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sinking feeling and wretched shades ; ft. Faelan. (+18)
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Elijah Nyx Caedreach
Race Race : Vampire Supérieur
Profession Profession : Main droite d'Elerinna, Baronne de Novigrad ; propriétaire d'un petit hôtel des ventes pour des antiquités le jour, la vente de drogues, d'organes et d'humains la nuit.
Habite à Habite à : Novigrad.
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Elijah Nyx Caedreach
The Crow : right hand of secret lust



Sam 5 Jan - 11:35
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sinking feeling and wretched shades. Le calme après la tempête, le repos après le tumulte, l’ataraxie après la passion des émotions. Tout ton corps ressent ce nouvel équilibre, le nouveau balancement des forces qui s’exerce entre les murs de ta conscience. Une lame de fond qui s’écrase contre tes parois, pousse tes limites au-delà de leur place originelle, ouvre ton esprit à l’avalanche d’émotions plus douces et tendres qui s’installent. C’était comme si ton corps avait toujours quémandé ce moment pour pouvoir enfin s’ouvrir, pouvoir enfin guérir de certaines des plaies encore ouvertes. Pour la première fois depuis longtemps, tu te sens léger, sans la pression de tes souvenirs délavés, et tout ce que tu réclames, c’est de continuer d’être proche de l’homme qui est encore sous ton corps lourd par une fatigue nouvelle. Tu ne sais pas si c’est les nuits blanches accumulées ou l’exaspération de ton travail combiné aux derniers évènements avec Faelan qui t’épuisent mais tu en doutes. Tu mets ta fatigue sur le compte de la passion écrasante et des émotions débordantes qui ont drainés une partie de tes forces, mais elles ne tarderont pas à revenir, comme toujours. Néanmoins, tu profites de ces moments pour chasser tes peurs, profité juste de la quiétude qui vous entoure. Chasser cette peur où tu ne seras plus suffisant pour le polymorphe, où ton caractère intempestif mettra le feu aux poudres, où une violence éclatera et sera de trop, où rien de ce que tu pourras dire n’arracheras un sourire au doppler. Des peurs viscérales qui se glissent sous ta peau comme une maladie mais que tu chasses en embrassant ce même homme pour qui tu offres tout, qui est la seconde moitié de ton âme à n’en pas douter, celle que tu cherchais sans le savoir. L’anamnèse de ta vie ne te poussera pas à t’en éloigner, au contraire, tu apprendras de tes erreurs pour être meilleur en sa présence, sans nul doute possible.

Tu te complais néanmoins à te demander si la Destinée si criée et décriée est derrière tout ça. Toi qui croyais en ce phénomène surnaturel dans un temps ancien, et qui n’en croit rien aujourd’hui vient à questionner cette entité en sachant pertinemment qu’aucune réponse ne te sera offerte. Mais tu aimerais savoir si tous les chemins, tous les obstacles, toutes les morts que tu as affronté étaient pour que tu le trouves lui, lors d’un combat de rue dans les ruelles poisseuses de Novigrad, quand tes phalanges étaient gorgées de sang, que les tâches s’accumulaient sur tes vêtements et que tes yeux trouvent les siens pour la première fois ? Drôle de cheminement pour trouver une moitié de soi-même dans quelqu’un d’autre. Déjà que la rencontre que tu avais Faelan était peu conventionnelle, mais si tu t’imaginais à rajouter la Destinée à ce joyeux bordel, tu ne savais plus vraiment ce que cela allait donner. Devais-tu y croire à nouveau pour t’assurer qu’il resterait à tes côtés sans jamais te lasser de ton esprit cryptique ? Tant de questions qui demeuraient sans réponses, et tu te souvenais pourquoi tu avais arrêté de croire en la Destinée. Chaque fois qu’elle se retrouvait mêlée à ta vie d’une manière ou d’une autre, tes réponses étaient inexistantes. Cela dit, tu chasses ces pensées cryptiques, les gardant pour une autre fois, peut-être pour une rencontre avec un mage, et te concentre sur la pression des mains de ton amant contre tes joues, une pression des plus agréables contre ta peau encore chaude. Tes taches de rousseur ressortant doucement contre le rouge de tes joues.

Un rire mutin s’échappe de tes lèvres à ses paroles alors que ton dos touche à nouveau la couverture, tes mains trouvant rapidement les hanches de ton amant, tes pouces caressant la peau fine qui s’y trouve. « On pourrait. » Tu soupires, amusé, tandis que ces lèvres tracent des baisers sur la marque qu’il ta déposé. Tes mains remontent doucement, l’une se logeant au centre de son dos tandis que la semaine vient cajoler ses cheveux avec une douceur et une lenteur qui lui dédiés. A son excuse, tu fronces doucement les sourcils, la main qui était dans ses cheveux venant se reposer contre sa joue tendrement, tes yeux le fixant avec cette même admiration habituelle. « Pas d’excuses Faelan, tu sais que j’aime ça. » Tu réponds, la voix presque mielleuse. Tu aimes qu’il te marque comme sa propriété et que chacune de ses empreintes soient visibles uniquement pour toi ou pour tous ceux que tu allais rencontrés dans les jours à venir. Il y avait un certain gonflement d’ego à être marqué de la sorte, à être approprié comme tu l’étais pas Faelan ; et là où tu refusais ces démarcations d'affection il y a quelques siècles, tu courrais après maintenant, appréciant le réconfort de ces marques. La mention du bain te fait doucement sourire, tu ne serais pas contre non plus mais tu sentais que ton compagnon n’avait ni l’envie de s’en occuper ni l’envie que quiconque vienne s’en occuper pour eux et perce la bulle dans laquelle vous étiez plongez. Tu réfléchissais, ta main ayant retrouvée sa place dans la crinière du polymorphe, te demandant s’il ne te restait pas quelques potions d’eau chaude vendues par le mage ophiri que tu avais rencontré il n’y a pas si longtemps. Tu n’as cependant pas le temps de lui faire part de cette option puisque son nez se retrouve contre le tien et ton cœur se gonfle d’adoration à ses mots tandis que ses lèvres glissent le long de ta gorge. Même si tu aurais adoré te laisser aller à ses soins, une part plus taquine de ton être ne peut rester en place plus longtemps. Tu inverses à nouveau vos positions de façon à ce que tu te retrouves à califourchon sur ses cuisses tandis que son dos est contre le matelas. Tu te penches pour déposer une série de baisers sur son estomac, remontant jusqu’à son visage où tu poses doucement tes lèvres contre les siennes, une de tes mains attrapant une des siennes pour entremêler vos doigts. « On pourrait faire les trois. » Tu souffles contre ses lèvres, ta langue venant en dessiner les contours avant que tu ne descendes le long de sa mâchoire, soufflant à nouveau. « J’ai quelques potions pour le bain qu’Asphodel peut m’amener, ce qui exclut un travail acharné pour de l’eau chaude ou l’invitation de quiconque ici si ce n’est mon corbeau. » Tu stoppes doucement tes soins contre sa peau pour venir coller ta joue à la sienne, ton corps réclamant juste la douceur d’une étreinte entre les bras de celui qui comptait le plus pour toi à ce jour. « Et si on déplace le bain sur la petite terrasse, on peut regarder les étoiles en même temps et se cajoler dans la même mesure. » Tu relèves doucement la tête pour plonger tes iris dans les siennes, un petit sourire sur les lèvres tandis que ta proposition est faite, ta main libre se logeant à nouveau dans les mèches sombres qui composent la crinière de ta moitié, tes doigts s’enroulant autour de certaines mèches comme s’il s’agissait d’un ruban fragile.
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TAKE MY HEART, MAKE IT GLOW

If you are the sun then I wanna be the moon. I wanna reflect the light that shines from you and if this is war then I'm gonna draw my sword, this time I know what I am fighting for. I wanna let you know I want everything you are. I'm the one knocking on your door making all this noise, Whatever it takes I give it all away. I wanna show my love in a thousand ways.


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Faelan d'An Skellig
Race Race : Doppler
Profession Profession : Mercenaire
Habite à Habite à : Novigrad
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Faelan d'An Skellig
We do what must be done.



