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Quand les chemins se croisent et s'entremêlent
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Quand les chemins se croisent et s'entremêlentGalaad & ElijahGalaad ne put qu'écouter passivement le vampire lui cracher sa haine au visage, il lui devait bien ça de toute manière. Il avait envie de répliquer, même s'il savait que le trafiquant avait raison pour la majeure partie de son récit. Il avait tout de même envie de lui dire qu'il n'avait pas pris part aux combats ce jour-là à Cintra. Qu'il n'avait pris part à aucun combat d'aucune guerre. Qu'il n'avait fait que s'occuper du vampire, avait ramassé sa paie et était parti. Mais en était-il seulement sûr ? Cette partie de la vie de Galaad qu'il s’efforçait d'enfouir le plus loin possible dans sa mémoire était tellement floue qu'il ne pouvait rien affirmer. Ses actes avaient été effacés de son esprit par l'alcool consommé à l'époque et les années qui étaient passées à une vitesse fulgurante. Il savait en revanche que les personnes blessées par ce qu'il avait fait, se souvenaient de tout. Combien de vies avait-il brisé au cours de ces temps troubles ? Il ne se rappelait même plus de son visage à ce vampire. Il aurait aimé affirmer n'avoir tué personne d'autre ce jour là à Cintra, mais ce n'était pas le cas. Il avait pu se laisser emporter par son envie de violence, ça n'aurait pas été la première fois. Tout ce dont il se souvenait, c'était du goût du sang dans sa bouche, du sang sur ses mains, son visage, des cris, de la peur, de la souffrance à chaque coin de rue et un puissant dégoût de soi. Oui, il aurait aimé pouvoir affirmer une telle chose même ça ne l'aurait en rien aidé à se tirer de la situation dans laquelle il se trouvait. Il aurait aimé pouvoir lui dire en le regardant droit dans les yeux, "je n'ai tué que ton frère ce jour-là". Mais c'était faux. Il savait que c'était faux. Il ne pouvait rien y changer mais espérait vainement que Lunara n'en saurait jamais rien. Il espérait qu'elle n'apprendrait sa mort que des semaines plus tard, peut-être des mois, que quelqu'un aurait eu la pitié de l'enterrer pendant ce temps là et qu'elle ne saurait jamais qui l'a tué et pourquoi. Depuis qu'il la connaissait, il était devenu quelqu'un de meilleur et il espérait qu'elle ne comprendrait jamais à quel point il avait pu être monstrueux dans le passé. Ce qu'il voyait dans ses mots, c'était finalement tout ce qu'il y avait d'important. Y voir du dégoût ou de la haine... cela le tuerait probablement. D'une mort bien plus lente et douloureuse que celle que le vampire voulait lui infliger.

Il n'osait même pas déglutir tant la griffe du vampire était enfoncée dans sa gorge. Il ne suffisait que d'un geste pour qu'il l'égorge définitivement et il en avait conscience. Or, même si Galaad ne comptait pas se débattre, il n'était pas non plus si pressé que ça de rejoindre ses ancêtres. Il ne comptait pas non plus répondre à sa question, puisqu'il savait très bien qu'elle n'intéressait en rien le vampire. Et il ne s'en souvenait plus. Il ne lui dirait jamais à voix haute, puisqu'il savait qu'il aurait du se souvenir de chaque couronne gagnée en prenant une vie qu'il n'aurait pas du prendre. Mais la vérité était telle, il ne s'en souvenait plus. Il braqua ses yeux dorés dans ceux bicolores du vampire, tentant de garder un semblant de dignité alors même que ce n'était plus censé être possible.

- Les années sont passées, et j'ai fait des erreurs. Il est trop tard maintenant pour les réparer et la seule chose que je puisse faire, c'est te demander pardon. Je n'espère pas que tu me pardonnes, considère ça simplement comme une démarche que je fais envers toi et que tu n'as pas besoin d'étudier. Je ne me pardonnerais pas si j'étais à ta place.


La griffe du vampire l’empêchant de correctement parler, Galaad prit un moment pour essayer de respirer sans forcément se tuer au même coup. Il imagina un instant si quelqu'un avait attenté à la vie de Lunara d'une telle manière et eut une soudaine envie de vomir. Non, il ne se pardonnerait pas.

