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Pour les faveurs d'Iduun; ft. Katarina Farah
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Danaän Peryite
Danaän Peryite
Bard of a thousand words
Race Race : Humaine
Sam 17 Nov - 17:41
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Danaän
Peryite

Katarina
Farah

Pour les faveurs d’Idunn
La mort.

Elle fait peur à tant de personnes et sûrement à juste titre. Les elfes et les nains la voient de loin, les vampires semblent l'attendre comme une délivrance, mais les humains la craignent plus que n'importe quoi d'autre. Pendant longtemps, Danaän n'avait pas craint la mort, elle l'avait côtoyé de près en vivant aux côtés de son père sorceleur. Lui-même ne la craignait pas, elle faisait partie de son métier et il avait à cœur de dire qu'elle pouvait l'attendre à chaque tournant, chaque coup d'estoc manqué, chaque parade imparfaite, l'imprévu faisait partie de sa vie et il l'avait l'accepté… En tenant ce discours, il ne s'attendait sûrement pas à mourir de vieillesse dans son lit et sous un toit qui était le sien.

Danaän avait donc grandi avec cette idée qu'on ne peut pas aller à l'encontre de la mort et qu'on ne peut que l'accepter car on ne contrôle ni le destin, ni l'imprévu. Elle était donc prête à l'accepter, sans peur ni lamentation, du moins c'est ce qu'elle pensait. Depuis quelque temps, sa vision des choses avait changé, elle s’était mise à avoir peur. Peur que sa longévité d'humaine soit bien trop courte pour qu'elle puisse réaliser ses rêves. Peur que la vieillesse rapide des humaines rende son corps encore plus fragile qu'il ne l'était déjà, l’empêchant de voyager, de découvrir le monde. Peur que l'âge altère sa voix et sa capacité à jouer de son instrument, peur que les années abîment son visage et fane une beauté pourtant si jeune. Pour toutes ses raisons, elle c'était mise à chercher un moyen de ralentir ce processus, de freiner l'influence des années et prolonge sa vie. Elle aurait pu passer l’épreuve des herbes quand l'occasion s'était présentée, mais elle n'avait pas l'intention de devenir sorceleuse, de plus son père aurait sûrement désapprouvé cette décision et elle ne supporterait pas qu'il soit déçu où qu'il soit, dans l'hypothèse où il soit quelque part.

Elle n'était pas née elfe, ni demi-elfe, et encore moins vampire, son sang, ses gènes étaient donc la cause de sa malédiction. Si elle ne voulait pas faire muter ses gènes, peut-être pouvait-elle simplement les enchanter. Elle se tourna alors vers la magie, un art dans lequel elle ne connaissait rien. Toutes ses recherches menaient donc à de nouvelles interrogations et des migraines assommantes devant ce charabia incompréhensible de mage. Mais elle tira quand même quelque chose de ses investigations. À la fin de leur apprentissage, les mages buvaient une certaine potion qui semblait leur octroyer une plus grande longévité. La solution se trouvait alors sûrement là. Elle ne savait pas encore par quel moyen, mais elle arriverait à se procurerait cette potion de mandragore et une fois en sa possession, elle la boirait sans hésitation.

C'est donc dans cette optique que la jeune barde s'était infiltrée dans l'académie de magie d'Aretuza. Si elle ne trouvait pas directement la potion, elle chercherait sa recette dans l'espoir que ses maigres compétences alchimiques soient suffisantes pour la réaliser. Si cela n'était pas le cas, elle trouverait bien quelqu'un capable de la lui fabriquer.

L'autre raison de sa visite était ses saignements de nez et migraines à répétition. Elle avait d'abord mis ces phénomènes sur le dos de sa surconsommation de fisstech, mais cela survenait même lorsqu'elle n'en prenait pas. Si les médecins étaient bien incapables de lui donner une explication, peut-être que la magie en aurait une.

S'infiltrer ne fut pas la partie la plus compliquée de son entreprise, ses années de larcins furtifs avaient payé et elle maîtrisait l'art de la discrétion à merveille. C'est à la nuit tombée qu'elle pénétra dans l'académie et se mit en quête d'un laboratoire d'alchimie en évitant les personnes encore présentes. Les jours qui avaient précédés, elle avait innocemment questionné une magicienne tout juste sortie de l’académie et qui voyait son égo flatté qu’on la questionne sur ses études. Les mages étaient parfois si imbus d’eux même qu’il était simple de jouer sur cette corde sensible.

Elle savait donc par où commencer, mais une fois sur place, la tâche s'avérera plus ardus, comme si une quelconque magie semblait protéger les lieux en troublant les visiteurs. Mais elle savait à quoi s'attendre et avait acheté à prix d’or un œil de Néhaléni pour dissiper les nombreuses illusions. Elle tourna en rond un long moment, manquant de se faire repérer, traversant les salles de classes et les bureaux, mais à force de s’égarer, elle finit par trouver ce qu'elle cherchait. Elle déboucha dans un laboratoire rempli d'un nombre incalculable de parchemins et de produits tous aussi étranges les uns que les autres au milieu d'instrument mystérieux. Elle commença à éplucher patiemment les parchemins au jargon toujours aussi obscur des mages. Les minutes défilées au milieu de cette paperasse poussiéreuse et elle ne trouvait toujours pas ce qu'elle était venus chercher, mais elle était plongée dans une curiosité sans cesse alimenté par ce qu’elle lisait. Cela faisait un long moment qu’elle était concentré sur les nombreux écrit, les lieux étaient calme, peut-être trop calme, si bien que lorsque son instinct lui dit de partir, de se cacher au cas où quelqu’un entre, elle ne fit que relever la tête vers la porte quelque seconde avant que son regard ne soit attiré par un autre ouvrage. La curiosité était trop grande, elle fit taire son instinct qui lui hurlait de partir pour se plonger dans la lecture de ce nouvel ouvrage espérant y trouver ce qu'elle était venu chercher.


