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look the devil in the face and make it home safe ; ft. Danaän.
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Race Race : Vampire Supérieur
Dim 11 Nov - 14:38
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look the devil in the face and make it home safe.
Tes détours mentaux et des pérégrinations sentimentales commençaient enfin à se taire, laissant ton esprit plus clair, plus apte à des conversations étrangères et te laissait plus ouvert à tout ce qui t’entourait. Tu étais toujours morose, tu le serais toujours. Etait-ce le manque, l’absence, l’exil ? Tu ne savais pas ce qui t’avait véritablement conduit à devenir ainsi quand, enfant, tu étais la personnification du jovial, de la joie et du rire parmi les cendres de ton monde. Mais qu’importe, aujourd’hui, tu portais sur ton dos ton passé et essayait d’avancer à travers les époques, les âges, jusqu’à ce qu’un jour, la mort t’emporte finalement, pour de bon. Mais ce jour était encore bien loin et alors que tu contemplais silencieusement la barde, une question résonnait.. Comment les humains pouvaient-ils être aussi simples et inconscients quand la mort était pourtant si proche ? 100 années, dans la vie d’un vampire, ce n’était pas grand-chose, quelques grains de sables et un battement de cil mais pour les êtres humains, c’était terriblement différent. Ils avaient cette incertitude de devoir vivre dans des conditions qui étaient loin d’être optimales et cette certitude que leur mort pouvait être à chaque endroit du globe, à chaque instant, à chaque coin de rue. Tu ne pouvais donc t’empêcher d’imaginer à quel point il devait être difficile que de vivre dans la peau d’un être humain, sachant pertinemment que l’éternité n’était un choix que pour ceux dont l’affinité avec la magie était suffisamment haute. Pour les elfes et les nains, c’était différent. Ils vivaient plus longtemps, oui, mais ils étaient encore terriblement loin de la longévité des vampires. Ton espèce avait ce quelque chose qui réclamait de longues années de vie, peut-être étiez-vous fait pour devenir narrateur des espèces inférieures qui peuplaient cette terre ? Ce n’était pas ton objectif, mais tu savais que certains s’y prêtaient sans mal, devenant narrateur de légendes et de nouvelles histoires magistrales.

En regardant la jeune barde, tu te demandais aussi si elle avait déjà croisé le chemin d’un vampire supérieur, peut-être sans le savoir. Ils étaient nombreux à fouler cette terre, caché dans la masse humaine et veillant à n’être découvert sous aucuns prétextes. Certains ne se cachaient qu’à peine et c’était grâce à ce culot qu’ils survivaient, bien que la pratique soit hautement risquée et que tu ne l’approuvais absolument pas. Tu savais également que certains doyens s’étaient liés d’amitié avec des rois, il y a des siècles de cela, pour avoir un poids sur le monde et sur comment diriger son espèce vers une protection plus sûre tout en restant caché dans l’ombre. Bien que tu n’approuvais pas les méthodes, tu devais avouer qu’il y avait de l’ingéniosité. Tout comme pour ceux qui avaient créés le gwynt. Il y avait une certaine idée là-dessous, donné vie à des personnages par le biais de cartes, donné vie à des légendes sous forme de jeux stratégiques. Les nains s’étaient encore montrés excellents dans autre chose que l’art de la forge. Tu levas tes yeux vers la barde à sa réponse et tu esquissas un faible sourire avant de jeter un œil à tes cartes, laissant ton pouce passé sur la surface rigide et légèrement abimée de la carte de Sigismund Djisktra. Mort. « Je suis bien d’accord avec ton discours, cher barde. » Tu pris un instant pour observer le jeu de la demoiselle tandis que les cartes s’abattaient sur le terrain. Elle optait pour l’offensive, ne passant pas par quinze détours pour arriver à son but. Tu jouais d’espions et de cartes plutôt faibles pour faire gonfler ton jeu. « Bon nombres de nains sont d’ailleurs d’accord avec ce progrès, cette évolution du jeu par l’acquisition d’une nouvelle faction. Mais je comprends également ceux qui sont en désaccord. La faction a été faite dans leur dos, par un humain, de surcroît. Quand bien même la volonté est bonne… C’est un peu malvenu que de faire ça dans le dos de l’Amicale du Gwynt qui est si ouverte à toute proposition. Aller directement aux nains de Mahakam est compliqué, cela se conçoit, mais les Amicales sont nombreuses et cela aurait évité bon nombres de litiges. » Tu rajoutas, en plaçant silencieusement une carte sur le plateau, tes yeux suivant mouvement et lettres qui apparaissaient sur les cartes.

