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lullaby of dawn ; ft. jäelle.
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lullaby of  dawn Sombre nuit, nuit blanche, nuit des désolations tandis que tu contemples sans mal les couronnes éparpillées sur ton bureau fait d’orme, ta salle d’étude vide de vie si ce n’est la tienne. Pas d’enchères aujourd’hui, tu as décidé de prendre ta journée pour aller voguer dans les rêves et peut-être aller à la morgue, sous les conseils avisés de Francis Bedlam. Tu portes tes vêtements habituels tandis que les premiers rayons de soleil percent au travers des fenêtres de ta salle d’étude. La salle, étant petite, est très vite baignée de lumière, douce et chaude, illuminant doucement le parquet de la pièce, les étagères poussiéreuses remplies d’ouvrages anciens et les couronnes brillant sur le bureau. Ton corbeau croasse doucement, perché au-dessus d’une des tringles à rideau cachant à peine la plus grande fenêtre. Tes doigts, ayant acquis astuce et habitude, rangent méticuleusement les couronnes dans les divers sachets de soie ; un pour les futurs achats, un pour la taxe de Francis à la fin du mois, un pour la taxe du Hiérarque, et un pour toi. Ton regard se pose alors sur le coin de la table, où divers produits sont disposés tandis que tu t’enfonces un peu plus dans le siège en bois serti de coussins en toile rouge, une de tes mains venant se poser contre tes lèvres, l’autre serrant une des bourses de soie, ton avant-bras posé sur l’accoudoir. Ton bureau est enclavé entre deux étagères, tournant le dos aux fenêtres baignant l’espace d’un peu de lumière, tandis qu’à ta droite, jusqu’au-delà de l’étagère est la porte donnant aux restes des pièces du premier étage et fatalement, au reste de la demeure. Tes yeux se posent sur la bougie dont la lumière, bleutée d’un feu-follet, commence doucement à faiblir, le sortilège s’amenuisant. Tes doigts experts trouvent sans mal l’un des tiroirs du bureau, y glissant les bourses de soie, fermant le tiroir juste après à l’aide d’une clé au mécanisme complexe. Tu ouvres un autre tiroir, contenant un carnet cramoisi ainsi qu’un papier à lettre que tu ne tardes pas à sortir pour exposer le contenu sur le bureau. Tu ne prends que quelques minutes à remplir le carnet des nouvelles acquisitions et achats à faire avant de prendre ta plume réservée aux lettres pour remplir la missive à destination de Francis Bedlam, ce dernier voulant ton compte rendu sur la dernière soirée des Vegelbud. Tu ne prends pas plus de quelques minutes pour rédiger la missive, allant directement au vif du sujet ; néanmoins, suffisamment longtemps pour que tu puisses discerner le bruit de bouilloire de la cuisine adjacente. Quittant le confort du siège, tu ranges le carnet, fermant à clef le tiroir avant de rejoindre la cuisine. Utilisant l’eau nouvellement chaude, tu glisses quelques feuilles de thé noir, quelques morceaux de sucre avant de rejoindre le salon, où tu déposes ta tasse de thé pour pouvoir sceller la lettre que déposeras au messager plus tard dans la matinée.
C’est le croassement de ton corbeau, venant du rez-de-chaussée, qui te pousse à t’éloigner de ton lieu d’habitation. Il est trop tôt pour que ce soit un marchand de lait ou de poisson, trop tôt pour le messager, trop tôt pour bien des gens qui ne commencent que tout doucement leur journée. Ou la finissent par ailleurs. Reprenant ta tasse entre tes doigts, tu descends nonchalamment, prenant quelques instants pour observer la salle. Les tables et chaises sont déplacées sur le côté, laissant tout l’espace de la pièce vide respiré dans le confinement de la maison. Seule une table fait face à l’entrée, celle où tu avais tes produits, précédemment, que tu as remontés pour faire tes comptes aux petites lueurs du jour. Les lumières du jour éclairent les vitrines vides, dépouillées de tout objet de collection tandis que les abats jours tiennent péniblement les restes de bougies de la nuit. Tu soupires, malgré tout, avant d’entendre les quelques bruits à ta porte. Rares sont ceux qui viennent aussitôt le matin, mais tu peux deviner sans trop de mal qui cela pourrait être et tu as suffisamment confiance pour l’emmener dans ton bureau à l’étage plutôt que faire des allers retours ici. Selon la requête, il ira soit chercher ce qu’il faut en bas, soit la fera monter à l’étage où tu as déjà ce qu’il faut. Toujours tasse en main, tu ouvres la porte non sans mal, laissant ton corbeau croasser à l’arrivée de la succube. Tu esquisses un sourire. « Vous êtes bien matinale, madame des enfers. Entre. » Tu souffles, laissant la porte ouverte pour que la succube rentre à l’intérieur, où la température est un peu plus chaude qu’à l’extérieur où le froid automnal se faire ressentir sans mal. Porte close, ton corbeau croasse à nouveau, il est bavard lorsque des créatures non-humaines se présentent à ta porte, ce qui t’agaces parfois, surtout aussi tôt. Tu prends une nouvelle gorgée de ton thé avant de rejoindre la jeune femme qui se situe déjà dans la salle vide, n’ayant probablement pas perdu de temps, vu le froid qui commence à percer la peau aussi tôt. « Que puis-je faire pour toi, Jäelle ? » Tu demandes, reprenant une gorgée avant de passer une main contre ta chemise blanche, légèrement froissée par tes mouvements nocturnes.