Little Bird
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Katarina Farah
Race Race : Elfe Aen Seidhe
Sam 17 Nov - 22:27
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Après une journée de cours des plus exigeante, j'étais de retour chez moi. Je m'étais fait couler un bon bain, j'avais mangé et un bon repas, puis j'étais descendu dans mon sous-sol. Dans ma salle de jeu, je travaillais sur divers spécimens. Des rituels, des sorts, des monstres... Diverses expériences et créations en cours sous forme de petit projet. J'essayais présentement de transférer une habilité d'une créature, à une autre... Exemple, l'immunité aux flammes, à une petite créature du froid. Petites créatures ressemblant à un écureuil en provenance des montagnes. Petit rongeur tout blanc et pouvant protéger son corps d'une couche de glace au besoin, mais il était bien faible contre les flammes... Jusqu'à présent, mes expériences ne semblaient pas porter fruit. Je guérissais magiquement pour la troisième fois de la soirée la patte brûlée de mon cobaye, lorsque j'ouvrais soudainement les yeux.

-MAIS BIEN SÛR!

J'enfermais de nouveau mon petit élémentaire de feu dans une cage magique, l'empêchant de foutre le bazar dans mon absence, puis le rongeur dans une autre cage plus loin. Retirant ma veste de travail blanche, je déposais mes gants sur ma table de travail et replaçait mes cheveux d'une main. Il me manquait un ingrédient essentiel et... Je n'en avais plus chez moi... Enfilant mon manteau noir, je ne doutais pas que l'académie ne m'en veuille pas d'emprunter un peu de matériel le temps que je reçoive ma livraison cette semaine. De toute façon, je rendais toujours dans la même quantité les prêts que je faisais dans les réserves de l'académie. Bâillant, je posais une main devant ma bouche, alors que j'ouvrais un portail vers l'école d'Aretuza. Le traversant en le refermant derrière moi, je me retrouvais dans mon bureau.

-Je dois vraiment faire du ménage...

C'était le bordel... Des parchemins partout... Des piles de copies à corriger... Des plumes et de l'encre... Soupirant, je me penchais pour ranger une pile de parchemin au sol et me redressais en les laissant où ils étaient. D'un vague geste de la main, je marchais vers la porte de sortie de mon bureau,

-Ha... Une autre fois... Lorsque j'aurais le temps


Verrouillant la porte de mon bureau, je marchais en bâillant vers l'entrepôt de l'académie. Il me fallait des doigts séchés de troll. Ils permettraient de bien conduire la magie d'une créature à l'autre, j'en étais certaine. Ce n'est pas un ingrédient rare, les Sorceleurs en rapportent souvent dans la ville...  Mais j'avais oublié d'en commander avec ma dernière livraison. C'est donc avec un air des plus calme et paisible que j'entrais dans le local. Ouvrant la porte sans grande délicatesse, je clignais longuement des yeux en observant une jeune femme au sol...

-Que...

Je croisais son regard, lorsqu'elle tentait de se relever en panique et mon ordre claquait alors dans son esprit. Violente intrusion dans son mental, alors que mes bracelets et mes yeux s'illuminaient d'une lueur rosée. Abusé de mes pouvoirs? Juste un petit peu,

-Ne bouge pas...

Je lui laissais encore le pouvoir de parler. Ne voulant l'empêcher de m'expliquer pourquoi elle fouillait dans les parchemins de l'école... Et pourquoi plus principalement, elle se trouvait dans cet endroit réservé aux enseignants.

-Ton nom... Et que fais-tu ici?
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Danaän Peryite
Danaän Peryite
Bard of a thousand words
Race Race : Humaine
Jeu 22 Nov - 19:57
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Danaän
Peryite

Katarina
Farah

Pour les faveurs d’Idunn
Son instinct l'avait pourtant prévenu, maintenant c'était trop tard. Elle avait bien entendu un bruit lointain de tonnerre, qu'elle aurait pu reconnaître comme étant le grondement d'un portail si elle en avait déjà vu un, mais elle ne l'avait même pas relevé et maintenant, elle se retrouvait dans un sacré pétrin. La femme devant elle, avait-elle été prévenue par un système de sécurité magique qui aurait échappé à la surveillance de la jeune barde ou est-ce un fichu hasard ? Tout aurait pourtant pu se passer parfaitement bien... Elle serait venue, aurait trouvé ce qu'elle était venu chercher et elle serait reparti, il n'y aurait eu aucun blessé et personne n’aurait remarqué son intrusion. Mais non, les choses ne se passent jamais comme prévu, et la curiosité de Danaän finirait un jour par la perdre, c’était certain.

Quand elle vit la porte du laboratoire s’ouvrir, et dans un mouvement purement instinctif, elle s'était redressé et avait saisi la poignée du glaive qu'elle portait dans le dos dans le but d'asséner un coup du plat de son arme à l'inconnue elfe et fuir avant que l'alerte ne soit donnée. Mais bien vite, bien avant qu'elle n'est eue le temps de faire un pas, ses mouvements se firent douloureux. Comme entravés par une force colossale lorsqu'elle entendit la voix de la magicienne. Ses muscles étaient lourds, crispés, quasiment incapables de bouger. Elle se mit subitement à paniquer devant cette entrave, comprenant qu’elle était dû à la voix de l’elfe, à la lueur qui s’échapper de ses yeux et de ses bracelets. Elle ne supportait pas l'idée d'être prise au piège, attaché, enchaîner au fond de la grotte sombre et humide de son esprit. Une violente peur, une puissance panique s'était élevée en elle, comme ressorti du fin fond de son subconscient. Elle peinait alors à garder le contrôle et ne pas céder. La voix de la magicienne résonna à nouveau, dans un ordre sans appel. La parole de Danaän n’était pas entravée, mais elle sentait que l’inconnue ne tolérerait que la vérité. Sa voix était comme un nouveau coup de fouet dans son esprit, elle n’avait d’autres choix que de répondre.

« Dan... »

Sa voix était rauque, tremblante devant l'effort qu'elle produisait pour garder les lèvres celées. Elle ne voulait pas répondre, pourtant elle en avait comme besoin. Son esprit hurlait si fort des invectives qu'elle eut l'impression de sentir sa tête exploser. Elle hurlait à la magicienne d'arrêter ce qu'elle était en train de lui faire, qu'importe ce que c'était. Elle lui hurlait mentalement de la laisser bouger, de la libérer de cette entrave, la menaçant presque, comme un petit animal acculé qui devient agressif en dernier recourt, quand il ne peut plus fuir. Elle ressentait l'intrusion, la violence de la violation de son esprit et elle voulait que cela cesse avec une telle ardeur. Ses lèvres étaient toujours tendues, retenant ses paroles qui n’attendaient qu'à sortir. Elle luttait, se concentrait, jusqu'à ce qu'elle craque.