Lun 7 Jan - 14:54
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sinking feeling and wretched shades
Elijah & Faelan

« You are not weak just because your heart feels so heavy. You must learn to let go. Release the stress. You were never in control anyway. »
Il serait si facile d'aller arracher les réponses qui lui manquent de lui-même. Faelan pourrait, même à l'insu de son compagnon, emprunter son apparence juste le temps de découvrir ce qu'il se trame dans les méandres de l'esprit du vampire, et sûrement même comprendre. Car lorsqu'on est doppler, il ne s'agit pas seulement de reproduire à l'identique le corps d'une personne, non non. On se retrouve avec le même esprit, avec l'âme de cet être, et ses pensées deviennent les nôtres. Ce n'est pas toujours facile à assumer. Certaines rumeurs courent parmi les siens, chuchotant d'un ton craintif qu'il serait déjà arrivé que des changeurs soient devenus fous après avoir passé trop de temps dans la peau de créatures peu recommandables... Bien qu'il refusera de l'admettre à haute voix et devant témoin, Faelan a toujours eu peur d'imiter un autre humanoïde justement à cause de cette capacité-là. Il lui a fallu du temps pour apprivoiser la psyché de l'elfe dont il a pris le corps, mais même plusieurs années plus tard, il lui arrive encore parfois de se demander si certaines de ses réflexions ou réactions ne sont pas celles de cet étranger plutôt que les siennes. Sans doute y a-t-il un peu des deux, et quelque part l'âme de l'elfe s'est mêlée à la sienne... Le polymorphe n'en sait rien, au final.
Alors oui, ce serait si facile de connaître le fin mot de l'histoire... Mais ce serait aussi un comportement terriblement odieux de sa part. A ses yeux ce serait presque comme violer l'intimité d'Elijah, piétiner la confiance qu'il a placée en lui, et cela jamais il ne pourrait s'y résoudre. Si un jour il doit finalement connaître le détail des ombres qui hantent son amant, alors c'est parce qu'il aura décidé de le lui dire. Et peut-être qu'à ce moment-là, lui aussi accepterait d'enfin se livrer sur ses propres blessures... S'il ne l'a pas fait avant.

Loin de ces pensées préoccupantes, c'est un léger rire qui passe les lèvres de Faelan alors qu'il se retrouve une nouvelle fois sur le dos. Ses mains en profite pour passer le long des côtes du vampire jusqu'à atterrir sur les hanches, puis vice-versa. Jamais il ne se lasserait de le couvrir de tendresses de ce genre. L'une de ses mains est ceci dit rapidement réquisitionnée par celle d'Elijah. Loin de s'en plaindre -tout comme il est à des lieues de se plaindre des baisers qui fleurissent contre la peau de son ventre- leurs doigts se mêlent et il serre doucement cette paume contre la sienne. Lui qui n'avait jamais connu ce genre d'attentions auparavant et qui pensait pouvoir vivre sans se rend compte aujourd'hui qu'en vérité il en mourait d'envie sans même le savoir. C'est toute l'affection qui lui a tant manqué au cours de sa vie.Un sourire s'épanouit sur le visage du doppler aux paroles de son amant tandis qu'il sent son coeur s'envelopper d'une douce chaleur.

- Tu es l'homme parfait, ma parole. Les prunelles ancrées dans les siennes, ronronnant pratiquement de sentir cette main délicate dans ses cheveux, il relève la tête juste assez pour venir déposer un baiser sur sa joue puis un sur ses lèvres. Franchement c'est très tentant, mais tu n'as pas peur qu'on nous voit ? Les rues sont rarement vides, même au milieu de la nuit, et surtout pas dans les parages. Le Caméléon est toujours en pleine effervescence, et crois-moi ça attire parfois de drôles d'oiseaux. Un nouveau rire lui échappe alors qu'il se remémore certaines personnes croisées sur le chemin du retour, ou au contraire lorsqu'il quittait l'auberge bien après le coucher du soleil.
(c) DΛNDELION


And when I die just keep in mind I'll love you in another life
And I see you and you see me, Your eyes are like a raging sea. I know it's you, I know it's true, I gazed into them once in a dream. Oh my love come take my hand Like you did in my dreamland. You feel the immortality It's you and I until eternity.
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Elijah Nyx Caedreach
Race Race : Vampire Supérieur
Profession Profession : Main droite d'Elerinna, Baronne de Novigrad ; propriétaire d'un petit hôtel des ventes pour des antiquités le jour, la vente de drogues, d'organes et d'humains la nuit.
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Elijah Nyx Caedreach
The Crow : right hand of secret lust



Lun 7 Jan - 15:40
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sinking feeling and wretched shades. La monstruosité ; un terme que tu connaissais en long, en large et en travers à force de l’avoir entendu entre les ruelles sombres. La définition du terme était presque changeante selon la personne qui décidait de l’employer mais tout revenait à cette même notion que la monstruosité faisait peur, était crainte. Les gens craignaient les humains à l’apparence monstrueuse, à la gueule cassée et aux membres décomposés de la même manière qu’ils craignaient les monstres dans leur apparence originelle. Ces mêmes personnalités qui parfois, confiaient leur vie dans les mains de ces monstres, déguisés comme tu pouvais l’être. La monstruosité, si elle se voyait par le physique, se trouvait également dans les esprits, chose qui était parfois plus difficile à déceler par le temps qu’il fallait user pour en décomposer les rouages. Il était facile de se camoufler sous des visages charmants et d’être un parfait bâtard lorsque la nuit tombait, comme le montrait si facilement les barons de la pègre Novigradienne. Tu n’en étais pas exempt. Tu ne te considérais pas comme monstrueux à proprement parlé, tu l’étais par ton essence mais ton esprit était juste morcelé par les blessures mais tu savais que ton physique, aussi avantageux soit-il, provoquait la crainte malgré tout. Combien de fois t’était-il arrivé de te balader en ville, dans ton propre quartier, avec une capuche sur la tête et entendre les bonnes gens murmurer au sujet de l’homme aux iris différents, celui dont les tatouages étaient aussi cryptiques que sa demeure, et celui dont la peau halée rappelait les rares ophiris pour qui le dédain était présent. Tu te souvenais, également, d’un soir où tu avais ouvert ta porte à doppler en manque de Fisstech sous son apparence d’emprunt, complètement en manque. Tu avais refusé de lui donner sa dose lorsqu’il t’avait annoncé ne pas avoir d’argent et cet idiot, sans savoir qui tu étais et ce que tu étais, avait essayé de prendre ton apparence, humaine seulement. Mais c’était déjà trop, s’approprier ton apparence était une chose facile à faire, mais réussir à surmonter les pensées qui bouillonnaient de façon trop présente dans ton crâne en était une autre. Il n’avait pas tenu plus de quelques minutes, quand les pensées affluaient de plus en plus. Tu t’étais vu ton propre reflet souffrir de ce que tu trainais depuis des années sans fléchir plus quelques fois par mois. Tu lui avais donné sa dose et claqué ta porte à son nez. Ta crainte vis-à-vis des autres s’était renforcée et tu te demandais encore pourquoi aujourd’hui, tu ne l’avais pas tué. Alors quand tu rencontras Faelan, appris pour son polymorphisme, bien évidemment que la crainte était revenue. Mais pas pour les mêmes raisons. Quand tu craignais de voir ton reflet avec ce client désemparé, tu avais peur que Faelan change son regard sur toi s’il prenait en sa possession tes souvenirs et tes réflexions à peine plus joyeuses que l’étaient ton fonds de commerce. Tu voulais lui en parler en tes termes, de tout, que ce soit de ton trafic ou de ton métier pour Francis Bedlam jusqu’à des pérégrinations dans ce monde à la mort de ton frère, infligée par ta main. Pas seulement pour le désir qu’il se confie à toi dans la suite, non, s’il fallait du temps à ton amant, ce n’était probablement pas pour rien et tu respectais ça. Non. Si tu devais à avouer toute la monstruosité de ton existence, ce serait autant pour te libérer mais aussi pour ne rien cacher, comme une preuve d’amour inextricable et immuable, celle que ta confiance lui était acquise par tous les moyens existants en ta possession.

Néanmoins, l’heure n’était pas à la confession. Tu ne t’en sentais pas le cœur, bien que ce dernier soit au bord de tes lèvres, et tu préférais profiter de la présence si réconfortante de ton amant dans tes bras, sa paume contre la tienne dans une étreinte des plus intimistes. Tu penches doucement la tête sur le côté à ses mots, laissant ton pouce caresser la paume de ton compagnon dans un geste purement instinctif teintée d’une douceur que tu ne pensais pas posséder jusqu’à ce jour. Tu fermes doucement les yeux au contact de ses lèvres sur ta joue puis sur tes lèvres, répondant très légèrement au baiser fugace qu’il t’offre. Tu décides cependant de ne pas répondre à sa première remarque, sachant très bien que le débat serait stérile et il le sait aussi bien que toi. « Tu n’as pas tort. Seulement, si on laisse le bain à l’entrée de la terrasse, ça nous abritera du regard des curieux et les étoiles seront à notre disposition. » Tu souris doucement, venant déposer un nouveau baiser contre ses lèvres, un peu plus appuyé cette fois, profitant allègrement de la chaleur et de la douceur qui s’en échappaient et dont tu ne pouvais probablement plus te lasser. « Mais si tu préfères qu’on reste là, ça me va aussi. Tant que tu es là, tout me va, de toute façon. » Tu souffles, un sourire amusé sur les lèvres alors que tu te redresses légèrement pour t’appuyer sur ton coude et ainsi, déposer plus facilement une petite série de baisers aussi éphémères que les papillons le long de son torse, plus taquin qu’autre chose. Tu finis par relever la tête pour ancrer tes deux iris dissonants dans les siens, ce même sourire amusé sur les lèvres tandis que ta main serre un peu plus la sienne. « Alors dis-moi tout, que veux-tu mon cher polymorphe ? » Qu’importe sa demande, tu obéirais, au doigt et à l’œil, ton esprit étant complètement à la merci de ses désirs que des tiens.
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TAKE MY HEART, MAKE IT GLOW

If you are the sun then I wanna be the moon. I wanna reflect the light that shines from you and if this is war then I'm gonna draw my sword, this time I know what I am fighting for. I wanna let you know I want everything you are. I'm the one knocking on your door making all this noise, Whatever it takes I give it all away. I wanna show my love in a thousand ways.