©️ Crimson Day


YOUR MESS IS MINE


You’re the reason that I feel so strong. The reason that I’m hanging on. You know you gave me all the time. Oh, did I give enough of mine? Hold on, darling. This body is yours, this body is yours and mine. Well hold on, my darling, this mess was yours, now your mess is mine.

ANAPHORE
Elijah Nyx Caedreach
The Crow : right hand of secret lust
Race Race : Vampire Supérieur
Habite à Habite à : Novigrad.
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Lun 3 Déc - 13:52
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Maintenant 3 mois depuis mon arrivée dans ce monde. Monde ma foi bien différent de mes enfers. J’apprends peu à peu leurs cultures, normes sociales et façon de vivre. J’ai rapidement compris que la luxure est un sujet tabou. Tabou est un grand mot, disons plutôt qu’il créer rapidement soit gêne chez mes victimes, soit désir. La sexualité est une arme redoutable en ce monde, alors que le partage de la chaleur corporelle durant une nuit semble plus riche que toutes les pièces d’or. Un peu de chaleur et tendresse dans cet univers brutal et violent, alors que les victimes se complaisent dans ce faux sentiment de sécurité dans la chambre à coucher. Plus je côtoie ces insectes, plus je m’amuse de leurs faiblesses et failles. Père avait bien raison, les hommes sont faibles.

Un homme toutefois me laissait toujours ambivalente. Un homme magnifique et à l’allure délicieuse. Je l’avais rencontré, alors que je cherchais des objets bien spécifiques pour conclure certains marchés. Je lui devais bien quelques âmes avec son travail acharné, mais… Je ne comptais pas lui parler de mes activités à ce point. Cela devait rester secret, car dans le cas inverse… Les ‘’ Sorceleurs ’’ ne tarderaient pas à me chasser pour me mettre au bucher. On m’avait brièvement parlé de ces spécimens d’insectes. Plus difficile à tuer et à malmener semblerait, tels des cafards. Des chasseurs de monstre et cela me faisaient sourire. Dans mon arrogance et ma fierté, j’avais bien la tentation d’en provoquer un pour voir les résultats de leurs entraînements, mais… J’avais décidé de faire profil bas encore un moment.

L’homme que j’allais voir toutefois avait un peu de mon respect. Il était utile et séduisant. Primant la beauté et sa perspicacité, je ne comptais pas abîmer un seul de ses cheveux absents. Il y avait une lueur dans son regard, lueur d’intelligence alors dont parfois, je pensais qu’il m’avait démasqué dans mon jeu. Nous étions toutefois à égalité, connaissant la race de chacun et gardant le silence sur cette information. J’étais une bonne cliente et il était un marchand charmant. Pourquoi compromettre ce lien par des futilités juridiques et racistes? Il n’était pas de la race supérieure, mais méritait toutefois mon attention.

Cognant à sa porte à une heure des plus matinales, j’attendais en regardant le soleil s’élever peu à peu vers le ciel. J’avais besoin de lui à une heure anormale, car je m’étais mis les pieds dans les plats. Une main dans mes cheveux, je repoussais ceux-ci de mon visage pour les diriger vers l’arrière de mes oreilles. Comme à mon habitude, j’étais d’une apparence impeccable. La magie fait bien des miracles et j’avais profité du foyer d’un homme cette nuit, profitant de sa couette et de son bain après une nuit endiablé. Mais aujourd’hui, plus que les autres particulièrement, je devais être sous mon meilleur jour. La porte s’ouvrait et je souriais alors chaleureusement à l’homme,

-Mme des enfers.. Ho…

Je me mordais alors la lèvre avec envie, caressant son bras d’une main alors que je passais tout près de lui pour entrer.

