, j’aurais tendance à être contente que mon archipel soit représenté et qu’importe les puristes du genre qui y voit une offense, les skelligoies aussi auraient pu s’offusquer de ne pas avoir leur deck »  répondit-elle en haussant à nouveau les épaules et en portant une nouvelle fois sa bière à ses lèvres. Le niveau de cette dernière avait déjà dangereusement baissé. Elle avait tendance à ne pas se rendre compte de la rapidité avec laquelle elle finissait ses verres. Il faut dire qu’elle avait été habituée dès sa jeunesse à boire en grande quantité et elle avait par là même développé sa capacité à tenir l’alcool, capacité qu’elle aimait à entrainer régulièrement. L’alcool faisait en effet partie de ses nombreuses addictions et ne pouvant assouvir les autres, elle n’allait pas se priver de laisser libre cours à celle-ci… dans la limite de ce que permettait sa bourse… en parlant de cela… elle porta la main à celle qu’elle avait subtilisée et attachée à sa ceinture pour la soupeser. Peut-être pourrait-elle faire plus d’excès que prévu et payer plus de tourner finalement.

Alors que Nyx réfléchissait à une carte à poser, la jeune femme bue sa dernière gorgée de bière avant de faire signe à la tenancière d’en apporter une autre. Par la même occasion, elle remarqua que les quelques regards qui c’était tournés vers leur partie de cartes étaient maintenant tournés vers une dispute en devenir entre deux gaillards visiblement en désaccord pour une raison quelque conque. Danaän espéra simplement que leur bagarre ne viendrait pas perturber son duel avec Nyx. Elle se détourna bien vite des belligérants quand elle fut à nouveau attirée ailleurs que sur la carte qu’allait poser son adversaire. Jaskier avait émis un croassement du rebord de la fenêtre sur laquelle il était posé. De loin, la jeune barde vit alors la jeune étudiante aux cheveux en pagaille et au regard vide tituber difficilement dans la rue avant de s’asseoir à nouveau contre un mur.

Finalement le bruit des chopes que l’on pose sur la table la détourna de la fenêtre et elle vit Nyx placer une première carte et l’inviter à jouer à son tour. La jeune femme sourit et réfléchit à une stratégie alors que la même question lui brulait toujours les lèvres. Après avoir posé nonchalamment une carte distance sur la table, elle saisit une nouvelle fois sa chope et plongea son regard dans celui de Nyx « Maly Ptak, qu’est-ce que ça signifie ? »  demanda-t-elle avec un accent plus qu’approximatif et un léger sourire. Elle savait bien qu’elle n’avait pas encore gagné, mais elle jugea que cette question avait des chances de ne pas entrer dans les critères des secrets. De plus, ces deux mots ne voulaient pas sortir de sa tête et elle ne voulait pas se priver de faire la conversation sous prétexte qu’ils jouaient, elle avait bien d’autres questions à poser en cas de victoire.