- J'ai été un monstre durant de très longues années, et ton frère n'a pas été le seul à en pâtir. Tout ce que je peux espérer, c'est que le mec qu'il y a en haut ait pitié de mon âme. Alors vas y si tu en as envie, fais toi plaisir. Ce n'est que justice après tout et personne d'autre ne la fera pour toi.

Même s'il paraissait plus ou moins sûr de lui et affirmé, il tremblait de peur. Cela pouvait sûrement se lire dans ses yeux, c'était une réaction des plus humaines. La peur de finir sa vie maintenant, alors qu'on n'aurait jamais imaginé mourir aujourd'hui. La peur de finir sa vie dans la boue, sans avoir dit adieu à ses proches, sans leur avoir dit qu'on les aimait, sans avoir rien accompli. Avec un horrible gout d'inachevé dans la bouche. Et pourtant, ce n'était pas comme s'il avait le choix. On avait rarement le choix pour ce genre de choses.
©️️Justayne






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A million mile from home, I’m walking ahead, I’m frozen to the bones, I am. A soldier on my own, I don’t know the way. I’m riding up the heights of shame. I’m waiting for the call, the hand on the chest. I’m ready for the fight, and fate. c .bizzle
Galaad Arioni
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Mar 28 Aoû - 16:19
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Galaad & ElijahQuand les chemins se croisent et s'entremêlent. L'histoire d'un chasseur et d'un fantôme parcourant les âges et les époques, les pays et les nations. Comment un être humain pouvait-il ne serait-ce que comprendre l’étendue d’une perte pareille quand l’éternité ou presque était l’absolue de ta vie, de celle de ton espèce ? Eux dont la vie était si courte, ils ne pouvaient comprendre l’étendue d’une douleur si profonde, si ancrée, si viscérale. Il n’y avait pas quelques années à attendre que la douleur s’apaise, il y avait une éternité à attendre la mort, à attendre que la douleur s’efface avec les souvenirs mais le sentiment restait. Tu faisais partie d’une espèce dont la mort se cachait sous plusieurs visages, sous plusieurs châtiments ; d’une race où les sentiments étaient puissants, toujours violents et mêlés à la furie d’un esprit qui vivait par instinct. Comment espérer qu’un être humain, qu’un sorceleur, puisse comprendre à quel point la mort d’un être cher était un fardeau insupportable, surtout lorsqu’il était fait de ses propres mains ? C’était impossible. Il ne pouvait comprendre la furie d’un tel acte, le châtiment d’un tel sentiment, le poids d’une telle conséquence, lui qui ne vivait que pour tuer tes semblables pour protéger des hommes qui ne voyaient pas plus loin que leur propre existence. Ils s’entretuaient comme si cela ne comptait pas, ils perpétuaient des guerres futiles pour un morceau de territoire, massacraient des races et des espèces parce qu’ils les jugeaient dangereuses. Tu ne pouvais espérer que le sorceleur comprenne la portée de son acte. Tu avais même du mal à croire ses excuses, qu’elles soient sincères ou dans l’espoir futile d’accorder la pitié dans tes yeux. La puissance et la domination que tu ressentais, tes doigts serrés autour de sa gorge, était à peine appréciable. La vengeance brûlait dans ton sang déjà si chaud, mais tu savais bien que tuer cet homme ne ferait que renforcer la haine déjà vouée à ton espèce, et qu’en plus, cela ne ramènerait pas ton frère. Les conséquences de sa mort étaient plus négatives que positives, à tout bien réfléchir. Tu tuerais un homme de sang-froid, par simple plaisir de vengeance et tu savais, au fond de toi, que ton frère te l’interdirait, te cracherait de le laisser vivre, de lui apprendre le fardeau d’une vie. Alors tu l’écoutais, ton ergot posé là où le sang pulsait. Tu sentais qu’il avait peur, malgré la stature qu’il portait comme un manteau, la confiance qui s’échappait de ses mots, il y avait une chose dominante : la peur de mourir, la peur d’en finir aujourd’hui, de retrouver sa tête détachée de son corps, dans la boue environnante.

