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sinking feeling and wretched shades ; ft. Faelan. (+18)
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sinking feeling and wretched shades. Tu connaissais les dictons, les mots, les similarités dans les nuances sémantiques quand on te les soufflait à l’oreille. Après tant d’années d’existence auprès de ses populations, la sémantique n’était qu’un jeu de mots et de syllabes articulées donnant sens à des concepts aussi étrangers ou familiers qu’ils pouvaient l’être. Tu en reconnaissais certains, liés par des formules de politesses ou des singularités éphémères, donnant lieu à des contes et des poèmes sur les milles et unes créatures de ce monde. Le premier qui résonnait régulièrement était au sujet de ta race ; les vampires, buveurs de sang, tueurs de sang-froid, corps sans âmes venant annihiler toutes formes de vie à la lueur de la lune. A éviter à tout prix. Asphodel en soit témoin, ton corps quémandait presque cette violence par laquelle vous étiez dépeint quand bien même ta conscience te poussait dans les tréfonds de la bonne politesse, du savoir vivre et tu révulsais ce besoin d’annihiler cette ville qui puait le poisson mort et qui regorgeait d’hommes de peu d’esprit. Le tavernier que tu avais vu, en cette fin d’après-midi, t’avait conté des nouvelles moins réjouissantes qu’à son habitude, t’avait fait part des derniers ragots qui trainaient sur la place du hiérarque. Si, habituellement, ses mots étaient sans saveur à tes oreilles, la description si précise et si douce de celui qui martyrisait ton organe le plus vital rendit ton attention si frénétique que le bois sous tes ongles craqua. Ton oreille si peu attentive aux ragots par habitude s’affûta aux mots de l’homme qui servait bières et vins à son modeste bar tandis que tu remplissais les comptes de la marchandise ; apprenant bien vite les déboires de celui qui s’appelait Faelan et qui partageait ta compagnie depuis quelques temps. Tu écoutais la suite sans réel intérêt, réglant rapidement les derniers détails de cette transaction qui amenait mauvaises nouvelles et maux nouveaux, sentant ton organe vital se plier et se tordre à chaque mot et à chaque seconde qui s’écoulait. La peinture vendue et déposée, la dose de Fisstech glissée sous le comptoir et ton argent enfin remit dans sa bourse, tu te retrouvas bien vite face aux derniers bûchers de Novigrad. Contemplant la noirceur des cendres sur les pavés humides, l’odeur des flammes glissant contre ta peau tandis que tu tendais très légèrement ton bras pour que ton corbeau, Asphodel, s’y attache. Tu glissas une missive à déposer chez Francis Bedlam ainsi que quelques mots dans une langue que personne dans les environs ne pouvait comprendre avant que l’animal aux plumes noires ne s’éloigne à nouveau, planant au-dessus de la ville comme le maître des cieux.  Tes pas te guidèrent au-delà de la place, ton corps se mêlant à la foule comme si tu avais toujours eu ta place parmi eux. Les contes oubliaient toujours des éléments dans leurs histoires, préférant la terreur à la réalité, même quand celle-ci était plus douloureuse et angoissante que les mensonges. Les vampires sont des êtres vivants de leurs émotions les plus fortes, laissant leurs sentiments guidés leur loyauté et parfois, leur rage, leur incompréhension. Les vampires sont des êtres de sentiments, impulsifs, vivants de toute émotion qui les gagne, mêmes âgés. Rien n’est pire pour un vampire qu’un sentiment de trahison ou d’incompréhension, surtout lorsque l’amour y est mêlé d’une manière ou d’une autre. Car s’il y a bien un sentiment plus fort que la rage naturelle, c’est celui-ci. Tu n’en faisais pas exception. Tu étais juste encore incapable de véritablement mettre des mots sur ce qui tiraillait ton cœur en deux.