« Anna Henrietta, comtesse de Toussaint, et je cueille des champignons ! »

Danaän n’était pas d’une nature docile et elle n’avait pas pour habitude de se plier à un quelconque ordre. Ainsi elle avait fourni un effort considérable pour sortir ses paroles, et du fournir le même effort pour afficher un sourire effronté. Son corps, figé telle une statue en pleine action, elle ne pouvait toujours pas le bouger, mais cela ne l’empêchait pas d’afficher toute la provocation dont elle était capable dans son regard d’acier tandis que son esprit grondé d'un tonnerre de rage. Elle mugissait toujours à son assaillante de cesser. L'effort était tel qu'une profonde douleur enserrait son crâne et qu’elle sentit du sang couler de son nez. Elle aurait pu supplier pour que cela cesse, elle aurait pu coopérer. Mais ce n'était pas son genre et elle continuait de sourire malgré la douleur.


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Katarina Farah
Race Race : Elfe Aen Seidhe
Mar 27 Nov - 20:46
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Dan? J'attendais la suite, continuant d'imposer ma présence dans son esprit sans pitié. Le tout aurait presque pu se comparer à un viol mental, alors que je m'imposais dans ses pensées. Tentative de la contrôler et de la briser à ma volonté. J'étais forcée d'admettre que la petite était toutefois coriace. Je n'utilisais pas ma pleine puissance, alors que physiquement j'avais une posture calme, détendue. Je regardais même mes ongles un instant, dans l'attente de sa réponse. Je restais une magicienne de plus de 80 ans... Je pouvais aisément amplifier la puissance de ma magie si je le désirais, mais sur une élève, il est conseillé d'y aller doucement. La torture n'est après tout pas autorisé dans l'académie, même si nos étudiants sont désobéissants. Quoique les dommages psychologiques se remarquent plus difficilement non?

La blonde captivait toutefois rapidement ma complète attention. Un spasme secouait ma main, alors que je fronçais les sourcils douloureusement. J'avais reçu un coup, un coup sur le plan psychique et non physique. J'avais ressenti une douleur sous forme d'un début de migraine, puis la douleur s'estompait. Je sentais son esprit se débattre entre mes griffes. Se tortiller dans ses entraves et alors qu'elle hurlait de rage, m'insultait et m'ordonnait de la laisser tranquille... Un nouveau coup de couteau dans mon psychique, qui me faisait cette fois serrer les dents. Il n'est pas autorisé de torturer les élèves, mais alors qu'elle me mentait malgré mon sortilège, me blessait et osait se montrer aussi effrontée, je me dis que je pouvais faire abstraction du règlement pour une fois.

-Vraiment... Tu cueilles des champignons dans un bureau de l'académie, alors que tu as le nez dans nos parchemins...

Je ne relâchais aucunement mon emprise sur elle non... Même que je me concentrais brièvement et amplifiant ma présence dans son esprit. J'attrapais son esprit et serait son cou de ma poigne de fer. Avec un sourire mauvais, j'approchais de la barde. Le contacte physique me permettrait de lire en elle comme un livre ouvert, je n'avais pas de besoin d'entendre les mots de sa bouche,

-Je suis impressionnée... Je vais te l'avouer. Normalement, mes victimes sont déjà à genoux à me donner les informations que je veux à cette étape et toi... Tu continues de tenter de répliquer, mais...


Ayant terminé de briser la distance entre nous, un de mes doigts venait sous son nez, alors que doucement, j'attrapais la goutte de sang coulant de celui-ci. Je montrais le doigt avec la perle de sang à ma comparse,

-Tu ne sais pas contrôler ta magie adéquatement... Tu ne sais pas comment former des barrières mentales encore et... Tu tentes de te défendre tout en m'attaquant... Tu envoies deux ordres à tes pouvoirs, attaquer et défendre... Tu te videras de ton énergie dans la minute qui suivra si tu n'arrêtes pas. Tu saignes déjà du nez d'ailleurs...

J'essuyais mon doigt sur les vêtements de la blonde, au niveau du coeur. Mon geste était presque dédaigneux, alors que j'avais oser toucher au sang d'une autre personne. Une inconnue. Relevant une main, je faisais mine de l'approcher de sa joue, alors que je la fixais dans les yeux. Mes yeux rayonnant d'une magie puissante, mais encore contenue,

-Si ma main touche ta joue, je saurais tout de toi... Autant me répondre par toi-même petite... Et cesse tes attaques psychiques tout de suite... Cela commence à m'irriter profondément.

Mon ton était autoritaire, clair. Je ne passais pas par quatre chemins. Ses hurlements devenaient désagréables et troublaient presque ma concentration. Les petits coups de couteau qu'elle m'envoyait sur le plan psychique me faisaient froncer les sourcils et serrer les dents. Comme un insecte des plus agressant, que je n'arrivais pas à frapper pour le tuer.
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Danaän Peryite
Danaän Peryite
Bard of a thousand words
Race Race : Humaine
Dim 2 Déc - 11:44
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Danaän
Peryite

Katarina
Farah

Pour les faveurs d’Idunn
Comment Danaän allait bien pouvoir se sortir de cette situation ? Si la magicienne apprenait qu’elle n’était pas de l’académie, si elle ne s’en doutait pas déjà, elle allait être foutue à la porte et rien ne garantissait que ce soit en un seul morceau. La violation de l’académie, doublé d’une tentative de vol ne devait certainement pas rester impunie et Danaän se doutait que le châtiment n’avait rien de réjouissant… D’autant plus que l’elfe semblait très puissante dans son domaine. Quelle mal chance d’être tombé sur une spécialiste de l’esprit. Contre une élémentaliste, elle aurait peut-être pu s’en sortir, mais là… Ne lui restaient plus que son impertinence et son audace, car même la ruse ne lui serait d’aucune utilité.

