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Quand les chemins se croisent et s'entremêlent
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Galaad Arioni
Race Race : Humain
Mar 21 Aoû - 23:07
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Quand les chemins se croisent et s'entremêlentGalaad & Elijah- Et vous savez ce qu'il a dit après ça ? "Pitié ne me tuez pas !"

L'assemblée éclata d'un rire franc et Galaad les suivit de bon cœur. Si ça pouvait sembler cruel à première vue, il n'en était rien. Cela faisait un bout de temps que Galaad n'avait tué personne sans aucune justification. Vraiment, un long bout de temps. Ça ne lui manquait aucunement d'ailleurs, mais ses clients avaient tendance à prendre peur un peu trop vite. Alors évidemment, il en faisait profiter les autres. Ce genre d'incidents arrivaient souvent, il se souvenait parfaitement d'une fois où il était revenu couvert de sang après un contrat sur un groupe de nécrophage. Son client s'était caché sous la table et lui avait désigné d'un doigt tremblant une bourse posée à l'entrée. C'était courant chez les sorceleurs, de se faire jeter son paiement comme on jette un remède à un lépreux. Mais cette fois-ci c'était... particulièrement divertissant. Quelque chose de semblable s'était produit aujourd'hui lors d'un contrat sur un griffon. Il n'avait fait qu'hausser un peu la voix en voyant que toute la somme promise n'était pas là. Au final le pauvre bougre s'était mis à le supplier à genoux et il avait dû s’asseoir sur ses vingt couronnes manquantes. Il n'était pas sans cœur, même si c'était visiblement ce que tout le monde pensait. Enfin, il préférait en rire. C'était plus efficace que de s'apitoyer sur son sort.

- Vous auriez dû voir sa tête, on aurait dit que j'allais la lui arracher dans la seconde d'après. C'était à mourir de rire.

Il ricana une nouvelle fois avant de prendre un peu de sa bière. Une très bonne bière d'ailleurs, à la hauteur de l'établissement. Il adorait les faubourgs, mais plus particulièrement cette taverne qui proposait absolument tout ce qu'il fallait pour une fin de journée. Il avait durement travaillé aujourd'hui, s'était levé très tôt et avait tué beaucoup de monstres dégoûtants. Il méritait bien une petite pause non ? Bien sûr qu'il méritait cette petite pause. Il avait promis à Eline d'arrêter ce genre de pause parce que c'était soi-disant mauvais pour son cœur de boire autant mais...
Déjà son organisme n'était pas tout à fait normal.
Et ensuite il avait bien le droit de se détendre un peu. Il n'avait pas besoin de rentrer en rampant pour ça, une petite bière, peut-être une deuxième, suffirait parfaitement. D'ailleurs il la commanda justement, cette deuxième. La première était déjà terminée, c'est que ça se terminait vite ces petites choses. Il écouta patiemment un autre récit que son voisin, un nain, racontait. Quelque chose à propos d'un chevreuil et d'une vierge qui paraissait trop sorti d'une chanson grivoise pour être vrai. C'était sûrement le cas d'ailleurs.

En tout cas, ce qui était certain c'est que le groupe ne faisait pas dans la dentelle. Il ne faisait JAMAIS dans la dentelle en fait. Il évoluait en revanche, accueillait sans cesse de nouvelles âmes à la recherche d'un peu de paix mais les sujets de conversation, jamais. Ils restaient inlassablement au même point, n'évoquant ni politique ni sujets délicats comme... la politique. Il avait bien besoin de ça après son voyage à Kovir et toute cette histoire à propos de cette maudite Épreuve. Ridicule. Bien sûr qu'il fallait donner cette opportunité aux femmes, mais faire de simples fermiers des sorceleurs ?

Il n'avait jamais dit ça lui !

C'était le problème des mages, ils ne comprenaient jamais rien. Ou du moins il en avait l'impression. On leur demandait une bouteille de vin et on se retrouvait avec des vignes qui s'étendent sur des kilomètres. Enfin, tous ces débats pompeux l'avait fatigué et il était bien content de retrouver ses compagnons de beuverie habituels. Enfin, il y avait une elfe en plus cette fois. Une mercenaire apparemment. Pas très bavarde. Mais peu importe, tant qu'elle ne commençait pas à faire de grands discours sur la nécessité de créer de nouveaux sorceleurs en montant sur la table, elle ne le dérangeait pas le moins du monde. En plus sa bière venait d'arriver, que demander de plus ?
©️️Justayne





« I'll be good »
A million mile from home, I’m walking ahead, I’m frozen to the bones, I am. A soldier on my own, I don’t know the way. I’m riding up the heights of shame. I’m waiting for the call, the hand on the chest. I’m ready for the fight, and fate. c .bizzle
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Elijah Nyx Caedreach
Race Race : Vampire Supérieur
Mer 22 Aoû - 14:25
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Galaad & ElijahQuand les chemins se croisent et s'entremêlent. L'histoire d'un chasseur et d'un fantôme parcourant les âges et les époques, les pays et les nations. Exténué. Lessivé. Les deux mots qui caractérisaient bien ton état psychologique avec les quelques jours de voyage que tu avais entrepris. Tu n’avais pas besoin d’autant de sommeil qu’un être humain, tes cycles étant plus courts puisque ton corps en demandait moins, cependant… Le fait de voyager te donnait bien du mal et rendait chacun de tes os et de tes muscles difficiles à manipuler et le manque cruel de sommeil ses dernières soixante-douze heures se faisait cruellement sentir dans ton travail et dans ta démarche. Tu étais d’abord monté au Kovir, pour cette festivité toute particulière à laquelle tu avais juste tissé des liens professionnels pour ton commerce. Tu étais redescendu à la frontière de Cintra, pour déposer tes annuels hommages à ton frère décédé, une tombe sinistre aux frontières de la nation où quelques mots dans ta longue natale étaient gravés. Une bien triste tombe, tellement peu semblable à ce qu’était ton frère. Finalement, tu avais été bien vite rappelé à l’ordre par le Roi des Mendiants qui avait l’habitude de ton mouvement annuel vers Cintra. Les affaires étaient les affaires et tu ne pouvais pas jouer à l’autruche pendant quinze années, même si il était évident que tu pouvais le tuer pour en finir. Cela dit, tu ne le détestais pas et le travail qu’il te donnait te permettrait d’être tranquille, l’esprit plus clair et moins assombri. Une tâche auprès de la morgue des Faubourgs. Tu n’y mettais que rarement les pieds, puisque le thanatopracteur qui travaillait ici était marié à cette morgue depuis des décennies. D’après Francis Bedlam, il était malade et il en venait à toi de t’occuper d’un cas présent dans la baraque depuis quelques jours. Malgré ton manque de répugnance vis-à-vis de la mort, tu devais bien avouer que l’odeur qui emplit tes narines à ton arrivée te donna très vite envie de faire demi-tour et de te jeter dans l’eau la plus proche pour te laver de ces quelques secondes d’odeur. Tu pouvais maintenant ajouter « consterné » à la liste de tes états d’esprits actuels tant l’assistant de ton collègue malade avait fait du sale boulot, à croire qu’il n’était pas éduqué pour ce métier. Selon ses dires, il était légiste et assistant plus que thanatopracteur, mais même en jetant un coup d’œil au corps, tu pouvais aisément deviner que la ligne faite en Y sur le corps pour la découpe était mal faite. Tu te mis rapidement au travail, faisant fi de l’odeur et priant pour que tu sois toujours aussi bon dans ce que tu faisais. Cette odeur te répugnait, mélangée avec l’odeur omniprésente du formol dans l’air, c’était une alliance qui te déplaisait tout particulièrement. La décomposition corporelle, vraiment.. C’était infecte. Et pourtant, cela faisait plusieurs années que tu travaillais dans ce domaine, mais tu ne pensais pas un jour être épargné de la répugnance de cette odeur.