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Faelan d'An Skellig
Race Race : Doppler
Profession Profession : Mercenaire
Habite à Habite à : Novigrad
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Faelan d'An Skellig
We do what must be done.



Mar 8 Jan - 1:43
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sinking feeling and wretched shades
Elijah & Faelan

« You are not weak just because your heart feels so heavy. You must learn to let go. Release the stress. You were never in control anyway. »
Ses prunelles d'un ambre obscur profond plongées dans celles de sa moitié, Faelan oublie facilement à quel point le monde dans lequel ils vivent peut être idiot. Idiot et intolérant. La texture unique de l'épiderme du vampire sous ses doigts suffit à effacer ces personnes si promptes à juger leurs pairs, et ce à tout bout de chant et sur le moindre infime détail. Là, tout contre Elijah, sous la caresse de ses mains et de ses lèvres, confortablement lové contre lui avec un profond sentiment de satisfaction frôlant la béatitude, le doppler peut se permettre de baisser la garde et de ne plus se soucier de l'extérieur.
Le principal souci ? Les autres ne cessent pas d'exister pour autant. C'est cette triste réalité qui se rappelle à son bon souvenir quand son amant lui propose ce bain de minuit improvisé avec les moyens du bord. Est-ce qu'il en a envie ? Evidemment, même au risque d'attraper froid et de se retrouver à cracher ses poumons dans une semaine ou deux. Même dans ce cas-là, il ne regretterait rien, ça vaudrait totalement le coup. Non, ce n'est pas qu'il n'en a pas envie, c'est surtout que le regard du reste de la population l'incommode. Faelan est déjà regardé comme une bête curieuse, sa nature de changeur n'est pas un mystère pour quiconque en a déjà entendu parler. Depuis que les illuminés du Feu Eternel se sont calmés, il ne s'est après tout pas fait prier pour corriger les personnes qui faisaient erreur sur sa race. Enfin seulement quand il n'avait pas intérêt à laisser ses interlocuteurs dans l'ignorance ; c'est très drôle de parier avec un camarade de beuverie d'un soir qu'une poule peut très bien traverser toute une table à cloche-pied avant de le lui prouver, même si c'est vrai qu'on a vu plus glorieux comme métamorphose mais cela reste amusant. Ceci dit, parfois une certaine fatigue se saisit de lui quand il reçoit trop d'insultes ou de regards dédaigneux dans un court laps de temps. Aussi assuré soit-il, il ne peut pas assumer ce poids en permanence comme si de rien n'était.
Alors ajouter à cela une relation avec un autre homme ? Freya lui vienne en aide, il voyait déjà le tableau d'ici. Les gens peuvent d'être une stupidité affligeante... Et même dangereuses, parfois. Un fait qu'il a pu constater plusieurs fois au cours de sa carrière de mercenaire (pourtant pas si longue que cela), et notamment un jour où un type à l'allure de fouine vicieuse proposait de l'engager pour qu'il aille tabasser un malheureux pour la seule raison qu'il l'avait surpris à se rouler dans le foin avec son fils. Non seulement Faelan a envoyé le bougre se faire foutre (en moins poli) mais en plus il a été avertir la victime désignée de ce qui lui pendait au nez, et a même fini par assurer sa protection durant la semaine qui a suivi contre espèces sonnantes et trébuchantes (mais à un prix d'ami).

Et encore... Au fond, sa réputation lui importe assez peu. Le polymorphe ne sera jamais la coqueluche de Novigrad, il le sait. Pas plus que ne le sera Elijah, mais là où se trouve leur différence est qu'il a bien plus besoin que lui de conserver les apparences. Dans le domaine du commerce, c'est essentiel. Enfin, c'est ce qu'il a cru comprendre, en tout cas. Alors si jamais on se mettait à lui tourner le dos à cause de leur relation... Faelan s'en sentirait très certainement coupable. Voilà pourquoi il préfère ne pas tenter le diable, même si c'est une idée définitivement séduisante qui lui est proposée.
Un léger soupir lui échappe, un sourire ourlant malgré tout ses lèvres tandis que le pouce du doppler caresse la tempe de son compagnon. Il lui rend le baiser, plus franc, avec plaisir en se faisant la réflexion qu'il ne peut décidément rien lui refuser. Comment est-ce qu'il le pourrait avec ce regard et ce sourire ? Impossible. Cette fois-ci c'est un petit rire qui passe le seuil de ses lèvres quand celles d'Elijah ponctuent son torse de baisers. La main libre du changeur vient placer contre la nuque du vampire, qu'elle caresse délicatement.

- Ce que je veux, hm... Tu as raison, on devrait être tranquille si on reste près de l'entrée. Prendre un bain à la belle étoile, blotti contre toi, c'est l'idéal non ? Appelle-le, ton oiseau. Sa main glisse pour s'arrêter sur la joue de son amant, et il se redresse pour cueillir un tendre baiser qu'il fait durer quelques instants. Puis il décale Elijah et se lève, allant ouvrir un tiroir dans le meuble situé à quelques pas du lit. Où est-ce que j'ai fichu ce truc encore... Ah, le voilà. Avec un infime sourire aux lèvres, il revient s'asseoir sur le matelas en croisant les jambes. Là, il lui tend un bijou. Une fine chaîne en or vieilli, sur lequel se trouve un pendentif du même métal où l'on a monté une fleur mauve si minuscule qu'elle doit faire la moitié d'un ongle de petit doigt, judicieusement préservée dans ce qui semble être une résine translucide. Un bel ouvrage d'orfévrerie, à n'en pas douter.

- L'un de mes employeurs m'a donné ça en guise de paiement. Il dit que ça vaut cher, mais comme je ne sais pas quoi en penser, je me suis dit que tu pourrais peut-être éclairer ma lanterne... Tout ce que je peux te dire, c'est que cette fleur pousse sur Skellige, dans les clairières des forêts en moyenne montagne. J'en croisais assez rarement, maintenant que j'y pense...
(c) DΛNDELION


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And I see you and you see me, Your eyes are like a raging sea. I know it's you, I know it's true, I gazed into them once in a dream. Oh my love come take my hand Like you did in my dreamland. You feel the immortality It's you and I until eternity.
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Elijah Nyx Caedreach
The Crow : right hand of secret lust



Mar 8 Jan - 11:33
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sinking feeling and wretched shades. Vivre parmi les humains était quelque chose de difficile quand on ne l’était pas soit même, tu l’avais bien compris après des années de vie parmi eux. Quand ton réveil sonna, dans un lieu en ruine et sous la poussière du sable, tu ne le comprenais pas encore, à quel point la tâche allait être ardue. Aucun de ceux qui avaient été bousculés par les squames de la conjonction des sphères ne l’avait compris et le savait puisqu’aucun de ceux qui avaient été avalés par la malédiction n’était revenu. Apprendre à vivre avec des gens qui vous détestait par habitude et par ignorance se révélait être un défis, mais surtout une obligation. Porter les mêmes vêtements qu’eux, se fondre dans la foule, oublier jusqu’à sa forme la plus primale de vampire pour pouvoir vivre avec eux dans une harmonie presque complète. Il fallait tout faire comme eux car le moindre pas de travers vous attirait sur le bûcher en moins de quelques secondes. C’était difficile. Garder les apparences, les tenir et se tenir avec eux comme si vous étiez leur égal dans le sang. Tu avais décidé, alors, d’apprendre à les connaître et à les juger pour pouvoir te fondre dans la foule le plus facilement possible. Pendant des décennies, tu ne te faisais pas remarquer, te plongeant allègrement dans la discrétion la plus totale, allant parfois jusqu’à t’exiler dans des lieux où les humains ne mettaient pas les pieds pour quelques mois. Tu n’étais jamais revenu à ton lieu de naissance dans ce monde, comme s’il s’agissait du pic de douleur concernant ta condition. Un nouveau corps, un nouveau monde, un nouveau langage. C’était difficile, pour ne pas dire affreux à faire. Toute les villes que tu avais vu possédaient des coutumes différentes et jouer sur le fait que tu venais d’ailleurs aidait, ils pensaient que tu étais un étranger comme un autre, de passage, inoffensif alors les secrets de la cité et du pays t’étaient dévoilés autour d’une bière rance. Parfois, le monde tournait trop vite autour de tes yeux, et tu aurais aimé avoir le pouvoir des doyens que tu avais rencontré : figer le temps, figer les gens pour pouvoir seulement respirer. Novigrad s’était montrée différente, plus malléable sur certains points, plus intransigeante sur d’autre. Si pendant tes premières années, ta nature devait rester un secret pour tous de peur que tu ne finisses à nouveau sur le bûcher, elle restait une ville où il faisait bon vivre. Les gens ne se questionnaient pas quand tu leur ressemblais, et tu pouvais mener ta barque, rouler ta bosse correctement et sans la crainte de voir se pointer des chasseurs de sorcière à ta porte, bien que cela soit arrivé, mais pas pour toi.