La jeune barde aurait pu remarquer les sourcilles de la magicienne se froncer, elle aurait pu remarquer sa mâchoire se crisper, mais elle était elle-même bien trop occupée à lutter pour garder le contrôle sur son esprit, sa parole. Bien trop occupée à tenter de se défendre tandis que les entraves mentales devenaient de plus en plus puissantes, féroces, en réponse à son imprudente insolence. L’elfe n’avait pas l’aire d’apprécier qu’elle se soit payé sa tête. Certes ce n’était pas sa meilleure répartie, mais dans l’état dans lequel elle se trouvait, sur le moment, elle n’avait pas trouvé mieux et cela n’allait pas en s’arrangeant, l’elfe ne semblait pas prête à rire de ses plaisanteries stupide vu son ton autoritaire. Elles ne devaient pas avoir le même humour sans doute…

Le sourire mauvais de la magicienne ne présageait rien de bon et la peur de Danaän s’amplifiait à mesure qu’elle approchait. Elle n’arrivait pas à savoir d’où provenait cette peur panique des entraves, remontant de souvenir depuis longtemps oubliés. La barde sentait l’intrusion se faire plus virulente, profonde. Un supplice des plus insupportables assurément. Elle qui aimait cerner les gens jusqu’à pouvoir lire en eux par le biais de leur geste, leur expression, des paroles qu’ils expriment, tout comme celles qu’ils taisent, elle ne s’attendait pas à se retrouver violer de la sorte.

La ménestrelle sentait sa volonté défaillir, son crâne au bord de l’explosion. Elle écoutait l’elfe parler, luttant pour rester maitre d’elle-même alors qu’une furieuse envie de violence s’élever en elle, grondant comme un orage. L’enseignante était maintenant tout proche d’elle et tendait une main vers le visage de Danaän. Elle aurait voulu reculer, dégainer son glaive et le fixer sous la gorge de la magicienne, mais elle en était parfaitement incapable. Elle fulminait contre elle-même de s’être fait prendre comme une débutante.

Et voilà que cela recommençait, migraine et saignement de nez. Qu’est-ce qui pouvait bien provoquer ça ? Alors que la question grondée dans son esprit, la magicienne apporta une réponse totalement inattendue pour Danaän qui c’était imaginé mainte théories, mais surement pas celle-ci. Des séquelles du traumatisme de son enfance, de ses entrainements avec son père ou encore, et c’était le plus probable, ses excès de drogues. Mais de la magie ? Certainement pas, Danaän n’était pas mage, pas même sorceleuse. Cette elfe devait divaguer.

La magicienne préleva alors une goutte de sang qu’elle essuya avec le plus grand dédain sur le pourpoint en cuir de la barde, son préféré… Heureusement, ce n’était pas la première fois qu’il se retrouvait souillé de la sorte par son sang ou celui de quelqu’un d’autre.

« Ma magie ? Mais bien sûr… et bientôt tu vas me dire que j’ai du sang d’elfe dans les veines… Les enseignants, ce n’est plus ce que c’était, je croyais que c’était une académie sérieuse, pas une école fantasque.» Lança Danaän tant bien que mal entre deux grimaces.

Au-delà de cette soi-disant révélation, Danaän n’avait rien compris de ce que lui disait la magicienne. Et de quelles attaques psychiques parlait-elle ? Quels pouvoirs ? Elle aurait voulu continuer sur la voie de la provocation, mais ses paroles suivantes en revanche, elle les avait parfaitement comprises. Soit elle parlait, soit l’elfe irait chercher les informations à la source avec sa main tendue, menaçante. La présence dans son esprit était trop forte et ses nouveaux doutes achevèrent de la vider de ses forces. Bien qu’elle soit dans l’incapacité de bouger, elle mit un genou à terre, ses muscles étant incapables de tenir plus longtemps. Mais ses gestes n’étaient pas de son fait, elle n’avait aucun contrôle dessus. Elle réfléchit aux dernières paroles de la magicienne, elle ne supportait pas l’idée d’abdiquer, mais est-ce que cela valait la peine d’endurer cette torture ? De voir toute sa vie révélée à une totale inconnue ? Elle cherchait à prolonger sa vie, pas à la passer à l’état de légume. Elle finit par fermer les yeux, dépité de ne pas avoir pu lutter.

« Danaän Peryite… Je suis venu trouver une formule alchimique. Maintenant sort de ma tête c’est insoutenable. »


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Katarina Farah
Race Race : Elfe Aen Seidhe
Ven 7 Déc - 1:24
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Enfin le moment tant attendu. Le moment ou la jeune femme levait enfin le drapeau blanc. Ma main était tout près de sa joue lorsqu’elle baissait enfin ses barrières et ses défenses psychiques. Je sentais la tension dans son être cessée et les attaques à mon égard diminuer. Tel un mal de tête qui donne quelques coups derrière les yeux pour faire grimacer. Dérangeant un peu et embêtant, mais aucunement nuisible à mon fonctionnement ou à ma concentration. Seulement à ce moment, je diminuais légèrement la pression sur son esprit pour ne pas l’étouffer ou la briser. Même si elle me semblait d’une détermination sans faille et était bien plus difficile à dompter de mes observations.

Même si elle avait abandonné et me donnait la victoire en répondant à ma question, je lui souriais alors d’un air malicieux. Ma main ne s’éloignait aucunement de son visage. Mais déviait vers la droite. Frôlant les doigts de la blonde des miens, je retirais délicatement ceux-ci du manche de son arme et dégainait son glaive. Lentement, la lame sortait de son fourreau et je reculais d’un pas en la montrant à vue à la blonde. À genoux, elle était pile à la bonne hauteur pour une décapitation. Laissant un silence s’installer de nouveau, je laissais une tension s’installer, alors que je pesais l’arme. Lourde et peu accommodante en combat, ou c’est moi qui était faible. Alors qu’elle aurait pu penser que j’allais la poignarder avec sa propre arme, j’étais plutôt pensive quant aux façons d’utiliser celle-ci et techniques de combat.

Un gémissement douloureux de ma comparse attirait de nouveau mon attention, brisant mon analyse de l’arme. Je clignais des yeux à ce moment, revenant dans le monde réel, alors qu’un sourire doux m’échappait enfin.

-Enchanté Danaän Peryite.

Soudainement, la lueur rosée de mes yeux et bracelet diminuait, jusqu’à complètement disparaitre. Tenant toujours son glaive dans ma main, je relâchais complètement mon emprise sur son esprit et l’autorisait de nouveau à bouger. De nouveau libre comme l’air. Alors qu’elle soupirait et se relevait enfin, je rajoutais d’un air paisible,

-Pardonne-moi, je suis tombé en admiration avec ta lame et du coup… J’avais oublié que tu étais sous mon emprise.