Un petit sourire, à nouveau, apparut sur tes lèvres aux mots de la jeune femme, sur petit oiseau. Une traduction assez peu représentative de ce qui se cachait derrière les mots vampiriques. Ceux que l’on nommait ainsi dans ton monde étaient généralement les fouineurs, ceux qui cherchaient à tout entendre et tout voir, comme les oiseaux ou les fouines. Le terme était plus généralement attaché aux enfants curieux, parfois trop, des affaires des adultes ou des doyens. Cela dit, cela représentait assez bien Danäan à tes yeux, elle qui cherchait à tout comprendre, à tout voir et tout savoir. Ici, tu avais appris que le petit oiseau était aussi significatif des chanteurs, ceux dont la voix transportait bien des âmes. Là encore, le terme était choisi pour coller à la personne que tu avais devant toi. Quelques éclats de voix au travers de la taverne te firent lever les yeux, légèrement, pour observer un semblant de dispute mais également une joyeuse conversation entre deux étudiants qui étaient ivres de rire suite à une histoire décadente. Tu allais poser ta carte suivante quand les mots de la barde te firent à nouveau lever les yeux de tes cartes. Tu l’écoutas, simplement, avec t’esquisser un sourire. Donc, elle avait bel et bien eu affaire à un autre vampire, un tatoueur de surcroit. Peut-être était-ce le même que celui qui avait gravé le symbole de ton clan dans ta peau ? Peut-être. Tu posas doucement ta carte sur le plateau avant de prendre le temps de répondre, déposant tes cartes face cachée pour pouvoir prendre une gorgée de ta bière. « Il a raison. Le pentacle que je porte à la poitrine ne vient pas d’ici. C’est un pentacle somme toute classique en apparence, mais les runes qui sont inscrites à l’intérieur du cercles appartiennent à ma famille. Il s’agit d’une prière ancestrale dont je ne saurais t’expliquer le contenu. » Tu soufflas, en premier lieu, un petit sourire sur les lèvres alors que le souvenir revenait en mémoire. Tu étais encore jeune lorsque l’on t’apposa cette marque, une marque d’appartenance véritable à ton monde, à ta famille. Tu pouvais choisir soit d’être dédié à ta famille soit d’être dédié à ton clan soit de ne pas le porter du tout ; beaucoup de vampires choisissaient cette dernière option. Tu avais choisi d’être dédié à ta famille. « Il m’est difficile de t’expliquer comment est mon monde, chaque clan, chaque famille a un territoire bien différent. Le mien était fait de sable gris, de pierres rouges, de terre orangée et de rivières violettes. Notre lune était rouge orangée, et nous vivions dans ce qui se rapproche le plus à vos montagnes. Là où j’habitais et vivais avec mon clan, il n’y avait que peu de végétation, où alors des plantes bien différentes des vôtres, tout comme la faune qui parcourait nos terres. L’animal que mon monde et le vôtre ont en commun est le serpent, le grand symbole de mon clan. » Pour démontrer tes paroles, tu remontas légèrement ta manche, dévoilant le tatouage de ton clan, une main dont trois doigts étaient relevés, le pouce et le dernier repliés vers l’intérieur de la main tandis qu’un serpent, enroulé autour du poignet, remontait entre les deux doigts pliés pour finalement s’extirper au-dessus des trois doigts relevés. « Mon monde était chaud, la plupart du temps, et nos coutumes étaient bien différentes des vôtres, nous sommes bien différents de vous, sur d’énormes points. Chaque clan fonctionnait d’une manière bien particulière, une manière qui lui était propre et nous ne rencontrions que très rarement les autres. Mais lorsque cela se faisait, c’était pour un voyage de plusieurs jours jusqu’au centre de notre monde, un territoire presque sauvage, intouché par notre présence, où la végétation était fleurissante, abondante et où un seul et unique temple se dressait pour attendre nos offrandes, pour des dieux que nous prions. Notre monde est sombre par essence, dans sa structure et dans ses ressources. » Tu finis, attendant ses probables questions. Il t’était difficile de parler de ton monde sans pouvoir t’exprimer dans tes mots vampiriques. Tu rajoutas cependant. « Nous avions un ‘enfer’ physique, réservé aux exilés, ceux qui refusaient d’être dans un clan ou qui ont commis des crimes impardonnables par rapport à notre code. Une terre où la désuétude régnait mais où les habitants avaient réussis à en faire quelque chose. La magie que nous possédions permettait aux exilés de se rendre directement là-bas. Personne ne sait véritablement comment se présente cet enfer, rares sont ceux qui ont réussis à racheter leurs crimes. »
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Race Race : Humaine
Ven 16 Nov - 23:16
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Elijah Nyx
Caedreach