Néanmoins, ta conscience n’avait pas besoin d’être pleinement au courant pour mettre ton corps en marche. Ainsi, tes pas te guidèrent au Caméléon, la chaleur chaude de la bâtisse n’éteignant en rien le tumulte émotionnel qui se battait à l’intérieur de ton enveloppe charnelle. Tu aurais aimé que l’ambiance, la musique et les conversations te plongent dans une spirale plus amusé, mais non. Tu étais dans une incompréhension totale, dans un flou qui faisait bouillonner ton sang et faisait naître une colère étonnement froide. Tu jetas maladroitement une bourse de quelques couronnes à celui qui prenait la place de Maître Jaskier, tes pas te guidant là où Faelan séjournait lorsqu’il ne traînassait pas sur un de tes canapés. Fermant soigneusement la porte derrière toi, tu t’autorisas un soupir avant d’allumer quelques bougies, la lune illuminant les rues et la chambre dans laquelle tu étais, les rideaux encore ouverts comme c’était le cas pour la maigre terrasse. Tu t’installas sur le bord du lit, face à la porte, prenant ton mal en patience, sachant que tôt ou tard, il ferrait son apparition. Tu profitais de ce temps pour calmer ce tumulte qui se déchaînait dans tes veines et rendait ton esprit aussi flou que les eaux abyssales. Lorsque la porte craqua, tes iris hétérochromes se portèrent sur le résident de la pièce, ta voix grave suivant le mouvement lent de la porte et du corps que tu chérissais sans honte. « Faelan. » Quand bien même la température de la pièce était aux normes du bâtiment, la froideur qui s’évadait de ton humeur et ton enveloppe charnelle finissait par envelopper chaque morceau de bois composant la structure, comme une fumée empoissonnée qui s’étendait telle une épidémie. Ta présence était tout sauf un bon présage, et en cela, les contes n’avaient peut-être pas tort.  
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Oh, I love to watch your body lie, makes me feel better, makes me satisfied. And oh oh, you could bring it back, who wouldn't want it when he looks like that? Oh oh, I want you to stay and if I try my hardest, would you look my way? Are you gonna hurt? are you gonna burn ? Gonna answer me? Let me take your heart, Love you in the dark,

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ANAPHORE
Elijah Nyx Caedreach
The Crow : right hand of secret lust
Race Race : Vampire Supérieur
Habite à Habite à : Novigrad.
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Mer 2 Jan - 1:00
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sinking feeling and wretched shades
Elijah & Faelan

« You are not weak just because your heart feels so heavy. You must learn to let go. Release the stress. You were never in control anyway. »
Si la nuit est fraîche, elle reste claire et la lueur blafarde de la lune n'est pas de trop pour Faelan. C'est vrai, s'attarder dans les mauvais quartiers après le crépuscule n'est pas la meilleure idée qui soit. Ceci dit ce n'est pas comme s'il était parfaitement sans défense. La plupart du temps il a juste à changer d'apparence pour se tirer d'un mauvais pas. C'est fou comme certaines personnes peuvent soudain avoir peur de lui pour la seule raison qu'il n'appartient pas au genre humain ! Et pour les courageux que sa nature de doppler n'effraie pas, eh bien il n'a qu'à prendre la poudre d'escampette. Se battre quand ce n'est pas absolument nécessaire ne l'intéresse pas. Sûrement parce qu'il estime avoir largement eu son compte dans les premières années de son existence.
En y repensant, un léger soupir s'échappe d'entre ses lèvres. Malgré tout il y a une part de lui qui aime ça. L'odeur du sang, sentir les os craquer et les chairs se déchirer, entendre les borborygmes d'agonie d'un adversaire auquel il vient d'arracher la gorge et qui ne peut que se noyer dans sa propre hémoglobine. Parfois ça lui manque, et ce fait l'inquiète. Pour se rassurer il se dit que ce n'est rien de plus qu'une vieille habitude qui a la vie dure, sans doute qu'il ne parviendra jamais à s'en débarrasser. Forcément que cela persiste, chaque geste, chaque parole de son "propriétaire" avait été proféré en ce sens. Il voulait effacer tout ce qui faisait du jeune doppler un être conscient pour ne laisser qu'une créature fonctionnant à l'instinct de survie. En un sens, il avait réussi.