Néanmoins, tu avais bien compris que si Beauclair démontrait bien des libertés, les mêmes ne s’appliquaient pas à Novigrad. La différence était incomprise dans la ville qui se voulait libre ; le choix d’aimer et d’être avec qui l’on voulait était l’un deux. Si aimer un homme quand on en était un était permis dans l’intimité d’une chambre ou d’un bordel, ça l’était plus difficilement dans les rues où le crachas se révélait être la marque la plus acceptée d’une politesse. Mais ton influence était suffisante pour que tu n’aies pas à t’inquiéter fatalement d’un bain nocturne sur une terrasse. Les gens auraient toujours besoin de Fisstech tant que la tristesse ferait partie de ce monde. Néanmoins, tu comprenais les inquiétudes de ton amant ; les gens parlent et pour peu, ils t’anéantissent dans des mensonges qui ne sont pas les tiens et tu ne voulais pas ça pour ton amant, aucunement. Toi ? Si ton commerce venait à s’écouler comme un château de cartes, tu avais toujours ton travail auprès du Roi des Mendiants, et les gens réclameraient toujours leur dose, et au pire des cas, tu changerais. Tu te trouverais autre chose à faire, comme tu l’avais toujours fais. Tu ne t’étais jamais véritablement laissé être entravé par les us et coutumes humaines et leurs mœurs parfois trop strictes à tes yeux. Mais l’inquiétude n’était pas présente sans raison, tu le savais bien et tu comprenais que ta proposition soit rejetée par ton amant. Néanmoins, tes lèvres s’ourlent d’un sourire quand il accepte finalement cette dernière ébauche d’une requête, celle où l’intimité de la chambre sera toujours présente tout en ayant cette possibilité douce de pouvoir observer les astres lunaires. Tu lui souris, avec un sourire qui se veut empli de tendresse et d’une luminosité qui t’est rare et qui n’est destinée qu’à lui et lui seul. Personne d’autre que lui ne te verra porter de tels sourires, à l’exception près de ta petite sœur. « C’est l’idéal. » Tu réponds, reflétant ses mots tandis qu’il se lève pour rejoindre son tiroir. Tu ne bouges qu’à peine, te redressant juste pour t’asseoir en tailleur, l’observant avant qu’il ne revienne avec un bijou. Tu arques un sourcil, penchant ta tête sur le côté alors qu’il te tend le bijou, que tu prends curieusement entre tes doigts. Tu écoutes ses mots avec intérêt, tes yeux dissonants te quittant par l’orfèvrerie que tu tiens entre tes doigts halés. Tu hoches doucement la tête avant de lever ta main, tenant le bout de la chaîne par l’extrémité de ton doigt, le pendentif tombant ainsi à hauteur de ton tatouage sur ton avant-bras. Ton autre main glisse sur la surface du dit pendentif, avant de retourner le bijou pour y trouver une marque quelconque d’un artiste ou d’un atelier. Rien. « Je suis loin d’être spécialisé dans la bijouterie mais cet objet semble effectivement valoir cher. Rien que le matériau utilisé est riche, luxueux. Et si la fleur qui est encastrée vient de Skellige, l’objet doit avoir été fait là-bas et one ne peut pas dire que l’or soit un matériau des plus usuels. Je pense que même si il a une valeur marchande qui peut être très bonne, pas forcément ici à Novigrad ou à Skellige, peut-être à Beauclair ou Nilfgaard vu leur adoration pour l’or, la valeur la plus importante de ce bijou doit être sentimentale. » Tu souffles doucement avant de rabaisser ta main, laissant le pendentif au creux de ta paume tandis que la chaine se glisse entre tes doigts. « Avec une restauration de la chaîne, tu devrais en tirer un bon prix. Mais si tu peux croiser ou avoir un contact avec un druide des îles pour en savoir plus sur cette fleur, cela fera largement grimper son prix, surtout si elle est rare et qu’elle possède une symbolique particulière. En espérant que ce ne soit pas une malédiction, même si les insulaires préfèrent d’autres matériaux pour ça mais… Je pense que oui, rien que pour le matériau et la richesse de l’orfèvrerie, cet objet doit valoir une petite fortune. » Tu rajoutes tout en lui rendant le bijou, la curiosité prenant le meilleur de toi-même avant que tu ne te lèves pour récupérer ton manteau. Tu le glisses sur tes épaules très rapidement pour couvrir ta nudité tandis que ta main ouvre la porte qui mène sur la petite terrasse, un corbeau venant se poser sur ta main libre. Tu quittes ton intérêt pour Faelan pour quelques secondes, murmurant les ordres pour Asphodel dans ta langue natale au corbeau qui s’envole une fois les mots passés. Tu te retournes vers ton amant, t’appuyant contre le cadre de la porte par ton épaule. « Pour quel contrat ton employeur t’a donné ça ? » Tu demandes, particulièrement curieux par rapport à ce bijou qui en plus d’avoir une valeur marchande particulièrement haute à tes yeux, doit posséder une valeur sentimentale tout aussi élevée.
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TAKE MY HEART, MAKE IT GLOW

If you are the sun then I wanna be the moon. I wanna reflect the light that shines from you and if this is war then I'm gonna draw my sword, this time I know what I am fighting for. I wanna let you know I want everything you are. I'm the one knocking on your door making all this noise, Whatever it takes I give it all away. I wanna show my love in a thousand ways.


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Faelan d'An Skellig
Race Race : Doppler
Profession Profession : Mercenaire
Habite à Habite à : Novigrad
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Faelan d'An Skellig
We do what must be done.



Ven 11 Jan - 10:30
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sinking feeling and wretched shades
Elijah & Faelan

« You are not weak just because your heart feels so heavy. You must learn to let go. Release the stress. You were never in control anyway. »
Certaines pensées, parfois, effleurent le doppler. Surtout lorsqu'il fatigue d'un monde qui réussit l'exploit d'être trop rapide sur certains sujets et bien trop lent concernant d'autres. Ces morales à deux vitesses l'épuisent la majorité du temps. Alors oui, cela lui arrive d'envisager de vivre en marge. Faire l'ermite, d'une certaine façon. Ceci dit au delà de l'aspect purement pratique qu'il se sait à-même d'assumer, il y a des variantes plus délicates à prendre en compte, sur lesquelles il doute davantage. Serait-il capable de couper les ponts avec toute créature humanoïde ? Pourrait-il supporter de ne plus avoir que les écureuils pour discuter ? Rien que la perspective l'ennuie rien que d'y penser. Non. Les humains ont beau se montrer horriblement obtus et manifestement trouver plaisir à maltraiter tout ce qui ne leur ressemble pas vraiment, ils sont hélas un mal nécessaire dans son existence. Durant ces instants où l'envie de faire un doigt à l'humanité toute entière lui vient, Faelan se souvient des personnes qu'il a croisées et qui, en toute connaissance de cause, ont fait preuve de gentillesse ou ne serait-ce que d'égard à son encontre. C'est vrai, cela peut sembler bien maigre mis en perspective avec tout le reste. Peut-être sa nature de changeur qui reprend le dessus en la matière, mais il estime qu'au final, cela vaut le coup. Et puis, s'il met tout le monde dans le même panier, ne fait-il pas justement ce qu'il reproche aux humains ? Essayer de ne pas devenir pire qu'eux, voilà le véritable défi.