Tu grognas, légèrement, alors qu’il implorait la pitié d’un homme qui vivait au-delà des nuages, dans une croyance que tu trouvais aussi stupide que futile. « Tu as bien raison de croire que je ne pardonnerais pas. Ce n’est pas quelque chose que je fais. Je tue ceux qui me font du tort, d’une manière ou d’une autre, je tue ceux dont les actes souillent chaque petite molécule de ce monde avec une violence injustifiée. La mort de mon frère était injustifiée. Je suppose que te dire qu’il avait protégé plusieurs enfants innocents avant que tu ne l’empales ne rendra ta culpabilité plus grande, n’est-ce pas ? Très bien. » Tu soufflas, desserrant très légèrement tes doigts autour de sa gorge, tout en gardant ton ergot contre ce petit point sensible sur sa gorge. Tu te souviens de ses derniers mots, de te demander de vérifier si les enfants qu’il avait trouvé, des orphelins, étaient toujours en vie dans la maison de la ruelle, de faire attention. Tu trouvais peut-être satisfaction dans l’acte de tuer quelqu’un, mais rares avaient été tes meurtres injustifiés. Chacun de tes crimes étaient liés aux sentiments forts que tu subissais au quotidien mais également à cette notion de bien et de mal, de juste et d’injuste que tu portais comme un fardeau à ta cheville. Le sorceleur que tu avais devant toi avait modifié drastiquement ta vie en tuant ton frère, il t’avait envoyé dans une spirale de souffrance que tu n’imaginais pas à l’époque subir un jour. « Dis-moi, sorceleur… Il y a-t-il quelqu’un dans ta vie pour qui tu donnerais ta vie ? Quelqu’un dont la blessure ou la mort te serait insupportable ? Qui te pousserait à finir ta vie, sur le champ, si sa vie était en danger ou si elle était éteinte, comme une étoile ? » Tu demandas, appuyant ta griffe un peu plus sur le point sensible de son cou, tes yeux bicolores fondant sur le regard ambré du sorceleur qui, malgré son calme, était trahit par la peur qui passait dans son sang. « Sorceleur.. As-tu peur de la mort ? De la descente froide et lente de la mort sur ton corps si fragile ? As-tu peur que tes actions passées ou présentes se retournent contre toi dans la mort comme une tourmente incessante de laquelle tu ne pourras jamais t’échapper ? As-tu peur du souvenir cruel que tu as fait du mal ? Un souvenir qui te chasse en permanence dans une spirale dont tu ne peux t’échapper et qui te poursuivra jusqu’à ta tombe ? Connais-tu la peur, sorceleur ? La vraie, celle qui te paralyse, qui te rend faible, qui te pousse à genoux et qui te traîne dans la boue comme si tu étais un moins que rien ? »
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Oh, I love to watch your body lie, makes me feel better, makes me satisfied. And oh oh, you could bring it back, who wouldn't want it when he looks like that? Oh oh, I want you to stay and if I try my hardest, would you look my way? Are you gonna hurt? are you gonna burn ? Gonna answer me? Let me take your heart, Love you in the dark,

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Mar 28 Aoû - 17:58
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Quand les chemins se croisent et s'entremêlentGalaad & ElijahSavoir que son frère était visiblement un ange ne changeait effectivement pas grand chose pour Galaad. Il était conscient d'avoir commis... une erreur ce jour là. Une intolérable erreur. Il n'aurait pas du tuer un de ces vampires pour de l'argent sans chercher à le connaître avant, tout simplement parce que ce n'était pas humain. Alors oui, ça ne le surprenait pas que son frère l'était plus que lui, humain, et il ne pouvait malgré ça toujours rien y changer. Il s'en voulait, la culpabilité lui était familière désormais, un peu comme une ancienne ennemie qu'on ne combat plus et qu'on ne déteste plus vraiment non plus. Simplement parce qu'on s'est habitué à sa présence, parce qu'elle est une rassurante constante qui veut dire qu'on a encore un peu de coeur.

