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The Daemon and the Crow; ft. Kyan Darren
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Race Race : Humaine
Sam 24 Nov - 0:22
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The Daemon and the CrowKyan Darren & Danaän Peryite
Danaän n'était pas de bonne humeur. À dire vrai, elle était très irritée. Sa journée n'avait pourtant pas mal commencé à l'origine. Elle revenait de Valtilleul où elle avait rendu visite à une vieille connaissance puis elle était passée par Oxenfurt et c'est là que les choses ont dégénéré. Elle avait été engagée pour une petite réception entre nobles locaux. Rien de très fastueux, mais tout de même l'occasion de se faire un peu plus d'argent qu'en se produisant dans les auberges. Elle avait revêtu pour l'occasion une chemise de lin bleu nuit plus habillé que celle qu’elle mettait habituellement et agrémenté d’arabesques dorées brodées aux épaules et débordant sur le buste. Elle avait, cela dit, gardé ses chausses de cuir noir, bien plus pratique pour chevaucher au travers de Velen, ainsi que ses bottes hautes et son pourpoint en cuir durci, protection minime contre les attaques tranchantes, qu'elle comptait enlever au moment de se produire.

Cette réception aurait pu très bien se passer d'autant plus qu'à Oxenfurt, tout comme à Novigrad, elle était déjà connue, notamment au Martin-pêcheur qui avait vu défilé beaucoup de barde débutant. Il lui suffisait donc de jouer quelques-unes de ses chansons les plus célèbres et appréciées, de ne pas faire de fausse note et de bien poser sa voix, et elle aurait été payé. Simple donc ! Mais c'était sans compter sur les caprices de ces bourgeois imbus d'eux-mêmes qui lui avaient réclamé la seule chanson qu'elle se refusait à chanter. Une berceuse, certes magnifique, mais décrivant les sorceleurs comme des monstres avides de sang et d'or. Comme si le discours des étroits d'esprit et du clergé ne suffisait pas, voilà que l'art peignait aussi un portrait erroné de ces guerriers. Par principe, Danaän refusait d'interpréter des morceaux qui n'étaient pas d'elle, par intégrité de barde d'une part et pour qu'elle soit connue pour ses créations et non pas les reprises de celle des autres d'autre part, c'était totalement contreproductif. Alors si en plus il s'agit une chanson au message qu'elle déplore, le résultat était prévisible. Elle refusa donc catégoriquement d'interpréter cette berceuse et le commanditaire la menaça de ne pas la payer. Il n'en fallait pas plus pour la convaincre de partir sur-le-champ non sans l'aide des gros bras du noble qui la jetteraient dehors sans ménagement.

C'était toujours pareil. Nombreux étaient les imbéciles prompts à conspuer les sorceleurs qu'ils étaient pourtant bien heureux de trouver quand leur famille était touchée par une malédiction ou leur demeure envahie par des créatures infâmes. Elle avait l'impression, ne pouvant pas se passer de leur service à cette époque et donc dissuadés de les traiter avec le dédain habituel, qu'ils se rattrapaient en demandant des chansons diffamatrices et Danaän n'allait pas cautionner cela. De plus ces nobles ne pouvaient pas ne pas avoir vu le médaillon de l'ours qu'elle portait autour du cou. Le décolleté de sa chemise offrait une vue parfaite sur son buste et le souvenir de son père. Elle n'avait jamais cherché à le cacher et même si elle n'avait rien des traits physiques des sorceleurs, elle n'arborait pas leur symbole pour rien. C'était une preuve de plus de leur provocation et elle ne l'aurait pas la laisser passer.

Cette réception avait peut-être entaché sa réputation à Oxenfurt, mais qu'importe, elle ne renoncerait à ses principes sous aucun prétexte. En revanche, elle était sans le sou et rien ne semblait présager une amélioration de cette situation dans l'immédiat. Qu'importe, l'argent était accessoire et elle était trop remontée pour jouer dans une auberge. C'est en regardant les derniers rayons de soleil disparaître à l'horizon qu'elle se dirigeait instinctivement vers de la petite chaumière en bordure de forêt. Le moment était venu de lui rendre visite, elle en avait besoin.

