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sinking feeling and wretched shades ; ft. Faelan. (+18)
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sinking feeling and wretched shades. Tu n’étais pas quelqu’un d’important dans ce monde, tu ne le seras probablement jamais et cela te convenait particulièrement. Tu aimais l’ombre que la basse besogne apportait, l’ombre que ton commerce aussi obscur pouvait t’offrir. Les couronnes et les grandes cérémonies n’étaient pas ton fort, probablement parce que tu te sentais comme un éléphant dans une boutique de porcelaine. Ce n’était vraiment pas un confort que tu appréciais. Le luxe n’était pas quelque chose que tu recherchais, même si tu aimais une décente forme de confort. Néanmoins, même si ton importance dans ce monde était très proche de l’insignifiance, tu avais appris à te mêler et à observer ceux qui possédaient un pouvoir plus élevé que le tien. En tant que vampire supérieur, tu avais bien évidemment du poids parmi les monstres, tu en prenais sous ton aile en espérant qu’ils ne se fassent pas tuer, en sauvait d’autres, et parfois, en tuait certains. Mais tu n’avais pas le pouvoir d’un baron de la pègre ou d’un roi possédant une couronne bien scellée sur son crâne, néanmoins, tu les observais, tu apprenais que ton insignifiance ne l’était pas pour eux. Celui qui effectue la basse besogne est celui à qui on livre les secrets sans se douter qu’il pourrait vous tuer puisqu’il est insignifiant. Cette place t’était toute choisie auprès du roi des mendiants. Si sa couronne n’était faite que d’épines et son titre aussi allégorique que ridicule, il n’en demeurait pas un poids dans la ville de Novigrad et tu avais bien appris que chaque personne haut placée avait besoin de sous-fifres. Tu étais devenu celui de Francis Bedlam et tu connaissais tant de sa personne qu’il t’aurait été presque facile que de le réduire en poussière, mais tu n’en faisais rien, pas pour l’instant du moins. Tu préférais l’ombre à la lumière, cela avait toujours été, et au fond, tu te complaisais dans cette zone obscure où les gris et les noirs se mélangeaient avec harmonie et où le blanc était une idylle que tu n’espérais pas. Apprendre les gens en étant dans l’ombre, en se mélangeant à eux tout en restant tapis d’obscurité te donnait des facilités gigantesques. Les gens t’étaient parus terriblement plus clairs depuis que tu leur vendais leur addiction, que tu étais celui qui possédait la carotte et le bâton. Cela faisait peut-être de toi une personne horrible, odieuse et sans pitié mais à tes yeux, ce n’était qu’une énième preuve de la basse besogne que tu effectuais comme passe-temps de vie. Les gens pouvaient pleurer, dévoiler leurs secrets sur le coup du manque ou de l’euphorie de recevoir ce qu’ils attendaient depuis trop longtemps pour l’avouer. C’était loin d’être équitable pour eux, tu pouvais même le concevoir, mais qu’importe. Si c’était si dégradant pour eux, ils ne viendraient pas, n’est-ce pas ? C’était tout l’amusement de l’illusion de pouvoir. Si tu pouvais caresser l’idée d’effondrer Francis Bedlam dans la boue pour son insupportable caractère, il pouvait également te mettre aux cachots, poignets menottés de dimeritium et il en serait probablement fini de toi. Le dimeritium t’empêcherait tout mouvement, brûlerait à vif ta chaire pour qu’il n’en reste que la noirceur de la douleur et personne n’aurait la possibilité de te récupérer sans prendre un risque inconsidéré pour leur vie, pas même tes paires, pas même ton amant. On te brûlerait, peut-être, dans l’intimité de la cour de la forteresse, et ton existence renaîtrait, avec un peu de chance, des mains de ce qu’il restait de ta famille, mais ce serait trop tard. Alors tu restais dans l’ombre, fin observateur des jeux du monde, à contempler la mortalité de ceux que tu craignais tant.