Le travail fait, et bien fait, tu te retrouvas à changer de vêtements en sortant de la baraques. Ils empestaient le formol, mais c’était mieux que l’odeur de décomposition. Heureusement, ton manteau était resté dehors et tu n’avais dû changer que de chemise et de pantalon, l’avant-dernière se retrouvant être légèrement trop grande pour toi, à ton plus grand malheur. Profitant de ton emplacement, dans les faubourgs, tu décidas de faire un saut à la taverne, profité d’un repas chaud et d’une bière fraîche avant d’entamer de possibles discussions avec de possibles camés chez toi ce soir. Les affaires n’attendaient pas. Ouvrant la porte de l’établissement, quelques regards se portèrent sur ta personne, probablement à cause de l’odeur de formol qui collait à ta peau avec véhémence. Tu décidas de faire fi de leurs regards avant d’aller d’installer sur un des tabourets proche du comptoir où le tavernier nettoyait probablement pour la quinzième fois des choppes avec un tissus dont la propreté laissait à désirer, te retrouvant à côté de nombreux énergumènes qui partageaient histoires et anecdotes. Tu commandas rapidement ta bière, décidant pour plus tard de prendre à manger ou non et tes oreilles captèrent rapidement la conversation racontée par un nain qui était un peu plus à ta gauche, tes yeux scannant non sans mal la stature du nain, un grand gaillard t’obstruant légèrement la vue, son dos tourné vers toi. A sa façon de raconter, le nain était soit très attaché à son histoire et profondément impliqué dans le fondement de sa création, soit il mentait, mais tu te gardais bien de dire quoi que ce soit, te contentait de pouffer un léger rire. Rien de plus, les affaires des autres n’étaient pas les tiennes. Seulement, le nain semblait avoir remarqué ton léger rire, te fusillant du regard tandis que tu décidais de le reporter sur ta bière fraîchement arrivée. « Continuez, maître-nain, votre histoire est passionnante. » Tu lanças, sur un ton amusé, avant de prendre une gorgée de ta bière, faisant fi du regard noir porté par le nain.

Tu n’étais là que pour boire une bière, pas pour finir par encastrer un nain dans un mur ou taper la causette avec un elfe sur leurs possibles droits. La fatigue te rendait peut-être plus jovial mais l’odeur de formol ? Elle te rendait infecte, rien qu’à vue d’œil, ou de nez, plutôt. Tu n’étais peut-être pas la meilleure compagnie qui soit ce soir, mais si quelqu’un décidait de t’inclure, il allait falloir faire avec.


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Close enough that light we can see, my doubt betrays the better of me. A glance to the stern is all it would be, that anguished shade shall haunt me. Ever on. x anaëlle.

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Galaad Arioni
Race Race : Humain
Mer 22 Aoû - 21:23
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Quand les chemins se croisent et s'entremêlentGalaad & ElijahSon odorat sur-développé fut agressé par l'odeur de l'homme qui venait d'entrer dans la pièce. Une forte odeur de désinfectant, ce qui était très désagréable. Il se demandait bien d'où il sortait pour puer autant qu'un cadavre. Il ne tourna pas la tête vers lui dans l'immédiat, trop occupé à siroter sa deuxième bière et à faire semblant d'écouter l'histoire du nain. Enfin... ce n'est pas qu'il ne l'écoutait pas, c'est simplement qu'elle commençait à devenir longue cette histoire. Or, Galaad n'était pas connu pour sa patience et son esprit avait trop vite tendance à s'égarer. Alors qu'il se demandait ce qu'il allait manger ce soir, un rire interrompit son ami dans son récit. Cette fois, Galaad se retourna. Il croisa son regard bicolore et ne put s’empêcher de froncer les sourcils. Il connaissait ce visage, mais d'où... il n'en savait rien.

- Et ben qu'est-ce que vous faites là à boire tout seul ? Venez donc nous rejoindre !

C'était un humain qui avait parlé, un paysan peut-être. Galaad n'avait pas trop suivi. En tout cas il ne connaissait pas depuis longtemps et n'avait même aucune idée de son prénom. Il finit tout de même par hausser les épaules, reprenant une gorgée de sa bière. Après tout pourquoi pas. Il n'avait rien contre lui, même si cet inconnu n'avait pas l'air d'être un simple villageois. Pas du tout même. Galaad avait appris à reconnaître les personnes dangereuses, et même si son médaillon ne vibrait pas, quelque chose lui disait que cet homme là n'était pas une bonne personne. Ou du moins... qu'il n'hésiterait pas à se défendre. Il osa un dernier regard vers lui, tentant vainement de mettre un nom sur ce visage quand quelque chose le ramena vingt ans en arrière. Peut-être était-ce ses traits, ou ses yeux il n'en savait rien. Il se souvenait parfaitement de cette journée là, c'était avant Lunara. Il avait conclu cet accord avec des Nilfgaardiens depuis un bout de temps et avait été payé d'avance. Alors même s'il n'avait plus aucune envie de massacrer un vampire possiblement innocent, il l'avait fait. Parce qu'il ne voulait pas d'ennuis, et parce qu'à l'époque ce genre de choses étaient légions pour lui. Et puis, les vampires supérieurs étaient des monstres non ? Et lui il était un tueur de monstres. Dans un sens, ce meurtre était logique. Il ne savait pas qu'il avait de la famille jusqu'à voir la silhouette d'Elijah au loin. Lui aussi était un vampire, il l'avait deviné après avoir vu la tête d'un deuxième soldat Nilfgaardien rouler au sol. Il avait compris alors, et était parti. Peut-être qu'il aurait refusé s'il avait su, peut-être pas. Dans tous les cas il était trop tard pour se poser la question et Galaad était parti dès que le vampire était arrivé. Il avait fui, parce qu'il savait bien que se battre contre un vampire supérieur aussi puissant seul était un suicide. Il se souvenait aussi du dégoût qu'il avait ressenti à son égard à cet instant. Ce dégoût de lui-même qui l'avait envahi et qui l'envahissait parfois lorsqu'il faisait une chose qu'il savait mauvaise.