Petit sourire faussement désolé, mais qui semblait pourtant si réel. Pourquoi être désolé face à une voleuse de parchemin, qui s’était incrusté illégalement dans l’académie ? Et dans les faits, je n’avais aucun instinct maternel. Aucune douleur dans la poitrine en voyant le saignement de nez chez cette pauvre enfant. Tous sont au courant que les mages, nous sommes bien au-dessus de ces puérils sentiments, notre égo prend déjà toute la place. La lame de son arme vers le sol dans ma main, j’observais tous les parchemins au sol, ouvert et accompagné de livre. Avec un petit sourire moqueur, je laissais un petit rire cristallin résonner.

-Insoutenable ou non, il est illégal d’infiltrer l’académie par effraction et encore plus interdit, de fouiller dans la réserve sans autorisation du personnel. Tes crimes n’en sont que plus punissables en considérant que tu n’es même pas étudiante ici, mais…

Relevant mon regard vers la jeune femme, je reculais d’un autre pas, bloquant la porte de sortie de mon corps. Prête à l’immobiliser de nouveau mentalement, je prenais la peine de l’observer de la tête au pied,

-C’était quand même impressionnant cette magique brute en toi. Comme un flot d’énergie incontrôlé, mais puissant. Tu m’as même fait un peu mal si je peux être honnête. Cela m’a amusé et distrait en cette nuit bien morne. Je t’offre donc la chance de t’expliquer. Donne-moi une bonne raison de ne pas te livrer aux autorités ?
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Danaän Peryite
Danaän Peryite
Bard of a thousand words
Race Race : Humaine
Dim 30 Déc - 2:26
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Danaän
Peryite

Katarina
Farah

Pour les faveurs d’Idunn
Abandon, reddition, capitulation.

Autant de synonyme que Danaän n'aimait pas. Cela n’allait pas avec son éducation sur les îles Skellige par un insulaire, mais elle était bien obligée de se rendre à l'évidence, cette fois elle ne faisait pas le poids. Elle sentit enfin la pression de l’étau sur son esprit diminuer, mais pas disparaître pour autant. Elle ne pouvait toujours pas bouger mais suivait du regard les mouvements de l'elfe qui saisit son glaive. Mais qu'est-ce qu'elle était en train de faire ? S’il y a bien des choses à laquelle Danaän ne supportait qu'on touche, c’était son médaillon, ses armes et son luth, ces biens les plus précieux. Mais pour ce dernier, elle l’avait laissé fixé à la selle de Naga qui l’attendait au port de Gors Velen. Encore une fois, elle avait envie de se redresser, lui reprendre son bien et en profiter pour lui enfoncer dans son joli minois... Heureusement il ne s'agissait pas de ses dagues d'argent offerte par son père. Si ça avait été le cas, elle n'aurait pas pu retenir sa fureur.

Elle sentait la provocation dans les actes de la magicienne alimenter son impétuosité. Les mages avaient cette suffisance dans le regard qui avait le don d’exaspérer bien des gens, mais il y avait des exceptions à cette règle, son amie de Beauclair n’était pas de ces magiciennes qui prenait le commun de mortel de haut.

Son esprit toujours tendu, un flash s'imposa une demi-seconde dans son esprit, elle vit sa tête rouler au sol comme si elle avait capté la pensée de l'elfe sans le savoir. Elle bouillonnait de l'intérieur et un nouveau gémissement lui échappa, faisant réagir sa tortionnaire qui lui répondit avec une condescendance certaine.

« Je ne peux pas en dire autant magicienne. Et à qui ai-je l’honneur du déplaisir ?» Répondit-elle alors qu'elle tentait toujours de bouger.


C'est à la fin de sa phrase qu'elle fut soudain prise d'un vertige alors que la magie de l’elfe se dissipait entièrement. Ses muscles réagirent enfin à ses ordres et son corps céda sous toute cette tension. Elle posa les mains à terre pour tenter de reprendre ses esprits et attendit quelques secondes que sa tête cesse de tourner. Mais elle se força bien vite à se redressait, n'aimant pas l'idée d'être au pied de cette inconnue. La garce avait « oublié ». C'est ça… Et elle c'était une duchesse Nilfgaardienne. Le sarcasme elle connaissait mais elle n’aimait pas cette arrogance.

Le glaive qu’elle lui avait subtilisé n'avait pourtant pas grand-chose d'exceptionnel, bien que ce soit du bon artisanat, il n'était pas aussi bien travaillé que ses dagues. Il était plus court qu'une épée classique et plus légère donc plus adapté au style de combat de Danaän m'allant rapidité et agilité. Elle avait eu ce glaive en récompense lorsqu'elle était plus jeune et qu'elle faisait encore des contrats avec son père. C'était une récompense d'un artisan de Skellige pour la remercier d'avoir convaincu un troll qui avait élu domicile dans sa forge de trouver un autre endroit pour vivre. Son père l'avait laissé s’occuper de cette affaire toute seule, restant en retrait en cas de problème, mais elle avait géré la situation avec diplomatie et avait mérité sa récompense, son premier paiement. C'est pourquoi elle tenait à cette lame et n'aimait pas la voir entre d'autres mains, elle n'attendait que le moment où elle allait enfin lui restituer. Et puis depuis quand les mages s’intéressent aux armes plus conventionnelle voire triviale et vulgaire comme les armes au corps-à-corps ? Eux qui portent leur art en si haute estime ! Mais c'était bien normal qu'elle souligne la qualité de cette arme, les forgerons de Skellige étaient d'excellent artisan, quand ils ne se contentent pas de revendre le fruit des pillages.

« C'est bien naturel d'oublier le moucheron que l'on écrase sous ses bottes. » répliqua la barde sans cacher son ironie face au dédain de la magicienne. « La facture de cette lame n’a pourtant rien d’exceptionnel, mais c’est vrai que les forgerons de Skellige sont de bons artisans. » Ajoutât-elle pour reprendre son aplomb, sa condescendance entrant en compétition avec celle de l’elfe.

Elle voyait clair derrière ses sourires faussement désolés, la jeune barde avait appris à voir au-delà des apparences et à déchiffrer les expressions, c’était indispensable dans son métier et elle avait un don pour cela. Ses actes reflétés ses sentiments derrière ses paroles, elle se semblait pas accorder beaucoup d’attention à la jeune femme, occupait à observer ses méfaits jusqu'à ce qu'elle émette un rire déplaisant tant la barde était à crans. Elle savait donc qu'elle n'était pas étudiante, ce n'était pas étonnant et Danaän voyait mal comment plaider sa cause. D'autant plus que la magicienne se posta contre la porte d'entrée, lui barrant sa seule issue. D'instinct, comme le petit animal acculé qu'elle était, elle parcourra la salle du regard à la recherche d'une autre sortie, même une fenêtre. Mais Aretuza était située sur une île et sauté par une fenêtre signifiée sa mort contre des rochers tranchant harcelés par les vagues. Et elle tenait trop à la vie pour ça, malgré sa témérité parfois dangereuse.