Faelan secoue doucement la tête avec un grognement contrarié pour chasser ces sombres pensées tandis qu'il pousse la porte du Caméléon. La maison, enfin. Un sourire s'esquisse sur ses lèvres alors que l'effervescence générale lui saute au visage. C'est sans doute pour ça qu'il a choisit cet endroit plutôt qu'un autre. Ici on ne s'ennuie jamais. Et puis l'agitation qui règne presque en permanence le rassure. Le silence l'a toujours quelque peu angoissé.
D'un geste de la main le polymorphe salue l'une de ses connaissances installée à une table plus loin avec quelques compagnons de beuverie, visiblement très occupé à relater l'une de ses aventures à travers Velen. En pensant qu'il leur a probablement déjà raconté comment il aurait affronté la terrible Beauté Noire, il lève les yeux au ciel d'un air amusé. Ce nain finirait par s'attirer des ennuis à force de disperser ses bobards aux quatre vents. Mais enfin, ça rend sa compagnie agréable.

Les pas du doppler l'éloignent finalement du tumulte du rez-de-chaussée, grimpant les marches tranquillement. Pas de fête pour lui ce soir, là il rêve de tranquillité. Se glisser dans son lit avec un bon livre qu'il dévorerait à la lueur d'une chandelle jusqu'à ce que ses yeux piquent de sommeil.
Quand finalement le battant de sa chambre s'ouvre... Faelan sursaute avec un juron, pris de court. Heureusement la silhouette qui se découpe dans la faible lumière des quelques bougies est familière, tout comme la voix qui l'accueille.

- C'est pas vrai, t'as failli me faire avoir une crise cardiaque... ! maugrée-t-il en refermant la porte derrière lui. Maintenant que la surprise est passée, il sent bien que quelque chose cloche. Il se dégage d'Elijah comme un froid polaire, accentué par l'obscurité omniprésente de la pièce. Le coeur de Faelan se serre, il commence à imaginer à peu près tout et n'importe quoi. Ce n'est pas qu'il ait peur du vampire, ça non et même s'il aurait certainement dû pour d'évidentes raisons de survie, mais en revanche il a peur de ce qu'il pourrait lui annoncer. L'espace d'un instant fugace, l'envie de couper court à tout potentiel conflit en se jetant à son cou pour l'entraîner dans une partie de jambes en l'air qui l'empêcherait de parler est très tentante. Ceci dit une petite voix en son for-intérieur lui murmure que là, ça ne marchera pas. Quoi qui puisse se profiler, il va devoir l'affronter.

- Qu'est-ce qui se passe pour que tu viennes me trouver directement ici ? Tout en lâchant cette question, le doppler ouvre un tiroir pour attraper quelques bougies supplémentaires qu'il allume avec celles qui se consument déjà, et les pose là où la lumière manque le plus. Avec un imperceptible soupir, il se tourne pour faire face à Elijah qu'il ne quitte pas du regard. Cela fait deux ou trois jours qu'ils ne se sont pas vus, non ? Parfois Faelan perd un peu la notion du temps. Toujours est-il que le métamorphe aimerait aller se pelotonner contre lui sans oser le faire. L'aura qui se dégage de son amant n'est pas habituelle, pas à son encontre du moins, et il doit bien avouer, ça l'inquiète un peu.
(c) DΛNDELION