-Attention à tes mots jeunes hommes, cela pourrait raviver ma flamme. Mon prétendant n’a pas su l’éteindre complètement cette nuit.

Je me tournais vers lui et une fois la porte fermée, soupirait de bien-être. La chaleur de son foyer était esquisse et ma robe couvrait peu ma peau, rendant la situation bien… Désagréable lorsque je me déplaçais en ville.

-Ho… T’aurais-je réveillé Eliijah? Ta chemise est froissée…

Penchant ma tête sur le côté, j’avais un sourire en coin, rieur et joueur. J’approchais du vampire avec une lueur prédatrice dans le regard,

-J’ai besoin de ton aide, je dois comprendre une petite humaine avant de la rencontrer… Mais… Peut-être devrais-je t’aider à retirer cette chemise? Je pourrais la repasser pour toi.
Jäelle Ho-dreal
Well, how about a game of gwent?
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Jeu 6 Déc - 5:31
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lullaby of  dawn Tu souriais doucement, observant la femme qui se trouvait devant toi, devant ta demeure alors que les premiers rayons du soleil peinaient à s’élever aux dessus des clochers de la ville sombre. Elle était impeccablement habillée, coiffée et maquillée, comme si elle ne sortait pas d’une nuit de travail. Tu savais ce qu’elle était. Ta nature te donnait l’aisance de reconnaître les races qui t’entouraient : elfes, nains, humains, sorceleurs, vampires… Démons. Ce n’était pas toujours facile à voir, physiquement, tant les créatures jouaient de leur anthropomorphisme et de métamorphose, mais.. Les vampires avaient un sens olfactif très développés pour tout ce qui ne venait pas de leur monde, tu n’en étais pas exempt. Les démons avaient cette odeur de cendre qui les reliaient aux entrailles du monde, à la mort qui avaient amenés à leur création et cette odeur de luxure, de sexe et de plaisir qui entourait la jeune femme indiquait à tout être de ton essence de reconnaître sa nature de succube. Elle n’était pas la première que tu avais rencontrée, tu avais déjà joui de leurs talents. Le plaisir était généralement présent, mais pas la fatigue ne présente chez les êtres humains. Jouissant d’une vie longue et d’une vie peu mortelle, les succubes et incubes pouvaient drainer l’énergie d’un vampire sans pour autant l’éreinter ou le tuer. C’était ce qui rendait le jeu intéressant, tu devais bien dire.

Observant attentivement la jeune femme devant toi, tu ne pouvais que sourire, sentant déjà les effets de sa présence sur ton corps qui commençait à sentir le poids du sommeil. Les succubes et incubes avaient cet effet : revigorer d’un coup d’œil, masquant la fatigue sous le poids de la luxure et du désir ambiant. Tu n’étais pas particulièrement résistant à ce genre de choses, étant encore jeune et ayant, comparé à des vampires bien plus vieux, encore des difficultés à contrôler sentiments, impulsions et émotions, tu étais proie facilement aux pièges des incubes et succubes. Cela dit, tu le faisais bien volontairement, jouant au jeu de la diablesse avec le même sourire amusé et séduisant, même s’il était quelque peu ténu par la fatigue. Ton corps réagissait sans même ton consentement, sentant ta peau et tes poils se hérisser lorsque sa main passa sur ton bras, tes sourcils se fronçant légèrement tandis que tu poussais la porte d’un mouvement de la main. « Jeune homme ? Oublierais-tu, par hasard, que je suis de près d’un siècle ton aîné, jeune demoiselle ? » Tu soufflas, un sourire aux lèvres tandis que tu glissais ta main sur le bas de son dos, dans une caresse éphémère puisque tu quittais nonchalamment l’entrée d’un pas félin, prédateur. « La flamme qui t’anime s’éteint-elle parfois, Jäelle ? Non pas que son intensité me déplait, au contraire. » Tu étais sérieusement curieux de savoir, bien que l’amusement et la séduction se faisait sentir dans tes propos et dans le ton que tu employais sans aucun soucis.

