AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

 :: novigrad et sa périphérie :: velen Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Deep into the woods | ft Elerinna
avatar
Race Race : Humaine
Mer 29 Aoû - 12:01
Voir le profil de l'utilisateur

Rien n’y faisait. Elle avait beau se pencher sur son travail, tenter de réfléchir à des choses extrêmement complexes pour se brouiller le cerveau et ne plus y penser… Aujourd’hui, ses souvenirs et ses sentiments s’étaient ligués contre elle pour lui mener la vie dure.

Depuis ce matin, elle n’avait fait qu’essayer, en vain. Elle tentait par tous les moyens possibles de vider son esprit des pensées qui la tourmentaient, mais celles-ci persistaient à tournoyer autour de son âme dans un violent tourbillon assourdissant. Vers le milieu de l’après-midi, elle en eut assez, Si un visiteur s’était alors approché de la cabane en bois à l’orée de la forêt, il aurait entendu un grand fracas. Mais les visiteurs qui ne connaissaient pas Malkha avaient uniquement entendu parler de la sorcière de ce bois, aussi n’auraient-ils jamais eu la saugrenue idée de s’approcher de cette cabane. S’ils l’avaient néanmoins fait, ils auraient pu voir une jeune femme, au bord de la crise de nerfs, qui venait de lancer une écuelle pleine d’une mixture verdâtre contre un mur. Celle-ci avait explosé au contact, répandant à terre cet étrange mélange ainsi que des morceaux de terre cuite.

La soi-disant sorcière se passa une main sur le front. Elle marmonna une incantation, et presque immédiatement, elle sembla beaucoup plus apaisée. Elle ne put s’empêcher de soupirer en regardant les débris de son récipient éparpillées sur le sol, et ne put s’empêcher de se dire qu’à ce rythme-là, elle devrait bientôt repartir à Novigrad pour faire une provision d’outils et de vaisselle, vu que c’était déjà le quatrième qu’elle brisait ce mois-ci.

Elle avait maintenant conscience qu’elle n’arriverait à rien en restant entre ces quatre murs. Alors, elle se décida à partir se promener, bien que l’idée de crapahuter dans les bois derrière sa maison en plein orage n’était vraiment pas la meilleure idée qu’elle ait jamais eu. Tout en enfilant sa grande cape à capuche, elle fit un moulinet du poignet, et les morceaux du bol ainsi que son contenu se soulevèrent du sol, et passèrent par la fenêtre. Elle attrapa ensuite quelques sachets de cuir, des flacons, et ses poignards, et elle dissimula le tout sous ses vêtements. Elle prit également son fidèle panier, même si elle se trouvait ridicule avec ce truc en osier sous le bras. Elle ressemblait à une innocente fillette qui partait à la cueillette aux champignons. Mais elle avait appris, à force d’expérience, qu’il valait mieux avoir l’air de cette innocence fillette pour mieux surprendre un potentiel adversaire.

Elle sortit donc, et s’enfonça dans le bois, en demeurant extrêmement attentive aux bruits de la forêt. Dans le lointain résonnaient le hurlement d’une meute de loups à l’unisson, et elle tenta d’aller à l’opposé du son, sachant pertinemment quelle créature vivant dans ce bois, avait pour amis des loups et des corbeaux.

Mais ce n’était pas son jour de chance. C’était à force de se promener dans sa forêt qu’elle connaissait désormais presque comme sa poche, qu’elle avait appris à reconnaître les bruits qui n’avaient rien de naturel. Les loups et autres animaux, ainsi que les divers monstres de cette forêt étaient un minimum intelligents : ils avaient des modes de déplacement très furtifs et ne commettaient que très rarement des erreurs qui permettaient de trahir leur présence. Elle savait alors lorsqu’un intrus se trouvait dans le coin, quand un bruit qui ressemblait typiquement à ce genre d’erreur parvenait jusqu’à ses oreilles. Le craquement de branches caractéristique qu’elle venait d’entendre était un de ces signes qui lui signifiait que quelqu’un ou quelque chose, était en train de rôder dans les environs. Elle se méfia encore davantage, et comme elle l’avait appris elle aussi à force de devenir l’un des habitants de la forêt, se mit à marcher à pas de loups, en évitant toute branche ou feuille morte qui pourrait trahir sa présence auprès de l’intrus.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Race Race : Humaine
Jeu 30 Aoû - 6:17
Voir le profil de l'utilisateur
Deep into the woodsDemain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
Aujourd'hui était un jour très spécial pour Elerinna. C'était un jour où ses domestiques recevaient toutes sortes de reproches, où elle se plaignait énormément, était infecte avec tout le monde et paraissait contrariée d'un rien. C'était le jour où elle s'absentait chaque année, où elle partait très tôt le matin ne revenait qu'une fois le soleil presque couché. C'était ce jour où ses cauchemars se faisaient encore plus oppressants, où elle semblait la voir partout et où personne ne pouvait la consoler. C'était ce jour où sa soeur était morte, par sa faute, il y a bien des années. Même si personne ne savait pourquoi, tout le monde prenait des gants avec la maquerelle ce jour là. Du moins, ceux qui travaillaient avec elle depuis assez longtemps pour le savoir. Pour les autres... et bien ils se faisaient lynchés tout simplement. Sans aucune raison. C'était ce qui était arrivé ce matin-là, avec son nouveau jardinier qui voulait connaitre son avis au sujet de ses haies fraîchement taillées. Le pauvre bougre s'était alors fait houspiller comme un criminel et avait en plus perdu son emploi. Oui, Elerinna n'était pas vraiment de bonne humeur.