And when I die just keep in mind I'll love you in another life
And I see you and you see me, Your eyes are like a raging sea. I know it's you, I know it's true, I gazed into them once in a dream. Oh my love come take my hand Like you did in my dreamland. You feel the immortality It's you and I until eternity.
Faelan d'An Skellig
We do what must be done.
Race Race : Doppler
Habite à Habite à : Novigrad
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Mer 2 Jan - 12:49
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sinking feeling and wretched shades. Malgré la couche de vêtements chaudes que tu portais, composé d’un manteau de cuir usé, noir, une chemise suffisamment épaisse pour absorber et conserver la chaleur tout en laissant ton pentacle légèrement visible, tu avais froid. Ce n’était pas un froid auquel tu étais habitué. C’était un froid glacial qui rendait tes veines aussi dures que la glace tandis que ton organe vital tremblait d’une douleur indescriptible pour des raisons que tu n’arrivais pas à nommer. Tes ongles glissaient contre les fils détachés de la couverture sur laquelle tu étais assis, arrachant certains morceaux sans pour autant découdre totalement le seul outil contre le froid que Faelan possédait dans cette pièce. Tu étais peut-être énervé et perdu, mais pas suffisamment au point d’anéantir toute chance pour le doppler de dormir ou de trouver le réconfort dans cette pièce. Tu souffrais d’un mal sur lequel tu ne pouvais mettre de mots, quand bien même tu les cherchais et essayais de les appréhender parmi ton dictionnaire sémantique ancré dans le fond de ton crâne. Tu observais avec curiosité l’habitacle où vivais celui qui était à l’origine de ta douleur ; tu ne venais que rarement, sachant à quel point tu étais un intrus dans ce genre de lieu pleins de vie, d’humour et d’amusement. Tu étais une tâche noire dans un tableau coloré, sachant pertinemment que ta place n’était pas là, que le quartier de la dentelle allait mieux à ton teint. Chaque objet était presque ordonné, placé à une place qui lui était définie et qui devenait la sienne. Tu ne savais pas si c’était l’affaire de Faelan ou celle d’un quelconque serviteur ayant le devoir de nettoyer les chambres pendant les absences des locataires. Avait-il un réel intérêt à le savoir ? Tu n’en savais rien. Mais chaque objet que tu ne reconnaissais pas serrait un peu plus l’organe vital tremblant dans ta poitrine, comme si la personne que tu connaissais depuis peu redevenait un inconnu à l’ombre tremblante. Lorsque les mots du tavernier étaient apparus à ton oreille, l’envie de voyager et de quitter la ville pour quelques jours était revenue, violente, sinueuse ; l’envie de fuir. Ce que les contes ne racontaient pas, c’est que bien des vampires étaient lâches et préféraient fuir plutôt que de se battre. Tu n’en faisais pas exception. Rejoindre Ruz Tan à Beauclair pour quelques jours, retrouver calme olympien et ton détachement naturel pour tout ce qui t’entourait. Mais non. Tu étais resté, décidé à confronter l’origine du problème, même si cela pouvait avoir une issue dramatique, que tu essayerais d’éviter à tout prix.