Certes elle avait commis un crime, mais garder avidement tous ses savoirs et les cacher aux yeux du monde pour le réserver aux seules personnes ayant les moyens de se le permettre, n'est-ce pas tout aussi criminel ? Oh bien sûr il était dangereux de laisser une telle puissance entre les mains de n'importe qui... Mais après tout elle ne voulait qu'une seule misérable petite formule.

La barde n'aimait pas non plus la manière qu'elle avait de la dévisager à présent après avoir montré autant de dédain. Elle la fixait comme on regarde le fruit d'une expérience dont on ne sait pas si elle est ratée ou non. Au final, elle n'aimait pas grand-chose chez cette magicienne. Cela était surtout dû au fait qu’elle l’avait surprise la main dans le sac et qu’elle était maintenant au pied du mur.

Et voilà qu'elle recommençait avec cette magie. Danaän n’était pas magicienne, elle n’avait jamais étudié cet art, n’avait jamais cherché à le faire et n’en avait pas les moyens. Elle n’avait pas non plus l’impression d’avoir d’affinité avec cette puissance. Certes elle n’avait aucun souvenir des premières années de sa vie, elle ne pouvait donc pas en juré… Mais enfin elle le saurait, non ?

Elle voulait une bonne raison de ne pas la livrer aux autorités, Danaän n’en avait aucune. D’ordinaire ce n’était pas sa réparti qui lui faisait défaut, mais pour le coup, elle était bien démunie dans cette situation et surtout vidée de toute énergie. Ne lui restait que son insolence.

« Ravie d'avoir était une distraction, j'ai habitude, mais je ne comprends pas ou vous voulais en venir… Vous comptait me dénoncer ou continuer vos inepties sur mon potentiel magique ? Navrée d’avoir m’y le désordre dans vos documents, mais il faut dire que les frais d’inscription sont exorbitants… »

Elle jeta un dernier regard vers la fenêtre qui se trouvait dans son dos avant de soupirer une dernière fois, décidément au pied du mur, obligée de dire la vérité.

« J’ai des notions d’alchimie, et c’est une science que j’ai toujours voulu approfondir. Les druides que Skellige ne prennent que rarement des apprenties, c’est le meilleur moyen que j’ai trouvé… De plus… il y a une formule que je tiens à connaitre. Et sincèrement, je ne comprends rien à ce que vous dites, je suis barde, pas magicienne. »


Little Bird
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Katarina Farah
Race Race : Elfe Aen Seidhe
Lun 31 Déc - 3:06
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J’avais bien entendu sa question quant à mon nom, mais j’omettais volontairement d’y répondre. Elle ne méritait pas encore la réponse, pas avec son ton employé. Je ne pouvais m’empêcher de ressentir une certaine satisfaction en la voyant à genoux devant moi. Un certain plaisir à la voir en difficulté une fois mon sort désactivé. Après tout, ne méritait-elle pas d’être punie pour cette effraction? Non, surtout pour son insolence à mon égard. Je ne faisais aucun commentaire quant à ses moqueries. Une jeune femme, anxieuse de s’être fait prendre la main dans le sac et qui réagit par l’arrogance. J’en avais vu plus d’une comme elle lors de mes longues années en enseignement. Je me retenais même de bâiller à cette heure tardive alors qu’elle me lançait son poison dessus.

-La fenêtre te serait mortelle et je bloque l’unique sortie.

Son regard vers la fenêtre ne m’avait pas échappé. Elle cherchait à fuir, réflexe purement humain. Purement… Mortel… Comme sa vie, si fragile et pouvant se terminer d’un claquement de doigts aux mains des autorités. Et voilà que le lapin sortait enfin du chapeau. Elle cherchait une formule d’alchimie, ne croyait pas à son potentiel magique et n’avait pas l’argent pour s’inscrire à l’académie. C’est alors que mon sourire devenait plus maternel, plus réel et moins faux. Penchant ma tête sur le côté, je ne laissais pas l’attitude confrontant de ma comparse m’affecter. Elle était en tort et non moi. J’étais en position de force et non elle. Je lui soufflais d’un ton doux,

-Tu aurais du me le dire plus tôt Danaän. Au lieu de me mentir dès le départ.

Je lui adressais un petit regard réprobateur et faisait un pas dans sa direction. Lui tendant son arme, je prenais mon temps pour répondre à ses questions, aucunement pressé par le temps, car mon immortalité m’en donnait pleinement. Comparé à elle, je n’avais pas besoin de me dépêcher et je le lui montrais. J’ignorais ses multiples questions posées et lui montrait qu’elle n’avait pas le contrôle sur la conversation. Elle était forcée de me répondre, ce n’était pas mon cas. Je ne lui devais rien et je n’étais pas celle qui avait commis un délit dans une académie de magie réputée. Regardant l’épée de nouveau dans la main de sa propriétaire, je claquais ma langue avec désapprobation et rajoutait,

-Si tu essaies de me poignarder, tu vas amèrement le regretter, tu es averti… Pour répondre à ta question, je me nomme Katarina Farah. Je suis enseignante à l’académie depuis un petit moment.

Plus de cinquante ans pour être exacte. Prenant un pas de recul, j’observais de nouveau cette jeune femme silencieusement. Dilemme de la livrer aux autorités, ou de la laisser filer. Plus je la regardais, plus je me revoyais dans mes jeunes années. Un peu turbulente, revendicatrice et arrogante comme vingt. J’étais encore aussi insolente, mais les années et ma sagesse m’avaient adouci. De façon à ne plus me faire tomber dans des provocations puériles ou de bas étage. Malgré l’humeur massacrante de la blonde, je souriais avec amusement et un air bienveillant,

-Tu nies ton potentiel, mais… N’as-tu jamais eu des visions? La capacité de repousser certaines choses psychiques? La sensation de pouvoir blesser autrui sans avoir à les toucher? Je suis certaine de l’énergie que j’ai ressentie lorsque j’ai infiltré ton esprit. Libre à toi de nier, mais l’accepter et apprendre à contrôler ce pouvoir te serait bien plus bénéfique. Si ce sont les frais d’inscription le problème, je peux te donner des cours privés… Gratuitement…

Un élan de bienveillance, alors qu’en regardant cette barde de plus près, je me voyais dans ma jeunesse. Téméraire, impulsive et entêté. Commençant à ranger la salle, je ne détournais mon regard de celle-ci. Prenant des parchemins, je les roulais pour les ranger au bon endroit, avant de rajouter,

-Je me débrouille plutôt bien en Alchimie également. Qui sait… Si tu viens assister à mes leçons en privé, je pourrais t’aider avec cette formule que tu recherches? Oui, tu as bien compris, je ne compte pas te livrer aux autorités. Je ne suis pas une mage de loi et… Cette fougue chez toi me rappelle quelqu’un.