Danaän
Peryite

「 Look the devil in the face and make it home safe 」
La courte longévité des humains, c’est cela qui faisait le sel de leur vie, faisant de chacune de leurs actions un acte désespéré pour leur survie, pour la rendre plus agréable, légitime peut-être. L’imprévu, les risques encourus, donnés un semblant de sens à leur vie, la part d’excitation à leur errance éphémère et Danaän avait toujours cru pouvoir s’en contenter. Mais cette certitude semblait de plus en plus encline à changer. Ce n’était pas son ami tatoueur qui avait provoqué ce revirement, mais les paroles de Nyx qui avait réveillé un instinct de survie jusque-là effacé chez la jeune femme, au profit de sa témérité. Elle aurait voulu s’assurer de vivre assez longtemps pour honorer les promesses qu’elle avait faite à son père, celle de faire quelque chose de plus grand de sa vie, de plus poétique. Mais, simple humaine, elle était bien incapable d’aller à l’encontre de sa triste condition. Elle enchainait les gorgées de bière, essayant de ne pas, elle aussi, sombrer dans la morosité. « Certes, les méthodes sont répréhensibles, mais enfin, ce qui est fait est fait, on ne peut pas revenir en arrière » répondit-elle, ne réalisant pas tout de suite son ton bien plus fataliste qu’elle ne l’aurait souhaité. « Je crois que je remporte cette manche, mais je doute que ce soit le cas de la prochaine » ajoutât-elle constatant avec légèreté que le nombre de cartes présentes dans la main de son adversaire était plus élevé que dans la sienne du fait de ses espions.

Elle se répétait le surnom dont Nyx l’avait affublé, tentant de le faire correctement résonner dans son esprit sans se figurer à quel point il était bien choisi. Elle avait appris la langue ancienne au côté de quelque connaissance elfe au cours de ses pérégrinations, et elle était arrivée à la maitriser plutôt bien. Voilà que l’envie lui prenait de faire de même avec la langue des vampires. Elle avait constaté qu’une langue conditionnée une manière de penser. Apprendre une langue c’était apprendre une vision du monde. Les concepts sont limités par le nom qu’on leur donne et ils peuvent changer d’une langue à l’autre, ainsi que leur porté, alors elle comprenait que la traduction soit approximative. Mais apprendre le vampirique serait certainement plus ardu que la langue ancienne, car encore fallait-il trouver un professeur enclin à partager cette locution avec elle.

Elle eut un sourire en coin en captant la chute d’une blague graveleuse qui fut précédée par des éclats de rire à quelques tables d’eux. Les étudiants présents semblaient passer une soirée arrosée des plus agréables à l’exception de quelques contentieux. Mais tout ce brouhaha n’était pas suffisant pour détourner la barde de son interlocuteur. Elle semblait d’ailleurs avoir captivé son attention en évoquant un autre vampire de sa connaissance. Elle avait évité de le nommer comme tel devant témoins, déjà parce que cela n’était pas des plus judicieux mais également parce qu’elle n’était pas encore sûre que cet affublement ne blesse pas le thanatopracteur. Elle sourit en repensant à ses paroles de leur soirée précédente supposant qu’elle ne savait pas de quoi elle parlait et qu’elle ferait mieux de prendre ses jambes à son cou si elle en croisait un. Mais elle se garda d’évoquer à nouveau ce débat, se contentant d’en sourire. Elle l’écouta répondre avec le plus grand intérêt, réellement captivée par ses descriptions. Elle tentait de se figurer les paysages qu’il était en train de lui dépeindre, Ils semblaient tout droit sortir d’un rêve des plus fantaisistes mêlant des couleurs improbables. Son imagination était malheureusement limitée par ce qu’elle connaissait, les contrées de son propre monde. Car bien qu’elle en ait parcouru une grande patrie, rien ne ressemblait aux descriptions oniriques de Nyx. Elle pouvait comprendre qu’il aspire à y retourner plus qu’à n’importe quoi d’autre. Elle n’en était que plus curieuse et fascinée qu’il puisse exister de telles différences entre les mondes. Même la faune et la flore étaient différentes ? Elle savait que les monstres d’ici, qu’elle connaissait très bien, n’était pas de ce monde, il était pourtant devenu un quotidien difficile à dissocier de ces paysages. Elle se remémora la fascination qu’elle avait ressentie en les étudiants avec Luther, mais imaginer encore de nouvelles créatures, c’était… grisant. Surement que son père, qui y avait consacré sa vie, aurait lui aussi été curieux d’en savoir plus. Déformation professionnelle sans doute.

Elle observa le motif qu’il lui dévoila, une main autour de laquelle s’articuler harmonieusement un serpent. Elle sentait qu’il était de plus en plus ouvert et disposé à lui parler de lui et elle s’en réjouissait. La notion de clan, elle connaissait, c’était ce système qui régissait les îles dont elle était originaire, mais bien sûr, là encore les choses étaient bien différentes et elle ne pouvait que se l’imaginer pas le prisme de ce qu’elle connaissait de la politique de Skellige. Les vampires aussi avaient des dieux, cela devait être une constante chez chaque civilisation, comme si, qu’importe la puissance d’une race, tout le monde avait besoin de croire en une instance supérieure, en des êtres créateurs et destructeurs, en une punition et une rétribution divine. Elle aurait eu tendance à croire que ce genre de croyance se développait plus facilement chez les humains, les faibles et mortels humains qui avaient besoin de croire en un au-delà pour supporter leur condition. Mais visiblement, elle se trompait. Elle-même, malgré les quelques temps passés au temple de Freya, avait toujours eu du mal à s’adonner à une religion. Bien qu’elle ait un profond respect pour les traditions pagans qu’il lui arrivait de pratiquer. Mais les religions officielles, c’était autre chose et celle du feu éternel, n’en parlons pas... Son esprit était encore envahi de ses paysages imaginaires traversés par des clans vampires quand il marqua une pause. Il évoqua ensuite leur enfer et la jeune barde finit par en conclure que le vaste système de règles des vampires était très contraignant. Entre codes et obligations, ils ne devaient pas avoir le loisir de vivre dans l’insouciance totale. « J’aurais aimé pouvoir voir ça de mes propres yeux… Ces paysages, cette faune et cette flore. Ce monde doit te paraître bien fade en comparaison » finit par répondre Danaän en référence aux fantastiques couleurs du sien. « Je comprends que l’adaptation puisse être… délicate, voire déroutante... Tu as parlé de clans, cela semble être une composante centrale de votre société. Tu as toujours des contacts avec le tien ? Ou bien ils sont tous resté…»