Le sursaut de Faelan à ta vue t’aurait originellement attiré un demi-sourire, il n’en fut rien. Ta main quittait doucement le confort de la couverture pour se poser sur le cuir rugueux et tanné de ton pantalon, ton pouce grattant dans un tic nerveux un clou placé sur la moitié de ta cuisse. Tu l’observes se mouvoir dans son habitacle avec une aisance qui te décontenance un peu ; était-il toujours aussi à l’aise qu’importe où il allait ? Une question qui reste en suspens, enfermée dans un coin de ton esprit tandis que tes iris se posent sur son visage. Le tiens est fermé, froid, tes traits profondément tirés, la fatigue se dissimulant sous tes iris émeraudes et saphirs, tes lèvres attaquées par quelques morsures du froid. Tu devines que tes yeux ont perdues de leur lueur, de leur saveur, de leur éclat ; des iris aux couleurs différentes devenant un vague reflet de ton aspect intérieur. Ce qui avait toujours fait ta différence et ton honnêteté devenant deux joyaux aux couleurs ténues par le froid et la douleur. « A ton avis ? » Tu réponds, sans prendre le temps de réfléchir à ta réponse, laissant la morsure amère de ton sarcasme et de ta douleur glisser dans le ton que tu emploies et dans les mots que tu utilises à usure. Tes iris quittent le regard de ton amant, se plongeant dans la fausse contemplation de ce qui se passe à l’extérieur, ton corps ne bougeant pas d’un centimètre à l’instar de ton visage qui se tourne légèrement. Chacun de tes muscles te crient de fuir, de quitter le conflit que tu t’apprêtes à mener ou de rejoindre les bras de ton amant, juste pour quelques instants. Tu n’en fais rien. Tu restes figer sur place, les doigts serrés et tes épaules tendues. « La ville est bavarde, tu sais. Chacun trouve quelque chose à dire sur tout le monde. Et j’écoute, parfois, ce qu’on me dit, surtout quand ça concerne ceux qui me sont proches et à qui je tiens. » Tu laisses la confession glisser de tes lèvres sans t’en rendre compte tandis que tes paupières se ferment à moitié, ne laissant que très légèrement filtré la couleur de tes iris. Tu laisses tes mots en suspens, voir s’il sait de quoi il est question ou s’il va feindre une innocente réelle ou mesurée. Tu sais que Faelan n’a pas peur de toi, et à raison. Tu ne lui ferrais probablement jamais de mal.
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Mer 2 Jan - 14:05
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sinking feeling and wretched shades
Elijah & Faelan

« You are not weak just because your heart feels so heavy. You must learn to let go. Release the stress. You were never in control anyway. »
Lui qui espérait pouvoir s'endormir sur l'un de ses romans d'aventures favoris, voilà qui est raté. Le doppler ne peut que laisser cette charmante perspective s'envoler sans espoir de la rattraper, au profit d'une situation bien plus inconfortable. Car oui, elle l'est. Si d'ordinaire la proximité d'Elijah lui est douce, si bien qu'il n'hésite généralement pas à lui imposer sa présence un peu quand cela lui chante sans se soucier de débarquer à un moment opportun ou non, à cet instant précis... C'est différent. Faelan ne parvient pas clairement à mettre le doigt sur ce qui ne va pas, mais chaque fibre de son être lui hurle qu'il y a un souci. Intérieurement le polymorphe jure contre lui-même d'être incapable de deviner ce qu'il se passe. Il n'en a même pas la moindre petite idée.

En revanche, croiser les prunelles du vampire lui fait l'effet d'un coup de poing en plein estomac. Est-ce que c'est... De la détresse ? Un sentiment qui s'en approche, en tout cas. Impossible de se tromper, surtout lorsque comme lui, on commence à bien connaître l'être qui se trouve en face de lui. Une pointe de panique gagne Faelan alors que ses neurones se précipitent désespérément à la recherche d'une explication. Pourquoi ? Comment ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Puis viennent ces trois petits mots, question purement rhétorique, qui le cloue sur place. Subitement le doppler comprend et la culpabilité s'engouffre dans la brèche pour mieux lui dévorer la conscience. Pourtant il parvient à rester calme d'apparence, bien que sa mine soit un tantinet soucieuse, c'est vrai. Après tout, il se fait sûrement des idées. Non, ça ne peut pas être ça, n'est-ce pas ? Impossible qu'il en ait entendu parler, Novigrad c'est si grand et lui n'est qu'un petit non-humain de rien du tout, qui se soucierait de ce qu'il fait, hein ? Et quand bien même, tient-il vraiment à lui au point que ça le marque ainsi ? Il en doute.