Il se détourna vivement, se concentrant de nouveau sur sa bière. Si ça se trouve, ce n'était même pas lui et Galaad perdait simplement les pédales. Oui, il espérait que ce soit ça. Et qu'il ne vienne pas s’asseoir à leur table aussi. Il avait bien trop peur d'affronter ses yeux vairons une nouvelle fois. Il ne pensait pas qu'il le reconnaîtrait, cette histoire datait de tellement longtemps et il n'avait échangé qu'un regard avec lui, et encore. Ils s'étaient vu de loin, ça aurait pu être n'importe qui. Il aurait pu être un simple passant intrigué par le corps transpercé d'une pauvre âme. C'était impossible que le vampire fasse le rapprochement, et pourtant il savait que ce genre de journées ne s'oubliaient pas.

Et qu'un passant avait rarement deux épées maculées de sang accrochées dans le dos.
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Elijah Nyx Caedreach
Race Race : Vampire Supérieur
Mer 22 Aoû - 22:36
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Galaad & ElijahQuand les chemins se croisent et s'entremêlent. L'histoire d'un chasseur et d'un fantôme parcourant les âges et les époques, les pays et les nations. Tu savais que si le nain avait des arbalètes à la place des yeux, tu serais probablement criblé de flèches mais ce n’était pas le cas. Un problème d’égo ? Peut-être, c’était récurrent chez les nains, surtout ceux qui ne faisaient pas parties des hautes castes naines. A son allure, tu pouvais facilement deviner qu’il ne régnait pas sur le peuple nain de Mahakam ou sur la communauté naine de Novigrad, de même qu’il n’avait pas le si bon sens des affaires et d’autorité que Carlo Varese dit Surin. Un paysan, tout au plus, peut-être fermier. Il ne semblait pas avoir les mains d’un forgeron, ou alors un assez mauvais forgeron. Qu’importe, tu t’en fichais pas mal, après tout, tu ne l’avais interrompu que pour quelques faibles minutes avant que ce soit un être humain qui le coupe à nouveau, pour te parler cette fois. Tu relevas les yeux du fond de ta bière d’où tu contemplais les abîmes dorés, haussant les sourcils à ses mots. C’était bien la première fois qu’un humain te proposait de venir à une table. Inconscient et ignorant, probablement, ce qui n’était pas plus mal. Ça te permettait de te fondre dans la masse plus aisément et ça allégeait si facilement ta vie que l’on ne fasse ni attention à ta stature, ni à tes yeux ni à ton odeur chargée de méthanal. Tes doigts se glissèrent plus fermement contre ta chope de bière, pesant le pour et le contre de bouger, de prendre place avec cette bande d’énergumènes. C’était l’occasion, pour toi, d’en apprendre encore plus sur les êtres humains que tu voyais passer depuis quatre siècles, mais également de ne pas faire tâche. Tu sentais que le paysan continuait de te regarder, attendant au minimum une réponse. Tu soupiras doucement, te levant du siège sur lequel tu t’étais si vite assis. « Ma foi, pourquoi pas. » Ta voix se faisait amusée, transpirant aussi de la fatigue des derniers jours tandis que tes pas te guidèrent à leur table, t’installant en face d’un homme dont la carrure était semblable aux videurs que tu embauchais pour les enchères privées.

Le maître nain reprit son histoire, suivit de soupirs par la plupart des humains qui étaient autour. Tu posas ton regard sur celui qui te faisait face, qui avait le nez plongé dans sa bière comme s’il cherchait les réponses de l’univers au fond de sa chope dorée. Tu pris une gorgée de la tienne avant de l’observer plus amplement. Sa profession était indéniablement visible par les deux épées dans son dos mais également par le médaillon qu’il portait autour de son cou. Tu en avais croisé beaucoup des sorceleurs dans ta vie, rares étaient ceux qui t’accueillaient à leur table, même si ce n’était pas lui qui en avait fait la démarche. De sa stature, tu ne pouvais rien en dire : il était grand, fortement musclé et il pourrait probablement te briser la nuque d’un simple mouvement s’il le voulait, sans pour autant te tuer.. Au vu de ta condition, même un sorceleur puissant ne le pouvait pas, tu l’avais appris à tes dépends. Seul un autre vampire supérieur peut espérer achever pour de bon un autre vampire supérieur. Rien que le sentiment et la pensée te donnait envie de soupirer. Tu te retenais, cela dit. Tes yeux bicolores scannaient le moindre indice qui pourrait te laisser penser que tu le connaissais mais rien, physiquement, ne t’indiquait une connaissance. Son visage était peu visible car tourné sur sa bière mais… Son aura dégageait quelque chose de familier et pourtant de lointain également.  Comme si tu reconnaissais l’homme sans pour autant le connaître ; peut-être quelqu’un que tu avais vu une fois pour affaire ou pendant tes voyages ? Tu n’en savais rien et tu avais bien du mal à mettre un nom sur un corps, si un jour tu avais connu son nom. Cela dit, il te fallait en savoir plus. Rien que voir son visage serait un plus. Tu te redressas un peu, laissant tes yeux vairons le scruter à ton loisir avant que tu ne prennes une gorgée de ta bière, humidifiant tes lèvres pour pouvoir parler avec clarté. « Alors, monsieur sorceleur, vous cherchez les réponses aux mystères de l’univers au fond de votre bière ? » Tu lanças, avec un sourire nonchalant, le paysan à tes côtés éclatant de rire tandis que le nain se mit à grogner, encore coupé dans son histoire. Tu avais décidé de ne plus faire attention à lui, sachant très bien qu’au moindre de tes mots, il te truciderait du regard et soit, tu n’étais pas d’humeur à encastrer du nain dans une porte, encore une fois. « C’est vrai ça m’sieur ! Il y a pas cinq minutes vous étiez joyeux comme tout et là, vous nous faites un bon vieux coup de cafard en scrutant votre bière ! Le tavernier n’aurait quand même pas caché un dessin de gonzesse dans votre chope, tout de même ? » Tu ne pus empêcher le léger rire qui échappa de tes lèvres aux mots du paysan, son accent de Velen ressortant si fortement qu’il était difficile de ne pas rire, autant des mots que de sa voix. Il semblait fier, en plus, de ses mots, comme s’il avait récité on-ne-sait-quel-ouvrage extrêmement compliqué appartenant à la bibliothèque d’un mage. Cela dit, tu sentais bien que ta soirée, somme toute banale, allait prendre une tournure plutôt intéressante en leur compagnie.