C'est donc très tôt le matin qu'elle est montée dans une voiture en route pour l'endroit où le drame s'était produit. Cela lui était arrivé d'y retourner en dehors de cette journée, quand bien même la tombe de sa soeur ne s'y trouvait pas. Ça lui permettait de se recentrer quand elle se sentait dérailler, et ce même si elle parlait à un arbre. Ça aurait pu paraitre horrible de s'asseoir sur un sol qui a été imprégné du sang de la personne à qui on tenait le plus, mais Elerinna ne voyait pas les choses comme ça. C'était une journée unique qui brisait sa routine. Une journée où elle ne pensait plus à elle mais à sa soeur et où rien n'aurait pu la retenir de s'y rendre. Pas même la chute de son empire de débauche. C'était symbolique, rien qu'un hommage qui lui permettait de se sentir mieux. De se dire qu'elle n'était pas totalement un monstre puisqu'elle éprouvait encore de la peine. Elle s'était habillée très sobrement, ne s'était pas maquillée ni coiffée. Elle estimait que les morts ne faisaient pas attention à son apparence, elle savait aussi que sa soeur n'aurait pas aimé qu'elle se pomponne comme elle le faisait aujourd'hui. C'était quelqu'un de simple, qui lui reprochait souvent sa trop grande vanité. C'était quelqu'un de bien, qui méritait bien plus qu'elle de vivre. Après une petite heure de route, le cocher arrêta les chevaux et fit descendre Elerinna. Cette dernière n'avait pas l'allure qu'elle avait habituellement, avec son éternel air hautain et sa façon de regarder le monde comme s'il n'était qu'un défi de plus à relever. Elle gardait la tête baissé, le dos courbé par le poids de sa culpabilité. Elle avait mis un long moment avant d'envisager venir ici, préfèrant longtemps faire comme si rien ne s'était jamais passé. Comme si elle n'avait jamais eu aucune famille. C'est ce qu'elle continuait de faire quotidiennement, mais elle avait décidé quelques années plus tôt que ce serait différent pour ce jour. Il était invivable autrement.

Elle prit la bouteille de vin qu'elle comptait boire seule, sous cet arbre où elle avait jadis pique-niqué avec sa soeur dans une autre vie. Un grand chêne qui avait au moins des siècles... un très bel arbre. Isil l'avait adoré, elles avaient longtemps joué avec les rayons du soleil que filtrait les branches. Elerinna congédia son chauffeur en lui ordonnant de revenir la chercher avant le coucher du soleil et se mit en route. Elle la connaissait par coeur désormais. Elle savait que c'était dangereux de revenir à cet endroit où des goules avaient tué sa soeur, mais savait aussi que les monstres avaient été tué. Il lui arrivait aussi dans ses moments les plus sombres de se dire que ce n'était pas plus mal. Que c'était peut-être ainsi que ça aurait du finir, qu'elle n'aurait pas du s'en sortir ce jour là. Mais il n'y avait plus personne, jamais. Une fois arrivée, Elerinna s'assit au pied du chêne et déboucha la bouteille. Elle but au goulot, une petite gorgée pour commencer.

- À la tienne...