Elle n’eut pas le loisir de finir sa question, un éclat de voix résonna dans la pièce, venant perturber leur conversation. « Et les raclées préventives, tu connais face de fion ? » La dispute qui s’était engagé entre deux clients semblait avoir dégénéré et le dos d’un des deux belligérants, que Danaän ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam, heurta leur table en esquivant un coup. Dans un réflexe, elle c’était redressé en prenant sa choppe pour la mettre en sécurité, la voix de son père résonnant inconsciemment dans son esprit : On ne gâche pas de la bonne bière Danaän ! Elle posa ses cartes sur la table et de sa main libre, elle saisit l’inconnu par le col, plus qu'irritée d'avoir était interrompu dans cette conversation alors qu'elle avait enfin des réponses à ses questions . « Crétin ! Tu ne crois pas que tu ferais mieux d’aller t’occuper de ton petit frère au lieu de chercher les emmerdes ? C’est bien pour ça que tu fais des études, non ? » Assénât-elle avec colère avant de le lâcher, se sentant prise d’un soudain vertige. Elle s’appuya d’une main sur la table tandis que le visage de l’inconnu s’était tordu d’incompréhension et de scrupule comme s’il venait d’être frappé par le soufflet de la responsabilité. Il secoua la tête comme pour y ranger ses idées avant de quitter l’auberge précipitamment sans demander son reste ni prêter attention aux provocations de l’autre énergumène. Un profond silence s’était abattu sur l’auberge et les clients avaient observé la scène, comme avide de divertissement. Danaän leur jeta un regard mauvais, bien malgré elle et se rassit, une main sur le front. Elle semblait avoir du mal à reprendre le fil de ses idées. Elle ne savait pas pourquoi, mais une douleur insidieuse c’était soudain glisser dans sa tête avant de s’estomper progressivement. Elle releva les yeux vers Nyx, en tentant de reprendre une contenance, la douleur disparaissant aussi vite qu’elle était apparue et elle retrouva le fil de leur conversation en reprenant ses cartes. « Excuses-moi, j’ai tendance à réagir au quart de tour… Les clans donc… » Elle se stoppa au milieu de sa phrase sentant quelque chose d’humide au-dessus de ses lèvres, elle n’avait pas remarqué qu’elle s’était mise à légèrement saigner du nez.


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Race Race : Vampire Supérieur
Dim 18 Nov - 10:43
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look the devil in the face and make it home safe.
Tu avais toujours regardé la vie humaine comme un grain de sable qui s’écoulait rapidement dans le désert de l’univers, apparaissant et disparaissant avant même d’avoir le temps de s’attacher à ses créatures sorties du cœur du monde. Ils étaient impulsifs, c’était des créatures de l’action plus que de l’observation comme pouvait l’être ta race ou les elfes. Ils étaient enfermés dans une condition que tu trouvais assez peu enviable. Piégés dans un corps qui vieillissait trop vite par rapport à la hauteur de leurs rêves et de leurs espoirs, une âme qui se mourrait à hauteur que l’enveloppe charnelle se dégradait. Une âme si facile à emprisonner et à rendre muette au reste du monde. La vie des êtres humains était composée de promesses, de rêves, de désillusions, d’espoirs qui finissaient toujours par mourir lorsque le temps venait à manquer pour ces créatures éphémères. Si tu avais la certitude que la vieillesse ne viendrait pas avant quelques siècles, ce n’était pas le cas de celle avec qui tu partageais ta table. Rares étaient les êtres humains qui vivaient suffisamment longtemps pour voir un siècle entier. A l’exception des mages, mais eux… Ils défiaient les lois naturelles tout en puisant dans quelque chose de bien plus naturel que tout ce qui se trouvait autour d’eux. Tu levas les yeux vers elle, laissant l’ongle de ton pouce glisser sur la carte que tu avais en main tandis que tu réfléchissais un instant sur la vie naine, une vie longue assurément, ce qui expliquait beaucoup de leur sagesse et de leurs excès. « C’est fort vrai. » Tu appuyas ses propos avant de poser tes cartes, face cachée, pour prendre une gorgée de ta bière, tes yeux scannant sans mal le plateau où les points s’accumulaient sans mal de son côté, tandis que du tiens, tu cumulais espions et cartes supplémentaires. « On verra bien, cher barde. Je ne peux garantir le succès de mon jeu. » Tu répondis, avec un sourire tandis que tes lèvres retrouvaient le goût amer et sucré de la bière.