Avant même que Faelan puisse trouver quoi répondre, son amant le devance. Et là, impossible de continuer à faire l'autruche. Un peu comme si on lui mettait le nez en plein dans sa propre bêtise, il est forcé de constater que Elijah fait bel et bien référence à la soirée qu'il a passée l'avant-veille, ici-même. Tout comme il lui est devenu impossible de nier que de toute évidence l'attachement qu'il éprouve pour le vampire est réciproque. Bien qu'il lui faudra sans doute un peu de temps avant d'en être persuadé, angoissé qu'il est.
Quelques interminables secondes de silence passent avant que finalement le doppler retrouve sa voix, bien qu'il soit encore incertain de ce qu'il va pouvoir dire. Ce qu'il sait en revanche, c'est qu'il sera honnête. Mentir n'apporterait rien de bon.

- Peut-être que c'est pas ce que tu voudras entendre, mais... Je suis désolé. J'avais probablement trop bu, et ça n'a pas fait ressortir mon bon côté, c'est vrai. J'étais frustré et complètement dans le flou par rapport à nous deux, alors oui j'ai agi comme un crétin trop fier. J'ai laissé cette femme me faire du charme, et j'en ai probablement joué plus que j'aurais dû. Ceci dit il s'empresse d'ajouter : Mais c'est pas allé plus loin que ça. Je sais pas ce qu'on t'a raconté, mais il s'est rien passé de plus. J'avais pas vraiment la tête à ça, et puis... Sa phrase meurt dans un énième soupir sans qu'il ait le courage de l'achever. Bon sang ce qu'il peut se sentir idiot. Et si ce n'était que ça, encore.
Rongé par la culpabilité mais poussé par l'envie de recoller les morceaux brisés par sa propre maladresse, Faelan vient s'asseoir à côté du vampire, en silence. Là il s'interroge sur ce qu'il doit faire ou non, pèse le pour et le contre... Et finit par opter pour quelque chose de presque anodin. Sa main vient se poser sur celle d'Elijah, son pouce caressant doucement sa peau.

- Je suis désolé. Je pensais pas que ça te contrarierait autant. Tu comptes pour moi, tu sais. Ce n'est pas le genre d'aveux qu'il a l'habitude de faire aussi ouvertement, mais pour le coup le doppler a la sensation que c'est nécessaire.
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Mer 2 Jan - 15:11
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sinking feeling and wretched shades. Le silence s’étend et s’étire, arrachant à tes entrailles le souffle qui alimente chaque cellule de ton organisme pourtant si brutalement puissant. Tu te sens comme un équilibriste amateur, marchant sur un fil à une hauteur qui pourrait à tous les coups te briser chaque os, ayant peur de regarder le vide sous tes pieds mais jugeant l’horizon trop difficile à atteindre. Chaque fibre de ton être demande à fuir, à devenir la fumée que tu peux être et t’envoler pour ne plus revenir, fuir les responsabilités que tu peux avoir. Tu en as fuis déjà quelques une en te présentant chez ton amant, abandonnant les clients à ta porte, laissant ton trafic derrière toi pour quelques explications que tu n’es même plus sûr de vouloir entendre. Le silence te rend extatique, te ramène aux souvenirs sombres de ton passé, ceux où tu marchais dans le silence des ruines, où seules les cendres couvraient tes traces et où seule ta respiration minimale brisait le schéma de ton errance. Ce silence pesant te donne envie de vomir, le cœur au bout des lèvres tandis que chaque fibre de ton être se contracte et se serre autour de tes muscles endoloris par une nervosité que tu ne connais que peu. Une douleur sourde et glaciale qui t’enserre dans un étau dans lequel tu étouffes, te noie jusqu’à ne plus voir que la douleur, brute et nue. Les couleurs te paraissent fades, dénuées de sens alors que tu observes les environs de la pièce, n’osant qu’à peine lever à nouveau les yeux vers l’objet de ta détresse. Chaque seconde qui tombe est comme un torrent supplémentaire à ta noyade. Tu ne t’étais sentit ainsi que de rares fois, et tu détestes ce sentiment, cette impuissante face à des sentiments et des émotions que tu ne contrôles en aucun cas, un cauchemar bien réel dans lequel tu t’es plongé volontairement. Tu aurais pu partir, sans dire mots, brisé le cœur de cet homme qui est à tes côtés à l’heure actuelle, sans même te retourner, sans même battre un cil. Il n’aurait été qu’un malheureux souvenir dans ta vie bien trop longue, qu’une passade, mais non. Tu avais pris une décision et ta conscience te poussait à t’y tenir, à rester, à ne pas devenir une fumée violacée et t’évaporer entre les lattes du parquet pour rejoindre ta demeure et t’y enfermer. Tu te demandais encore si tu avais fait le bon choix quand sa voix brisa finalement l’attente et le silence. Tu absorbais chaque mot, la vérité enfonçant un peu plus les flèches entre tes côtes, te plongeant dans la torture mentale et la réalisation que vous n’étiez pas sur la même page, qu’il y avait des problèmes de communication et de compréhension entre vous. Ta faute, probablement. Seulement, cela ne rendait pas la vérité plus simple à absorber, ton cœur tremblant au bout de tes lèvres et ton épiderme frissonnant par la dure réalisation.