Little Bird
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Race Race : Vampire Supérieur
Ven 26 Oct - 14:00
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look the devil in the face and make it home safe.
Tu te contentas d’hocher la tête aux mots de la barde, mettant ainsi fin à un des énièmes débats que vous animiez à chacune de vos rencontres. Tu n’étais pas homme de foi et tu ne prétendais pas détenir le savoir absolu dans le creux de ta main même si ta longue vie t’avait appris bien des tours de ce monde. Tu étais la preuve même que l’expérience et la longue vie n’étaient parfois pas suffisantes pour tout savoir, tout connaître. Ô bien sûr, tu aurais pu tout apprendre, te plonger dans une vie de lecture mais tu avais préféré découvrir par toi-même, apprendre de tes erreurs et t’enliser dans des histoires aussi farfelues qu’étranges. La destinée, tu l’avais côtoyée, puisque tu lui avais mis sur le dos la raison de ta présence ici, à défaut de trouver une véritable légitimité à ton arrivée dans ce monde. Mais tu avais toujours cru, d’une manière ou d’une autre, à sa bonté, à sa justesse contrairement au mal qui rongeait de l’intérieur les contrées de cet univers. Seulement, lorsque ta main se retrouva dans l’habitacle chaud du corps de ton frère, il te fut difficile d’imaginer une Destinée, une Providence qui puisse être si soudainement cruelle. Lorsque l’organe moteur de tout être vivant se trouvait dans le creux de ta main, chaud, battant de ses derniers souffles, toute tes croyances s’étaient évaporées pour ne laisser que la dure et triste réalité que ton destin t’appartenait et que tu venais d’en sceller une part par tes actes. Cette main était celle que tu gardais presque constamment baguée, la main du mal. La main par laquelle tu n’avais jamais osé toucher le corps d’une personne que tu aimais sincèrement, du plus profond de ton cœur. Ta seule croyance résidant dans cette main, ta croyance en la souillure qui dévorait ton âme comme un fléau ou un démon intérieur ; le venin venu d’outre-tombe, ta malédiction. La main qui tuait, la main noire, la main maudite, la main du diable, la main du mal. Tu ne pouvais pas dire, avec un grand sourire, que tu étais un homme du bien, tu en étais terriblement loin. Par essence, tu étais un ennemi de l’humanité, plus proche de l’archange que du dieu. Peu de gens arrivaient à te croire quand tu disais, dans une conversation, que tu étais loin du gentilhomme que tu laissais paraître ; on t’envoyait paître avec des « vous ne vous connaissez pas assez bien Elijah », « ne vous dégradez pas ainsi », « ne soyez pas sot ». Tu n’étais pas sot, tu étais fataliste, réaliste et tu te connaissais malheureusement que trop bien. Cette même main qui avait serré la gorge de la jeune femme il n’y a pas si longtemps, un geste que tu regrettais autant que tu savourais par l’adrénaline du combat, l’orgasme de la dominance. Tu étais un monstre, une bête. Pas étonnant que l’être humain voulait autant vous enfermez, vous les vampires, tu pouvais comprendre.

Même ici, assis à une table dans une taverne, au milieu d’êtres semblables physiquement, tu sentais que tu n’étais pas à place, que tu étais bien différent d’eux et que tu n’y aurais jamais ta place. Est-ce Elijah qui était de trop ? Ou était-ce Nyx ? Quelle partie de toi-même devrais-tu sacrifier pour pouvoir vivre parmi eux ? Après deux cent années d’existence parmi eux, tu ne le savais toujours pas. Même lorsque tu te regardais dans le miroir, même ton propre reflet riait de ta propre différence et de ton envie d’être comme eux. Quel plaisir y avait-il à vivre un millénaire tout en voyant les autres mourir devant soi ? La fatalité d’une vie, de ta propre vie, qui se reflétait dans des yeux naturellement bicolores et différents. Tu retenus un soupir à tes pensées, te concentrant sur la jeune femme qui était en face de toi, triant et mouvant les cartes naturellement, comme si le simple geste était inné. Tu haussas négligemment les épaules à ses mots. « Ce n’est point un mal. Ce deck est probablement le plus joué et celui que l’on donne aux débutants. » Tu pointas doucement, sans grande conviction en jetant un coup d’œil aux cartes représentant les figures historiques de ce monde : mages, soldats, rois, espions. Des hommes, des femmes, des enfants, des éternels. Tes doigts glissaient machinalement sur les illustrations peintes sur les cartes, un léger rictus sur les lèvres avant de reporter ton regard sur la barde. « Les deux points de vue sont compréhensibles, je dois dire. N’oublions pas, avant tout de chose, que le jeu est d’origine de Mahakam, chez nos amis les nains et qu’ils sont pointilleux lorsqu’il est question de tradition. Cela dit, je suis moi-même ravis de voir le jeu évolué, après tant d’années à demeurer le même, avec les mêmes cartes et mêmes stratégies. » Tes yeux parcouraient le jeu que tu avais formé avant de tout redistribuer et de reprendre les cartes équitablement, sans aucune triche et la plus pure intention de jouer selon les règles. Tu n’étais pas mauvais joueur, et même si tu aimais gagner, une perte était une perte.