Il faillit perdre son sang-froid lorsque le vampire évoqua ses proches. Ses proches... ils ne se comptaient que sur les doigts d'une main finalement. Bien sûr qu'il avait beaucoup d'amis, mais combien qu'ils considéraient comme faisant partie de sa famille ? Trois, quatre tout au plus. Et puis... il y avait elle. C'était à elle qu'il avait évidemment pensé. C'était elle qui lui avait donné l'envie de poser sa main sur son épée comme il l'avait fait des millions de fois. Pour l'empêcher de lui faire du mal. Au lieu de ça il avait su rester calme, ce qui constituait presque un miracle. Il avait préféré maintenir ses yeux plongés dans les siens, tentant d'y voir une lueur de cruauté ou de malveillance qui pourrait le laisser penser qu'il comptait réellement poursuivre ses proches. Il n'en trouva pas. Il se doutait bien que l'homme qui le menaçait actuellement était vieux, même si son visage ne portait aucune marque de vieillesse, ce genre de choses se lisaient au fond des yeux. Il avait appris à le faire au fil des années, en côtoyant des sorceleurs bien plus âgés que lui et des magiciennes. On pouvait voir dans les yeux des personnes âgés toutes sortes de cicatrices que les plus jeunes n'ont pas. Des marques en quelque sorte. Il en avait quelques unes lui aussi, mais bien moins que le trafiquant. Il avait souffert, mais n'était pas un monstre. Galaad n'était pas un génie, mais il sentait ce genre de choses. Il se trompait rarement. La pression des doigts sur sa gorge s'était un peu relâchée ce qui lui permettait de parler plus facilement, il restait tout de même cette griffe plantée presque au point de le faire saigner. Il ne la sentait presque plus à force, et avait connu bien pire, donc au fond sa position était presque confortable. Presque. Il devait avoir senti sa peur de perdre la vie, puisqu'il se mit à l'évoquer. Cela ne gênait pas le sorceleur de parler de ses éventuelles peurs, même s'il avait l'impression que le vampire ne s'adressait pas réellement à lui. Comme s'il était déjà parti, perdu avec ses propres démons et occupé à essayer de les combattre.

- Je connais toutes sortes de peur, et même celle dont tu parles. J'ai peur de la mort, comme tout le monde même ceux qui prétendent le contraire. Je connais la culpabilité, je connais le dégoût, la honte et les remords. Je connais tout ça parce que je suis humain et que les humains sont faibles. Les humains font des choses qu'ils pensent bonnes, ou utiles, ou simplement nécessaires, les humains changent d'avis et les regrettent après ça. Je comprends que tu veuilles venger ton frère, alors fais-le. J'ai vécu bien plus de belles choses que j'aurais du et j'ai vécu bien plus longtemps que d'autres qui le méritaient plus. Avec ce que je t'ai fait, je devrais être déjà mort et tu le sais bien. Alors... pourquoi ne le suis-je pas ?