Tout comme c'en est un de savoir quoi faire de ce bijou qu'on lui a cédé il y a deux semaines environ, à l'issu d'un contrat. Être mercenaire, c'est parfois accepter des paiements incongrus. Tout le monde n'a pas le luxe de pouvoir mettre des couronnes de côté et puis tant qu'on y trouve son compte, c'est tout ce qui importe. Enfin, lui c'est comme ça qu'on lui a appris le métier en tout cas. Leif n'était peut-être pas le meilleur exemple à suivre, mais malgré son air bourru de vieil ours mal léché qui râlait sur à peu près tout, il avait un coeur d'or. On pouvait notamment le voir à la façon dont il gérait ses contrats, d'ailleurs. Pas d'argent pour le payer ? Un repas et une nuit chaud suffirait ! Bien que tout dépendait de la tâche demandée, évidemment, mais ça... Naturellement, Faelan a suivi la même voie. Difficile de dire non à une personne manifestement désespérée qui s'est déjà fait rabrouer par les précédents mercenaires rencontrés... Et après il se demande comment il fait pour être toujours sur la paille. Entre ça et sa tendance à se ruiner dans tout ce qui est sucré, la réponse est toute trouvée.

- Je ne pense pas que ce soit une malédiction, si c'était le cas, ça aurait déjà dû me tomber dessus. Et puis comme tu le dis, à Skellige les gens ne sont pas vraiment adeptes de ces choses-là. Là-bas on préfère t'enfoncer une hache dans le crâne, c'est plus direct. Le polymorphe pouffe doucement à cette pensée, imaginant la scène. Cela le rendrait presque nostalgique, tiens. Tandis qu'Elijah se couvre pour aller appeler son corbeau, le regard du doppler glisse à nouveau sur le pendentif, le détaillant une énième fois. Il n'y trouve rien de plus que la veille ni même l'avant-veille (ainsi de suite), mais il y a quelque chose qui le fascine presque dans cette orfèvrerie. Pourtant son espèce n'est pas réputée pour apprécier particulièrement l'or, donc ce n'est probablement pas cela. La voix de son amant tire Faelan de ses pensées, ses prunelles revenant naturellement se poser sur le visage du vampire.

- C'était un vieil homme qui voulait que j'escorte sa fille depuis chez eux jusqu'à Oxenfurt. Elle devait rejoindre la propriété de son fiancé, un noble local, sauf qu'au delà des dangers habituels de la route on pouvait ajouter la probabilité de se faire attaquer par des gros bras. Pour faire court, le noble en question est tombé éperdument amoureux de la demoiselle alors que sa famille avait déjà arrangé des fiançailles depuis qu'il est tout gamin. Tu imagines un peu le désordre que ça a créé. Un aristocrate qui épouse la fille d'un marchand originaire de Skellige ? Bonjour le scandale ! C'est un rire qui lui échappe devant la vacuité de cet état de fait. Franchement, c'est ridicule, non ? Pour lui en tout cas ça l'est, et pas qu'un peu. Au final on a bien croisé quelques types avec des semblants d'épée, mais la plupart ont détalé quand je me suis changé en loup, c'est pas le courage qui les étouffe. Quant aux autres, il ne lui aura pas fallu plus de quelques instants pour s'en débarrasser. Ils ne devaient probablement pas être des soldats de formation, une chance par ailleurs. Le changeur pousse un profond soupir, replongeant dans la contemplation du collier. J'irai voir si je peux trouver de vieux amis sur les quais, s'ils ne sont pas déjà rentrés dans les îles. Ils pourront peut-être m'en dire plus. Je sais que c'est pas raisonnable, mais j'ai presque envie de le garder. Il me rappelle la maison... Malgré les mauvais souvenirs rattachés à Skellige, Faelan ne parvient pas à oublier toutes les belles choses qu'il a pu y vivre. Qu'il le veuille ou non, c'est chez lui, et cela ne changera probablement jamais.
(c) DΛNDELION


And when I die just keep in mind I'll love you in another life
And I see you and you see me, Your eyes are like a raging sea. I know it's you, I know it's true, I gazed into them once in a dream. Oh my love come take my hand Like you did in my dreamland. You feel the immortality It's you and I until eternity.
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Elijah Nyx Caedreach
Race Race : Vampire Supérieur
Profession Profession : Main droite d'Elerinna, Baronne de Novigrad ; propriétaire d'un petit hôtel des ventes pour des antiquités le jour, la vente de drogues, d'organes et d'humains la nuit.
Habite à Habite à : Novigrad.
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Elijah Nyx Caedreach
The Crow : right hand of secret lust



Ven 11 Jan - 12:04
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sinking feeling and wretched shades. Le camouflage était un art, une technique et un don, pour bien des êtres et dans cet univers, c’était parfois même un devoir. Savoir se camoufler comme un caméléon parmi la foule pour ainsi être tranquille ou pour tout simplement pouvoir espionner et récolter les informations nécessaires. A tes yeux, le camouflage avait été une nécessité et l’était toujours d’une certaine façon. La duplication d’identités faisait partie de cette technique ancienne, et tu l’as pratiquais depuis ton arrivée ici alors que dans ton monde, tu portais ton identité originelle avec la fierté de la posséder. En ce monde, tes identités étaient multiples, toutes réunies par un seul nom, celui de ta famille. Personne encore n’avait fait le lien entre tes identités, entre tes prénoms d’usages et tes surnoms au travers du temps. De commerçant à trafiquant en passant par étudiant, tu traversais les âges et les villes en quête de tranquillité, d’apprentissage en te refusant toujours l’ermitage que bon nombres de vampires préféraient au camouflage. L’idée t’avait effleurée, bien évidemment, t’enfermer dans une cave et ne plus y bouger pour le restant de tes jours, jusqu’à ce que la porte s’ouvre à nouveau pour votre monde. Mais il y avait une excitation dans ta poitrine qui demandait à être rassasiée, une curiosité qui attendait impatiemment chaque nouvelle information que tu pouvais glaner. Être au contact des locaux, c’était ce qui te permettait de tenir, ce qui t’avait donné la foi de continuer et éloigner l’envie furieuse de t’enfermer à jamais. Les risques étaient présents, bien évidemment. Même encore aujourd’hui, alors que tu étais respecté par une bonne partie de la population de monstres de Novigrad et par certains humains de la ville, tu savais que prenais un risque en mettant un pied dehors. Un pas de trop et tu te retrouvais sur le bûcher, parmi les flammes de l’enfer de Novigrad, la peau roussie et carbonisée par des braises qui ne pouvaient te tuer. Mais tu profitais de cette longévité, chaque jour où tu ne finissais pas avec la peau martyrisée était un jour où tu apprenais, où tu vivais un peu plus et reprenait du galon. Tu étais remplaçable aux yeux de ton employeur, Francis Bedlam, et cette simple pensée te faisait sourire car même si tu l’étais, il ne te remplaçait pas, malgré tes sauts d’humeur et ta seule envie de remplir la basse besogne que personne ne voulait faire. S’occuper des corps était quelque chose de difficile, de peu agréable mais lucratif, et qui te permettait de te planquer dans les ombres et qui, lorsque tu étais arrivé à Novigrad, t’avait permis de masquer tes traces, tes cadavres. Un chemin tranquille, pour un vampire, ne se faisait pas sans cadavres, même avec toute la bonne volonté du monde. Mais la patience du Roi s’effilochait comme une bobine de fil et tu attendais patiemment le moment où il te renverrait, en crachant tout le venin qu’il gardait bien précieusement pour l’instant. Il se doutait que tu étais un monstre, mais lequel, il n’en savait rien et tu savais que cela jouait en ta faveur. Il n’avait pas besoin de savoir que tu étais un vampire pour savoir que tu pouvais le tuer et que personne ne viendrait réclamer son corps putride. Mais il t’avait déjà appelé par un de tes prénoms, Raël, donc il connaissait certaines choses dont une partie de tes identités, et c’était suffisant pour faire de lui soit un allié soit une proie. Tu devais cependant lui concéder qu’il te laissait tranquille, pour l’instant, et te permettait de faire plus ou moins ce que tu voulais.