A mesure que la conversation s’alignait et se prolongeait, tu te plongeais toi-même dans les souvenirs de ton monde à mesure que les mots s’échappaient de tes lèvres. Il était tellement rare que tu parles de là où tu avais vécu, là où tu avais grandis. Tout naturellement, ton monde était ce qu’il y avait de plus beau. Les longues nuits passées à observer les étoiles qui entouraient la lune rousse de ton monde, perché sur de hautes caillasses où il suffisait de lever le bras pour pouvoir toucher les nuages. Ces mêmes hauteurs duquel tu te laissais tomber pour prendre ta forme de chauve-souris, une forme qui était propre à ta race. Les baignades de minuit, dans les rivières salées, à déguster une forme étrange d’alcool, semblable au sang humain. Tu te souvenais de ta maison, une demeure encastrée dans la roche montagneuse, d’où s’échappaient les feux de ce qui ressemblait à une cheminée. Tu te souviens du bois rouge qui composait les sols et les tapisseries d’or qui ornementaient les murs. Entre ces murs, les nuits étaient courtes, passées en compagnie d’autres vampires de ton espèce ou des êtres inférieurs, à essayer tant bien que mal de découvrir le fond de nos sentiments. Ton monde était pur, non souillé par la guerre et les morts inutiles. Le code vampirique était clair ; si désaccords il y avait, devant le doyen ils se réglaient. Si il y avait un crime, celui qui l’avait fait état envoyé en exil dans les enfers tandis que la victime était dédommagée par la famille de l’exilé. La pauvreté n’existait pas, ou du moins, pas de la même manière que dans ce monde, de même que la richesse non plus. C’était des critères matériels qui n’avaient pas son importance dans ton monde ; dans ton monde, c’était les actions qui importaient, la vertu. Plus un clan possédait des êtres dignes et remplis de vertus et autres actes de bonne fois contre les créatures qui menaçaient les territoires, plus le clan était haut dans la société, plus ce dernier avait la chance du sacrifice des dieux. Une coutume respectée par chaque clan. Une coutume qui te faisait grimacer en y repensant. Tes yeux se reposèrent sur la barde lorsque tu fus tiré de ta rêverie par ses mots. « Pas fade. Différent. Matériel. Violent. Cruel. Mais ce sont des critères de votre société. Votre monde est diversifié, différent, avec des couleurs bien plus lumineuses que dans le miens. » Probablement parce que vous étiez des êtres sombres, des êtres nocturnes, infernaux. Tu écoutais les mots de la barde jusqu’à ce qu’elle soit interrompue par une dispute qui ne t’intéressait pas le moins du monde.

Néanmoins, voyant Danaän se lever pour interpeller celui qui avait malencontreusement bousculé leur table, tu levas tes yeux vers celui qui provoquait délibérément. Tu plongeas tes deux iris dans les siennes, le regard noir mais le visage fermé, et tu le senti bouger, se reculant légèrement, se taisant pendant quelques secondes, le temps que la barde puisse en finir avec celui qui était provoqué. Tu lâchas son regard lorsque la tirade de la jeune femme fut passée, plongeant tes iris dans le liquide ambré que tu avalas sans mal, entendant à nouveau les jérémiades de celui que tu avais observé avec insistance. Le silence de plomb qui était tombé sur l’auberge en disait long sur les divertissements récurrents de la taverne mais tu n’en faisais rien, posant tes yeux sur la jeune femme qui recommençait à parler. Tu remarquas du sang coulant de son nez, et malgré ton sevrage, ton corps ne pouvait s’empêcher de réagir, laissant tes pupilles se dilater. Tu te raclas la gorge avant de prendre un mouchoir en tissus propre que tu gardais toujours dans ton manteau, pour les blessures impromptues. Tu le lui tendis avant de balayer ses excuses de la main, il n’y avait pas de quoi s’excuser. Et tu avais l’habitude de voir les humains se mêler d’affaires qui ne les regardait pas. « Tout va bien, jeune barde ? » Tu pris une gorgée de ta bière, gardant un calme olympien face à la vue du sang. « Je ne savais pas que le saignement de nez était une caractéristique de l’énervement humain. » Tu soufflas, une pointe d’amusement dans la voix en même temps qu’une ignorance bien couverte. Tu jetas un coup d’œil à la tavernière, levant la main pour qu’elle apporte une nouvelle tournée. Ton regard se reposa sur Danaän qui avait fini de nettoyer les traces de sang, et tu laissais ainsi ton corps reprendre son calme habituel, non habité par le feu de la vue du liquide rougeâtre.