Tu pris quelques gorgées de ta bière, la finissant rapidement sans pour autant qu’un quelconque signe d’ébriété ne se forme dans ton esprit probablement dérangé. Tes oreilles captaient aisément les disputes avoisinantes sans pour autant que ton regard ne prenne la peine de s’y poser. Qu’ils se disputent, ça t’était bien égal. Ton regard se posa seulement sur une étudiante ivre dans la rue, qui se posait contre le mur pendant quelques secondes avant de vider le contenu de son estomac dans un buisson avoisinant. Un relent de dégoût te prit à la gorge, t’obligeant à détourner le regard avant de poser ta carte, laissant à la barde son tour pour jouer. Elle ne tarda d’ailleurs pas à le faire, et tu profitas de cela pour prendre une gorgée de la nouvelle bière qui était apparue. Certain, encore une fois, qu’elle ne te rendrait pas ivre ce soir. Tu ne le souhaitais pas, cela dit. Sobre, tu semblais plus calme, plus docile, peut-être. L’ivresse n’était pas ton objectif en cette nuit. La question de la barde te fit légèrement sourire, ravit, à moitié, qu’elle est pu retenir ce léger écart de ta part. Son accent était immonde, cela dit, mais tu ne pouvais pas l’en blâmer, ce n’était pas une langue que l’on apprenait aux enfants ici. « Petit oiseau. » Tu répondis simplement avant de prendre ton tour pour jouer, déposant à nouveau une carte dans son camp, un nouvel espion de façon à récupérer de meilleures cartes à nouveau. « Cela provient de ma langue natale et c’est une traduction approximative, vous n’avez pas les mots dans la langue commune pour une traduction plus exacte que cela. » Tu rajoutas avant de prendre une nouvelle gorgée de la bière, indiquant du regard à la barde que c’était à son tour de jouer.


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Relieve the pain in the night
And I'm so high I'm numb, Living fast, I'm lapping 'em liquor, drugs, and sex addiction, I'm all of 'em wrapped in one. Stay in control up until you spiral out of it, living fast as freeways, I ain't slept in three days, making money three ways, keep on running these plays.× by lizzou.
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Race Race : Humaine
Dim 4 Nov - 16:36
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Elijah Nyx Caedreach

Danaän
Peryite

「 Look the devil in the face and make it home safe 」
Danaän ne savait pas grand-chose sur les vampires supérieurs hormis ce que lui avait appris son père. Celui qu’elle avait rencontré quelques années auparavant avait suffisamment à raconter sur ces voyages et une certaine magicienne pour s’étendre sur le sujet de sa condition et de son monde. En y réfléchissant et malgré son éducation faite pas un sorceleur, si elle n’avait pas rencontré le tatoueur, elle aurait surement eu encore plus de mal à déceler la véritable nature de Nyx. Mais maintenant que c’était fait, l’évidence de sa race lui sautait aux yeux. Son regard notamment semblait refléter le nombre de ses années et les tourments qui les avaient traversés. Un regard qui laisse supposer que même si ce n’est pas un érudit, même s’il s’adonne à un trafic douteux et même s’il prend plaisir à tuer lorsqu’une raison lui est donnée de le faire, il y avait en lui une sagesse, ou plus qu’une sagesse, un pragmatisme certain. Car ce n’est pas dans les livres que l’on apprend la richesse et la duplicité de la vie, mais dans les épreuves de cette dernière. Et Nyx était plein de cette sagesse. En vérité, il était bien des choses et Danaän était curieuse d’en connaitre le plus possible, qu’importe son alignement bon ou mauvais, car ce n’est pas cela aux yeux de Danaän qui fait la valeur d’un homme.

C’était ce qu’elle se disait depuis qu’elle l’avait revu ce soir et encore maintenant qu’elle l’observait. Elle était curieuse et voulait tout comprendre encore maintenant et qu’importe les risques. Car la poésie ne connaît pas le danger. Et elle lui mettrait surement une claque derrière la tête, à ses risques et périls, si elle savait tout ce qu’il pensait de lui en lui exposant sa manière de penser à elle. Mais cela serait un coup à ce qu’ils le vivent encore mal tous les deux….Mais d’une certaine manière, n’est-ce pas ainsi, en s'entendant dire ce que l’on n’a pas envie d’entendre que l’on en sort grandi ? Ou tout simplement plus apaisé dans le cas du vampire ? Les rapports avec Nyx n’étaient décidément pas des plus simples, c’était certain et quelque peu frustrant….

Ce soir, elle n’était pas parvenue à lui arracher un véritable sourire alors qu’il arborait toujours cet air blasé et quelque peu maussade. Elle ne pouvait l’en blâmer, mais avait espoir de parvenir à le dérider quelque peu. Bien que cela promette d’être particulièrement difficile venant d’elle… Mais encore une fois, la barde aimait les défis et Nyx était surement le plus ardu de tous. De plus elle c’était fait une mission de dérider le monde après tout, alors un individu récalcitrant était intolérable ! Elle-même n’aurait certainement pas aimé qu’on la force à la bonne humeur quand elle n’était pas dans cette optique, mais ce n’était pas d’elle dont il était question … Dans tous les cas, il devait d’abord s’habituer à la présence de l’autre et apprendre à se faire confiance si elle voulait avoir une chance de briser ses barrières.