Et cela incluait un trafic que tu pouvais reprendre n’importe où sur la carte du monde en plus d’un réseau de contacts qui t’apportaient des informations de par le monde, dans son dos. C’était d’ailleurs par ce trafic et ces contacts que tu en connaissais un petit peu sur le bijou montré par ton amant. Tu n’étais pas joailler et encore moins un expert en orfèvrerie mais tu savais reconnaître un bijou avec de la valeur d’une vulgaire babiole. Ton rire suit celui de ton amant à ses mots concernant les malédictions des îles. Tu n’avais jamais mis les pieds là-bas, plus par peur de ne pas savoir où aller plus que par peur d’être découvert mais tu avais des contacts qui sillonnaient leurs mers et qui étaient des natifs, tu connaissais donc les histoires. Mais tes connaissances sur les îles s’arrêtaient là pour le monde humain. Pour ce qui était des vampires… Tu avais des membres de ton clan qui s’étaient réfugiés là-bas et tu avais appris que le doyen était probablement le plus clément qui soit de tous les doyens des invisibles. Ce n’était pas pour autant que tu souhaitais le rencontrer, oh non. Deux rencontres dont une qui aurait pu s’avérée mortelle t’avait bien assez suffit et même si tu aimais à défier les hiérarchies, les doyens n’étaient pas de ceux que l’on dérangeait pour une tasse de thé. Néanmoins, Faelan avait raison, un bijou de tel n’était guère utilisé pour les malédictions mais cela ne devait pas être complètement écarté non plus. On n’était jamais réellement sûr d’où venait une malédiction quand elle frappait, surtout quand l’effet pouvait être différé, mais au vu de la beauté du bijou, ça te paraissait quand même étrange. Ton attention revient à ton amant, tandis que ton épaule s’appuie contre le cadre de la porte, alors qu’il commence à t’expliquer le contrat qu’il se devait de remplir pour avoir accès à ce bijou. Tu ne peux t’empêcher de pouffer à ses mots, trouvant effectivement la situation plus que propice à quelques rires. « Le polymorphe mercenaire se reconvertirait-il en garde du corps pour les couples impossibles selon les codes de cette société de noblesse ? » Tu demandes, le rire dans la voix tandis que tu observes ton amant de là où tu es, tes bras croisés contre ta poitrine. Les humains et leurs traditions et leurs hiérarchies et leurs classes sociales… Comment se retrouvaient-ils dans tous ses codes sociétaux ? C’était bien un mystère qui t’échappait toi qui ne catégorisait les humains qu’en deux parties : les nobles et les pauvres. C’était plus simple que toutes leurs pirouettes administratives pour donner un nom à quelqu’un qui se trouvait en plein milieu de deux catégories pourtant bien définies. « Les humains, hm. Beaucoup de gueule pour peu d’actions. Rien d’étonnant. » Tu pouffes doucement. C’était toujours ainsi. On pensait engager de bons mercenaires parce qu’ils avaient de gros muscles et une carrure qui suivait, mais dès que la menace se présentait, pouf, il n’y avait plus personne. C’était hilarant à voir selon toi. Tu quittas le cadre de la porte, disparaissant dans un jet de fumée pendant que les paroles de ton amant résonnaient dans la pièce. La fumée bleue nuit glissant contre le parquet, de légères étoiles statiques rendant ta fumée si proche du voile lunaire alors qu’il ne s’agissait juste que de ta magie naturelle. Tu arriveras alors près de Faelan, tes pas feutrés couvrant la distance pour que tes doigts se glissent entre ses mèches brunes légèrement en batailles. Te penchant légèrement, tu déposas un baiser sur sa chevelure, tes mots devenant aussi feutrés que tes pas. « Si jamais tu ne les trouves pas, dis le moi. Je tirerais quelques ficelles du côté de mes contacts pour en savoir plus. » Tes doigts trouvent rapidement le bijou, le prenant avec délicatesse avant de délier la chaîne légèrement vieillie pour pouvoir la glisser autour du cou de ton amant avec la même tendresse et le même soin que s’il s’agissait d’un objet prêt à se briser entre tes phalanges. L’objet doré brillait contre sa peau opaline, scintillant comme s’il lui était donné une seconde vie, une seconde chance d’apporter son objectif dans ce monde. La fleur semble revivre, brillant elle aussi grâce aux lueurs nocturnes. Le bijou lui va bien, tu ne peux pas le dénier ; le doré contrastant avec sa peau laiteuse tandis que la fleur rappelle la beauté des îles, sauvages et impétueuses, de la même manière que l’est ton amant. Tes doigts quittent le pendentif pour se poser sur le menton de ton amant, redressant légèrement son visage pour lui adresser un sourire.« Tu devrais le garder. Les souvenirs de ce qui te rappelle chez toi sont importants, ils te permettent de ne jamais oublier, que ce soit mauvais ou bon, des éternels rappels de qui tu es et comment tu l’es devenu. » Tu murmuras, pour que lui seul entendes, alors que tu savais très bien que vous étiez totalement seuls. Tu te retrouvais dans ses réactions, toi qui t’étais accroché à tant de souvenirs sans pourtant pouvoir les garder au plus près de toi. Ils finissaient par s’évaporer, comme du sable glissant entre tes phalanges, disparaissant dans les abysses d’une mémoire trop souvent sollicitée. Le seul souvenir de ton passé, présent de façon tangible, étant le tatouage que tu arborais sur la peau de ton bras, l’appartenance à un clan qui devait maintenant te considérer comme un traître, le serpent étant un éternel mémento des marques assassines que la main pouvait causer et que tu avais usé sans penser aux conséquences.
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Faelan d'An Skellig
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Ven 11 Jan - 14:03
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Elijah & Faelan

« You are not weak just because your heart feels so heavy. You must learn to let go. Release the stress. You were never in control anyway. »
Quand le sommeil tarde à venir, les pensées de Faelan se précipitent souvent en un imbroglio confus dont il devient difficile pour lui de se dépêtrer. Il tourne en rond dans son propre lit, à s'interroger sur des sujets que d'ordinaire il ignore ou bien évite le plus soigneusement du monde. Il lui arrive d'avoir peur, un jour, de faire le faux pas de trop. Et s'il agaçait la mauvaise personne ? Si son fichu caractère lui faisait mettre un pied dans la tombe sans même qu'il le réalise sur le moment ? Le doppler est terrifié par ses propres erreurs. Aussi bien celles dont il est conscient que celles dont il ne connaît pas encore l'existence mais qui ne manqueront pas de se rappeler à son bon souvenir à un moment ou un autre. Plus qu'il ne le voudrait, il se souvient de ce sorceleur qu'il a énervé au point qu'il lui ait juré qu'il se ferait une descente de lit avec sa peau. S'il semble aujourd'hui loin et que le changeur est persuadé qu'il ne le recroisera jamais, d'autres craintes accompagnent toujours ces réminiscences-là. Et si quelqu'un finissait par en avoir tellement assez de lui qu'il engageait un sorceleur pour le faire disparaître du paysage ? Combien de ses homologues polymorphes ont sans doute disparu pour le seul crime d'être ce qu'ils sont ? Sans être de véritables épines dans le pied, eux. Parfois, Faelan se fait la réflexion que c'est un miracle qu'en quatre années de vie entre les murs de Novigrad, personne n'ait proposé un contrat à l'un de ces mutants aux yeux de chat pour lui régler son compte. Peut-être qu'on a essayé, ceci dit, et qu'ils ont refusé en constatant qu'il n'est pas vraiment une menace ? Une hypothèse qui le convainc assez peu lui-même.

Alors certes on pourrait faire une liste longue comme le bras de doléances concernant Skellige, mais là-bas au moins les choses ont le mérite d'être claires. On ne t'aime pas ? Tu le sauras. Tu es respecté, apprécié ? On te le fera sentir. Les sorceleurs sont moins courants sur ces îles, ce qui s'explique facilement par la réticence des navires étrangers à se risquer dans les eaux gelées des fjords. Se faire aborder par les pirates qui rôdent là n'enchante personne, et à raison. Les étrangers sont, sans étonnement, assez peu les bienvenus, et si un jour il repose les pieds là-bas, Faelan a peur qu'on le prenne pour un continental. Bien sûr il aurait toujours ses mots pour prouver son appartenance à An Skellig, mais le doute subsisterait pour certains et cela, il risquerait de mal le supporter. Sans doute est-ce pour cela qu'il repousse sans cesse l'échéance d'un possible retour. Il est plus facile de rester dans le flou plutôt que d'affronter la réalité.

A la remarque légèrement taquine de sa moitié, Faelan lève les yeux au ciel d'un air amusé, faussement vexé.

