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sinking feeling and wretched shades ; ft. Faelan. (+18)
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sinking feeling and wretched shades. Connaître tes origines, d’où tu venais, était un bon point ? Tu ne saurais véritablement le dire. C’était un réconfort, en soi, de savoir que tu avais des origines, bien ancrées dans ta chair mais aujourd’hui, et durant toute les années d’errance qui composèrent tes six siècles de vie, c’était un fardeau. Ta mémoire s’élargissait de nouveaux souvenirs, de nouveaux visages et de nouveaux paysages pour que ceux de ton monde ne deviennent que des rêveries indiscernables. Les couleurs que tu savais flamboyantes devenaient ternes, avec l’intensité d’un souvenir fané, comme une fleur qui perdait ses pétales et son allure au fil du temps. Tes souvenirs de ces quelques mois, notamment avec ton amant, prenaient une part plus importante que ce que tu accordais à ceux de ton monde puisqu’ils disparaissaient, glissaient entre les mailles de ta mémoire comme le sable entre tes doigts. Tu ne lui parlais que peu de ton monde d’origine comme tu lui parlais peu de ton passé, de tes années passées à traverser les pays de ce monde en quête d’un point de chute, d’une marque d’arrêt de ton errance. C’était parfois facile, de discuter d’un pays dans lequel tu avais voyagé, en remémorer les aspects et les paysages fantasmagoriques mais il était toujours plus difficile de parler de ce que tu avais fait, des actes parfois indécents et au-delà de ta personnalité actuelle que tu avais commis. C’était les dernières barrières que tu t’autorisais, que tu gardais précieusement comme un joyau dans un écrin de velours. Tu ne pouvais deviner les réactions de Faelan face à des histoires plus monstrueuses que joyeuses, sans morales ni fins heureuses. Ces années d’errance t’avaient menées ici, à Novigrad, et ici, dans cette chambre avec un être qui possédait de toi plus que n’importe qui au cours de ses six siècles d’existence ; et c’était important, tu chérissais ces moments, tu voulais chérir et protéger la personne qui était à tes côtés à cet instant sans véritablement te soucier du moment où tout s’arrêterait, que l’horloge reprendrait son chemin sinistre vers la finalité de ta présence. Car tu savais, au fond de toi, que tu ne pourrais rester à Novigrad éternellement. Tu n’étais pas mage, tu ne t’étais pas fait appeler ainsi ici, et tu ne pouvais prétendre l’être, les gens se questionneraient et tu finirais sur la place publique si tu manquais de prudence. Quant à savoir si Faelan te suivrait le jour où tu devras quitter la ville, tu ne le savais pas et tu ne voulais pas y penser maintenant, pas à cet instant où les incertitudes qui t’avaient conduit dans sa chambre s’étaient envolées comme les prospectus lors d’un jour venteux.

Sa question reste sans réponses pour quelques instants, réfléchissant quelque peu à la portée de ses mots tandis que tes lèvres chassent après ses lèvres quand elles se posent sur le coin des tiennes. Néanmoins, tu refuses de ne pas répondre. Cryptique, tu allais probablement l’être, mais ton amant appréciait probablement ta compagnie pour ça, ou alors, il faisait tout simplement avec, se refusant à t’avouer à quel point tu pouvais être énigmatique quand une réponse se fait d’être simple. « C’est un maigre réconfort quand on sait qu’on ne peut y retourner et que rien nous y attends. » Et c’était vrai. Ta mère devait être morte depuis, probablement lassée par le chagrin d’avoir perdue tout ce qu’elle avait un jour connu. Son fils aîné en premier, emporté par les tempêtes de la magie, son second, toi, disparu avec tant d’autres membres du clan et finalement, sa petite dernière, celle pour qui ta loyauté dépassait celle des astres. A défaut d’avoir pu protéger ton frère, tu te jurais de faire mieux pour ta sœur, ce qui restait de ta famille. Mais il était vrai, rien ne t’attendait dans ce monde si ce n’est la douleur de quitter ce que tu avais établis ici, dans ce monde, après des années de haine et de tentatives d’acceptation. Quand bien même tu pouvais y retourner, tu ne savais plus vraiment si tu souhaitais revivre là-bas, pas sans la garantie de pouvoir revenir dans ce monde. Tu chassas néanmoins les pensées qui te conduisaient à des épisodes névrotiques pour te concentrer sur l’homme qui était à tes côtés, contemplant son visage des plus sérieux alors qu’il formule sa