Prenant une gorgée de ton thé, tu l’observais sans sourciller tandis qu’elle se rapprochait de toi, dans cette même démarche féline et prédatrice qui lui allait si bien. Comme un manteau, la séduction couvrait sa peau et tout son être dans une chaleur qui n’était ni naturelle ni magique, mais qui était profondément ancré dans son essence. Tu reproduis le même schéma musculaire qu’elle, penchant ta tête sur le côté à ses mots, la laissant s’approcher sans un mot. De ta main libre, tu glissas tes doigts bagués contre le visage de la jeune femme, déplaçant une mèche sauvage derrière son oreille. « Toi, repasser un vêtement ? Voyons. S’il y a bien une excuse à ce que l’on retire mes vêtements, ce n’est pas celle-ci. »  Tu répondis, avec le même jeu qui languissait dans le ton que tu utilisais tandis que ta main glissait sur son épaule avant de disparaître, ton corps se tournant de lui-même pour lui faire dos, observant ton corbeau. Ce dernier contemplait la scène du haut de son perchoir, ses yeux fixés sur le corps de la jeune femme, attentif aux mouvements de la créature qui était dans un domaine qui n’était pas le sien, tel un protecteur. Tu repris une gorgée de thé avant de fixer ton regard sur la fenêtre en face de toi. « Quels bonheurs puis-je donc t’offrir, pour cette humaine ou ton plaisir personnel ? » Tu demandas, la voix grave, rauque tandis que ton corbeau croassa à nouveau, battant des ailes, rompant le silence qui s’imposait dans la pièce. Tu tournas à moitié ton visage en sa direction, l’observant du coin de l’œil. La jeune femme te faisait penser, seulement physiquement, aux représentations d’une déesse de la mort, une déesse vénérée dans les îles de Skellige. Une femme aux cheveux sombres, au corps anguleux près à séduire, des yeux qui transperçaient l’âme de ceux qui s’aventuraient trop près de son domaine. Celle qui portait en son sein l’amour et la mort en une seule enveloppe charnelle, celle dont le nom n’était que susurrer par peur qu’elle ne rentre dans les demeures des pauvres gens. Elle portait la gravité et la séduction, une déesse de la mort et gardienne des âmes défuntes dans l’agonie, dans la honte et bien loin du champ de bataille. Néanmoins, elle ne lui ressemblait que physiquement, Jäelle était loin de cette déesse protectrice des âmes défuntes, déesse intransigeante et vengeresse parfois, selon les textes que tu avais lu. Une déesse qui te ressemblait parfois.

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Ven 7 Déc - 22:14
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Ce jeu entre nous. Une douce tension électromagnétique alimentée d'une menace incendiaire. Incendie menaçant de nous consommer tous les deux sans scrupule, alors que la luxure serait notre perte dans celui-ci. Suivi d'une douche froide, qu'est le retour à la réalité une fois l'état d'euphorie suite à la jouissance passée. Du moins, voilà comment était les hommes lorsque j'en avais terminé avec eux, ou lorsqu'il n'avait plus la capacité de bander pour me satisfaire. Je me léchais les lèvres lorsque sa main avait frôlé le bas de mon dos, mais je n'en faisais pas plus de formalité. Il me provoquait, tout comme je le faisais. Réflexion de mes propres comportements à son égard, alors qu'il savait qu'il pouvait se permettre d'agir ainsi à mon égard. -Ma flamme ne s'est jamais éteinte, mais…

-Tu as bien réussi à la faire diminuer une fois. Tu te souviens de l'état de mon corps, tremblant dans ton étreinte après notre nuit?


Valoriser les hommes, les faire sentir puissant et en contrôle. Jouer sur leur ego pour mieux les avoir dans sa poche et ainsi les manipuler plus facilement. Voilà quelque chose que j'arrive à faire à la perfection. Mais cet homme avait bien réussis à me rendre dans un tel état. Ho, j'en aurais encore voulu… Cette nuit, j'avais désiré la continuité de ses caresses. J'avais voulu sentir son torse contre le mien une nouvelle fois et les pulsations de son membre en moi. Et je l'avais voulu sans fin à mon besoin… Elijah avait le mérite de pouvoir se vanter d'une chose, il avait diminué ma flamme de quelques millimètres.