Une mortalité qui était aussi présente chez ton amant et que tu refusais d’y songer, mais le sentiment, la peur de ce concept si étranger ne te quittait jamais vraiment. Comme une marque placée au fer blanc sur ton esprit, elle était là, parfois vive, parfois ténue, mais elle était toujours là. Un rappel éternel que la vie ne lui était pas infinie. Et qu’à ta différence, il pouvait mourir d’une bêtise, d’un mauvais pas ou d’un mauvais calcul, il était parfois imprudent, parfois impulsif, et ce serait mentir que de dire que tu n’étais pas inquiet lorsqu’il quittait la ville pour des contrats. Oh, nombre de fois où tu avais voulu envoyer ton corbeau en éclaireur, juste pour être sûr que tout se passait bien, mais ô dieu tu savais que le changeur n’aurait pas apprécié cela. Tu levais presque les sourcils jusqu’au ciel lorsqu’il t’annonça que les dopplers étaient plus timides habituellement. Eh bien. Tu n’échangerais Faelan contre rien au monde, mais ce serait mentir que de dire qu’un peu moins d’impulsivité calmerait largement tes inquiétudes lorsqu’il quittait la ville. Néanmoins, c’était grâce à cette fougue que tu l’avais rencontré. Un doppler conventionnel n’aurait probablement pas joué dans les combats de rue. « On peut dire que je suis chanceux, alors. Je ne t’aurai probablement pas rencontré si tu ne te pointais pas aux combats de rue. » Tu pouffes, un sourire carnassier sur les lèvres alors que le souvenir se ravive un peu plus dans ton esprit. Sans cette fougue et la curiosité de ton amant, vous n’en seriez probablement pas là où vous en étiez aujourd’hui. Même si la faiblesse qu’il devenait pour toi était effrayante à tous les niveaux, tu ne trouvais aucune once de regret à l’avoir laissé passer tes barrières dans les pires moments, lorsque la psychose enveloppait ton esprit déjà malade et déjà bien trop atteins par une folie que tu repoussais au plus loin dans la majorité des temps. Néanmoins, tu sens que ta détresse se fait sentir, tu vois bien qu’elle découle sur ton amant quand l’approche de l’éternité est abordée. Si elle te rend malade, surtout parce que tu sais qu’elle n’est pas réciproque sur ton compagnon, elle se ressent aussi chez lui, et tu t’en veux d’avoir laissé s’échapper cette bribe de faiblesse en dehors de son écrin. Tu n’as cependant guère le temps d’essayer de rattraper la chose puisque ton corbeau brise le moment, brise les incertitudes en ramenant chez toi une étincelle de jovialité et d’enthousiasme. Même la lettre qui t’est donnée ne brise pas cette petite flamme entretenue puisque tu la ranges aussitôt, oubliant jusqu’à son existence mais en te retournant, potion à la main, tu sens qu’elle n’est pas passée inaperçue au vu des paroles que ton amant prononce par la suite. Tes sourcils se froncent légèrement, l’inquiétude clairement visible dans tes traits alors que sa longévité est de nouveau évoquée. Tu soupires légèrement, sentant que l’ambiance est retombée aussi vite qu’elle était montée à ton arrivée ici. Quelque chose de sourd, une incompréhension palpable entre vous qui se mêle et se démêle dans l’atmosphère. Il y a tant de choses que tu ne lui dis pas pour ne pas le blesser, pour ne pas aborder les sujets qui sont ô combien difficiles même pour toi et qui le seront peut-être davantage pour lui. L’éternité est un de ses sujets, de même que ton métier dont il ne connait que ce qu’il a déjà vu et ce dont tu lui as parlé. Tu n’es pas cachotier à ce sujet, tu sais que s’il a des questions, tu y répondras sans une once d’inquiétude, mais … Il reste des non-dits dans le tumulte de votre relation, des paroles inexplorées et des conversations silencieuses. Tu te rapproches, à pas feutrés, abandonnant à nouveau ton manteau maintenant que l’intimité de la chambre est de nouveau sentie sur ta peau halée. Tu déposes la potion sur un meuble avant de rejoindre ton amant, t’installant à ses côtés sur le lit sans un mot. Tu cherches les bons, ceux qui ne mettraient ni de l’huile sur le feu et ceux qui n’éteindraient pas complètement la flamme non plus. Une difficulté tant les mots s’emmêlent dans