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Race Race : Humaine
Sam 24 Nov - 0:20
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Elijah Nyx
Caedreach

Danaän
Peryite

「 Look the devil in the face and make it home safe 」
Les espions de Nyx lui avaient permis de piocher de nouvelles cartes alors que Danaän avait préféré s’assurer la victoire de cette manche. En y repensant, ce n’était peut-être pas un choix judicieux, mais qu’importe, il ne s’agissait que d’un divertissement, quand bien même il y aurait un enjeu. Dont elle ne savait toujours rien d’ailleurs. Elle lui sourit à sa réponse, hochant la tête et reprenant une gorgée de bière.

Elle ne savait pas quelles images défilées dans la mémoire de son acolyte, celles des souvenirs de la barde était déconcertant de banalité, en tout cas pour les habitants de ce monde. À la différence que sa mémoire était peuplée de plus de monstre et de manière bien plus quotidienne et moins effrayante. La vie d’un sorceleur est périlleuse, mais elle y avait très vite pris goût, pour elle c’était un choix contrairement à bon nombre de ces guerriers et elle ne l’aurait échangé contre aucune autre. Les souvenirs de son enfance se perdaient dans la contemplation de livre sur l’anatomie des monstres, dans de bestiaire tellement volumineux qu’il lui fallait les deux mains pour les porter. Elle se remémorait ses premières potions ratées qui, si Luther les avait bus, l’aurait plus intoxiqué qu’avantagé en combat. Elle se souvenait de ses entrainements dont chacune de ses cicatrices étaient le témoin. Elle se souvenait de son arrivée à l’académie et du regard dédaigneux des autres étudiants déconcerté de voir cette vagabonde ébouriffée et balafrée s’assoir dans leur amphithéâtre et exceller dans un domaine si noble. Ses souvenirs étaient ceux de voyages interminables mais jamais monotones ni ennuyeux au travers des Royaumes du Nord dont elle avait fini par connaitre les grands axes à la perfection. Ses souvenirs étaient ceux des prémisses de sa débauche qu’elle ne cessait d’entretenir. Mais il n’était pas question de ses souvenirs à elle, mais de ceux du vampire.

Maintenant que leur jeu était lancé et qu’une ambiance plus détendue c’était imposé, le sujet des origines de Nyx pouvait enfin être abordé. « Je me disais bien que l’adjectif « cruelle » siée davantage à ma race qu’à la tienne.» répondit-elle, un sourire en coin, lançant une nouvelle pique sur leur dernière conversation. « L’exotisme de l’inconnu peut, enfin doit, paraître plus lumineux, aveuglant peut-être. Je suis sûr, qu’en tant que parfaite étrangère, je serais tout autant aveuglé par le tien. Ton monde pourrait être une source intarissable de ballade, ne serait-ce que pour le décrire par le prisme de la nouveauté et la naïveté de l’ignorance. Belle utopie encore une fois. Je n’ai malheureusement pas d’élément de comparaison avec mon monde, mais tu as raison, la violence, la maladie, la décadence sont intrinsèques à ce monde. Même chez les créatures se targuant d’une plus grande noblesse… Combien d’elfe ont-ils été retrouvés agonisants, atteints de syphilis ou à cause de la dose de fisstech de trop. C’est effrayant, misérable, répugnant et pourtant j’y vois une poésie… Enfin la chose la plus difficile en ce monde c’est d’y vivre, on se contente d’y survire.» Dit-elle sans une once de fatalisme affichant même un sourire sereine.

Danaän se délectait de chaque information, chaque nouvelle image que lui livrait Nyx, sa colère était donc d’autant plus grande d’être interrompu de la sorte par un étudiant ivre. Certes, réagir comme elle l’avait fait n’était pas digne d’une demoiselle, mais elle n’avait pas était élevé comme tel et dans ce genre de cas, elle avait plus du rustre que de la jouvencelle. Trop occupé à réprimander l’inconnue et à endurer son mal de crâne, elle n’avait pas remarqué le regard de Nyx qui avait surement évité l’escalade et elle c’était rassise après son esclandre, se tenant le front. Elle entendit Nyx se racler la gorge alors qu’elle tentait de reprendre leur conversation et elle crut voir ses pupilles se dilater bien que son corps ne montre aucun signe de fébrilité. Elle comprit en voyant une goutte de sang tomber sur le bois rugueux de sa table que son nez s’était mis à saigner. Elle saisit, le mouchoir que le tenait le vampire, sentant que la contenance qu’elle avait tentée de reprendre s’évaporait de nouveau. Elle le remercia et essaya de rattraper les dégâts. D’aussi loin que remonte sa mémoire, il lui arrivait parfois de saigner du nez, mais pas plus que n’importe quel enfant. En grandissant, en revanche, ce phénomène devint de plus en plus fréquent, mais elle mit rapidement cela sur le compte de sa surconsommation de fisstech et cela n’avait rien d’illogique. Mais paradoxalement, les saignements survenaient, comme ce soir, quand elle n’en avait pas pris depuis un moment, jamais pendant les périodes où elle en consommait plus que de raison, et ils étaient toujours accompagnés de douleurs encéphaliques. Elle ne s’en était jusque-là pas inquiétée et décida que ce n’était pas ce soir qu’elle allait le faire. « Je vais bien, je te remercie » répondit-elle devant sa sollicitude, étonnée par son calme. « Ça n’en est pas une, cela m’arrive de plus en plus souvent, navrée » poursuivit-elle sincèrement désolée de l’avoir exposé à cela.