- Eh on se moque pas ! J'y peux rien moi si je tombe toujours sur ce genre de contrats, c'est pas moi qui vais les chercher. D'ailleurs il aurait plutôt tendance à les éviter, s'il le pouvait. Parce que si on échoue au transport d'un objet, au pire, on se fait salement hurler dessus par un marchand mécontent. Mais si on échoue avec ces choses-là... On peut avoir brisé le coeur et ruiné la vie d'autrui. Ce que le doppler ne tient pas, mais alors absolument pas à faire. Tu sais comment sont les humains. Tant qu'ils ont le derrière au chaud dans une auberge avec une choppe de bière tout va bien, ils te raconteront comment ils ont abattu un ours de cinq mètres de haut avec un malheureux pic à glace sans même trembler, mais quand ils doivent passer à du concret... Bizarrement y a plus personne. Excepté à Skellige. Mais là-bas les gens sont élevés par les ours de cinq mètres de haut, ça aide. ajoute-t-il en riant légèrement avant de laisser échapper un soupir satisfait quand Elijah revient contre lui. Sentir les doigts de son amant passer entre ses mèches est toujours un véritable plaisir. Ce simple geste d'apparence si banal est pour lui parmi les plus apaisants qui soient.
Avec une légère surprise, quoiqu'il ne fasse rien pour l'en empêcher ni même pour protester, Faelan laisse le vampire lui passer le bijou autour du cou. Il observe le pendentif, contre sa poitrine, sans trop savoir quoi penser du résultat. Pour autant qu'il se souvienne, c'est la première fois qu'il en porte un. La sensation d'abord froide du métal sur sa peau s'éclipse bien vite, laissant un contact nouveau auquel il devra s'habituer, mais pas désagréable. A ce qu'il paraît on finit même par oublier que ça se trouve là. Puis son sourire répond au sien, les prunelles sombres du doppler se plongeant dans celles de son compagnon. Faelan pose une main contre la hanche du vampire et s'étend juste assez pour venir cueillir un baiser de quelques instants, sans qu'il se départisse de son sourire pour autant.

- Mais moi éternel, je le suis pas. Ca fonctionne quand même ? glousse-t-il d'un ton léger avant de poser brièvement ses lèvres sur le front d'Elijah. Je préfère la couleur de l'argent, mais pour des raisons évidentes il vaut mieux que j'en porte pas... L'or c'est très bien. Même si je vais devoir cacher ça sous mes vêtements, si je veux éviter de me faire sauter dessus au détour d'une ruelle malfamée. Le contact prolongé avec l'argent, au delà de la douleur que cela procure, a la très dérangeante faculté de le faire revenir à son apparence originelle qui... Eh bien est inconnue de Faelan lui-même, mais il se doute que ce soit particulièrement charmant. Aussi loin que remonte sa mémoire, il a toujours emprunté l'apparence de quelqu'un ou de quelque chose d'autre, sans jamais retourner à la sienne, que ce soit de force ou de son plein grès. Une expérience qu'il ne veut pas tenter, et ne tentera probablement jamais.
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Elijah Nyx Caedreach
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Profession Profession : Main droite d'Elerinna, Baronne de Novigrad ; propriétaire d'un petit hôtel des ventes pour des antiquités le jour, la vente de drogues, d'organes et d'humains la nuit.
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Ven 11 Jan - 14:54
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sinking feeling and wretched shades. L’éternité, un concept si peu commun pour les êtres humains, si inatteignable, comme un songe dans les plus sombres heures de la nuit. Les humains sont au courant de ce concept, de son existence quelque part dans le monde mais ne peuvent s’en saisir. Les mages se rapprochent doucement de l’éternité et pourtant, en sont si loin. A des lieux de comprendre l’intensité que l’infini garde en son sein, un trésor aux multiples facettes, autant maudit que bénit, les deux versants d’une seule et même pièce, d’un seul et même pendentif. Tu t’étais longtemps questionner sur l’éternité, sur ce que cela signifiait véritablement et après avoir rencontré des vampires de deux mille années d’âge, tu n’en comprenais qu’une toute petite partie. Qu’était six cent années pour une éternité ? Un grain de sable dans un océan de spores. Tu n’étais rien et tu ne le serais jamais. Tu ne savais même pas l’âge des Doyens qui se trouvaient en haut de la hiérarchie. Mais l’éternel avait un goût amer, celui d’être seul. Si la vie pouvait être parsemée de personnalités aussi enrichissantes les unes que les autres, elles étaient condamnées à mourir dans un processus purement naturel et à abandonner les êtres immortels à un moment donné. Un moment qu’il ne t’était pas donné d’avoir. Certains savaient qu’ils allaient mourir à cinquante ans, d’autres à deux cent mais vous, les vampires, votre vie dépassait les millénaires. Une décennie était une dizaine de minutes de vie humaine alors qu’en était-il de votre mortalité ? L’infini te faisait peur, te rendait malade parce que tu ne savais pas où ta vie se terminerait, à quel moment tu pourrais trouver le repos après d’innombrables blessures infligées par le temps. Si encore, il y avait cette possibilité de mourir de la main d’un sorceleur, mais même ça, ce monde vous l’avait pris. Vous étiez des prisonniers d’une temporalité qui vous échappait, d’une mortalité inexistante et de songes beaucoup trop réels pour ne pas y croire. Peut-être que tout ce que tu pensais être réel n’était qu’un tas de rêves brisés, déviant d’une réalité à une autre sans pour autant devenir tangible. Tu détestais ta condition pour cela. Chaque personne que tu t’autorisais à apprécier était une personne que tu savais perdue dans l’infinie de ta longévité, à un moment ou un autre. Ce ne serait qu’une blessure de plus, laissée béante par la perte d’un être cher quand toi, tu devais continuer à avancer, boulet à la cheville en espérant trouver la réponse de l’infinité dans les abysses de ton existence. Il t’arrivait de te demander ce que tu ferais, le jour où la dernière blessure serait celle de trop, celle où tu te rendrais dans cette arène aux mystères demander la mort par tes paires. Lorsque tu regardais ton amant, tu savais qu’il serait la dernière, la dernière blessure que ton esprit autoriserait. Qu’après ça, qu’importe les fers de Dimeritium, qu’importe les bûchers et les coups de lance, tu trouverais la mort, d’une manière ou d’une autre. La mort des autres avant la sienne était un sort cruel, même pour les pires êtres qui soient. Devoir avancer, toujours seul, dans une infinité qui n’avait pas de finalité. L’immortalité était un souhait que personne ne devrait avoir et que personne ne devrait ne serait-ce qu’espérer.

Il fallait espérer de vivre, pas de vivre infiniment et c’est ce que tu faisais, lorsque tu riais doucement aux mots de ton amant sur ses contrats inévitables. Il y avait bien des choses que l’on souhaitait éviter en tant que monstres dans ce monde : un contrat sur sa tête, une rencontre malencontreuse, un coup de lame d’argent et il y avait les autres choses, celles que l’on ne voulait pas faire mais qui finissait fatalement par nous tomber dessus. Pour toi, c’était remplir des rapports infinis pour le roi des mendiants, pour Faelan, c’était être un garde du corps pour des couples inattendus. Tu devais l’avouer, il y avait pire en ce monde que ce genre de choses mais tu savais bien qu’il y avait des versants inévitables aux métiers pratiqués. Tu humes doucement à ces paroles, le doux ronronnement de ton rire toujours présent contre ta gorge tandis que tes doigts s’emmêlent et se démêlent entre les mèches brunes de ton compagnon. Oh que oui que tu sais comment sont les humains, mais cela ne t’empêche pas de rire à ses mots. « C’est plus que vrai. Les nobles sont assez drôles aussi, je ne sais pas si tu as eu l’occasion de les écouter. Ils s’émoustillent d’un rien, comme des jouvencelles, se proclament héros alors qu’ils hurlent de terreur pour un maigre cafard sous leur lit. » Tu rajoutes, le rire pendu à tes lèvres tandis que tu penches légèrement la tête sur le côté, amusé par cet échange sur les caprices et autres drôleries humaines. « Est-ce donc ta nature de doppler qui te rend si apte à être dans l’action ou parce que tu as été élevé par un ours de cinq mètres de haut ? » La sincérité de ta curiosité se ressent dans ta voix tandis que tu profites de la douceur de ses mèches, de la douceur du moment, ne te préoccupant pas un seul instant que ton corbeau pourrait arriver. Asphodel savait quand se faire remarquer et quand attendre que le temps soit libre et délié pour faire son entrée. L’animal était loin d’être stupide et tu le traitais comme un égal, d’autant plus qu’il était ton allié dans bien des circonstances, que ce soit pour des vols ou des combats ou simplement comme messager. Et pour l’instant, le moment n’était pas à l’interruption alors que tu observais le contraste si vif et pourtant si séduisant de l’or sur la peau laiteuse de ta moitié. C’était presque comme si le bijou était fait pour sa peau et pour magnifier les lignes du haut de son torse et de son cou. Tu ne regrettais absolument pas d’avoir fait la démarche de lui glisser le collier, il lui allait à ravir surtout lorsque les éclats lunaires venaient se refléter sur le bijou, lui donnant un air neuf presque improbable. Déjà que l’apparence de Faelan te donnait l’impression qu’il sortait de songes dorés, avec ce bijou, c’était juste la complétion parfaite. Tu répondais doucement à son baiser, gardant ton sourire sur les lèvres avant que sa question ne te fasse tiquer, pour quelques instants. Tes muscles s’étaient tendus, pour quelques infimes secondes, sans pour autant que ton sourire n’en perde en intensité. Tu oubliais bien trop souvent que la personne que tu chérissais le plus était à des lieux de ton essence, qu’il n’était pas aussi éternel que tu pouvais l’être. Néanmoins, tu balayais ces pensées, ne voulant pas assombrir une ambiance qui se voulait toujours douce. « Tu as l’apparence d’un elfe, tu en as peut-être la longévité. » Tu murmures en souriant, haussant doucement tes épaules alors que ses lèvres se posent sur ton front, te laissant profiter de la douceur d’une action si simple et pourtant si chargée à tes yeux. Tu ne savais pas comment la longévité de vie des doppler fonctionnait, si c’était lié à l’apparence et la race de cette-dernière ou si c’était totalement différent. De nombreux livres parlaient de cela, de cette mutation de la longévité en même temps que la race prise en camouflage. Tu hausses un sourcil à ses paroles, glissant ta main de ses cheveux jusqu’à son cou pour passer ton pousse entre le collier et sa peau. « Ce serait plus prudent oui. Malgré le charme de la ville et les brigands qui ont un peu plus disparus, il en reste et même si je suis sûr que tu peux très bien te défendre contre eux, des cadavres et des cicatrices en moins serait préférable. » Tu ajoutes avec un léger rire avant qu’un léger croassement ne te fasse tourner ton visage en direction de la petite terrasse. Asphodel était installé, sur la rambarde de la terrasse, la potion déposée au sol tandis qu’un petit parchemin était dans sa gueule. Les ailes déployées, il attendait que tu viennes récupérer ton dû. Tu déposas un baiser léger sur le front de ton amant avant de disparaître à nouveau, laissant ton corps sous forme de fumée se glisser légèrement contre la peau de ta moitié avant de glisser jusqu’à la terrasse, récupérant ta forme humaine dans un clin d’œil. Tu récupéras le morceau de papier, le glissant dans ta poche sans un mot malgré l’œil inquisiteur de ton corbeau qui ne tarda pas à s’envoler à nouveau, après un dernier croassement. Quoiqu’il y ait dans ce parchemin, cela pouvait attendre le lendemain, surtout que le sceau dévoilé sur le papier ne donnait d’ores et déjà des piqûres d’énervement. Te baissant pour récupérer la potion à terre, tu te tournas vers ton amant, un sourire aux lèvres, tenant la fiole avec le sourire d’un conquérant alors que ce n’était juste qu’une marchandise. « Et notre bain est servi. Ou presque, du moins. » Un sourire en coin s’élevait sur tes lèvres, dévoilant quelques canines tandis que tes pas feutrés te ramenaient dans l’enceinte de la chambre.
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TAKE MY HEART, MAKE IT GLOW