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Galaad Arioni
Race Race : Humain
Jeu 23 Aoû - 19:59
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Quand les chemins se croisent et s'entremêlentGalaad & ElijahEt merde.

Le vampire venait s’asseoir. Enfin encore une fois, il ne savait pas vraiment si l'homme qui se trouvait devant lui était bel et bien une de ces créatures. Après tout, il délirait sûrement. C'était une histoire vieille de vingt ans, avec un gars aperçut en coup de vent alors qu'il venait de participer au meurtre de son... père ? Frère ? Il n'en savait rien. Galaad demandait rarement un bilan complet avant d'accepter un contrat de ce genre, peut-être qu'il aurait dû. En tout cas ils avaient forcément un lien de parenté vu le nombre de cadavres qu'il avait laissé sur son chemin. Enfin après tout, ça non plus il n'en savait rien. Si ça se trouve c'était simplement un vampire qui rendait justice à un autre vampire et il avait fait de mauvaises conclusions. Il était au courant de trop peu de choses pour tenter de faire des conclusions sur cette histoire, mieux valait donc la laisser où elle était. Il fut interrompu dans ses pensées par le supposé vampire et le paysan qui l'avait invité à rejoindre leur table. Il aurait pu le gifler celui-là d'ailleurs. S'il le recroisait un jour, il pouvait toujours courir pour espérer prendre une chope en sa délicieuse compagnie.

- Je ne cherche pas les réponses aux mystères de l'univers, répondit-il simplement. C'est beaucoup plus simple de vivre en s'imaginant qu'on les connait déjà. Et tu sais bien que rapiat comme il l'est, le tavernier m'aurait fait payer un supplément pour une si gentille initiative.

Il plaisantait, c'était un ami. Il lui fit d'ailleurs un rapide signe de la main pour éviter qu'il ne se fâche et lui compte triple ses consommations. Il tenta ensuite un sourire vers ses deux interlocuteurs, faisant de son mieux pour éviter de recroiser les yeux de l'inconnu. Ce qui n'était pas chose aisée lorsqu'on était assis à la même table et en face qui plus est. Bien sûr, le nain à côté de lui semblait en vouloir à la terre entière et plus particulièrement à Galaad pour l'avoir interrompu mais... son histoire était définitivement trop longue. Les meilleures et les plus drôles étant de loin les plus courtes, tout le monde le savait bien. Heureusement, il ne reprit pas et sembla bouder, les bras croisés et l'air fermé. Quant au sorceleur, il essayait de ne pas avoir l'air coupable de quoi que ce soit, tout en se demandant pourquoi il devrait se sentir coupable de quoi que ce soit. Il avait changé. Tout ça, c'était derrière lui maintenant. D'ailleurs il n'aimait pas réfléchir autant, ça lui donnait mal au crane. Il il l'avait d'ailleurs si justement fait remarquer, il ne cherchait pas les réponses aux mystères de l'univers. Ça prendrait bien trop de temps et Galaad avait bien trop de choses à faire. Finir cette bière par exemple, qui était déjà presque terminée. Sa meilleure amie dans cette affaire allait donc le laisser tomber et il allait devoir trouver une autre façon de paraître innocent. Ce qu'il était.

- Et vous alors, qu'est-ce que vous faites ici ? Vous êtes de Novigrad ?

Le genre de questions qu'il ne posait disons... jamais. Mais quelle meilleure manière que celle de faire la conversation pour passer le temps sans attirer l'attention sur soi ? Il n'y en avait pas et c'était pour cette raison que Galaad s'était lancé dans une conversation aussi banale que s'il lui avait parlé des nuages et des éclaircies qu'il y avait eu aujourd'hui. Il lui aurait bien posé la question du pourquoi il empestait le formol, mais il avait l'intuition que c'était encore plus personnel que de demander s'il était un voyageur ou un résident de Novigrad. Or, Galaad voulait justement les éviter ces questions à risque, d'autant plus que ça ne le regardait et qu'il ne voulait pas que ça lui retombe dessus. Ce qui finissait toujours par arriver, avec ce genre de questions.
©️️Justayne