Il sonda son regard à la recherche d'une réponse qu'il avait au fond déjà trouvé. Il n'était pas un monstre, il valait probablement mieux que lui à bien y réfléchir, trafiquant ou pas. Le simple fait qu'il hésite à le tuer le prouvait. S'il s'agissait de Lunara, lui n'aurait pas hésité.
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Mer 29 Aoû - 5:22
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Galaad & ElijahQuand les chemins se croisent et s'entremêlent. L'histoire d'un chasseur et d'un fantôme parcourant les âges et les époques, les pays et les nations.
Tu savais que tes mots avaient peur d’importance pour le sorceleur, sur sa connaissance de la peur et d’autres éléments qui, depuis la mort de ton frère, hantaient ta vie. Des éléments qui te prenaient à la gorge lorsque tu étais seul, te forçant au sol, à pleurer comme l’enfant que tu étais. Tu avais tout perdu ce jour-là. Tu avais déjà perdu une part de ton honneur lorsque tu tuas ton premier vampire, par survie, par nécessité : c’était lui ou toi, mais tu aurais juste pu le tuer sans l’achever pour autant, mais la peur avait pris le dessus. Tu avais eu tellement peur pour ta vie, parce qu’il allait te tuer, il allait t’achever aussi, et tu avais décidé de ne pas mourir, pas avant de retrouver ton frère alors tu l’avais fait. On t’avait donné un avertissement et un exil, un bannissement à vie de Nilfgaard mais ce n’était pas grave, à l’époque. Tu perdais juste quelqu’un que tu connaissais ici, en partant, et tu avais bien d’autres pays à découvrir, ce n’était pas si grave. La mort de ton frère… C’était différent. Tu ne l’avais pas tué par nécessité, par survie mais parce qu’il te le demandait, il te suppliait de le faire, de l’achever pour de bon, pour que la torture cesse. Mais là où la sienne s’arrêta, la tienne commença. Tu ne pouvais plus utiliser aucune carte, tu n’étais plus un enfant ou un adolescent, tu étais adulte, assez vieux pour comprendre les conséquences de tes actes et ça ne faisait qu’augmenter ta rage, ta douleur et ta honte d’avoir accepté un tel acte. Tu savais que le sorceleur, en soit, n’était pas directement coupable. Tu reportais juste ta haine de toi, de ton acte, sur lui. Il avait poussé ton frère à te demander l’impossible, mais tu aurais pu refuser, tu aurais pu le prendre avec toi, le guérir, faire ce qu’il fallait pour qu’il continue à vivre. Mais non. Tu avais suivis ces ordres, son unique demande, au pied de la lettre, comme un bon petit soldat qui n’osait pas contester les ordres qu’on lui donnait. Tu ne valais finalement pas mieux que les humains et aujourd’hui, c’était peut-être ça qui te tourmentait autant. Bien évidemment, la blessure de la mort de Lysandre planait encore au-dessus de ta tête, une épée de damoclès omniprésente qui te rappelait toujours à quel point tu étais lâche, à quel point tu avais fait une erreur de jugement ce jour-là et que ça te tourmenterait jusqu’à la fin de ta misérable vie.