If you are the sun then I wanna be the moon. I wanna reflect the light that shines from you and if this is war then I'm gonna draw my sword, this time I know what I am fighting for. I wanna let you know I want everything you are. I'm the one knocking on your door making all this noise, Whatever it takes I give it all away. I wanna show my love in a thousand ways.


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Faelan d'An Skellig
Race Race : Doppler
Profession Profession : Mercenaire
Habite à Habite à : Novigrad
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Faelan d'An Skellig
We do what must be done.



Lun 14 Jan - 10:34
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sinking feeling and wretched shades
Elijah & Faelan

« You are not weak just because your heart feels so heavy. You must learn to let go. Release the stress. You were never in control anyway. »
Pendant longtemps, personne n'a pris la peine d'expliquer à Faelan des choses qui pour le commun des mortels paraissent évidentes. Qui apprendrait à un animal de compagnie à se comporter comme un humain, de toute façon ? Alors oui, il y a quelques années à peine, le changeur ignorait des concepts basiques qui ont parfois bien failli lui coûter la vie. Loin d'être idiot, il se doutait que le comportement des brutes épaisses qu'il côtoyait était la norme, mais cela n'en restait pas moins le seul exemple à disposition, et c'est vrai qu'inconsciemment les premiers temps il avait tendance à se reposer dessus pour tenter de s'intégrer. Ceci dit on lui a rapidement fait sentir que ce n'était pas la bonne option. Alors il s'est mis à observer. D'abord par obligation, puis rapidement avec fascination. L'éventail des personnalités qu'il découvrait jour après jour le ravissait tout comme cela pouvait parfois l'horrifier. C'était tellement plus varié que s'il s'imaginait ! Faelan avait commencé à penser que lui aussi pouvait faire partie de cette mosaïque géante, et que s'il avait effectivement besoin d'emprunter l'apparence de l'un d'entre eux, en revanche il pouvait parfaitement développer son propre caractère.
Alors il a expérimenté, essayé de côtoyer certaines personnes plutôt que d'autres, observé les artisans à l'oeuvre, écouté les conversations dans les tavernes ou sur les marchés. Partir à la découverte de qui on est vraiment vers ses quinze ans, ce n'est pas si inhabituel que cela, mais partir d'une base pratiquement vierge, c'est moins commun. Si au moment de sa rencontre avec Leif l'embryon de sa personnalité s'était déjà bien développé, c'est au contact du mercenaire grisonnant qu'elle s'est épanouie. Quelqu'un lui avait dit, un jour, que pour se connaître soi-même il faut apprendre à connaître les autres...

C'est vrai. Son père adoptif lui a beaucoup apporté, et aujourd'hui il commence à peine à mesurer ce que lui offre la présence d'Elijah. C'est tout un pan jusque là totalement inconnu de sa propre personne qui lui est révélé, et ce sentiment a quelque chose d'à la fois euphorisant et effrayant. Les premiers temps il en a été très désorienté, d'ailleurs. Plus d'une fois il a pensé à détaler pour s'en cacher, y échapper. Mais c'était tout simplement impossible, quelque chose au plus profond de lui le retient auprès du vampire, l'empêche de faire cette incommensurable bêtise. Parce que ça en serait une, sans aucun doute. Certes, le doppler n'a aucune idée d'où il va. C'est un peu comme s'il cheminait sur un sentier couvert d'une telle brume qu'on ne verrait pas le bout de son nez. Cet inconnu le rendait nerveux, auparavant. Ce n'est plus le cas à présent. Bien sûr il se pose encore des questions, c'est normal, mais il est confiant dans l'ensemble. Une confiance aveugle qu'il accorde bien volontiers à son compagnon.

- Hm oui, c'est bien possible. Normalement les dopplers sont plus timides que moi. pouffe doucement Faelan en s'imaginant Leif sous la forme d'un gigantesque ours roux moucheté de gris. Le pire c'est que ça ne lui irait pas si mal que cela. Quelque part c'est presque dommage qu'il n'ait pas été un berserker dans ces derniers instants de vie... Cela lui aurait sans doute mieux convenu. Mais c'est le propre des malédictions, on ne choisit jamais la sienne. Néanmoins c'est une expression un tantinet plus soucieuse qui s'invite sur le visage du changer lorsqu'il ressent comme une gêne provenant d'Elijah suite à ses dernières paroles. Bien sûr, est-il idiot... Parler d'éternité à un vampire, quelle fabuleuse idée. Un léger soupir lui échappe tandis qu'il réfléchit à la façon dont il pourrait rattraper le coup.
Une réflexion qu'il n'a guère le temps de faire mûrir, étant donné que les paroles de son amant s'enchaînent et qu'il a tôt fait de s'éloigner à nouveau pour aller récupérer ce que le décidément on ne peut plus fiable Asphodel a ramené. Sans en être persuadé, Faelan pense apercevoir un bout de papier passer du bec de l'oiseau à la main de son maître, et il ne lui en faut pas plus pour que son enthousiasme retombe quelque peu, plombé une fois de plus pour la réalité. Cette fichue réalité qui refuse toujours de s'effacer complètement.

- On peut la garder pour une prochaine fois, j'ai l'impression que tu as quelque chose d'important à faire... soupire-t-il en ramenant ses jambes contre lui. Loin de vouloir chasser Elijah de sa chambre, il essaie juste de faire ce qui lui semble le plus judicieux sur le moment, et pas forcément pour lui-même. D'ailleurs il pensé à ajouter, sans être persuadé lui-même que ce soit une bonne idée mais tant pis : Oh et un doppler prend la longévité de la race qu'il imite. Donc oui, là j'ai la longévité d'un elfe. Ce qui signifie aussi que si l'envie lui prenait, il pourrait parfaitement rester ad vitam aeternam auprès de sa moitié... En supposant qu'il trouve un vampire supérieur à copier sans que cela lui retourne le cerveau.
(c) DΛNDELION


And when I die just keep in mind I'll love you in another life
And I see you and you see me, Your eyes are like a raging sea. I know it's you, I know it's true, I gazed into them once in a dream. Oh my love come take my hand Like you did in my dreamland. You feel the immortality It's you and I until eternity.
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