Nostalgie et divertissement. Voilà ce qui motivait ma décision. Les lois sont présentes pour nous diriger avec un code de conduite. Les raisons nous provoquant à les enfreindre sont nombreuses. Mais l’ennui en fait partie. J’étais constamment en quête de divertissement et avoir une étudiante était une bonne façon de passer le temps. Enfin, si celle-ci acceptait évidemment!
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Danaän Peryite
Danaän Peryite
Bard of a thousand words
Race Race : Humaine
Lun 7 Jan - 0:26
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Danaän
Peryite

Katarina
Farah

Pour les faveurs d’Idunn
Rah, cette magicienne avait le don de l'énerver. Et elle ne se donnait même pas la peine de lui répondre, c'était prévisible !

- La fenêtre te serait mortelle et je bloque l’unique sortie.

Ça, elle avait remarqué, mais se l'entendre dire soulever toute l'absurdité de cette alternative. Enfin ce n'était pas la première action absurde de la soirée, venir ici en pensant pouvoir s'en sortir en était une belle, trop traîné dans la même pièce sans prendre garde en était une autre et ne pas partir lorsqu'elle avait entendu le portail s'ouvrir était bien la plus ridicule de toute. Elle devait maintenant faire face à la situation, elle l'avait bien compris.

Une situation qui ne tarda pas à prendre une tournure inattendue. Le sourire plus doux, presque compatissant, de l'elfe lui fit froncer un sourcil tant il ne paraissait pas feint en comparaison des autres. Ces paroles sonnèrent comme la réprimande d'une mère, enfin c'est sûrement ce que Danaän se serait dit si elle avait un jour su à quoi cela ressemblait. Les réprimandes dont elle avait l'habitude étaient toujours accompagnées d'une tape bourrue sur l'épaule et d'un rire tonitruant pour clore la mésentente. C'était donc loin de l'idée qu'elle se ferait des sermons maternels. Enfin, si elle avait menti ce n’était que par réflexe d'autodéfense, mais elle devait bien avouer que cette fois, elle n'avait pas été à la hauteur de ses fourberies habituelles et elle s'était même fait désarmée, ce qui n'arrivait jamais. La magicienne pourra au moins se targuer de cela, entre autres choses… Et elle se permettait aussi d’ignorer ses remarques et questions avec le plus grand dédain... Quoi de plus normal et de plus irritant?

Mais enfin, son arme lui était resituée, elle hésita quelques instants avant de la saisir, craignant un piège éventuel, mais il ne lui fallut pas longtemps pour réaliser qu'arme ou non, elle ne constitue pas un danger pour la magicienne et que par conséquent, nul besoin d'un piège. Une pensée sanglante traversa tout de même son esprit comme témoins de sa nature révoltée omniprésente... Comme si l'elfe ne l'avait pas déjà remarqué.

Et si justement, et elle le remarqua une nouvelle fois, comme si elle avait encore capté sa pensée.

- Si tu essaies de me poignarder, tu vas amèrement le regretter, tu es averti… Pour répondre à ta question, je me nomme Katarina Farah. Je suis enseignante à l’académie depuis un petit moment.

Elle connaissait donc enfin son nom, un nom qu'elle avait vu sur plusieurs parchemins au cours de la soirée. Des inventaires, des copies diverses et des traités de biologie semble-t-il, des essais, des brouillons. Elle avait donc à faire à une sommité en effet, car pour prendre le temps de se consacrer à autre chose qu'à la magie, il fallait déjà maîtriser son art à la perfection. Et n'était pas professeur à Aretuza n'importe quelle magicienne venue.

Elle savait donc ce qu'elle disait et ce qu'elle faisait semble-t-il, et l'observait toujours comme on observe un cobaye. Malgré l'agacement, la jeune barde était bien forcée de se calmer car jusqu'à présent, l'agressivité n'avait rien donné. C'était plus facile à dire  qu'à faire, la jeune femme étant habituée à laisser ses émotions parler. Et puis difficile de se calmer alors que son sort n'était pas encore jeté et qu'elle pouvait se retrouver dans des geôles dans l’heure suivante. Et le sourire amusé de l'elfe ne l'aidait pas à deviner ses intentions. Se délectait-elle de son pouvoir ou avait-elle autre chose en tête?


Et la sentence finie par tomber.

- Tu nies ton potentiel, mais… N’as-tu jamais eu des visions? La capacité de repousser certaines choses psychiques? La sensation de pouvoir blesser autrui sans avoir à les toucher? Je suis certaine de l’énergie que j’ai ressentie lorsque j’ai infiltré ton esprit. Libre à toi de nier, mais l’accepter et apprendre à contrôler ce pouvoir te serait bien plus bénéfique. Si ce sont les frais d’inscription le problème, je peux te donner des cours privés… Gratuitement…

Au fur et à mesure des paroles de la magicienne, Danaän tenta de comprendre. Des visions ? D'aussi loin que remontent ses souvenirs, jamais. Il y avait bien un rêve qui revenait souvent, d'un homme à l'allure étranglent elfique, d'une femme à l'air triste accompagnée d'un enfant, d'un fjord gelé et d'un homme monstrueux dans une grotte sordide. Mais c'était tout et l'on ne pouvait pas appeler cela une vision. Un rêve, c'est tout ce que c'était.  La capacité de repousser certaines choses psychiques ? Rien de tel non plus. Le pouvoir de blesser par la pensé ? Pas à sa connaissance. Elle avait simplement une apathie démesurée. C'est ce qu'elle s'était toujours dit. Mais si elle prenait les paroles de Katarina au pied de la lettre, on pouvait peut-être prendre cela pour une capacité à lire dans les pensées. Parfois elle en avait l'impression, alors après tout, peut-être que cela était vrai, et que cela pouvait s'avérer destructeur... Peut-être.