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Elijah Nyx Caedreach
Race Race : Vampire Supérieur
Jeu 23 Aoû - 21:33
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Galaad & ElijahQuand les chemins se croisent et s'entremêlent. L'histoire d'un chasseur et d'un fantôme parcourant les âges et les époques, les pays et les nations. Tu aurais pu aisément faire abstraction du fait que le maître sorceleur évitait scrupuleusement ton regard, après tout.. Tu étais sensé te fondre dans la masse et ils ne repéraient pas si facilement ce genre de manque de contact. Seulement, même si l’on excluait ta nature vampirique, tu étais un trafiquant, tu savais lire le langage corporel et encore plus lorsque celui-ci était fuyant. Il était typique chez ceux qui n’avaient pas de quoi payer ce qu’ils avaient commandés : ils éludaient les questions, évitaient le contact visuel, détournait l’attention sur quelqu’un ou quelque chose d’autre, tout pour éviter d’avoir à faire directement avec la personne concernée. Ça marchait également en amour et dans bien d’autres domaines, tu avais remarqué. Tu sentais bien que quelque chose clochait chez le maître-sorceleur, ces derniers pourtant rarement planqués derrière une chope de bière dans l’espoir qu’elle le cache d’un passé douteux ou d’une mauvaise passe. Mais… Lui, il s’obstinait à ne pas te regarder et ça ne faisait que renforcer les soupçons que tu pouvais avoir sur lui. Est-ce qu’il te connaissait ? Tu voyais beaucoup de monde et malgré ta bonne mémoire visuelle, certains pouvaient disparaître du radar aussi vite qu’ils y étaient rentrés. Tu eus cependant un petit rire à ses réponses tandis que le paysan reprenait, l’air un peu penaud, comme s’il avait dit une bêtise plutôt qu’une bonne réponse face au maître sorceleur. « Ahah, c’pas faux ça, comme tu dis ! Il est gentil, hein, mais bon… Le fond d’commerce ! » Répondit le paysan, une partie de sa phrase t’étant destinée également tandis que ton regard se posait plus simplement sur le maître sorceleur. Tu réussis, pendant quelques secondes, à capter le visage du maître sorceleur et voir l’entièreté de son visage te permit de comprendre qu’effectivement : tu le connaissais. Son aura était connue, tu l’avais bien sentit, mais maintenant que tu voyais son visage, des éléments ne trompaient pas sur ta connaissance. On n’oubliait pas ce genre d’yeux. Des yeux aussi froids comme la glace dans un ambré si similaire à des pierres précieuses, reflétant la violence d’un sorceleur. Tu n’oubliais pas ce genre d’yeux mais tu avais dû mal à mettre ses yeux sur un nom, sur un événement. Tu sentais qu’il avait participé à quelque chose où tu étais directement impliqué, mais quand ? Tu fronçais très légèrement les sourcils, cherchant dans ta mémoire où est-ce qu’il avait bien pu apparaître, même très rapidement. Seulement, sa question te fit sortir de ton questionnement, te ramenant tout droit sur la terre ferme, là où le nain te fusillait toujours du regard et où le paysan rigolait à plein poumons. « J’habite Novigrad, oui. J’étais dans les faubourgs pour de la basse besogne pour le bon vieux roi des mendiants. » Tu esquissas un sourire tandis que le paysan s’offusquait légèrement avant de déblatérer toute une tirade sur comment le roi des mendiants lui avait permis de se trouver une épouse digne de ce nom mais qu’en même temps, il devait toujours l’aider à alimenter son bosquet de ses légumes et de ses fruits lorsque la saison s’annonçait. Tu haussais légèrement un sourcil à ses mots, sans pour autant piper un seul son, le laissant aller sur sa tirade, sachant très bien qu’à un moment ou un autre, son histoire se terminerait. Tôt fait, tu reportas à nouveau ton regard sur le maître sorceleur, un léger rictus sur les lèvres alors que tu arrivais enfin à le regarder dans les yeux. « Et vous, maître sorceleur ? En quête d’un contrat ou peut-être l’avez-vous fini ? » C’est au moment où les mots s’échappèrent de tes lèvres que la réalité te frappa à l’aide d’un marteau à l’arrière du crâne, assombrissant très rapidement ton aura, faisant disparaître tout sourire de ton visage. Tu te souvenais de ses yeux. L’ambre brillant comme de l’or au soleil, le seul éclaircit d’une journée chargée de cendres, de sang et de mort ; la stature droite, l’épée en biais, les soldats s’esclaffant comme des fous autour de lui, le corps mutilé et transpercé d’une pique de ton frère, sur la droite, sur une colonne. Le sang au bout de la lame, la cendre et les flammes qui brûlent les maisons et baraquements autour de la place désormais dénuée de forme humaines à l’exception de la tienne, de celle du sorceleur et des quelques soldats que tu ne prends pas la peine de regarder. La pluie se sent dans l’air sans pour autant tomber sur le sol chaud des affrontements précédents, la cendre sous tes pieds, tes vêtements déchirés et imbibés de sang alors que tu traverses les ruines enflammées. Cintra est en deuil, Cintra se meurt et se dessèche, Cintra pleure et saigne à travers les épées et les piques et ton regard se pose, pendant quelques rares seconds, le temps d’un battement de cœur, sur le sorceleur, celui qui a tué l’âme de ton frère, celui qui a achevé ses espoirs en l’humanité, lui qui était si fervent, si inflexible quant à la bonté humaine. Lui qui t’avait un jour dit qu’un sorceleur t’avait laissé vivre, t’avait même conté des histoires sur ce monde. Il t’avait raconté à quel point tous les sorceleurs n’étaient pas sans cœur. C’était lui. Des yeux d’ambre, des yeux de chat, une barbe salie par le sang, le regard froid, presque satisfait alors qu’il rebroussait chemin. Tu aurais pu lui courir après, l’égorgé et le laisser mourir dans son propre sang et dans les cendres mais les gémissements douloureux de ton frère t’avait ramené là où était ta place : celle t’abréger les souffrances de ton frère. La cicatrice que tu portais dans ton dos te procura soudainement une douleur, te faisant froncer les sourcils, te rappelant si difficilement cette journée qui fut le début de ton enfer dans ce monde. « Ou vous êtes peut-être en chasse ? » Tu rajoutas, la voix plus sombre, plus ferme et plus stricte qu’auparavant, tout amusement ayant disparu de ta voix et de ton visage tandis que tu réalisais avec une forme de rage froide avec qui tu étais assis.

Le premier meurtrier de ton frère, celui qui t’avait poussé à l’achever de tes propres mains, à abréger ses douleurs. Tu étais le second, celui qui avait hurlé jusqu’à ce que le doyen t’en empêche, te laissant une marque à vie de ce qui s’était passé à Cintra, avant ton exil. Il fallait que tu te maîtrises, que tu laisses disparaître chaque petite envie de lui écraser la gorge avant de l’empaler sur une pique en argent.
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Close enough that light we can see, my doubt betrays the better of me. A glance to the stern is all it would be, that anguished shade shall haunt me. Ever on. x anaëlle.

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Galaad Arioni
Race Race : Humain
Sam 25 Aoû - 6:10
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Quand les chemins se croisent et s'entremêlentGalaad & ElijahLe roi des mendiants ? Galaad releva la tête instantanément lorsque l'homme aux yeux vairons prononça le surnom de Francis Bedlam. Il l'appréciait guère, mais n'avait jamais vraiment croisé sa route. Il le mettait tout simplement dans la même case que Surin ou encore le petit Batard, même si ce dernier aurait subitement été transformé en un bon citoyen récemment. Enfin, rien que de la racaille aux yeux de Galaad. Sauf qu'il n'était pas là pour juger qui que ce soit, d'autant plus qu'il avait possiblement fait du mal à l'homme qui se trouvait en face de lui. Il songea un moment avec confusion que s'il n'avait pas aidé ces soldats à Cintra, alors peut-être que ce vampire ne serait pas mort et peut-être aussi qu'il n'aurait jamais croisé le chemin du trafiquant. Et qu'il ne serait probablement pas trafiquant. Une pensée bien incertaine, et bien peu utile, mais qui attrista tout de même Galaad. Il avait conscience que ses actes durant ses premières années en tant que sorceleur avaient pu influencer la vie de certaines personnes, voir même la gâcher. Pour quelqu'un se disant totalement neutre, c'est une bien lourde responsabilité. Il regrettait, mais ne pouvait pas changer le passé. Il n'avait donc plus qu'à espérer qu'il se trompait.