La dernière goutte de sang avait disparu quand l’aubergiste s’arrêta à nouveau près de leur table avec une nouvelle tournée. Elle posa les mains sur les hanches en regardant les joueurs de gwynt avant de parler, comme satisfaite d'avoir trouvé un sujet de ragot. « Il ne se passe pas un soir sans que les esprits ne s’échauffent ! Le type qui vient de partir par exemple, ne manque pas une occasion de s’attirer des ennuis. C’est triste de les voir fuir leurs responsabilités, je ne savais pas qu’il avait un frère pourtant je dois connaitre la vie de tous mes habitués. » L’aubergiste avait parlé en parcourant la salle des yeux. « Il venait pourtant de le dire, à l’instant… » Répondit Danaän qui aurait pu jurer de l’avoir entendu parler. La tenancière lui lança alors un regard surpris en haussant un sourcil, mais elle n’ajoutât rien, se contentant de récupérer des chopes vides et de partir. La barde se retourna alors vers Nyx, décidée à oublier cet incident et les remarque de l’aubergiste et bien décidé à reprendre leur conversation et leur partie de Gwynt .


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Race Race : Vampire Supérieur
Lun 3 Déc - 11:30
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look the devil in the face and make it home safe.
Les souvenirs de ton monde se faisaient de plus en plus rares, la difficulté de les garder en ta mémoire était grande si bien qu’il t’était parfois difficile de juste garder en mémoire les plus grands panoramas de ton monde. Tu usais de sorts et autres produits pour parvenir à étendre ta mémoire et ainsi te souvenir de tout. Tu savais que les souvenirs étaient là, quelque part, enfouis dans le creux de ton organe cérébral, mais plus tu vieillissais, plus tu passais du temps ici, plus ils s’enfermaient dans un coffre dont, bientôt, tu n’aurais plus la clé. Tu savais que d’ici quelques décennies, peut-être un siècle ou deux si tu avais de la chance, tes souvenirs disparaitraient complètement et la magie ne pourra plus rien faire pour les débloquer. C’était une fatalité, une dureté de ce que ton cerveau avait accepté il y a longtemps : que bientôt, ton monde ne serait plus qu’une hypothèse et que ton corps et ton esprit lui-même seront totalement imprégnés de ce monde. Tu n’avais pas fait attention, tu n’avais pas pris garde à écrire ou peindre ces champs pourpres de ton monde, à retranscrire les poupées de chiffon rouges et orangés qui berçaient la vie des enfants. Tu avais pris ton monde pour acquis et aujourd’hui, alors que tes mots peinaient encore à dépeindre ce monde que chérissais tant dans ton passé, était un souvenir flottant, vibrant de couleurs fanée derrière tes paupières lourdes par la remembrance. L’un des souvenirs les plus vivaces était celui du voyage que ta famille et toi avaient entrepris avant que ton frère ne disparaisse dans ce monde, pour le centre du monde, là où l’autel des dieux attendait sacrifices et chants. Tu rencontrais de nouveaux visages, de nouvelles formes tandis que les femmes chantaient, portant coupes remplies de sang animal, et que les hommes déposaient armes et outils aux pieds de statues, les émissaires des héros et des légendes de ton monde, ceux que vous considériez comme des dieux. Tu te souvenais des pétales de fleurs qui vous entouraient comme une farandole d’illusion, des tissus qui se mouvaient au grès du vent tandis que les prières et les chants peuplaient l’air. Le dernier souvenir de ta famille, unie, venant demander les sacres des dieux pour toi et ta petite sœur, les bénédictions des héros pour que vos rêves s’accomplissent. Tout ça, tout ce chemin parcouru n’était que futilité maintenant que tu te retrouvais coincé dans ce monde différent.