Alors qu'il m'avait bien cerné, je laissais la main de mon amant caressé la joue, puis mon épaule dénudé. Ma peau frissonnait sous le toucher de ses doigts, mon corps quémandant plus. Je laissais mes yeux reprendre leurs teints naturels. Des yeux de chats, jaune et fin. Mon regard naturel et démoniaque. Comme un avertissement pour le vampire, que très bientôt, la flamme deviendrait un incendie s'il continuait de jouer avec mes nerfs. Et l'homme savait qu'à ce jeu, je serais la gagnante. Même s'il était un valeureux adversaire je devais l'admettre. Avec un petit sourire en coin, je le voyais tourner le dos et s'éloigner. Il avait réussi à s'éloigner avant de se brûler, c'était tout à son honneur. Mais je ne pouvais m'empêcher de ressentir un plaisir malsain. Pensée magique et idée de grandeur, alors que je savais que je pouvais soumettre l'homme à genoux pour mon propre plaisir. Désir de le posséder entièrement, alors que mon amant osait détourner les yeux de ma personne.

-Tu aurais fait un magnifique incube… Quel dommage que tu ai des crocs à la place de corne…

Une pensée plus pour moi-même que pour lui, à dire vrai. J’observais son profil de dos, la courbe de ses épaules, jusqu’à sa taille et son fessier. Le reluquant comme un félin devant son repas. Son regard en coin me faisait relever les yeux toutefois et c’est à ce moment que j’approchais de ma victime. Ceinturant le vampire de dos, mes bras venaient frôler sa taille, mon menton prenait appuis sur son épaule et ma poitrine pressait alors entre ses omoplates. Mon souffle caressant son oreille, alors que mon regard était bien rivé sur la fenêtre. Regardant la rue hors de la demeure, vide de tout mouvement à cette heure matinale. Je lui soufflais d’un ton doux, immobile en profitant de la chaleur de l’homme avec mon regard propre à ma nature infernale,

-Elerinna de Novigrad… Je veux travailler dans son commerce et avoir une chambre chez elle… Comment est-elle? Quel présent lui conviendrait pour me présenter?

J'approchais mes lèvres de son oreille et murmurait tout près de son lobe d'oreille, à la limite de pouvoir le mordiller, -Parle-moi d'elle… Que je sache quel type de femme je vais devoir soudoyer pour arriver à mes fins, sans avoir recours à des moyens peu conventionnels.
Jäelle Ho-dreal
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Lun 10 Déc - 20:43
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lullaby of dawn Un léger rire passe la barrière de tes lèvres au souvenir rapporté par la succube présente à tes côtés. Un souvenir des plus agréables, si ta mémoire ne te fait pas défaut. Tu te souvenais encore de la chaleur qui animait chaque parcelle de ton épiderme comme une lave magmatique sous la peau dure qui recouvrait chaque muscle et chaque os de ta structure charnelle. Le souvenir t’arrachait à d’autres moins agréables, ce qui t’avait amené à une telle vigueur, liée à la rage d’un sentiment que tu n’arrivais pas à déchiffrer, mêlé à la magie que la succube utilisait sur chacun de ses amants, que ce soit pour une nuit ou plus. Seulement, la nuit avait été longue, entrecoupée de souffles courts et de mots murmurés dans le coffin d’une chambre aux fenêtres closes pour garder la chaleur des ébats qui vous avait animés. Une nuit, qui, au-delà du plaisir charnel salvateur, avait été un véritable moment de quiétude pour ton esprit constamment engorgé par des pensées, des théories, des hypothèses et des possibilités que tu te devais de saisir le plus vite possible pour ne pas les perdre en chemin. Mais tu te souvenais du corps de la succube, tremblant sous tes doigts, la chaleur en émanant presque non naturelle tant elle bouillonnait sur et sous son épiderme ; chaque courbes du corps de la jeune femme était mémorisé par tes yeux et ton toucher si bien qu’il n’était absolument pas difficile maintenant de t’en rappeler. « Comment oublier une telle nuit, Jäelle ? » Tu répondis, un sourire taquin sur les lèvres tandis que tu grattais ton ongle contre la paume de ta main. Tu aimais à jouer à ce jeu avec elle ; raviver les souvenirs, échanger des caresses anodines en surface mais qui, tu le savais, ravivais plus que de raison la flamme qui animait la luxure de la succube. Ce n’était pas un jeu qui vous rendait fou, vous les vampires, pourtant si sensibles, mais il y avait un plaisir à voir les autres le devenir quand ta main était celle qui appuyait là où le plaisir était palpable. Un besoin de contrôle, peut-être, ou une part de sadomasochisme, tu l’ignorais et tu ne t’en formalisais pas davantage. Après tout, ce jeu était une formalité depuis que vous vous connaissiez et que votre nature était dévoilée l’un à l’autre.