Tu ne réponds pas de suite, laissant les mots imbibés ton âme tandis que la chaleur de sa main rejoint la tienne, poussant tes iris à se figer dessus, se détournant de la fausse contemplation nocturne. Ton mouvement est lent, à peine maîtrisé, libéré par le flegme naturel de ta personne, ta paume se tournant et tes doigts se glissant entre les siens. Il reprend, ses paroles te touchant de plein fouet, libérant autant la pression qu’en affligeant à nouveau. Un soupir s’échappe de tes lèvres tandis que ta tête se fait légèrement plus basse, ta langue glissant contre un de tes crocs, sentant le sang qui s’est échappé d’une plaie interne, le métal liquide brûlant ta gorge comme un acide que tu connaissais pour y avoir été sujet. Cette situation échappe à ton contrôle et te fait plus de mal que de nombreuses tortures et morts que l’on t’infligea par le passé, les cicatrices étant témoins de ces nombreux maux. « Tu comptes pour moi, aussi. »  Tu souffles, la voix rauque par le manque de paroles. Toi qui n’étais jamais à court de mots, de phrases et de métaphores, tu te retrouvais soudainement dans l’impossibilité d’exposer ce qui déchainait une tempête dans tes pensées et ce qui rendait tes muscles si difficiles à manier. « J’ai entendu suffisamment pour venir ici. » Tu reprends, lui faisant comprendre à demi-mots que l’on avait probablement dit trop à son sujet et que tu avais également décidé de laisser tomber chaque rendez-vous que tu pouvais avoir ce soir, et donc, de possibles clients. Laissant à Asphodel le soin de garder ta demeure intemporelle. « Ce n’est même pas un personnel du Caméléon qui t’a vu, Faelan. Je ne traite pas avec eux, mais je traite avec celui du Martin Pêcheur, sur la place du Hiérarque, et forcément.. Il a langue bien pendue et de tous les foutus hommes de cette ville, il voit bien et sa mémoire est vive. » Tu rajoutes, ne daignant même pas faire abstraction du trémolo de colère qui se glisse dans ta voix. Tu redresses légèrement le visage, ne portant toujours pas tes iris sur ton amant, laissant chaque mot s’imprimer tandis que tu cherchais les bonnes tournures pour exprimer ce qui te rendait extrêmement fébrile et colérique. « Néanmoins, je pensais avoir été clair à notre sujet. Je ne pensais pas t’avoir laissé dans le flou concernant.. L’exclusivité, comme les humains aiment à appeler ça. » Tu fronces les sourcils. Malgré toute ses années de vie parmi eux, des concepts t’étaient toujours aussi difficile d’accès et les mots paraissent si différents du sens que tu leurs donnent. Tu croises lentement tes jambes, ta main libre se serrant en un poing contre la couverture du lit, tes iris perdues dans une contemplation de la porte, comme si tu pouvais y lire l’avenir et y trouver le réconfort.
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Mer 2 Jan - 17:56
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