Tu regardais tes cartes, y trouvant un réconfort dans les images de héros et légendes de ce monde, trouvant une similarité avec le tien. Les héros étaient célébrés, de la même manière que les dieux, dans un jeu qui rassemblait tant d’êtres vivants. « Cet adjectif ne va pas seulement à la race humaine, mais malheureusement… Elle est prédominante, surtout lorsque l’on constate les dégâts faits dans le passé. Il est difficile de ne pas considérer votre race comme cruelle quand on voit le sort néfaste qu’ont connus les elfes à votre arrivée ici. » Tu répondis, la tête penchée sur le côté tandis que ton pouce parcourait méticuleusement une carte représentant la destinée, Ciri, Zireael, l’hirondelle qui avait provoqué la seconde conjonction des sphères. « Dans ce monde, ton métier prend tout son sens ; tu vis pour trouver la beauté dans un monde où ce critère est difficile à discerner de façon brute. Si la violence, la maladie et la décadence sont familiers à ce monde, ils ne le sont pas moins du mien. Nous sommes des créatures sensibles, très empathiques et nous ressentons tout de façon très forte. Nous avons des débordements de violence, dans des combats qui nous donneraient envie de mourir. Nous avons des soirées de décadence où luxure et ivresse perdent tout leur sens tant tout va trop loin. Et la maladie.. Nous connaissons. Nous sommes presque immuniser aux vôtres parce que nos systèmes immunitaires sont différents, mais nous avons des maladies similaires. Mon monde est loin d’être paradisiaque et utopique. Notre survie et notre équilibre se joue sur notre état primaire. Nous vivons par des lois et des codes qui encadrent chaque être et notre presque immortalité nous pousse à suivre chacune de ses lois pour ne pas rendre notre vie et celle de nos proches plus difficiles. Vous, les êtres humains, avez cherché plus que ce que la nature ne peut donner, par la ruse et la guerre parce que vous êtes mortels. La mortalité de notre espèce est ce qui la rend cruelle et violente par nature, imprévisible et instable à bien des égards. Il est difficile de comparer nos deux natures tant les convergences et divergences sont nombreuses sur bien des essences. » Tu repris, jetant ton regard sur la jeune femme en face de toi. Tu étais plus enclin à parler, plus enclin à laisser tes mots coulés comme s’ils n’étaient pas de toi. « Je détestais ce monde, quand je suis arrivé. Probablement parce que j’étais seul. Seuls quelques rares membres de mon clan avaient été envoyés ici, et je ne les connaissais pas plus que ça. Je détestais ce monde parce que je faisais des erreurs, parce qu’à peine un siècle s’était passé et j’étais déjà un exilé en péril, un vampire que l’on condamnait pour avoir enfreint une loi. Je pensais, naïvement, que rompre cette règle, m’emmènerait au plus près dans mon monde, dans l’enfer physique qui me rapprocherait des miens. Naïvement. Je détestais ce monde pour tout ce qu’il représentait et ne représentait pas, je vous détestais, vous, les humains, pour tout ce que vous représentiez : une menace, un hôte déplaisant, et un bourreau. Et pourtant, nous savons très bien qu’au moindre mouvement de notre part, vous pourriez disparaître du jour au lendemain sans même vous en rendre compte. » Tu rajoutas ainsi, laissant tes yeux vagabonder autour de la salle, observant chaque être qui était pour toi cette triade si viscéral qu’elle en était mortelle.

Tes souvenirs et tes paroles furent néanmoins coupées par l’esclandre qui s’entama dans la taverne et tu observas cette nouvelle preuve de normalité humaine avec curiosité, ne daignant pas bouger quand la barde le faisait elle-même. Tu n’avais pas besoin de te lever pour mettre fin à cela, la barde s’en occupait déjà et quand bien même, tu ne devais pas interférer avec ce genre d’histoires, c’était mauvais pour toi. Seulement, tu observas la jeune femme à tes côtés, lui tendit un mouchoir lorsque son nez se mit à couler de sang. Tu savais que tes yeux te trahiraient mais ton corps était un contenu de self-control que tu avais perfectionné avec l’âge. Voir le sang humain ne faisait bouillir le tien que pour quelques secondes avant que tout reprennes sa place. Tu penchas néanmoins la tête, un sourire amusé sur les lèvres tandis qu’elle te répondait, son ton désolé se faisant ressentir tandis que tu n’en voyais pas l’intérêt. « Serait-ce une surconsommation de fisstech alors ? J’ai vu quelques un de mes clients qui avaient un phénomène.. similaire. Je sais que cela ne vient pas de mes produits cela dit. » Tu te refusais à vendre un fisstech non pur, un fisstech coupé à autres substances illicites. Tu allais rajouter quelque chose lorsque la tavernière fit son apparition à vos côtés, avec deux nouvelles choppes de bière, prenant ainsi celles qui étaient vides dans ses mains. Tu pris quelques instants, pendant qu’elle discutait, pour prendre ta bourse et en sortir une poignée de couronnes que tu déposas dans une des choppes vides. Le regard médusé de la tavernière te fit soupirer légèrement avant que tu ne tournes ton regard vers les chaises brisées dans la course au plus fort. « Cela vous aidera à remplacer les chaises. Les temps sont durs. » Tu soufflas, reprenant ton air mi-sérieux, mi-amusé, tandis que tes yeux se posaient à nouveau sur les cartes que tu avais en main, la tavernière esquissant quelques mercis avant de retourner derrière son poste de travail. Certains habitués commençant à ranger le bazar qui venait d’être mis par les deux alcoolisés.
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darkness becomes a part of who you are
When the illusion of self is shattered, you simply cease to be. Though it may not seem that way to others, you know when it is true. You can feel it, a stranger in your own body, an imposter and nothing is the same ever again. × by lizzou.
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