Elle-même se trouvait pathétique à cet instant. Elle n'aurait jamais eu ce genre de comportement en public, mais bien heureusement, il n'y avait personne d'autre qu'elle ici. Personne d'autre qu'elle, le vieux chêne et sa culpabilité.
©️ 2981 12289 0




I'm built for all the abuse. I got secrets, that nobody, nobody knows.
Justayne
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Race Race : Humaine
Ven 31 Aoû - 15:01
Voir le profil de l'utilisateur
The witch is part of the woods


Malkha avait vu énormément de choses dans cette forêt qu’elle connaissait désormais par cœur. Nombre de fois elle était tombée sur des choses véritablement étranges. Cette forêt devait avoir été foulée par tout le genre humain, et par une grande partie des types de monstres qui existaient. Et face à chaque situation, elle avait su quoi faire. Face à ce spectre récalcitrant, elle avait formé un cercle autour de lui et l’avait tout bonnement fait disparaître. Face à ce groupe de déserteurs, elle s’était tenu droite, sans un mot. Elle les avait transpercé de son regard de glace, puis, d’un petit sourire sournois entendu, s’était détourné, leur faisant comprendre qu’ils pouvaient déguerpir, car tout cela ne la concernait aucunement. Elle avait croisé un Leshen, plus d’une fois. Mais la fois où elle s’était trouvé à quelques mètres de lui, elle s’était totalement figé. Si elle n’avait pas sympathisé avec un corbeau qui était lié à cette dite créature, il était très probable qu’elle ne serait plus là aujourd’hui. Elle s’était donc lentement reculé en s’inclinant et avait réussi à s’en sortir.

Malkha avait même eu l’occasion de croiser deux personnes en pleine… action. Vu leurs regards fuyants et leur panique, il devait s’agir là d’un mari malheureux et de son amante. La sorcière les avait gratifié d’un simple sourire mesquin et leur avait signifié que ce bois était un peu trop dangereux pour s’adonner à ce genre de péché. Elle avait à peine levé un sourcil en découvrant le lendemain, le cadavre de l’homme éventré et déchiqueté par ce qui devait être une meute de loups : il n’avait eu que ce qu’il méritait. Elle avait eu une courte pensée pour sa femme, et peut-être même ses enfants, qui attendraient un père indigne qui ne reviendrait jamais à la maison. Elle s’était demandée si c’était mieux ainsi, si la famille s’en sortirait sans le chef masculin de la tribu. Et elle avait passé son chemin. Ce monde était plein de questions qui faisaient se demander à plusieurs personnes « et si ça s’était passé comme ça autrement ? » et à chacune de ces questions, Malkha avait un proverbe à apporter comme une réponse qu’elle estimait satisfaisante. « Un mal pour un bien. » « De charybde en scylla. »

Mais aujourd’hui était un jour différent. Elle ne savait absolument pas quoi faire devant la situation qui se présentait à elle. Face à un très vieil arbre se trouvait une femme, une très jolie femme. Elle semblait se recueillir. Mais sa façon de se recueillir était pour le moins… étrange. Malkha connaissait bien peu de gens qui commémorait la mémoire de quelqu’un avec une bouteille à la main ou au coin de la bouche. Le peu qu’elle connaissait qui faisaient ça étaient ceux qui priaient une soi-disant déesse de la boisson, pour qu’elle leur donne encore plus à boire, et c’était pour la plupart des hommes stupides, des ivrognes de Novigrad.

Mais cette femme ne semblait en aucun cas être une ivrogne. Pas plus qu’elle ne semblait stupide. Malkha s’immobilisa alors qu’elle la regardait, entendant des cris d’animaux qui lui glacèrent le sang : un groupe de corbeaux venait de passer au-dessus de sa tête, en croassant bruyamment. Oh, elle savait ce que ça signifiait. Elle n’avait pas beaucoup de temps à perdre.

Elle fit un pas en avant, et fit exprès de marcher sur une branche, étant jusque là restée discrète.

« Bonjour. » commença t-elle simplement.

Elle tapa les plis de sa robe pour la défroisser, inspectant discrètement au passage que ses poignards étaient bien à sa ceinture, au cas où.

« Je ne sais ce que vous faites ici, ni même qui vous semblez honorer… Et quand bien même je respecte ce rituel, aussi étrange qu'il puisse paraître, je tiens à vous mettre en garde. Sachez que d’ici quelques dizaines de minutes, il sera très dangereux de rester dans le coin. »

Elle laissa un court silence planer, cherchant dans son esprit les possibles raisons de la présence d’une personne comme elle dans le coin. Puis elle se dit, en observant ses traits, que ce visage ne lui était pas totalement inconnu.

« J’ai l’impression de vous avoir déjà rencontré. » affirma t-elle d’une voix calme et neutre. « Néanmoins, vous ne semblez pas être du coin. Je me trompe ? »




IF I'M TO CHOOSE BETWEEN ONE EVIL AND ANOTHER I'D RATHER NOT CHOOSE AT ALL
THE WITCH OF THE WOODS ▬ quelqu'un m'a dit un jour, qu'à force de ne point me résoudre à semer des adieux, je ne ferais que récolter des regrets au printemps suivant. on ne regrette jamais les choix qu'on fait ; on regrette seulement les choix qu'on a pas été capables de faire.