ton esprit comme un éternel casse-tête. Ta langue natale est devenue presque étrangère tant tu manies les mots de la langue commune avec aisance maintenant, et pourtant… Avec Faelan, c’était comme si tous les mots devenaient plus dangereux, plus lourds de sens que tu ne pouvais saisir totalement. Tu te tournes légèrement dans sa direction, tes yeux cherchant les siens, tandis que ta main vient se poser sur son genou, ton pouce dessinant des cercles approximatifs contre sa peau opaline. « Faelan.. » Tu murmures, un souffle brisé dans le silence de la chambre seulement brisé par la réalité des rires extérieurs. La gravité de la situation ne devrait pas être telle et pourtant, c’est comme si quelque chose s’était brisé alors que rien n’a été touché, tu as du mal à saisir la complexité d’une telle situation et d’en faire abstraction. « Quand je t’ai dit que je resterai ce soir, c’était avec la ferme intention de ne pas en bouger jusqu’à demain matin, au minimum. Mes affaires peuvent attendre, quiconque souhaite s’entretenir ou travailler avec moi devra attendre. Tu es plus important que ça, de loin. » Un soupir s’échappe de tes lèvres, un souffle dont le souvenir de l’avoir retenu a échappé à ta conscience. Tu essayes de trouver les mots justes, de trouver la bonne tournure, les bons sentiments derrière chaque mot, chaque syllabe que tu dois prononcer. « Tu es beaucoup plus important que le contenu de cette lettre, qu’importe ce qu’elle contient. » Tes yeux quittent son visage pour se poser sur ta main qui continue à dessiner des cercles, des arabesques et d’autres formes abstraites que tu arrives à peine à distinguer sous l’affluence d’émotions qui traversent ton esprit et passent devant tes yeux, te rendant aussi fragile qu’une poupée de porcelaine. « Seule ma sœur pourrait me pousser à quitter cette chambre, et je sais que ce n’est pas elle, donc, non. A moins que tu souhaites que je parte, je n’ai pas l’intention de partir. » Nyleen avait ses manières, pour te faire comprendre qu’elle avait besoin de toi, notamment l’utilisation, parfois abusive à tes yeux, de corbeaux. C’était une lettre, probablement du roi des mendiants et le baron pouvait très bien attendre le lendemain, rien que pour l’énerver, tu le ferais. Quand bien même le contenu de cette lettre était important, Faelan l’était beaucoup plus à tes yeux, tellement plus que n’importe quel mot de cet être dénué de modestie, de savoir-vivre et d’une once de reconnaissance. « Quant à ta longévité… C’est une bonne chose à savoir. Je ne sais pas jusqu’à quand les elfes vivent puisque les humains ont cette tendance, très légèrement destructrice, à les amocher quand ils en ont l’envie. » Tu laisses un léger rire silencieux se passer dans ton souffle alors que tes yeux retrouvent son visage, cherchant une once d’humour, de rehaussement de l’humeur qui s’est retrouvée soudainement aussi inflexible et douloureuse que si vous parliez d’adieux. Ce qui était à des lieux d’être le cas, à moins que tu aies mal lu les signes. « Je ne voulais pas t’en inquiéter, avec ça, mes mots sont peut-être brouillons à ce sujet. Ce n’est pas quelque chose dont on a l’obligation de discuter pour l’instant, à moins que tu le veuilles. » Tu es brouillon, tes mots sont confus car tu l’es toi-même. Tu cherches à rassurer, à réconforter ton amant alors que ton âme est dans le plein tumulte. Tu sais que s’il veut savoir, s’il veut en apprendre plus, tu ne pourras lui refuser cette vérité, cette discussion. La confusion est terrible, assassine.  
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Oh, I love to watch your body lie, makes me feel better, makes me satisfied. And oh oh, you could bring it back, who wouldn't want it when he looks like that? Oh oh, I want you to stay and if I try my hardest, would you look my way? Are you gonna hurt? are you gonna burn ? Gonna answer me? Let me take your heart, Love you in the dark,

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Elijah Nyx Caedreach
The Crow : right hand of secret lust
Race Race : Vampire Supérieur
Habite à Habite à : Novigrad.