Ah, enfin un sourire ! Enfin plutôt un timide rictus. Déconcertant. Mais c’était un début. « C’est vrai, les nains tiennent les traditions en haute estime et je les comprend ! Les traditions doivent être préservées pour préserver les identités culturelles, mais une once de progrès n’est pas incompatible. Il suffit de voir ces chers nains ! Leur vocabulaire si fleuri peut parfois sembler faire partie de leur patrimoine tant il est une constante, cela ne l’empêche pas d’être enrichie de nouveau charme. » Danaän releva vers le vampire un œil curieux avant d’ajouter en tentant d’imiter la voix bourrue de ces non-humains et en affichant un sourire amusé. « J’ai d’ailleurs un jour entendu de la bouche d’un nain : le progrès est comme un troupeau de cochons et c’est ainsi qu’il convient de le regarder, ainsi qu’il convient de l’apprécier. Un troupeau de cochons qui vaquent dans la basse-cour et dont on peut tirer de nombreux avantages. On peut en faire du jambonneau, du saucisson, du lard, des pieds en gelée. En bref, tout n’est pas négatif, alors inutile de faire la moue en disant que c’est la merde partout. » Leur jeu débuta et la stratégie de Nyx semblait en adéquation avec sa personnalité, sombre, secrète et subtile, là où Danaän avait un jeu plus agressif sans doute à l’image pour elle aussi de sa personnalité.

Une fois de plus, elle mettait d’ailleurs les pieds dans le plat en posant sa question sans détour ni manière. La réponse, comme elle l’espérait, ne tarda pas. Petit oiseau. Pourquoi ce surnom ? En référence à son métier ? À cause de son affinité avec cet animal ? Après tout, qu’importe la raison, ce surnom lui plaisait assez. D’autant plus qu’il sonnait très bien dans la bouche de Nyx, dans sa langue. Bien plus que lorsque c’est elle qui le prononce. « C’est joli ! » dit-elle simplement dans un léger sourire, son regard s’étant considérablement radouci, perdant sa provocation. Elle fixa quelques instants les yeux bicolores de Nyx avant de poser une nouvelle carte qui, elle l’espérait, n’allait pas se retourner contre elle à cause d’un énième espion. L’auberge était de plus en plus animée d’éclats de voix intempestifs et surement alimentait par l’ivresse. Un état que Danaän ne sentait pas venir tandis qu’elle buvait une nouvelle gorgé de bière. Elle songea qu’il était définitivement difficile de trouver un sujet léger dont conversé avec Nyx depuis la dernière fois. Elle ne se voyait pas lui demander ce qu’il préférait pour le petit déjeuner, quoique même là la réponse pourrait la surprendre. Dans la mesure où elle pouvait être surprise. Et puis merde se dit-elle, la vie est trop courte pour se soucier de la prolonger… C’était sa devise il n’y a encore pas si longtemps mais même si son opinion avait radicalement changé, elle décida de l’arborer une dernière fois. Elle inspira profondément alors que sa chope atterrissait sur la table et sa voix résonna de nouveau, essayant d’être la plus nonchalante possible alors qu’elle s’apprêtait à peut-être mettre de l’huile sur le feu. « La plupart de mes tatouages, c’est quelqu’un comme toi qui me les as faits… un ami. Il ne m’a pas appris grand-chose sur sa condition ni son monde, il avait d’autres choses à me raconter. Il m’a tout juste appris assez pour savoir que le symbole qui orne ta poitrine n’est pas de ce monde… Tu as assez laissé sous-entendre que vouloir tout connaitre de ce monde était déjà utopique, ça ne m’empêchera pas d’essayer, mais je sais pertinemment que je ne pourrais rien apprendre du tien par moi-même. Alors comment il est…. ton monde ? » Finit-elle par demander en essayant d’avoir l’air le plus sereine possible. Ce n’était peut-être pas le sujet à aborder si elle aspirait à une soirée détendue, mais la curiosité était définitivement trop forte et il n’avait cessé de la provoquer.


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