demande Ton sourcil s’arque en voyant le mal qu’il se donne à te laisser le choix, à ne pas t’entraver dans une seule exigence, une plaidoirie douce en demande à ce que tu restes pour la nuit. Il y avait tant de non-dits dans votre relation, tant de pensées inavouées car les mots manquaient et pourtant, le respect était mutuel, partagé et absorbé comme une seconde peau. Ta main libre, celle qui n’est pas occupé à dessiner des arabesques par-dessus les couches de vêtements de ton amant, vient de poser le long de la mâchoire si bien sculptée de Faelan, laissant ton pouce parcourir sa peau avec une certaine adoration. « Je vais rester. » Tu murmures doucement, te rapprochant lentement pour déposer tes lèvres contre les siennes dans un baiser qui se veut tendre et affectueux, libérant du mieux que tu le peux ces sentiments à son encontre dans un seul acte qui est à des lieux de ce que l’on peut imaginer de ta personne. Tu t’éloignes légèrement, à regret, pour plonger tes iris hétérochromes dans les siennes qui possèdent l’abysse des nuances marronnées en quelques pigments. « Asphodel garde ma demeure pour la nuit. Une nuit sans moi ne brisera pas mon commerce, mais une nuit sans ta présence pourrait bien être ma mort la plus lente. » une confession à demi-mots, sur un ton mélangeant le sérieux de tes mots, l’affection que tu lui portes et une pointe d’amusement, pour la peur d’être rejeté par le sérieux. Tu arrives, parfois, à trouver des mots, des souffles, pour exprimer une partie de ton affection mais tu ne sais jamais si il est bon de les dévoiler, de les murmurer quand bien même l’intimité qui vous entoure y est propice. Tu n’as jamais su lire les signes, ce n’était probablement pas aujourd’hui que tu allais commencer, alors que ta main quittait sa joue pour glisser le long de son cou, ton pouce sentant très légèrement le pouls battre sous sa peau avant de se diriger dans sa coiffure brune, tes doigts s’emmêlant entre les mèches avec délicatesse.
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Oh, I love to watch your body lie, makes me feel better, makes me satisfied. And oh oh, you could bring it back, who wouldn't want it when he looks like that? Oh oh, I want you to stay and if I try my hardest, would you look my way? Are you gonna hurt? are you gonna burn ? Gonna answer me? Let me take your heart, Love you in the dark,

no one has to see

ANAPHORE
Elijah Nyx Caedreach
The Crow : right hand of secret lust
Race Race : Vampire Supérieur
Habite à Habite à : Novigrad.
Couronnes Couronnes : 7742
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Jeu 3 Jan - 12:00
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sinking feeling and wretched shades
Elijah & Faelan

« You are not weak just because your heart feels so heavy. You must learn to let go. Release the stress. You were never in control anyway. »
C'est vrai, la soirée n'est en rien semblable à ce qu'il en espérait alors qu'il parcourait encore le chemin du retour. Ceci dit malgré un démarrage assez tumultueux qui n'a pas manqué de soulever des angoisses marquées en lui, Faelan n'est pas mécontent de la tournure que prennent les choses. Au fond il regrette juste que la situation ait dû en arriver à ce point pour qu'ils parviennent à se mettre finalement sur la même longueur d'ondes et qu'un pan incertain concernant la nature de leur relation se révèle. Pour le doppler, savoir qu'il compte suffisamment aux yeux d'Elijah pour qu'il se satisfasse de sa seule présence est une victoire on ne peut plus satisfaisante en soi. Ainsi qu'un grand soulagement, il ne peut pas le nier. C'est l'un des rares moments de son existence où il se sent important pour quelqu'un, où il n'a pas la sensation de n'être rien de plus qu'une pièce rapportée qui a du mal à s'emboîter correctement dans le paysage. Même pour une créature qui a le don de se glisser dans la peau de pratiquement n'importe quoi et n'importe qui, s'intégrer n'est pas toujours une partie de plaisir. Son mauvais caractère et son esprit de contradiction ne l'aident pas vraiment pour cela, preuve en est que c'est sous les traits d'un elfe qu'il a choisi de vivre depuis un bon moment à présent comme s'il refusait de s'associer d'une quelconque façon aux humains qu'il essaie pourtant d'intégrer. Mais n'est-ce pas pour ça qu'on l'apprécie, au final ? Faelan est un être de contradictions et de paradoxes ardu à appréhender, sans doute est-ce là son charme.