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Lun 14 Jan - 11:48
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sinking feeling and wretched shades
Elijah & Faelan

« You are not weak just because your heart feels so heavy. You must learn to let go. Release the stress. You were never in control anyway. »
Parmi les conséquences résultants de sa relation avec Eiljah, il y en a certaines que le changeur n'a pas vu venir. Que le vampire lui manque quand il se trouve loin de lui, qu'il commence à si bien le connaître que parfois il pourrait jurer l'entendre faire un commentaire face à certaines situations, ou qu'il croirait reconnaître Asphodel en chaque corbeau qui traversait le ciel ou croissait sur son chemin... Tout cela ne le surprenait pas, et lui semblait même plutôt normal considérant ce qu'il avait pu entendre dire, ou même lire dans les nombreux romans qu'il a engloutis. En revanche, le doute l'étreint pour ce qui de certains points qui lui paraissent plus... Etranges. La témérité a toujours fait partie de ce qu'il est. C'est ce courage parfois aveugle qui l'a tiré -parfois in extremis- de quelques situations corsées où il se voyait déjà terminer ses jours comme trophée au dessus d'un âtre ronflant. Tête brûlée, il l'est indéniablement.
Pourtant, depuis quelques temps Faelan a commencé à noter des changements dans son comportement. Notamment lorsqu'il exécute certains contrats. Là où auparavant il n'aurait pas hésité à se jeter dans la mêlée, sans vraiment se soucier des conséquences, à présent il réfléchit beaucoup plus. Sa prudence a redoublée. Ce n'est pas qu'il soit devenu lâche ou qu'il ait perdu de sa combativité. Non. En vérité, c'est une part de son inconscient qui le pousse à faire davantage attention, à se préserver autant que possible afin qu'il puisse ensuite retourner auprès d'Elijah sans l'inquiéter. Oui, le doppler sent bien que son amant se fait du souci dès l'instant où il lui annonce qu'il doit s'absenter pour quelques jours hors de Novigrad. A raison, sans aucun doute, connaissant la tendance parfois suicidaire du polymorphe à sauter tête la première au coeur de la tourmente. Alors Faelan fait de son mieux pour tenter d'apaiser les craintes du vampire, tout en sachant qu'il ne peut pas lui promettre de revenir sain et sauf. Ce serait mentir, ce qu'il se refuse à faire. Par contre se montrer plus tempéré, plus stratège, cela il peut le faire. Et c'est sans même le réaliser qu'il a commencé à le faire. Le seul fait d'imaginer abandonner Elijah à sa solitude suite à une morte aussi précipitée qu'idiote considérant qu'il aurait pu l'éviter l'insupporte. Il s'est promis de rester à ses côtés aussi longtemps qu'il lui serait permis, autant mettre toutes les chances de son côté.

C'est le contact de la main de sa moitié contre sa peau qui arrache Faelan à ses sombres ruminations. Il ose cependant à peine relever les yeux vers son visage, soudain frappé par l'absurdité de sa réaction. Qu'est-ce qu'il gagne à assombrir ainsi l'ambiance ? Rien. En fait, il pourrait même gâcher la fin de la soirée, et le réaliser lui fait serrer les mâchoires. Quel idiot il fait. Le regard toujours fixé sur un point flou, quelque part sur les couvertures, c'est en silence qu'il reçoit les paroles du vampire. C'est vrai, il lui a dit qu'il resterait. Mais au fond le doppler est si peu sûr de lui que ses incertitudes peuvent déteindre sur son compagnon. Pris d'un soudain frémissement d'appréhension, il se glisse sans un mot jusque dans les bras d'Elijah, l'enlaçant pour mieux se pelotonner tout contre lui.

- Non, ne pars pas. Ses paupières se closent alors qu'il prend le temps de réfléchir à ce qu'il va dire ensuite. Le polymorphe ne tient pas à envenimer les choses, il voudrait juste pouvoir réparer sa propre bêtise -une fois de plus. Qu'est-ce qu'on pourrait dire de plus ? J'aimerais pouvoir te donner des informations précises, mais ce que je sais de ma propre espèce je l'ai appris dans les livres, ou c'est ce que les rares autres dopplers ont bien voulu me dire... Je ne sais même pas quel âge ils pouvaient avoir, je voyais pas l'intérêt de leur demander à l'époque. Inutile de dire qu'à cet instant précis Faelan le regrette amèrement, évidemment. Le souci de la race à laquelle il appartient, aussi, est que leur gentillesse naturelle a tendance à les précipiter à leur perte avant l'échéance. Alors quant à savoir comment tout cela fonctionnait... Là je veux juste profiter de ta présence, si tu veux bien. lâche-t-il dans un souffle avant de déposer un baiser dans le creux du cou de son amant, y nichant son nez pour s'enivrer de son odeur et chasser les mauvaises pensées.