Comme à son habitude, elle laissa Naga, son étalon baie, brouté librement autour de la masure. Cela faisait longtemps que l'animal ne tentait plus de s'échapper, et heureusement, vu le temps qu'elle avait mis à l'apprivoiser. Ce cheval avait toujours été une tête de mule sauvage, mais sa maîtresse l'était encore davantage, il avait donc finit par s'habituer à sa cavalière mais n’en acceptait aucun autre. Jaskier quant à lui, virevolter toujours autour d'elle tandis qu'elle s'approchait de la pierre tombale. Le corbeau se posa sur la branche du vieux chêne qui répandait son ombre sur la sépulture. La même branche sur laquelle il était sorti de l’œuf, de laquelle il était tombé le jour où la barde avait enterré son père. C'était le lieu de leur rencontre, le lieu où leur errance avait commencé.

« Salut vieil ours ! Comment vas-tu ? »

Lança Danaän à l'intention de la pierre froide en y déposant sa main. Elle resta un instant silencieuse, observant les lettres de son nom gravé. Puis ses sourcils se froncèrent et un soupir s'échappa de ses lèvres.

« Comment faisais-tu ? Comment tu arrivais à laisser glisser. Ces enfoirés ont le don de me mettre hors de moi, à croire toutes les inepties qu'ils entendent sur les sorceleurs, à préférer les montrer du doigt plutôt que d'essayer de les connaître. »

Elle se tut à nouveau avant de soupirer une nouvelle fois et de sortir la petite bourse de fisstech de sa sacoche de ceinture. Elle s’assit devant la tombe et en prit une petite dose pour tenter de se calmer les nerfs, même si le plus efficace dans le cas présent aurait été d’encastrer la tête de ce nobliau dans ses jolies tentures murales.

« Enfin, j'imagine ce que tu me dirais : tu ne dois pas être affecté par toutes ses choses qui sont indépendantes de ta volonté Danaän. Et tu ne peux pas éradiquer la bêtise. Et puis ils fanfaronnent, mais c’est pour mieux cacher leur peur.»

Sous ses airs d'ours mal léché, il arrivait à Luther de faire des discoure plein de lucidité, de sagesse, qu'il ne manquait pas de ponctuer de son rire tonitruant comme qu'il venait de sortir une bonne blague et qu'il ne se prenait lui-même pas au sérieux. Il riait de cette situation, il s'y était fait il y a bien longtemps et avait décidé d’être indifférent à tous ces idiots, quand bien même cela leur donner raison quant à son absence d’émotion. Mais ça importait peu, il savait qui il était et même si Danaän voulait tout faire pour protéger l’honneur de son père, elle savait que c’était se fatiguer pour rien. La ménestrelle finit par inspiré longuement et sourire à la stèle.  

« Tu as toujours le don de me calmer, de me faire réaliser la futilité de toutes ses choses qui le mettent hors de moi à chaque fois que je viens te voir. »

Elle regardait la pierre tombale avec une tendresse qu'elle ne réservait qu’à lui et après un nouveau moment de silence, elle saisit son instrument. Elle avait pris l’habitude de venir chanter pour lui, comme elle le faisait de son vivant. Des chansons qu’elle n’avait composé que pour eux racontant les péripéties qu’ils avaient vécues ensemble, mais aussi les angoisses et les tourments profonds de la barde. Des moments de tranquillité, d’intimité qu’elle chérissait tout particulièrement pour leur effet cathartique. Des moments qui pouvaient aussi très vite viraient à la mélancolie destructrice, mais ce soir, elle avait décidé d’être raisonnable. Les premières notes de l’instrument s’envolèrent vers le ciel tandis que les premières étoiles prenaient place dans leur domaine. Puis sa voix aussi se mis à résonner, douce et sincère.

A storm is loosed upon the sea
Whose eye is stained with tears.
A Hell-bound wretch and bent on blood
The tide it stole away
the depths, they would not claim her.
A begat by father's blood
This path was laid before her.
Her wrath is known throughout the black,
the gardens of death she is tending
Lonelyness is her only ward
Beware the blood red rose's thorn.

©️️Justayne


Little Bird
What a day to be Alive. What a day to realize i'm not dead. What a day to die trying ? What a wonderful life now all aligned. What a day to say goodbye. Bring on the evening as I cry. What a day to give a damn ? What a day to start again.. × by lizzou.
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