Un sourire plus franc s'épanouit sur la figure du polymorphe quand Elijah le rassure aussi bien en gestes qu'en paroles. Il va rester. Le coeur léger et avec l'impression qu'une volée de papillons lui chatouille le ventre, c'est avec un plaisir évident que Faelan lui rend son baiser. Ceci dit les attentions de son amant ne s'arrêtent pas en si bon chemin, car vient ensuite un murmure aux allures de confession. Là son palpitant s'emballe quelque peu tandis que son cerveau lui, organe rationnel, se demande s'il n'interprète pas mal les choses ou ne s'imagine pas ce qu'il voudrait entendre. Toujours est-il que les joues du doppler se colorent d'un rouge diaphane, à la manière d'un adolescent en proie à ses premiers émois. Ce qu'une part de lui trouve parfaitement ridicule, d'ailleurs. Faelan ronronnerait presque sous les caresses de son amant, comblé ou peu s'en faut, ceci dit le pan plus taquin de sa personnalité semble vouloir refaire surface avec une légère espièglerie.

- C'est malin, maintenant je vais me sentir coupable de ne pas passer toutes mes nuits avec toi. minaude-t-il avec un petit rictus farceur accroché au visage alors que dans le même temps ses bras viennent s'enrouler autour de la nuque d'Elijah. Freya me vienne en aide, je suis prisonnier d'un véritable monstre, y a-t-il quelqu'un pour me tirer de là ? Oh mais attends, je n'ai pas envie d'être sauvé, en fait. Le métamorphe pouffe doucement en appuyant doucement son nez contre celui du vampire, ses iris sombres pétillants d'une malice bon enfant qui détaillent les traits de son compagnon comme s'il les découvrait pour la première fois. Faelan a l'impression qu'il ne se lassera jamais de le contempler. Presque naturellement son front revient se poser contre celui d'Elijah, dans un désir instinctif d'être au plus près de lui. Si je pouvais, je me changerais en souris pour rester dans ta poche en permanence. Aussi ridicule que cette idée puisse paraître, il a trouvé important de la partager sur le moment. Ne serait-ce que pour signifier clairement qu'il ne se moquait pas de ce qu'il venait de lui dire, au contraire il comprenait le sentiment. Du moins le pense-t-il.
(c) DΛNDELION


And when I die just keep in mind I'll love you in another life
And I see you and you see me, Your eyes are like a raging sea. I know it's you, I know it's true, I gazed into them once in a dream. Oh my love come take my hand Like you did in my dreamland. You feel the immortality It's you and I until eternity.
Faelan d'An Skellig
We do what must be done.
Race Race : Doppler
Habite à Habite à : Novigrad
Couronnes Couronnes : 2310
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Jeu 3 Jan - 13:38
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sinking feeling and wretched shades. Il t’est difficile d’imaginer, maintenant, qu’il n’y avait pas si longtemps, ton aura était semblable au froid blanc qui menaçait ce monde. Une chaleur nouvelle reprend vie au contact de ton compagnon, un contact dont tu es ivre et dont l’addiction devient presque impossible à contenir. Chaque mouvement, chaque toucher ravive la chaleur sous ton épiderme, te fait renaître de la glace qui te consumait il y a peu. Le froid mortel que tu avais décimé dans la pièce à ton arrivée n’est plus qu’un vague souvenir, dispersé aux quatre vents pour ne laisser place qu’à la douce étincelle de chaleur qui brûle sous tes doigts, encore faible mais bel et bien présent. Et tu te rends bien compte qu’il n’y a que le polymorphe pour te redonner autant de vie en si peu de temps, il n’y a que lui pour réussir l’exploit de te sortir de tes torpeurs comme s’il avait toujours maîtrisé cet art. C’était peut-être vrai. Après tout, les dopplers ont cette faculté de polymorphisme mais elle ne s’arrête pas là, elle va jusqu’à comprendre les sentiments les plus profonds, les pensées les plus viscérales de l’être copié. C’était quelque chose qui te terrifiait. Qu’un jour, sous la colère ou pire, il arrive à rentrer dans ta tête et décèle tous les fragments brisés que tu cachais et gardais maladivement. Tu étais un homme brisé à bien des égards, mais ce lien que tu entretenais avec Faelan te donnait enfin le sentiment de ne pas être totalement disloqué, d’être entier. C’était peut-être pour cela que tu te rattachais tant à lui, que tu t’accrochais désespérément à lui comme s’il possédait toutes les solutions. Peut-être qu’il ne les possédait pas,  tu n’en savais rien, mais lors des quelques instants où il n’était question que de vous deux, il avait le contrôle le plus complet sur ta personne et à tes yeux, il détenait toutes les constellations qui te fascinaient tant et tu partirais probablement décrocher la lune pour un de ses sourires s’il te le demandait.

Voir sa peau diaphane se colorer de rouge à tes mots t’arrache un sourire amusé, presque satisfait ; et tu l’es, tu es satisfait de voir l’effet que tu peux avoir sur lui juste avec quelques mots qui résonnent toute la vérité que tu possèdes. Tu le laisses enrouler ses bras autour de ta nuque, laissant ton bras se délier de ses épaules pour l’attirer sur tes genoux, ton bras s’enroulant alors autour de ses hanches, tes doigts glissant sous les couches de vêtements pour se placer contre sa peau dont la chaleur contraste avec celle de ta main. Tu gardes tes yeux rivés sur son visage, observant chaque mouvement, chaque trait s’étirant et se déliant au fur et à mesure que les mots s’échappent de ses lèvres. Amusé, tu le deviens très vite, laissant un sourire et un rire silencieux s’envoler de tes propres lèvres, la main enfouie dans ses cheveux massant délicatement son crâne. Malgré l’amusement qui ressort des mots de ton amant, tu ne peux t’empêcher d’avoir peur de l’emprisonner véritablement, de l’empêcher de faire tout ce qu’il souhaite par ta simple présence. Mais tu essayes, tant bien que mal, de chasser cette simple pensée de ton esprit pour profiter de la légèreté qui égaye cette soirée qui avait commencée sur une aura bien différente. « Sans vouloir me vanter, je ne pense pas que tu sois le prisonnier le plus mal traité sur cette terre. » Tu rajoutes, un sourire sur les lèvres et l’humour dans le ton que tu emploies, jouant allègrement de la taquinerie de ton compagnon. Alors que son front revient contre le tien, ton bras se serre légèrement autour de ses hanches pour l’attirer un peu plus contre toi, tes doigts glissant inconsciemment contre sa peau. A ses mots, ton sourire s’étire maladroitement alors que tu penches à nouveau le visage pour happer ses lèvres des tiennes, lentement, avec douceur, t’y attardant suffisamment pour en profiter mais pas assez pour te plonger dans l’ivresse qu’elles t’inspirent. « Une souris, hm ? Tu ne penses pas qu’un serpent serait plus intéressant ? » Tu souffles avec un rire silencieux au coin des lèvres avant de placer un rapide baiser sur sa pommette, ta main quittant doucement ses cheveux pour se poser sur le creux de son cou, là où son épaule débute sa longue descente. « Tu pourrais être partout, pas seulement dans ma poche, et donc me suivre partout, tout le temps. Et comme la souris, tu resterais indétectable. » Et il ne serait pas une proie pour Asphodel. La souris étant, à tes souvenirs, le déjeuner le plus régulier du corbeau qui te servait de protecteur, de messager et d’animal de compagnie. Et tu n’osais guère l’avouer, mais tu aimais les serpents, ils étaient énigmatiques, espiègles et, d’une certaine façon, sensuels, ce qui étaient des caractéristiques que tu rapportais sans trop de mal à ton amant. Son caractère était parfois difficile à déchiffrer mais tu te plaisais à découvrir chaque nouvelle parcelle de sa personnalité qu’il te laissait voir. « Cela dit, tu t’ennuierais à force, non ? On ne peut pas dire que j’ai la vie la plus comblée d’aventures, contrairement à ce que tu fais de tes journées. » Tu rajoutas, laissant ton pouce caresser en douceur la peau de son cou, tes iris toujours portées sur les siennes. Tu profitais de la tendresse de la peau de ton amant ; une peau laiteuse, douce comme le coton, contrastant terriblement avec la peau ensoleillée qui était la tienne.
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Jeu 3 Jan - 14:25
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sinking feeling and wretched shades
Elijah & Faelan

« You are not weak just because your heart feels so heavy. You must learn to let go. Release the stress. You were never in control anyway. »
Dès le premier instant où son regard a croisé celui d'Elijah, il y a quelque chose en lui qui s'est comme éveillé. Sa curiosité, bien sûr, mais aussi autre chose. Une sorte d'instinct qui l'a poussé à repousser des limites qu'il n'osait auparavant même pas approcher. Quelque chose qui a, pour la première fois fois de son existence, pris le pas sur la prudence et la raison. Combien de fois est-il rentré à sa chambre en réalisant qu'il poussait sans doute la témérité trop loin, qu'il exagérait, que ça finirait par mal tourner ? Combien de fois s'est-il inquiété de ne pas se sentir plus concerné que cela par la nature de vampire de l'homme qu'il s'entêtait à vouloir découvrir en dépit du bon sens ? Beaucoup trop.

Et pourtant le voilà, assis à califourchon sur les jambes d'une créature au bas mot trois fois plus âgée que lui, certainement capable de le briser en deux mieux qu'une brindille d'un seul geste, à taquiner innocemment sans crainte aucune. Elijah n'a jamais fait peur au doppler. On pourrait le traiter d'inconscient, sans doute, mais c'est la vérité. Même lorsqu'il est arrivé de le surprendre dans ses plus mauvaises passes, il n'a pas eu peur. En revanche il craignait les conséquences de ces épisodes néfastes pour le vampire, ça oui. Sa propre vie ? Peu importe. Ce n'est jamais qu'un petit polymorphe comme il en existe quantité d'autres. A sa connaissance personne n'a jamais remarqué ses disparitions, pourquoi est-ce que ce serait différent à présent.
Faelan est parcouru d'un frisson quand la main encore fraîche de son amant se pose contre sa peau, mais il est loin de protester. Ce contraste lui a toujours paru assez plaisant, d'une certaine façon. Une part de lui aime sentir son compagnon se réchauffer progressivement à son contact, une petite satisfaction de plus qu'il s'octroie assez égoïstement. Non, effectivement il n'est pas le plus à plaindre des captifs, et s'il le sait il n'en dit rien, persuadé que Elijah le comprendra sans qu'il ait besoin de mots pour cela. Si sur certains points la communication est encore difficile entre eux, il y en a d'autres où elle coule de source, assez étrangement. C'est un léger grognement frustré qui s'évade d'entre ses lèvres quand leur baiser tourne court, néanmoins vite suivi d'un infime rire.

- Un serpent serait bien aussi, c'est vrai. Une souris c'est mignon, mais un serpent c'est vraiment beau. Je pourrais me lover autour de ton cou pour voir ce qu'il se passe autour, ou bien je pourrais descendre m'installer quelque part contre ton ventre, bien au chaud quand il ferait trop froid pour mes écailles. Tout en ronronnant ces paroles à quelques infimes millimètres des lèvres du vampire, du bout des doigts Faelan esquisse le chemin qu'il vient de décrire pour poser sa paume contre la peau hâlée de son ventre qu'il adore parcourir et cajoler à la moindre occasion. Tu sais bien que je suis capable de m'amuser d'un rien. Et puis de toute façon, ma vie n'est pas franchement palpitante non plus. La plupart des gens préfèrent embaucher un sorceleur pour les tâches vraiment intéressantes, c'est plus cher mais ils sont plus rassurés, je crois... Tss. Balayant cette contrariété comme d'un revers de la main, le doppler retrouve rapidement son humeur enjouée. M'ennuyer ce serait pas cher payé pour rester avec toi, au fond. Surtout si ça me permet de te coller à la peau au sens premier du terme. La main qui jusque là se trouvait sur le ventre d'Elijah vient se poser sur sa consoeur nichée entre le cou et l'épaule du polymorphe, qu'elle saisit pour que Faelan puisse venir déposer un baiser à l'intérieur du poignet. Puis ses doigts repartent caresser la nuque du vampire tandis que ses lèvres effleurent délicatement les siennes, prenant un malin plaisir à faire durer cet instant de flottement délicieusement frustrant.
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Faelan d'An Skellig
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Jeu 3 Jan - 15:32
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sinking feeling and wretched shades. Quand tes yeux se posent sur le doppler, tu découvres une infinité de constellations dans ces yeux et une peau marquée par le temps, chaque marques que tu rêves de faire disparaître de tes baisers. Tu sais que depuis qu’il a brisé tes barrières les plus infimes, une adoration est née en toi pour cet homme aux facultés multiples, des facultés qui te fascinent au-delà de raison, une infime partie de ton être étant curieux de découvrir la totalité de son potentiel. Tu te demandes toujours, en le regardant, ce qu’il trouve chez toi, toi l’être dont la peau est marquée des quelques morts que tu subis, des coups et tortures assénées par le temps et par les hôtes chez qui tu résides. Chaque cicatrices marquant ta peau halée par des stries blanchâtres et reflétant un morceau de ton passé que tu traines comme des chaînes à tes poignets et qui, pendant longtemps, t’ont empêchées d’avancer de ton propre chef. Tu es un vampire, une créature que l’on dénigre à tort, que l’on craint à raison mais pas une créature qu’il est dit d’apprécier et pour qui la douceur est méritée. Tu ne peux t’empêcher de te demander ce que cet homme, ton amant, a pu voir en toi autrement qu’un combattant curieux aux démarches peu conventionnelles, ce qui l’a poussé à rejoindre ton lit à de nombreuses reprises et à t’offrir une douceur et une tendresse que jamais tu n’avais pu imaginer être à ton égard. Quand il devrait te craindre, il te tend une main dans l’espoir que tu l’as saisisses, et quand il devrait te détester pour ce que tu es, pour tout ce que tu représentes, notamment une menace, il t’offre l’affection que tu pensais réserver aux humains. Et pourtant, tu as eu de nombreux partenaires dans ta vie, qu’ils soient humains ou non, qu’ils soient féminins ou masculins mais il n’y avait pas quelque chose d’aussi fort qu’avec Faelan. C’était une nuit, peut-être plus, quelques mots, quelques conversations banales et un éphémère sentiment de satisfaction et cela s’arrêtait là. Tu t’es rarement autorisé à ouvrir ton cœur ainsi, à le laisser nu et vulnérable auprès d’autrui, trouvant l’action beaucoup dangereuse. Pourtant, plus tu regardes le polymorphe sur tes genoux, plus tu sens que s’il fallait lui offrir un cœur pour que sa vie soit épargnée, tu le ferais. Qu’est-ce que ta vie valait contre celle encore fraîche et jeune de ton amant ? Pas grand-chose. Tu étais le méchant des contes, le monstre que l’on exhibait comme une pièce phare de collection avant de lui trancher la gorge pour la foule. Mais le polymorphe ? Il avait tant à offrir, tant à découvrir et tu pouvais aisément deviner que sa vie avait plus de valeur que la tienne, surtout après autant de siècles de vie. Tu avais chevauché dans les forêts d’Angren, parcourus les déserts Nilfgaardien, toiser les hautes tours de Vengerberg et découvert les ruines de Cintra en temps de guerre, dormi dans les champs fleuris de Nazair ou encore baigné ton esprit dans les chutes d’Ard Carraigh. Il te restait à découvrir, mais tu estimais avoir assez vu pour dédicacer ta vie à celle d’un autre si le choix était à faire. Ainsi, quand tu le regardais, ses yeux dévoilant des constellations par ses nuances et profondément marqués par une affection que tu devinais de plus en plus et qui te rendait vulnérable, tu savais que si c’était sa vie contre la tienne, ton choix ne serait pas difficile.