Alors que Galaad s'apprêtait à répondre aux questions du jeune homme, il comprit très vite que ce n'était pas le cas. Quelque chose dans son regard avait changé à l'instant. Il pouvait sans peine voir les événements de ce jour là se refléter dans ses prunelles alors que les siennes se fermèrent pour ne pas avoir à subir son regard accusateur. Il le méritait, il en avait conscience, mais il ne voulait pas faire face. Peut-être parce que cette personne, celle qui avait tuée son ami ce jour là, et bien ce n'était pas lui. Ce n'était plus lui du moins. Il avait changé, profondément changé et regrettait tout ce qu'il avait pu faire de similaire au cours de ces années. Mais comment l'expliquer ? Comment trouver les mots, lui qui les maîtrisait bien mal, pour essayer de se faire pardonner auprès de quelqu'un qui ne voit en lui que le meurtrier d'une personne qu'il aimait ? Il constata avec effroi qu'il était devenu pour le vampire ce qu'il détestait à l'époque. Quelqu'un tuant pour le plaisir ou l'argent, sans distinction entre le bien et le mal, dans son propre intérêt. C'était tout ce qu'il n'avait jamais voulu.

Il rouvrit ses yeux de chat lorsqu'Elijah le fusillait des siens. Il voulait le tuer. Il n'était peut-être pas très doué pour lire entre les lignes, mais il savait quand quelqu'un voulait sa mort. C'était le cas ici. Sa voix devenue tranchante et froide le lui confirma. Il ne savait pas quoi dire. Il se contenta alors simplement de le fixer en essayant de lui faire comprendre à quel point il était navré d'être en face de lui aujourd'hui. Qu'il aurait aimé qu'il soit ailleurs, de préférence avec l'homme qu'il avait contribué à tuer. Il sortit de sa poche les couronnes nécessaires pour payer sa consommation et surement celle du vampire. Après tout, il lui devait bien une bière. Il lui devait en fait bien plus que ça et en avait conscience. Il ne savait pas vraiment ce que l'homme avait fait au cours de sa surement très longue vie, mais il ne méritait probablement pas ce qu'il lui avait infligé sans même s'en rendre compte.

- Sortons.

Il ne tenait pas à régler cette sombre affaire au milieu d'un groupe si lumineux. De plus, ce n'était pas vraiment dans son habitude de casser des choses qui ne lui appartenaient pas. Il ne savait pas encore si le vampire allait le tuer, mais si c'était le cas alors il préférait que ce ne soit pas devant ses amis. Il préférait aussi que ce ne soit pas dans une de ses tavernes préférée. Ces lieux devaient rester des lieux où l'on célèbre la joie, la vie. Pas là où on la perd. Il se leva donc et attendit que le vampire en fasse de même. La joyeuse assemblée qui échangeait des plaisanteries à tour de bras il y avait seulement quelques secondes, se faisait désormais aussi silencieuse que pour veiller un mort. Galaad se dit avec une lucidité et un calme troublant que c'était peut-être ce qu'ils devraient bientôt faire.
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Elijah Nyx Caedreach
Race Race : Vampire Supérieur
Sam 25 Aoû - 16:48
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Galaad & ElijahQuand les chemins se croisent et s'entremêlent. L'histoire d'un chasseur et d'un fantôme parcourant les âges et les époques, les pays et les nations. Tous tes muscles s’étaient contractés en même temps, tu avais senti un changement dans tes yeux, dans chaque mouvement de ton corps et dans chaque micro-expression transcrite sur ton visage. La réalisation qu’en face de toi était celui qui t’avait poussé à tuer pour de bon ton frère, ta chair, le seul membre de ta famille vivant à ce moment là et le seul sur qui tu pouvais véritablement compter. Tu étais devenu ce que tu étais aujourd’hui à cause de lui, tu étais devenu un meurtrier de sang-froid, un tueur qui brisait les règles sans un regard derrière lui, essayant sans cesse de repousser les limites du bien et du mal. Tu n’étais plus juste un enfant à qui on apprenait le bien et le mal, qui faisait des bêtises par ignorance, tu n’étais plus ça depuis que ton frère était mort de tes propres mains. Ta survie valait plus que toute autre et si ça signifiait couper quelques têtes au passage, tu t’en fichais pas mal. Tu ne touchais plus aux membres de ton espèce, car cela signifiait beaucoup trop de choses mais les autres ? Les humains ? Tu n’en avais pas grand-chose à faire. Si pour survivre, pour vivre, il fallait en tuer une centaine, tu laisserais tes griffes leur arracher chaque membre avant de te délecter du plaisir d’être encore en vie tandis que d’autres gisaient dans leur propre sang. Tu avais appris à la dure que la vie te renvoyait toujours ses balles, que chaque cailloux prit était rendu au centuples. Qu’est-ce que tu en avais à faire ? Tu ne croyais pas en la Destinée ou la Providence, tu risquais peut-être juste une mort plus douloureuse parce que tes actions auront causées trop de bruit pour que cela soit totalement normal et sain. A l’heure d’aujourd’hui, c’était le cadet de tes soucis alors que ton regard bicolore était fixé sur celui de l’assassin, celui du sorceleur, du tueur de monstre, celui qui, inconsciemment, t’avait offert le titre de fratricide. Tu sentais ton sang bouillir, ta rage montante qui devait se refléter dans tes pupilles réactives tandis que tu contrôlais le reste de ton corps pour que tes griffes ne sortent pas, ne grandissent pas et tu résistais fortement à ne pas te laisser t’évaporer pour fuir, pour rentrer chez toi. Tu ne pouvais tuer cet homme, même si l’envie était prenante, tu ne pouvais pas. Un sorceleur était toujours un tueur de monstre en plus qui, sans le savoir, te protégeait toi des cruelles créatures qui sévissaient en dehors des villes. Quand bien même, tu avais beau avoir peu d’intérêt et de respect pour les humains, tu ne les tuais pas par plaisir ou vengeance, surtout après tant d’années. Ton corps tremblait d’envie, de vengeance, mais tu ne pouvais pas y céder, tu avais enfin appris à te contrôler un minimum et tu ne pouvais pas retomber dans tes travers, dans tes anciens démons.