Tu prenais d’ailleurs un malin plaisir à caresser sa joue et son épaule, profitant allègrement de la chaleur qui se dégageait de sa peau de même que la douceur qui en transparaissait, qui n’était pas juste une illusion purement humaine. Sa peau était douce, comme du coton ou de la soie, fluide et malléable sous tes doigts calleux, ta paume de main marquée par les cicatrices que tu n’avais pas voulu régénérées. La peau formant ainsi de légères crevasses dans le creux de ta main, dans un mélange d’arabesque entre les lignes humaines faites par la peau et les cicatrices qui ornaient le reste comme un tableau de guerre, guerre que tu n’avais jamais vécu à proprement parler. Néanmoins, même si la douceur de sa peau était un plaisir sans faille et sans limite, tu t’obligeais à t’en détourner, par le simple besoin de t’éloigner de l’attraction magnétique qui t’attirait à elle, par sortilège de sa part ou par la simple luxure matinale. « Et malgré ta luxure insatiable, tu aurais fait une magnifique vampire ; brutale et douce en même temps, parfait pour dévorer victimes et proies. Cela dit, oses me dire que les crocs ne te plaisent pas car ton corps ne disait pas la même chose la dernière fois. » Tu rajoutas à sa remarque, un sourire aux lèvres tandis que tu t’imaginais en incube, portant les cornes torsadées si propres à ses créatures des enfers. Néanmoins, si ils étaient des démons, tu faisais partis des monstres, ceux qui possédaient un monde bien à eux dans lequel ils auraient pu vivre en paix si la conjonction n’avait pas frappé la totalité des mondes.

Tu ne sourcillas pas lorsque tu sentis ses bras contre sa taille, sa poitrine ferme contre tes omoplates et son menton contre ton épaule. Tu gardais ta tasse entre tes doigts, faisant rouler le liquide à l’intérieur contre les parois, ton regard intransigeant fixé sur les créatures qui s’animaient petit à petit dans la rue en face de ta demeure. Tu frissonnas cependant lorsque son souffle apparut si près de ton oreille. L’entente du nom de sa victime te fit froncer doucement les sourcils avant qu’un sourire ne réapparaisse sur tes lèvres. Tu te détachas doucement d’elle, ton pas ferme rejoignant les escaliers, ta main l’invitant à te suivre jusqu’à l’étage, là où ton bureau était et où chacune de tes affaires était confinée. Veillant à ce que la jeune femme t’ait suivit, tu ouvris un carnet avec les différentes commandes que tu avais pris ces derniers mois, le laissant ouvert pour qu’elle observe tandis que tu t’étais nonchalamment assis sur un des fauteuils de la pièce. « Elerinna traite avec moi depuis longtemps maintenant. Le plus simple serait que tu viennes à elle de ma part, comme un cadeau. » Tu appuyas le terme cadeau en même temps que tu glissais ton doigt sur une des pages du carnet démontrant un échange de jeunes femmes que tu avais récupéré à un homme malsain de Kovir et que tu avais échangé contre un certains nombres de pièces à la maquerelle. « Ou proposes lui mes produits, en échange d’une chambre. Une certaine dose, suffisante pour faire tenir ses invités lors d’une de ses mémorables soirées. » Tu soufflas à nouveau, faisant rouler entre tes doigts un sachet contenu une petite dose de fisstech. « Le plus compliqué, malgré ton expérience et ta maîtrise, serait de la convaincre de tes capacités, qu’elle aurait besoin de toi. Elle peut être têtue, et elle possède déjà énormément de prostituées à son service. L’idée de te faire valoir comme un cadeau de ma part valorisera déjà ton intérêt car elle sait que je ne lui propose jamais de la mauvaise marchandise. Il suffira de faire tes preuves par la suite, en ramenant le plus de clients possibles dans son bordel. Mais.. » Tu te redressas légèrement sur ton siège, restant cependant assis, tandis que tes doigts venaient se poser sous le menton de la jeune femme pour relever son visage du carnet. « Te connaissant, ce ne sera pas un problème. Tu as l’art et la manière t’amener hommes et femmes dans ton lit en ne battant qu’un seul sourcil. » Ton pouce glissait doucement contre sa peau, dans un geste presque tendre, presque humain, alors que ton ongle traçait des lignes imaginaires sur la peau de porcelaine de la succube, pourtant bien au courant que cette peau était plus dure qu’elle n’en paraissait.
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Dim 16 Déc - 12:13
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