Seulement, tu sentis le changement chez le sorceleur quand tu mentionnas ses proches, s’il avait quelqu’un qui lui était proche. Alors, c’était cela sa faiblesse. Quelque chose d’universel, tu pensais. Tout le monde, ou presque, tenait à ses proches et était prêt à faire tout ce qui était possible pour les garder en sécurité et en vie, ce n’était pas juste humain. Sa dernière question résonna dans ton crâne, pendant quelques instants, te poussant à la réflexion tandis que ton ergot s’éloignait de ce petit point où le sang pulsait si fort. Tes yeux bicolores ne quittaient les siens, ambrés et honnêtes, mais tu étais perdu dans un flot de pensées qu’il t’était difficile d’organiser. Pourquoi tu ne l’avais pas tuer ? Pourquoi tu ne le tuais pas ? Une voix te disait de le faire, d’arracher chacun de ses organes avant d’en faire une sculpture publique, au milieu de la place, comme vengeance ou de trouver cette personne proche pour lui jeter la tête du sorceleur. Une autre te poussait à la sagesse d’un vieux vampire, celle de ne pas tuer car il y avait plus de conséquences négatives que de positive. Sa mort ne changerait rien. Absolument rien. Tu soupiras, desserrant considérablement ta prise sur son cou jusqu’à ta main ne soit qu’un vague souvenir sur sa peau usée par les combats et la vie. « Les vampires de ce monde voient la mort comme un salut, un moyen de retourner dans notre monde par la mort, de quitter cet endroit corrompu et pourri jusqu’à l’os. Je n’en fais pas exception. On m’a souvent dénié la mort pour que je vive avec mes échecs, avec ma culpabilité, mes regrets comme un fardeau, un boulet à ma cheville et que j’apprenne. » Tu t’éloignas légèrement, d’un pas, du sorceleur, ton regard se posant à nouveau sur lui, tandis que ta main retrouvait son apparence habituelle, humaine. « Ne vois pas de la pitié pour ta misérable vie dans mon geste de te garder en vie, n’y vois pas non plus une seconde chance pour faire les choses biens. Ce n’est pas ça. Ta mort ne changera rien, elle ne ramènera pas la vie que tu as prise pour quelques couronnes ni même celles que tu as prises sans savoir que cela ferrait souffrir quelqu’un à quelques kilomètres, les vies qui tentaient d’en protéger d’autres. » Tu continuas, un air sombre dans tes yeux et la rage dans la voix. Tu te contenais, car l’envie de le tuer sur place était présente, violente. Ta patience et ton contrôle était mis à rude épreuve. « Je ne te tue pas parce que la justice n’est pas dans ta mort, la vengeance n’est pas la solution et j’ai déjà bien assez fait de tort à mon espèce. Je ne te tue pas pour que tu apprennes ce qu’il en est d’être épargné, et qu’il faut vivre avec tes regrets, tes remords, ta honte, et que je serais probablement encore là pour te la souffler, si jamais tu viens à l’oublier. La mort est un salut, pas un mal. Tu l’apprendras peut-être, peut-être pas. Cela m’est bien égal maintenant. »Tu soufflas, finalement, enfouissant tes deux mains dans tes poches.
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Mer 29 Aoû - 21:03
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Quand les chemins se croisent et s'entremêlentGalaad & ElijahGalaad ne put s'empêcher de porter une main à sa gorge lorsque le vampire la relâcha. Il ne comprenait pas. Alors il écouta patiemment Elijah lui expliquer pourquoi et garda son regard rivé sur le sol pendant un long moment. Sa culpabilité, il ne risquait pas de l'oublier. Elle revenait à chaque moment, à chaque fois qu'il essayait d'être heureux. C'était encore pire lorsqu'il l'était justement, elle était plus forte dans ces moments là, essayant de prendre le dessus sur le reste. De lui rappeler qu'il ne le méritait pas. Être sorceleur était déjà un fardeau considérable, tout le monde faisait en sorte que la honte leur colle à la peau et ce même s'ils n'avaient jamais rien fait pour le mériter. Alors être un sorceleur en ayant fait, c'était encore pire puisqu'il se demandait parfois si cette haine était justifiée. Il avait fait des erreurs mais c'était bien loin d'être le cas de tous les sorceleurs. Et pourtant, les humains voyaient les mutants comme des monstres alors même qu'ils étaient censés les tuer. Galaad connaissait bon nombre de sorceleurs qui ne se considéraient même plus comme étant humain, ne voulant plus appartenir à cette race. Il avait la ferme conviction que les humains n'étaient pas mauvais, qu'ils étaient simplement eux et tous aussi différents les uns que les autres. Ils riaient, souffraient, pleuraient, le tout parfois dans la même journée. Ils ressentaient les choses, ce que les sorceleurs n'étaient plus censés pouvoir faire. Pourtant, lui ressentait tout. Il ressentait la honte, la peine, la joie, la culpabilité et toutes ces choses qui font de lui un être humain. Ce qu'il n'était plus à une sombre période de sa vie. Pour lui, cela n'avait rien à voir avec la naissance, c'était une question d'état d'esprit. Certains vampires supérieurs lui paraissaient alors totalement humain, c'était le cas pour le spécimen qui se trouvait devant lui.

- Je te paye une deuxième bière ?

Oui, c'était osé mais il n'avait trouvé rien de mieux à dire. Cela le peinait sincèrement de savoir que le vampire partirait en le détestant, il n'aimait pas que les gens le détestent. Il avait changé, il voulait lui faire comprendre. Il ignorait s'il réussirait mais passer une soirée en sa compagnie était un bon début. De toute façon, le vampire n'avait rien à craindre de lui et lui n'avait plus grand chose à perdre si ce n'est la possibilité de se faire un jour pardonner. Alors bien sûr, Elijah pouvait toujours décider que Galaad ne méritait pas de vivre et lui arracher la gorge mais... c'était un risque qu'il était prêt à prendre.

- Je ne promets pas qu'on sera les meilleurs amis du monde, je veux juste essayer de te faire comprendre que j'ai changé. Même si t'en as rien à faire. Et puis une bière gratuite ça ne se refuse pas si ?

Il était même prêt à payer quelque chose de plus fort pour que le vampire accepte. Il savait la situation un peu originale mais après tout, pourquoi pas ? Elijah avait encore beaucoup de haine envers lui, en fait elle n'avait surement pas diminué depuis qu'il avait envisagé de mettre fin à sa vie. Sa soudaine clémence lui permettrait peut-être de se racheter de n'importe quelle manière. Il le souhaitait vraiment.
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Jeu 30 Aoû - 6:27
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