Tes doigts étaient crispés autour de la chope alors que sa voix retentissait, après avoir payé pour sa consommation et la tienne. Il avait compris que tu savais, que la révélation était nouvelle et brutale, qu’il ne valait mieux pas en parler devant toute cette bande de joyeux lurons. Une bande devenue bien silencieuse après un échange des plus glacials. Tu ne finis même pas ta bière, toute envie d’en boire ayant disparue en même temps que ton simulacre de bonne humeur. Tu l’as glissas en direction du paysan avant de te lever, dépassant sans mal le sorceleur pour rejoindre l’extérieur de la taverne, laissant la brise du soir envelopper ton corps tandis que tes pieds se retrouvaient dans la boue extérieure. Tu t’éloignas quelque peu de la taverne, te retrouvant au centre d’un petit carrefour de rues et de ruelles désertées par la populace, ce n’était d’ailleurs pas plus mal. Si violence il y avait, il valait mieux qu’il n’y ait personne. Cela dit, tu ne savais pas encore de quoi il était question, pourquoi le sorceleur t’avait fait venir dehors. Bien évidemment, la réponse étant que vous ne pouviez bien évidemment pas restez tous les deux à la même table en sachant tout ce qu’il s’était passé, mais tu aurais probablement pris la décision de partir à un moment donné. Tu passas une main sur ton visage, dos à la porte de la taverne tandis que tes doigts massaient tes tempes avant que ta voix, rauque et emplie de froideur ne s’élève. « Qu’est-ce que tu me veux, sorceleur ? » Tu demandas, fixant ton regard bicolore sur l’une des toitures humides en face de toi, repérant sans mal ton corbeau, perché sur le haut de hutte, ses yeux ambrés gardant le périmètre sous contrôle. « Tu veux me tuer ? » Tu te retournas, la tête penchée sur le côté, tes iris plantées dans celles du sorceleur aux yeux de chat, tandis qu’une de tes mains s’était posée sur ta hanche. Il n’y avait aucune animosité dans ta voix, seulement la froideur de l’indifférence et de la vengeance sourde.
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Galaad Arioni
Race Race : Humain
Dim 26 Aoû - 5:32
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Quand les chemins se croisent et s'entremêlentGalaad & ElijahLe sorceleur se contenta de reposer négligemment son dos sur la façade du bâtiment, dans une position faussement détendue. Ce qu'il n'était pas le moins du monde, ses bras fermement croisés le montraient. Il ne savait pas quoi dire, ni quoi faire. C'était dans ces moments là qu'il regrettait d'avoir si peu d'éloquence. En même temps, il ne savait pas vraiment si c'était possible d'être éloquent dans ce genre de moments. Il se voyait mal lui tapoter l'épaule en lui disant qu'il avait certes tué un de ses proches, mais qu'il lui avait payé une bière, alors qu'au fond ils étaient quittes. Oui, il ne voyait vraiment aucune façon de s'en tirer avec lui. Cette histoire devait finir mal, alors autant être honnête.

- Je ne pourrais pas te tuer, même si je le voulais.

Il avait fait cet aveux qui n'en était pas vraiment un dans un soupir résigné. Tuer un vampire supérieur était déjà une mission quasi impossible, alors tuer un vampire supérieur seul et après deux bières en fin de journée... c'était peine perdue. De plus, il n'avait réellement aucune intention de le tuer. Il n'avait rien fait de mal, du moins pas devant lui. Et quand bien même ça aurait le cas, il aurait fallu que ce soit quelque chose de véritablement atroce pour qu'il en vienne à envisager une telle solution. Galaad ne mentait pas, cela faisait une éternité qu'il n'avait pas tué quelqu'un de sang froid.

- Je ne tue plus que les monstres, peu importe ce qu'on me propose. Et non, je ne considère plus les vampires supérieurs comme des monstres.

Même si certains en étaient. Il se passa une main dans les cheveux, cherchant toujours ses mots. Il avait rencontré des vampires très bien intentionnés, il en avait même un pour ami. Pour lui qui les avait considéré si longtemps comme des monstres sans coeur, cela lui avait fait un choc. Bien sûr, certains restaient des tueurs sanguinaires qui se nourrissaient du sang humain simplement pour s'en enivrer. Ceux là et bien... et bien il ne s'en occupait pas. Il n'était pas fou, il aimait la vie, il lui restait pleins de super choses à faire. Il espérait donc que le spécimen qu'il avait devant lui ne déciderait pas brutalement de l'achever.

- Enfin... tout ça pour dire que je m'excuse. Ça t'est surement égal mais j'ai changé et si je pouvais revenir en arrière, je le ferai. Sauf que je ne le peux pas, alors je comprendrais que tu veuilles me tuer.