(c) Myuu.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Race Race : Humaine
Ven 31 Aoû - 19:45
Voir le profil de l'utilisateur
Deep into the woodsDemain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
Déjà plongée dans ses pensées et quelque peu enivrée par l'alcool, Elerinna n'entendit pas Malkha approcher. Pas le moins du monde. Même lorsqu'elle fit craquer une branche justement dans le but de ne pas la surprendre et d'attirer son attention. Il faut dire qu'elle était déjà loin, en train de se remémorer cette journée et de s'imaginer ce qui aurait pu se produire si elle n'était pas arrivée. Qui serait-elle et où. Elle n'en savait rien. Même en étudiant toutes les possibilités, elle n'avait pas une idée précise de ce qui elle aurait été dans cette vie. Elle aurait probablement continuer à jouer à la voleuse un moment, peut-être même que ça aurait mal tourné et qu'on aurait retrouvé son cadavre dans le caniveau un beau matin. Ou alors elle aurait survécu à ces années de débauche, se serait assagie ou aurait été contrainte à l'être et aurait fini par se marier. Elle aurait ensuite eu un nombre incalculable de marmots et aurait fini sa vie ainsi, malheureuse. Mais elle aurait eu sa sœur, elle aurait pu vivre, elle. C'était sans doute la seule raison pour laquelle Elerinna regrettait un peu cette version de sa vie. Il n'empêche qu'elle ne s'attendait pas à voir quelqu'un, certainement pas une jeune femme qui avait l'air d'avoir son âge, un panier sous le bras et qui avait l'air de bien connaitre les lieux. Elerinna resta muette en entendant la brune la saluer, attendant de savoir ce qu'elle voulait. Elle ne la connaissait pas, du moins elle n'en avait pas l'impression. Heureusement d'ailleurs, elle aurait été morte de honte si ça avait été le cas.

L'inconnue la mettait en garde quant à d'éventuels dangers... ah ! Elle aurait éclaté de rire si elle n'était pas aussi triste et de mauvaise humeur. Elle savait la foret dangereuse, elle y avait perdu la seule personne qui avait de l'importance à ses yeux. Et pourtant... elle s'en fichait pas mal. Non pas qu'elle souhaitait brusquement perdre la vie, c'est simplement qu'elle n'avait croisé personne depuis toutes ces années où elle venait ici. Pas un monstre, pas un humain. À croire qu'elle les faisait tous fuir... Malkha était la première. Le regard perdu dans le vide, légèrement voilé, Elerinna posa lourdement la bouteille sur le sol, la faisant tourner distraitement sur elle-même d'un doigt peu assuré. Elle faillit répliquer mais la sorcière lui coupa la parole, lui faisant part de son impression de l'avoir déjà rencontré. À ses mots, Elerinna observa davantage la brune qui ne lui rappelait définitivement rien. Elle n'oubliait jamais un visage et celui là ne lui disait rien. En revanche sa présence et l'aura qu'elle dégageait... oui peut-être.

- Je viens assez souvent ici, on a peut-être pu se croiser...

En vérité, elle ne venait pas si souvent que ça mais un peu trop à son goût. Et même sans ça, elle trouvait un peu étrange de supposer que la jeune femme qui lui faisait face venait elle aussi souvent. Quel genre de personne passait son temps dans les forets ? Ça lui paraissait très... peu confortable. Elle qui appréciait tant sa grande maison à Novigrad et ses draps en soie... et puis même si la brune n'était pas la personne la plus sophistiquée qu'elle ait pu voir, elle restait très jolie. Quel type de jolie femme venait s'enterrer dans un endroit comme celui-ci ?

- Et puis on s'en fout un peu en vrai. Allez, viens, assieds toi. Aucune bestiole ne viendra aujourd'hui, ils veulent pas me bouffer. Et j'ai une bonne bouteille.

Elle tapota la place à côté d'elle et se concentra de nouveau sur son arbre. Elle aurait pu l'envoyer balader, c'est sûrement ce qu'elle aurait du faire un jour pareil. Mais même si elle ne l'admettait pas, Rinna avait besoin de compagnie. Celle d'une inconnue ne pouvait lui être que bénéfique, elle n'avait d'ailleurs pas jugé bon de la vouvoyer. Elle était bien trop pompette pour continuer de jouer un rôle, n'importe lequel, et n'était pas d'humeur à prendre des gants. Soit l'inconnue s'asseyait, soit elle repartait cueillir ses champignons avec son panier en la laissant se soûler seule. En tout cas, elle ne partirait pas.
©️ 2981 12289 0




I'm built for all the abuse. I got secrets, that nobody, nobody knows.
Justayne
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
Sauter vers: