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sinking feeling and wretched shades ; ft. Faelan. (+18)
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sinking feeling and wretched shades. Le calme après la tempête, le repos après le tumulte, l’ataraxie après la passion des émotions. Tout ton corps ressent ce nouvel équilibre, le nouveau balancement des forces qui s’exerce entre les murs de ta conscience. Une lame de fond qui s’écrase contre tes parois, pousse tes limites au-delà de leur place originelle, ouvre ton esprit à l’avalanche d’émotions plus douces et tendres qui s’installent. C’était comme si ton corps avait toujours quémandé ce moment pour pouvoir enfin s’ouvrir, pouvoir enfin guérir de certaines des plaies encore ouvertes. Pour la première fois depuis longtemps, tu te sens léger, sans la pression de tes souvenirs délavés, et tout ce que tu réclames, c’est de continuer d’être proche de l’homme qui est encore sous ton corps lourd par une fatigue nouvelle. Tu ne sais pas si c’est les nuits blanches accumulées ou l’exaspération de ton travail combiné aux derniers évènements avec Faelan qui t’épuisent mais tu en doutes. Tu mets ta fatigue sur le compte de la passion écrasante et des émotions débordantes qui ont drainés une partie de tes forces, mais elles ne tarderont pas à revenir, comme toujours. Néanmoins, tu profites de ces moments pour chasser tes peurs, profité juste de la quiétude qui vous entoure. Chasser cette peur où tu ne seras plus suffisant pour le polymorphe, où ton caractère intempestif mettra le feu aux poudres, où une violence éclatera et sera de trop, où rien de ce que tu pourras dire n’arracheras un sourire au doppler. Des peurs viscérales qui se glissent sous ta peau comme une maladie mais que tu chasses en embrassant ce même homme pour qui tu offres tout, qui est la seconde moitié de ton âme à n’en pas douter, celle que tu cherchais sans le savoir. L’anamnèse de ta vie ne te poussera pas à t’en éloigner, au contraire, tu apprendras de tes erreurs pour être meilleur en sa présence, sans nul doute possible.

Tu te complais néanmoins à te demander si la Destinée si criée et décriée est derrière tout ça. Toi qui croyais en ce phénomène surnaturel dans un temps ancien, et qui n’en croit rien aujourd’hui vient à questionner cette entité en sachant pertinemment qu’aucune réponse ne te sera offerte. Mais tu aimerais savoir si tous les chemins, tous les obstacles, toutes les morts que tu as affronté étaient pour que tu le trouves lui, lors d’un combat de rue dans les ruelles poisseuses de Novigrad, quand tes phalanges étaient gorgées de sang, que les tâches s’accumulaient sur tes vêtements et que tes yeux trouvent les siens pour la première fois ? Drôle de cheminement pour trouver une moitié de soi-même dans quelqu’un d’autre. Déjà que la rencontre que tu avais Faelan était peu conventionnelle, mais si tu t’imaginais à rajouter la Destinée à ce joyeux bordel, tu ne savais plus vraiment ce que cela allait donner. Devais-tu y croire à nouveau pour t’assurer qu’il resterait à tes côtés sans jamais te lasser de ton esprit cryptique ? Tant de questions qui demeuraient sans réponses, et tu te souvenais pourquoi tu avais arrêté de croire en la Destinée. Chaque fois qu’elle se retrouvait mêlée à ta vie d’une manière ou d’une autre, tes réponses étaient inexistantes. Cela dit, tu chasses ces pensées cryptiques, les gardant pour une autre fois, peut-être pour une rencontre avec un mage, et te concentre sur la pression des mains de ton amant contre tes joues, une pression des plus agréables contre ta peau encore chaude. Tes taches de rousseur ressortant doucement contre le rouge de tes joues.

Un rire mutin s’échappe de tes lèvres à ses paroles alors que ton dos touche à nouveau la couverture, tes mains trouvant rapidement les hanches de ton amant, tes pouces caressant la peau fine qui s’y trouve. « On pourrait. » Tu soupires, amusé, tandis que ces lèvres tracent des baisers sur la marque qu’il ta déposé. Tes mains remontent doucement, l’une se logeant au centre de son dos tandis que la semaine vient cajoler ses cheveux avec une douceur et une lenteur qui lui dédiés. A son excuse, tu fronces doucement les sourcils, la main qui était dans ses cheveux venant se reposer contre sa joue tendrement, tes yeux le fixant avec cette même admiration habituelle. « Pas d’excuses Faelan, tu sais que j’aime ça. » Tu réponds, la voix presque mielleuse. Tu aimes qu’il te marque comme sa propriété et que chacune de ses empreintes soient visibles uniquement pour toi ou pour tous ceux que tu allais rencontrés dans les jours à venir. Il y avait un certain gonflement d’ego à être marqué de la sorte, à être approprié comme tu l’étais pas Faelan ; et là où tu refusais ces démarcations d'affection il y a quelques siècles, tu courrais après maintenant, appréciant le réconfort de ces marques. La mention du bain te fait doucement sourire, tu ne serais pas contre non plus mais tu sentais que ton compagnon n’avait ni l’envie de s’en occuper ni l’envie que quiconque vienne s’en occuper pour eux et perce la bulle dans laquelle vous étiez plongez. Tu réfléchissais, ta main ayant retrouvée sa place dans la crinière du polymorphe, te demandant s’il ne te restait pas quelques potions d’eau chaude vendues par le mage ophiri que tu avais rencontré il n’y a pas si longtemps. Tu n’as cependant pas le temps de lui faire part de cette option puisque son nez se retrouve contre le tien et ton cœur se gonfle d’adoration à ses mots tandis que ses lèvres glissent le long de ta gorge. Même si tu aurais adoré te laisser aller à ses soins, une part plus taquine de ton être ne peut rester en place plus longtemps. Tu inverses à nouveau vos positions de façon à ce que tu te retrouves à califourchon sur ses cuisses tandis que son dos est contre le matelas. Tu te penches pour déposer une série de baisers sur son estomac, remontant jusqu’à son visage où tu poses doucement tes lèvres contre les siennes, une de tes mains attrapant une des siennes pour entremêler vos doigts. « On pourrait faire les trois. » Tu souffles contre ses lèvres, ta langue venant en dessiner les contours avant que tu ne descendes le long de sa mâchoire, soufflant à nouveau. « J’ai quelques potions pour le bain qu’Asphodel peut m’amener, ce qui exclut un travail acharné pour de l’eau chaude ou l’invitation de quiconque ici si ce n’est mon corbeau. » Tu stoppes doucement tes soins contre sa peau pour venir coller ta joue à la sienne, ton corps réclamant juste la douceur d’une étreinte entre les bras de celui qui comptait le plus pour toi à ce jour. « Et si on déplace le bain sur la petite terrasse, on peut regarder les étoiles en même temps et se cajoler dans la même mesure. » Tu relèves doucement la tête pour plonger tes iris dans les siennes, un petit sourire sur les lèvres tandis que ta proposition est faite, ta main libre se logeant à nouveau dans les mèches sombres qui composent la crinière de ta moitié, tes doigts s’enroulant autour de certaines mèches comme s’il s’agissait d’un ruban fragile.
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Oh, I love to watch your body lie, makes me feel better, makes me satisfied. And oh oh, you could bring it back, who wouldn't want it when he looks like that? Oh oh, I want you to stay and if I try my hardest, would you look my way? Are you gonna hurt? are you gonna burn ? Gonna answer me? Let me take your heart, Love you in the dark,

no one has to see

ANAPHORE
Elijah Nyx Caedreach
The Crow : right hand of secret lust
Race Race : Vampire Supérieur
Habite à Habite à : Novigrad.
Couronnes Couronnes : 7742
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Sam 5 Jan - 11:35
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sinking feeling and wretched shades
Elijah & Faelan

« You are not weak just because your heart feels so heavy. You must learn to let go. Release the stress. You were never in control anyway. »
Il serait si facile d'aller arracher les réponses qui lui manquent de lui-même. Faelan pourrait, même à l'insu de son compagnon, emprunter son apparence juste le temps de découvrir ce qu'il se trame dans les méandres de l'esprit du vampire, et sûrement même comprendre. Car lorsqu'on est doppler, il ne s'agit pas seulement de reproduire à l'identique le corps d'une personne, non non. On se retrouve avec le même esprit, avec l'âme de cet être, et ses pensées deviennent les nôtres. Ce n'est pas toujours facile à assumer. Certaines rumeurs courent parmi les siens, chuchotant d'un ton craintif qu'il serait déjà arrivé que des changeurs soient devenus fous après avoir passé trop de temps dans la peau de créatures peu recommandables... Bien qu'il refusera de l'admettre à haute voix et devant témoin, Faelan a toujours eu peur d'imiter un autre humanoïde justement à cause de cette capacité-là. Il lui a fallu du temps pour apprivoiser la psyché de l'elfe dont il a pris le corps, mais même plusieurs années plus tard, il lui arrive encore parfois de se demander si certaines de ses réflexions ou réactions ne sont pas celles de cet étranger plutôt que les siennes. Sans doute y a-t-il un peu des deux, et quelque part l'âme de l'elfe s'est mêlée à la sienne... Le polymorphe n'en sait rien, au final.
Alors oui, ce serait si facile de connaître le fin mot de l'histoire... Mais ce serait aussi un comportement terriblement odieux de sa part. A ses yeux ce serait presque comme violer l'intimité d'Elijah, piétiner la confiance qu'il a placée en lui, et cela jamais il ne pourrait s'y résoudre. Si un jour il doit finalement connaître le détail des ombres qui hantent son amant, alors c'est parce qu'il aura décidé de le lui dire. Et peut-être qu'à ce moment-là, lui aussi accepterait d'enfin se livrer sur ses propres blessures... S'il ne l'a pas fait avant.

Loin de ces pensées préoccupantes, c'est un léger rire qui passe les lèvres de Faelan alors qu'il se retrouve une nouvelle fois sur le dos. Ses mains en profite pour passer le long des côtes du vampire jusqu'à atterrir sur les hanches, puis vice-versa. Jamais il ne se lasserait de le couvrir de tendresses de ce genre. L'une de ses mains est ceci dit rapidement réquisitionnée par celle d'Elijah. Loin de s'en plaindre -tout comme il est à des lieues de se plaindre des baisers qui fleurissent contre la peau de son ventre- leurs doigts se mêlent et il serre doucement cette paume contre la sienne. Lui qui n'avait jamais connu ce genre d'attentions auparavant et qui pensait pouvoir vivre sans se rend compte aujourd'hui qu'en vérité il en mourait d'envie sans même le savoir. C'est toute l'affection qui lui a tant manqué au cours de sa vie.Un sourire s'épanouit sur le visage du doppler aux paroles de son amant tandis qu'il sent son coeur s'envelopper d'une douce chaleur.

- Tu es l'homme parfait, ma parole. Les prunelles ancrées dans les siennes, ronronnant pratiquement de sentir cette main délicate dans ses cheveux, il relève la tête juste assez pour venir déposer un baiser sur sa joue puis un sur ses lèvres. Franchement c'est très tentant, mais tu n'as pas peur qu'on nous voit ? Les rues sont rarement vides, même au milieu de la nuit, et surtout pas dans les parages. Le Caméléon est toujours en pleine effervescence, et crois-moi ça attire parfois de drôles d'oiseaux. Un nouveau rire lui échappe alors qu'il se remémore certaines personnes croisées sur le chemin du retour, ou au contraire lorsqu'il quittait l'auberge bien après le coucher du soleil.
(c) DΛNDELION


And when I die just keep in mind I'll love you in another life
And I see you and you see me, Your eyes are like a raging sea. I know it's you, I know it's true, I gazed into them once in a dream. Oh my love come take my hand Like you did in my dreamland. You feel the immortality It's you and I until eternity.
Faelan d'An Skellig
We do what must be done.
Race Race : Doppler
Habite à Habite à : Novigrad
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Lun 7 Jan - 14:54
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sinking feeling and wretched shades. La monstruosité ; un terme que tu connaissais en long, en large et en travers à force de l’avoir entendu entre les ruelles sombres. La définition du terme était presque changeante selon la personne qui décidait de l’employer mais tout revenait à cette même notion que la monstruosité faisait peur, était crainte. Les gens craignaient les humains à l’apparence monstrueuse, à la gueule cassée et aux membres décomposés de la même manière qu’ils craignaient les monstres dans leur apparence originelle. Ces mêmes personnalités qui parfois, confiaient leur vie dans les mains de ces monstres, déguisés comme tu pouvais l’être. La monstruosité, si elle se voyait par le physique, se trouvait également dans les esprits, chose qui était parfois plus difficile à déceler par le temps qu’il fallait user pour en décomposer les rouages. Il était facile de se camoufler sous des visages charmants et d’être un parfait bâtard lorsque la nuit tombait, comme le montrait si facilement les barons de la pègre Novigradienne. Tu n’en étais pas exempt. Tu ne te considérais pas comme monstrueux à proprement parlé, tu l’étais par ton essence mais ton esprit était juste morcelé par les blessures mais tu savais que ton physique, aussi avantageux soit-il, provoquait la crainte malgré tout. Combien de fois t’était-il arrivé de te balader en ville, dans ton propre quartier, avec une capuche sur la tête et entendre les bonnes gens murmurer au sujet de l’homme aux iris différents, celui dont les tatouages étaient aussi cryptiques que sa demeure, et celui dont la peau halée rappelait les rares ophiris pour qui le dédain était présent. Tu te souvenais, également, d’un soir où tu avais ouvert ta porte à doppler en manque de Fisstech sous son apparence d’emprunt, complètement en manque. Tu avais refusé de lui donner sa dose lorsqu’il t’avait annoncé ne pas avoir d’argent et cet idiot, sans savoir qui tu étais et ce que tu étais, avait essayé de prendre ton apparence, humaine seulement. Mais c’était déjà trop, s’approprier ton apparence était une chose facile à faire, mais réussir à surmonter les pensées qui bouillonnaient de façon trop présente dans ton crâne en était une autre. Il n’avait pas tenu plus de quelques minutes, quand les pensées affluaient de plus en plus. Tu t’étais vu ton propre reflet souffrir de ce que tu trainais depuis des années sans fléchir plus quelques fois par mois. Tu lui avais donné sa dose et claqué ta porte à son nez. Ta crainte vis-à-vis des autres s’était renforcée et tu te demandais encore pourquoi aujourd’hui, tu ne l’avais pas tué. Alors quand tu rencontras Faelan, appris pour son polymorphisme, bien évidemment que la crainte était revenue. Mais pas pour les mêmes raisons. Quand tu craignais de voir ton reflet avec ce client désemparé, tu avais peur que Faelan change son regard sur toi s’il prenait en sa possession tes souvenirs et tes réflexions à peine plus joyeuses que l’étaient ton fonds de commerce. Tu voulais lui en parler en tes termes, de tout, que ce soit de ton trafic ou de ton métier pour Francis Bedlam jusqu’à des pérégrinations dans ce monde à la mort de ton frère, infligée par ta main. Pas seulement pour le désir qu’il se confie à toi dans la suite, non, s’il fallait du temps à ton amant, ce n’était probablement pas pour rien et tu respectais ça. Non. Si tu devais à avouer toute la monstruosité de ton existence, ce serait autant pour te libérer mais aussi pour ne rien cacher, comme une preuve d’amour inextricable et immuable, celle que ta confiance lui était acquise par tous les moyens existants en ta possession.

Néanmoins, l’heure n’était pas à la confession. Tu ne t’en sentais pas le cœur, bien que ce dernier soit au bord de tes lèvres, et tu préférais profiter de la présence si réconfortante de ton amant dans tes bras, sa paume contre la tienne dans une étreinte des plus intimistes. Tu penches doucement la tête sur le côté à ses mots, laissant ton pouce caresser la paume de ton compagnon dans un geste purement instinctif teintée d’une douceur que tu ne pensais pas posséder jusqu’à ce jour. Tu fermes doucement les yeux au contact de ses lèvres sur ta joue puis sur tes lèvres, répondant très légèrement au baiser fugace qu’il t’offre. Tu décides cependant de ne pas répondre à sa première remarque, sachant très bien que le débat serait stérile et il le sait aussi bien que toi. « Tu n’as pas tort. Seulement, si on laisse le bain à l’entrée de la terrasse, ça nous abritera du regard des curieux et les étoiles seront à notre disposition. » Tu souris doucement, venant déposer un nouveau baiser contre ses lèvres, un peu plus appuyé cette fois, profitant allègrement de la chaleur et de la douceur qui s’en échappaient et dont tu ne pouvais probablement plus te lasser. « Mais si tu préfères qu’on reste là, ça me va aussi. Tant que tu es là, tout me va, de toute façon. » Tu souffles, un sourire amusé sur les lèvres alors que tu te redresses légèrement pour t’appuyer sur ton coude et ainsi, déposer plus facilement une petite série de baisers aussi éphémères que les papillons le long de son torse, plus taquin qu’autre chose. Tu finis par relever la tête pour ancrer tes deux iris dissonants dans les siens, ce même sourire amusé sur les lèvres tandis que ta main serre un peu plus la sienne. « Alors dis-moi tout, que veux-tu mon cher polymorphe ? » Qu’importe sa demande, tu obéirais, au doigt et à l’œil, ton esprit étant complètement à la merci de ses désirs que des tiens.
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Lun 7 Jan - 15:40
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sinking feeling and wretched shades
Elijah & Faelan

« You are not weak just because your heart feels so heavy. You must learn to let go. Release the stress. You were never in control anyway. »
Ses prunelles d'un ambre obscur profond plongées dans celles de sa moitié, Faelan oublie facilement à quel point le monde dans lequel ils vivent peut être idiot. Idiot et intolérant. La texture unique de l'épiderme du vampire sous ses doigts suffit à effacer ces personnes si promptes à juger leurs pairs, et ce à tout bout de chant et sur le moindre infime détail. Là, tout contre Elijah, sous la caresse de ses mains et de ses lèvres, confortablement lové contre lui avec un profond sentiment de satisfaction frôlant la béatitude, le doppler peut se permettre de baisser la garde et de ne plus se soucier de l'extérieur.
Le principal souci ? Les autres ne cessent pas d'exister pour autant. C'est cette triste réalité qui se rappelle à son bon souvenir quand son amant lui propose ce bain de minuit improvisé avec les moyens du bord. Est-ce qu'il en a envie ? Evidemment, même au risque d'attraper froid et de se retrouver à cracher ses poumons dans une semaine ou deux. Même dans ce cas-là, il ne regretterait rien, ça vaudrait totalement le coup. Non, ce n'est pas qu'il n'en a pas envie, c'est surtout que le regard du reste de la population l'incommode. Faelan est déjà regardé comme une bête curieuse, sa nature de changeur n'est pas un mystère pour quiconque en a déjà entendu parler. Depuis que les illuminés du Feu Eternel se sont calmés, il ne s'est après tout pas fait prier pour corriger les personnes qui faisaient erreur sur sa race. Enfin seulement quand il n'avait pas intérêt à laisser ses interlocuteurs dans l'ignorance ; c'est très drôle de parier avec un camarade de beuverie d'un soir qu'une poule peut très bien traverser toute une table à cloche-pied avant de le lui prouver, même si c'est vrai qu'on a vu plus glorieux comme métamorphose mais cela reste amusant. Ceci dit, parfois une certaine fatigue se saisit de lui quand il reçoit trop d'insultes ou de regards dédaigneux dans un court laps de temps. Aussi assuré soit-il, il ne peut pas assumer ce poids en permanence comme si de rien n'était.
Alors ajouter à cela une relation avec un autre homme ? Freya lui vienne en aide, il voyait déjà le tableau d'ici. Les gens peuvent d'être une stupidité affligeante... Et même dangereuses, parfois. Un fait qu'il a pu constater plusieurs fois au cours de sa carrière de mercenaire (pourtant pas si longue que cela), et notamment un jour où un type à l'allure de fouine vicieuse proposait de l'engager pour qu'il aille tabasser un malheureux pour la seule raison qu'il l'avait surpris à se rouler dans le foin avec son fils. Non seulement Faelan a envoyé le bougre se faire foutre (en moins poli) mais en plus il a été avertir la victime désignée de ce qui lui pendait au nez, et a même fini par assurer sa protection durant la semaine qui a suivi contre espèces sonnantes et trébuchantes (mais à un prix d'ami).

Et encore... Au fond, sa réputation lui importe assez peu. Le polymorphe ne sera jamais la coqueluche de Novigrad, il le sait. Pas plus que ne le sera Elijah, mais là où se trouve leur différence est qu'il a bien plus besoin que lui de conserver les apparences. Dans le domaine du commerce, c'est essentiel. Enfin, c'est ce qu'il a cru comprendre, en tout cas. Alors si jamais on se mettait à lui tourner le dos à cause de leur relation... Faelan s'en sentirait très certainement coupable. Voilà pourquoi il préfère ne pas tenter le diable, même si c'est une idée définitivement séduisante qui lui est proposée.
Un léger soupir lui échappe, un sourire ourlant malgré tout ses lèvres tandis que le pouce du doppler caresse la tempe de son compagnon. Il lui rend le baiser, plus franc, avec plaisir en se faisant la réflexion qu'il ne peut décidément rien lui refuser. Comment est-ce qu'il le pourrait avec ce regard et ce sourire ? Impossible. Cette fois-ci c'est un petit rire qui passe le seuil de ses lèvres quand celles d'Elijah ponctuent son torse de baisers. La main libre du changeur vient placer contre la nuque du vampire, qu'elle caresse délicatement.

- Ce que je veux, hm... Tu as raison, on devrait être tranquille si on reste près de l'entrée. Prendre un bain à la belle étoile, blotti contre toi, c'est l'idéal non ? Appelle-le, ton oiseau. Sa main glisse pour s'arrêter sur la joue de son amant, et il se redresse pour cueillir un tendre baiser qu'il fait durer quelques instants. Puis il décale Elijah et se lève, allant ouvrir un tiroir dans le meuble situé à quelques pas du lit. Où est-ce que j'ai fichu ce truc encore... Ah, le voilà. Avec un infime sourire aux lèvres, il revient s'asseoir sur le matelas en croisant les jambes. Là, il lui tend un bijou. Une fine chaîne en or vieilli, sur lequel se trouve un pendentif du même métal où l'on a monté une fleur mauve si minuscule qu'elle doit faire la moitié d'un ongle de petit doigt, judicieusement préservée dans ce qui semble être une résine translucide. Un bel ouvrage d'orfévrerie, à n'en pas douter.

- L'un de mes employeurs m'a donné ça en guise de paiement. Il dit que ça vaut cher, mais comme je ne sais pas quoi en penser, je me suis dit que tu pourrais peut-être éclairer ma lanterne... Tout ce que je peux te dire, c'est que cette fleur pousse sur Skellige, dans les clairières des forêts en moyenne montagne. J'en croisais assez rarement, maintenant que j'y pense...
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Mar 8 Jan - 1:43
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sinking feeling and wretched shades. Vivre parmi les humains était quelque chose de difficile quand on ne l’était pas soit même, tu l’avais bien compris après des années de vie parmi eux. Quand ton réveil sonna, dans un lieu en ruine et sous la poussière du sable, tu ne le comprenais pas encore, à quel point la tâche allait être ardue. Aucun de ceux qui avaient été bousculés par les squames de la conjonction des sphères ne l’avait compris et le savait puisqu’aucun de ceux qui avaient été avalés par la malédiction n’était revenu. Apprendre à vivre avec des gens qui vous détestait par habitude et par ignorance se révélait être un défis, mais surtout une obligation. Porter les mêmes vêtements qu’eux, se fondre dans la foule, oublier jusqu’à sa forme la plus primale de vampire pour pouvoir vivre avec eux dans une harmonie presque complète. Il fallait tout faire comme eux car le moindre pas de travers vous attirait sur le bûcher en moins de quelques secondes. C’était difficile. Garder les apparences, les tenir et se tenir avec eux comme si vous étiez leur égal dans le sang. Tu avais décidé, alors, d’apprendre à les connaître et à les juger pour pouvoir te fondre dans la foule le plus facilement possible. Pendant des décennies, tu ne te faisais pas remarquer, te plongeant allègrement dans la discrétion la plus totale, allant parfois jusqu’à t’exiler dans des lieux où les humains ne mettaient pas les pieds pour quelques mois. Tu n’étais jamais revenu à ton lieu de naissance dans ce monde, comme s’il s’agissait du pic de douleur concernant ta condition. Un nouveau corps, un nouveau monde, un nouveau langage. C’était difficile, pour ne pas dire affreux à faire. Toute les villes que tu avais vu possédaient des coutumes différentes et jouer sur le fait que tu venais d’ailleurs aidait, ils pensaient que tu étais un étranger comme un autre, de passage, inoffensif alors les secrets de la cité et du pays t’étaient dévoilés autour d’une bière rance. Parfois, le monde tournait trop vite autour de tes yeux, et tu aurais aimé avoir le pouvoir des doyens que tu avais rencontré : figer le temps, figer les gens pour pouvoir seulement respirer. Novigrad s’était montrée différente, plus malléable sur certains points, plus intransigeante sur d’autre. Si pendant tes premières années, ta nature devait rester un secret pour tous de peur que tu ne finisses à nouveau sur le bûcher, elle restait une ville où il faisait bon vivre. Les gens ne se questionnaient pas quand tu leur ressemblais, et tu pouvais mener ta barque, rouler ta bosse correctement et sans la crainte de voir se pointer des chasseurs de sorcière à ta porte, bien que cela soit arrivé, mais pas pour toi.

Néanmoins, tu avais bien compris que si Beauclair démontrait bien des libertés, les mêmes ne s’appliquaient pas à Novigrad. La différence était incomprise dans la ville qui se voulait libre ; le choix d’aimer et d’être avec qui l’on voulait était l’un deux. Si aimer un homme quand on en était un était permis dans l’intimité d’une chambre ou d’un bordel, ça l’était plus difficilement dans les rues où le crachas se révélait être la marque la plus acceptée d’une politesse. Mais ton influence était suffisante pour que tu n’aies pas à t’inquiéter fatalement d’un bain nocturne sur une terrasse. Les gens auraient toujours besoin de Fisstech tant que la tristesse ferait partie de ce monde. Néanmoins, tu comprenais les inquiétudes de ton amant ; les gens parlent et pour peu, ils t’anéantissent dans des mensonges qui ne sont pas les tiens et tu ne voulais pas ça pour ton amant, aucunement. Toi ? Si ton commerce venait à s’écouler comme un château de cartes, tu avais toujours ton travail auprès du Roi des Mendiants, et les gens réclameraient toujours leur dose, et au pire des cas, tu changerais. Tu te trouverais autre chose à faire, comme tu l’avais toujours fais. Tu ne t’étais jamais véritablement laissé être entravé par les us et coutumes humaines et leurs mœurs parfois trop strictes à tes yeux. Mais l’inquiétude n’était pas présente sans raison, tu le savais bien et tu comprenais que ta proposition soit rejetée par ton amant. Néanmoins, tes lèvres s’ourlent d’un sourire quand il accepte finalement cette dernière ébauche d’une requête, celle où l’intimité de la chambre sera toujours présente tout en ayant cette possibilité douce de pouvoir observer les astres lunaires. Tu lui souris, avec un sourire qui se veut empli de tendresse et d’une luminosité qui t’est rare et qui n’est destinée qu’à lui et lui seul. Personne d’autre que lui ne te verra porter de tels sourires, à l’exception près de ta petite sœur. « C’est l’idéal. » Tu réponds, reflétant ses mots tandis qu’il se lève pour rejoindre son tiroir. Tu ne bouges qu’à peine, te redressant juste pour t’asseoir en tailleur, l’observant avant qu’il ne revienne avec un bijou. Tu arques un sourcil, penchant ta tête sur le côté alors qu’il te tend le bijou, que tu prends curieusement entre tes doigts. Tu écoutes ses mots avec intérêt, tes yeux dissonants te quittant par l’orfèvrerie que tu tiens entre tes doigts halés. Tu hoches doucement la tête avant de lever ta main, tenant le bout de la chaîne par l’extrémité de ton doigt, le pendentif tombant ainsi à hauteur de ton tatouage sur ton avant-bras. Ton autre main glisse sur la surface du dit pendentif, avant de retourner le bijou pour y trouver une marque quelconque d’un artiste ou d’un atelier. Rien. « Je suis loin d’être spécialisé dans la bijouterie mais cet objet semble effectivement valoir cher. Rien que le matériau utilisé est riche, luxueux. Et si la fleur qui est encastrée vient de Skellige, l’objet doit avoir été fait là-bas et one ne peut pas dire que l’or soit un matériau des plus usuels. Je pense que même si il a une valeur marchande qui peut être très bonne, pas forcément ici à Novigrad ou à Skellige, peut-être à Beauclair ou Nilfgaard vu leur adoration pour l’or, la valeur la plus importante de ce bijou doit être sentimentale. » Tu souffles doucement avant de rabaisser ta main, laissant le pendentif au creux de ta paume tandis que la chaine se glisse entre tes doigts. « Avec une restauration de la chaîne, tu devrais en tirer un bon prix. Mais si tu peux croiser ou avoir un contact avec un druide des îles pour en savoir plus sur cette fleur, cela fera largement grimper son prix, surtout si elle est rare et qu’elle possède une symbolique particulière. En espérant que ce ne soit pas une malédiction, même si les insulaires préfèrent d’autres matériaux pour ça mais… Je pense que oui, rien que pour le matériau et la richesse de l’orfèvrerie, cet objet doit valoir une petite fortune. » Tu rajoutes tout en lui rendant le bijou, la curiosité prenant le meilleur de toi-même avant que tu ne te lèves pour récupérer ton manteau. Tu le glisses sur tes épaules très rapidement pour couvrir ta nudité tandis que ta main ouvre la porte qui mène sur la petite terrasse, un corbeau venant se poser sur ta main libre. Tu quittes ton intérêt pour Faelan pour quelques secondes, murmurant les ordres pour Asphodel dans ta langue natale au corbeau qui s’envole une fois les mots passés. Tu te retournes vers ton amant, t’appuyant contre le cadre de la porte par ton épaule. « Pour quel contrat ton employeur t’a donné ça ? » Tu demandes, particulièrement curieux par rapport à ce bijou qui en plus d’avoir une valeur marchande particulièrement haute à tes yeux, doit posséder une valeur sentimentale tout aussi élevée.
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Oh, I love to watch your body lie, makes me feel better, makes me satisfied. And oh oh, you could bring it back, who wouldn't want it when he looks like that? Oh oh, I want you to stay and if I try my hardest, would you look my way? Are you gonna hurt? are you gonna burn ? Gonna answer me? Let me take your heart, Love you in the dark,

no one has to see

ANAPHORE
Elijah Nyx Caedreach
The Crow : right hand of secret lust
Race Race : Vampire Supérieur
Habite à Habite à : Novigrad.
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Mar 8 Jan - 11:33
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