Elle se souvenait d'avoir lu quelque chose de ce type dans un des nombreux livres qu'elle avait dévorés. Dans sa jeunesse elle lisait tout et sur tous les sujets et elle avait vu la mention de personne capable de lire dans les pensées. Pas des mages à proprement parler mais des télépathes. Quel était le nom qui leur était donné ?

Elle chercha dans à mémoire mais la suite des paroles de la magicienne la fit très vite revenir au moment présent. Des cours privés ? Danaän resta interloqué un moment. Elle ne s'était certainement pas attendue à cette proposition, surtout après son crime et son comportement. C'était inattendu et inespéré ! Comme l’amnistie que l'on offre au condamné alors qu'il a déjà la corde autour du cou et perdu tout espoir. C'était non seulement une échappatoire mais aussi une opportunité à laquelle la barde n'aurait jamais songé.

Elle essaya de sonder la magicienne pour tenter d'y voir une tromperie, mais elle semblait très sérieuse ou plus que cela... Bienveillante ? Vraiment, Danaän était perdu en la regardant ranger le bazar qu'elle avait mis dans la pièce.

- Je me débrouille plutôt bien en Alchimie également. Qui sait… Si tu viens assister à mes leçons en privé, je pourrais t’aider avec cette formule que tu recherches? Oui, tu as bien compris, je ne compte pas te livrer aux autorités. Je ne suis pas une mage de loi et… Cette fougue chez toi me rappelle quelqu’un.

Elle était sérieuse, des plus sérieuses. Danaän abasourdi parvint finalement à parler.
   
- Vous me proposait réellement des cours particuliers et ce malgré mon infraction ? Et gratuitement qui plus est ?


Son ton avait radicalement changé, abandonnant son arrogance, elle devait bien s'avouer reconnaissante de cette opportunité.
   
- Et vous ne demandait rien en échange ? Qu’avez-vous à y gagner ?


Elle cherchait le piège, mais n'en voyait aucun. Finalement, heureusement qu'elle s'était fait prendre par cette Katarina et non par une élémentaliste car si elle pouvait apprendre à lire dans les pensées, exploiter ce potentiel dont elle parlait, il était évident qu'elle n'allait pas passer à côté.


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Katarina Farah
Race Race : Elfe Aen Seidhe
Mer 16 Jan - 4:02
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J’étais complètement sérieuse dans mon offre. J’observais les traits de ma comparse avec une légère lueur amusée de ton étonnement. Oui, les mortels m’amusent beaucoup de par leurs réactions. Et il est vrai que le retournement de situation pouvait être des plus étranges, créant alors confusion et méfiance chez la jeune femme. Elle semblait m’analyser, chercher à lire mes pensées pour voir si je disais vrai et je me cachais derrière un bouclier bien psychique. Rendant alors mes pensées imperméables à sa magie, même si je doutais qu’elle ose de nouveau l’utiliser contre-moi. Ou plutôt, doutait qu’elle en eût la force présentement vue son regard.

-Oui, je propose des cours particuliers. Chez moi à Beauclair ou en Temeria. Le tout, gratuitement et malgré ton infraction.

L’étonnement de nouveau sur ses traits. Je souriais alors doucement, un petit sourire en coin innocent. Il n’y avait aucun piège, mais je laissais ma future étudiante réfléchir à mon offre. Je la laissais retourner tous mes propos dans son esprit, cherchant l’arnaque de ma proposition. Une qualité que je pouvais lui attribuer d'ailleurs était sa présence d’esprit. Une détermination et surtout, l’intelligence émotive de ne pas tomber dans la naïveté devant l’inconnue. Bien des élèves auraient sauté sur place et accepté sans réfléchir. Mais c’était tout à son honneur de prendre le temps de penser, avant de se jeter entre mes griffes.  

-Je ne veux rien en échange.

Encore une façon d’écarter sa suspicion. Mais sa prochaine question me demandait de réfléchir à mon tour. Qu’avais-je à y gagner? Plusieurs choses en fait… La compensation de mon égo surdimensionné, du défi, un élément pour briser l’ennuie, sortir de la routine, apprendre la magie aux futures générations… Tant de choix de réponse toutes aussi véridique les unes que les autres. Fronçant les sourcils, je décidais de lui expliquer réellement le fond de ma pensée, lui offrant une réponse bien complète.

-Je crois que dans un système dirigé par la bourgeoisie, l’accès aux études ne devrait pas être déterminé par la richesse de nos parents. Je crois en ton potentiel magique et trouverait bien dommage que tu ne puisses l’exploiter à cause des inégalités sociales sur le plan de la répartition des biens.

De nouveau pensive, je posais de nouveau mon regard sur la jeune femme. Un regard calme, sage et réfléchi,

-Mes raisons sont nombreuses. Briser l’ennui, le partage de mon savoir aux plus jeunes générations, le défi… Certains motifs sont égoïstes et d’autres altruistes.

Haussant les épaules, je la regardais de nouveau. Une certaine tendresse prenait alors place dans mon regard, alors que son air déterminé, méfiant, arrogance maintenant absente me rappelait une personne. Elle me rappelait mon enfance, me ramenait en arrière dans mes propres débuts en magie. Moi aussi je testais les autres, j’accordais difficilement ma confiance et mon arrogance était ma façon de camoufler mes émotions. Me protéger en éloignant les autres avec une fierté pouvant paraître déplaisante ou effrayante.

-Tu me rends un peu nostalgique aussi. Tu me rappelles quelqu’un que j’ai connu.

Ouvrant la porte du bureau, je montrais mon dos à la jeune barde. Je lui offrais la chance de me poignarder si elle le voulait. Fausse illusion, alors que je voyais au sol nos ombres, je le saurais tout de suite si elle tentait quoi que se soit. Je l’attendais alors dans le cadrage de porte, tournant un regard en coin par-dessus mon épaule dans sa direction.

-Si mon offre te convient, je te propose de me suivre jusqu’à mon bureau pour commencer. Tu auras un livre à lire avant notre première leçon à mon domicile.

Je l’attendais avant de marcher dans les couloirs de l’académie. Avant de nous guider dans le labyrinthe de pierre magique en guise de protection durant la nuit. Voulant la guider jusque dans mon chaos, mon bureau dans un état critique de désordre.
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