Oui, il comprendrait. Lui aussi avait eu envie de venger ce gamin qui avait été son ami l'espace de quelques années. C'était peut-être idiot, mais c'était le premier à l'avoir vu autrement que comme un objet. Quelque chose dont on pouvait se servir pour s'enrichir, simplement pour sa fierté personnelle, ou pour le faire devenir quelqu'un qu'il ne voulait pas être. Il n'attendait rien de lui en retour, et c'était bien la première fois. Alors même si le lien qu'il entretenait avec ce vampire devait être bien supérieur à ça, il comprenait à sa manière. Il avait envie de lui dire tout ça, de lui dire qu'on ne pouvait pas faire preuve de pitié ou de bon sens lorsqu'on n'avait été formé à tuer sans recevoir une once d'amour tout au long de sa vie. Sauf qu'il n'avait aucune envie de commencer à ennuyer cet homme furieux contre lui, ce n'était certainement pas une bonne idée. Et même si Galaad aimait effectivement la vie, il n'essaierait pas de lutter, ou peut-être seulement au début. Sa haine et son envie de vengeance était légitime et il savait qu'il ne pourrait pas faire grand chose s'il décidait de le tuer. Alors évidemment qu'il regretterait des choses en mourant, mais il estimait avoir eu une belle vie. Peut-être plus belle que ce qu'il méritait vraiment. C'était une belle journée pour mourir, il avait un beau coucher de soleil sous les yeux et la température était parfaite. Ni trop chaude ni trop froide. Il ne pourrait pas dire au revoir à Lunara, c'était là peut-être la seule chose qui le faisait sincèrement espérer qu'il n'y passerait pas pour ce coup là. Il avait toujours été persuadé que ses années à faire le mal finiraient par le rattraper et qu'à ce moment là, il ne pourrait plus faire autrement qu'accepter son sort. Il ne pensait pas être capable de tuer une autre personne innocente pour protéger sa propre vie déjà bien longue pour un humain.
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Elijah Nyx Caedreach
Race Race : Vampire Supérieur
Dim 26 Aoû - 23:38
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Galaad & ElijahQuand les chemins se croisent et s'entremêlent. L'histoire d'un chasseur et d'un fantôme parcourant les âges et les époques, les pays et les nations. Un sourire sombre se posa sur tes lèvres à la réponse portée par le sorceleur. Même si il le voulait, il ne pouvait pas te tuer, c’était si terriblement vrai que ça en était drôle, hilarant même. Tu aurais presque pu hurler de rire si tu n’étais pas si brutalement contrôlé par une forme de rage venue d’outre-tombe. Cela faisait bien longtemps que tu avais enfoui ses souvenirs en toi, essayant le plus possible d’échapper à la violence de cette journée en te plongeant dans les réminiscences de ton passé heureux par le biais de la drogue. Cet événement t’avait marqué au fer rouge, une cicatrice brutale qui couvrait ton épine dorsale dans un mouvement si vampirique. Tu essayais d’oublier l’acte que tu avais commis, la souffrance que cela avait marquée en toi, l’oubli était tout ce que tu pouvais espérer. Revoir cet homme ? Outre le fait qu’il était le premier assassin de ton frère et que cet acte en soit était plus que condamnable à tes yeux, faisait ressurgir ce qu’il y avait de plus mauvais dans ton passé, la pire infamie que tu avais pu commettre aux yeux de tes paires. De cela, tu eus un léger rire face à la situation : tu pouvais le tuer si tu le voulais mais lui… Lui, il ne pouvait t’infliger que quelques souffrances physiques, si vites guéries, il ne pouvait te tuer. Il n’en avait pas le pouvoir. « C’est vrai. Quel sombre idiot. Malgré toutes vos mutations contre-nature et votre expertise en matière de combat… Vous ne pouvez nous tuer, nous, les monstres supérieurs. Ça ne vous empêche pas d’essayer, par tous les moyens possibles, de nous briser jusqu’au plus profond de notre être pour que l’on se dise même que oh.. Ce serait pas mal de mourir, finalement. » Ton rire et ta voix était empreinte d’une ironie et d’un sarcasme qui n’était pas rare chez toi mais qui transpirait de l’amertume du temps, une amertume lié au manque de confiance de la race humaine. Vous étiez chassez, persécutez, brisez, et pourtant, vous étiez toujours là. Tu étais toujours là, malgré tout ce que tu avais dû faire pour survivre, pour vivre ne serait-ce qu’un peu parmi une espèce qui te détestait par essence. Les mots suivants du sorceleur te firent tourner à nouveau la tête en sa direction, ton corps pivotant par la même occasion, ton regard bicolore se posant sur lui. Un sourcil haussé, les doigts enfoncés dans les poches de ton pantalon pour te contenir un minimum. « Oh ? Tu as eu une illumination, sorceleur ? Un éclair de génie ? Tu t’es rendu compte, après avoir tué de nombreux membres de mon espèce, que nous étions intelligent et qu’au fond, pour beaucoup, nous ne voulions que vivre en paix ici ? Parce que nous ne voulons pas être ici, nous sommes vos invités par malheur, pas par chance, pas par volonté. » Là encore, l’amertume transpirait dans ta voix tandis que tu sortais une de tes mains de ta poche, faisant rouler une goutte de sang dans ta paume. Tu avais enfoncé un peu trop loin ta griffe dans ta chair. Une chair si faible, si humaine et pourtant.. La plaie était déjà refermée, déjà propre à l’exception des petites gouttelettes de sang qui illuminaient ta peau mate.

La main libre du carcan de ta poche se modifiait au fil des mots du sorceleur ; des ongles devenant des griffes acérées qui auraient pu le décapiter en quelques secondes tandis que tes veines ressortaient sous la peau mate. Tes yeux se portèrent à nouveau sur lui, une forme de furie se formant dans tes pupilles. Des excuses ? C’est tout ce que cet humain était capable de te dire ? Sérieusement ? Un léger sourire se posa sur tes lèvres avant que ton corps ne se bouge de lui-même et que tu te retrouves face à lui, ta main aux griffes acérées se retrouvant autour de sa gorge, une de tes griffes glissant dangereusement contre la peau humaine sous ta paume. Tes yeux bicolores dont la couleur était habituellement douce et froide se transformaient soudainement en un bassin de rage et de furie incontrôlable. « C’est tout ce que tu as à dire ? Tu t’excuses pour avoir tué mon frère de sang-froid alors qu’il n’y était pour rien dans votre petite guerre futile ? Dans ce massacre qui a tué plus d’innocents que de personnes coupables ? Ce massacre qui rappelons le, à pousser au suicide sa reine ! Tu n’as pas qu’attenter à la vie de mon frère.. Ca encore, j’aurais pu passer. Ca fait des siècles qu’on se bat contre vous pour ne serait-ce qu’exister. Mais tu l’as brisé, sorceleur. Tu as brisé ce qui restait de son âme face à la violence dont vous faites usage pour des raisons inutiles et pathétiques, tu as brisé ce qui lui restait d’envie de vivre parmi vous, après avoir cru si fort en votre espèce. » Tes mots s’échappaient de ta bouche comme du poison, empoissonnant l’air et rendant la tension ambiante plus que palpable. Ta griffe était désormais posée sur le point culminant de la gorge du sorceleur, tu sentais son pouls à travers ton ergot, sentant son cœur, si fragile, si facile à détruite. « Ce que tu as fait, sorceleur… C’était pire que de le tuer, surtout pour moi. Après que tu l’aies si gentiment empalé sur cette putain de colonne, il m’a supplié de le tuer parce que tu avais brisé le simple espoir qu’il gardait en lui pour vous, pitoyables êtres humains sans once de sentiments. Et tu sais que les vampires supérieurs ne peuvent être tués définitivement que par leurs semblables. Tu m’as poussé à tuer mon frère, mon propre sang. Tu m’as poussé à l’exil par ton acte inconsidéré, intéressé seulement par le maigre pécule qu’on te donna après. Alors dis-moi, combien on t’a offert pour la vie de ce vampire qui ne cherchait qu’à comprendre votre vie et votre espèce ? » Tu crachas, tandis que tu résistais tant bien que mal pour ne pas enfoncer ton ergot dans sa chair. Tu résistais si fort. C’était si difficile alors que tu avais sa vie entre tes mains.
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