C’était peut-être ce sentiment de loyauté et de dévotion qui te poussait à l’avoir au plus près de toi en tout temps, le garder pour toi jalousement. Mais tu n’en ferrais rien. L’homme qui possédait ton affection et ta loyauté ne méritait pas que tu l’enchaînes à ta personne et pourtant, tu le gardais contre toi quand vous n’étiez que vous deux, dans une rêverie qui n’appartenaient qu’à vous, du moins, à tes yeux. Il n’y avait pas forcément besoin de mots pour que tu le comprennes, les phrases étaient parfois inutiles, le contact suffisant à ce que la communication se fasse naturellement, comme innée, comme si la Destinée avait choisie de vous réunir et de faire en sorte que les mauvais jugements soient assez peu nombreux. Comme si la Destinée avait son poids là-dedans, et pourtant, tu n’y croyais pas. La Destinée t’avait suffisamment brisé pour que tu puisses croire encore en son existence. Et pourtant. Tu avais l’impression d’avoir tort en n’y croyant pas, surtout quand tu observais le polymorphe, quand chacun des mouvements qu’il faisait en ta direction ou lorsque chaque mot t’était dédié, cela rallumait une flamme si vive en toi qu’il en était difficile de l’ignorer. Un léger grognement, le souffle court, répond à celui abandonné par Faelan un peu avant, sa main contre ton ventre, les muscles se tendant très légèrement tandis que tu apprécies plus que raison la chaleur de son épiderme contre le tien. « Et tu serais mortel. Personne n’oserait te toucher, car les serpents sont craints et savent se défendre par leurs propres méthodes tout en étant des créatures particulièrement belles et enchanteresses. C’est une belle combinaison à mon sens. » Tu murmures, la voix rauque et chaude, clairement touchée par les caresses portées par ton amant, bien que plus que raison. Peut-être que ses quelques jours sans ton amant et son touché t’ont plus atteins que tu n’oses l’admettre, ta peau réclamant la sienne instinctivement. Tes lèvres s’éloignent des siennes, les effleurant lentement tandis qu’elles se rapprochent de son oreille, ton souffle devenu tiède se posant contre la peau recouvrant la structure de son oreille. Tu balayes ses paroles ennuyées comme il le fait, pour retrouver aisément la taquinerie et l’amusement de votre échange, tout en sachant que cette discussion reviendrait fatalement à un moment comme un autre, que tu l’inaugures ou non. « Je peux penser à quelques idées pour t’amuser, notamment pour les riches nobles qui viennent chercher leurs babioles antiques mais bien d’autres petites choses qui ne regarderaient que nous. » Tu souffles avant de reculer légèrement ton visage, plongeant tes iris dans les siennes. Le vert émeraude de ton œil ayant retrouvé toute sa luminosité et toute son essence, comme il en est de même pour le bleu de ton second œil, brillant par la taquinerie et l’amusement. Ton souffle se coupe à ses paroles, un frisson parcourant ta peau lorsque les lèvres de ton amant se posent sur l’intérieur de ton poignet où la peau est fine et marquée par le soleil. Lorsqu’il revient vers toi, ses lèvres si proche des tiennes, tu ne résistes que peu à la tentation. Tes lèvres fondent sur les siennes avec plus d’intensité que les précédents baisers, sans pour autant submerger ton amant de ton affection. Ta main quitte la hanche de ton amant pour rejoindre le milieu de son dos, tes doigts glissant contre la peau opaline contre laquelle elle se trouve tandis que ta langue glisse légèrement contre ses lèvres avant que tu ne t’éloignes, un sourire amusé et taquin sur les lèvres. Cette même langue qui passe délicatement contre tes propres lèvres entrouvertes, puis contre tes crocs légèrement visibles. « Ce n’est pas quelque chose contre quoi j’ai à redire d’autant plus que ta présence est agréable, mais je ne prendrais pas le risque que tu t’ennuies. » Tu ajoutes, la voix mielleuse, un sourire aux lèvres, avouant à demi-mots que tu refuserais qu’il soit collé à toi si cela voulait signifier prisonnier de ton emprise et incapable de faire ce qui lui plaît. Tu ne veux pas que Faelan soit ton prisonnier, en aucun cas, tu ne veux pas l’emprisonner dans une demeure austère avec l’impossibilité de se développer et de s’amuser. Ton affection va jusqu’à le laisser partir si c’est mieux pour lui, quitte à te briser dans le processus.
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Jeu 3 Jan - 16:25
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