(c) DΛNDELION


And when I die just keep in mind I'll love you in another life
And I see you and you see me, Your eyes are like a raging sea. I know it's you, I know it's true, I gazed into them once in a dream. Oh my love come take my hand Like you did in my dreamland. You feel the immortality It's you and I until eternity.
Faelan d'An Skellig
We do what must be done.
Race Race : Doppler
Habite à Habite à : Novigrad
Couronnes Couronnes : 2310
Messages Messages : 102
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Lun 14 Jan - 16:26
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sinking feeling and wretched shades. Les déités de ce monde en soient témoin, tu n’étais pas un croyant. Tu ne croyais pas aux forces divines qui pouvaient régner en ce monde comme des marionnettistes, tu ne croyais pas en une possible destinée qui rassemblait les gens et les peuples et pourtant, avec ton amant, tu t’amusais à croire en cette destinée qui préméditait des événements, des rencontres comme s’il s’agissait de quelque chose qui devait être défini, qui devait être fait. Tu te souviens, il n’y a pas si longtemps de cela, un contact qui t’avait amené à le rencontrer dans une ancienne chapelle, en ruines. Les statues représentaient les prophétesses de cet univers dont celle qui avait annoncé la Prophétie du Froid Blanc, Ithlinne. La lumière était filtrée par les planches qui tenaient encore à peine debout, de vieux rideaux pendaient entre de tringles brisées. Le plafond était écorché d’un oculus et le gros de la lumière filtrait par ici, éclairant ton visage quand tu étais entré ; tu aurais peut-être dû t’inquiéter qu’un rendez-vous se passe dans un tel lieu, surtout vu la décrépitude de l’emplacement mais il y avait une certaine quiétude qui en émanait qui rendait le tout plus calme et plus naturel que tu ne l’aurais pensé à première vue. Tu te souviens aussi des mots du contact, arrivé quelques minutes après toi, sonnant comme une voix provenue des cieux. Êtes-vous croyant, Nyx ? De simples mots qui pourtant raisonnaient très fort dans ton crâne, comme une litanie enchanteresse et qui te poussait à remettre beaucoup de choses en question. Tu n’étais pas un croyant, tu ne croyais pas en déités ou en forces surnaturelles et pourtant… Pourtant tu croyais en la force des mots, en la force des actes, des sentiments, des émotions, de la science, en la vision d’éléments concrets, mais les déités, la destinée, c’était des choses auxquelles tu avais des difficultés d’y croire. Mais tu croyais en ta relation avec Faelan, encore fragile par les manqués que vous aviez à parler, tu croyais en lui plus que tu ne pouvais croire en toi parfois. Il remettait tout en question, ce n’était pas une question de dogme, de théogonie ou de foi. C’était la certitude et la dévotion que tu pouvais vouer à un être qui te changeait irrémédiablement, qui arrivait à faire ressortir tout ce qui pouvait être bon en toi, tout ce que tu avais caché à jamais parce que tu préférais, de façon tordue, être détesté être craint. Il était plus simple de gérer l’indifférence ou la haine que de gérer l’amour et l’affection et pourtant, avec le polymorphe, la haine ne semblait qu’un préjudice que tu t’étais infligé comme un croyant qui s’infligeait milles tortures pour manque de foi. Peut-être était-ce ça ? Peut-être t’étais-tu infligé la douleur et la haine parce que tu ne croyais pas, et que maintenant que tu apprenais à éventuellement croire en l’existence de la destinée par le biais de ton amant, on t’offrait la possibilité de plus, de mieux.

Tu savais également que ta relation avec Faelan allait au-delà de ça, bien au-delà. Il était devenu si important en si peu de temps si bien que tu pouvais tout négliger pour juste rester avec lui jusqu’à ce que tout s’éteigne. L’inquiétude qui te rongeait en son absence, la fragilité en sa présence, la vulnérabilité quand il n’était question que de lui et cette croyance, maigre, en une destinée qui pourrait apporter son courroux d’un moment à un autre. Ton comportement s’est amélioré, à son contact. Moins violent, mais parfois plus impulsif, plus agréable, plus malléable. Cette faiblesse devrait te terrifier mais ce n’était pas le cas ; tu tirais une force de ta relation avec le polymorphe, dans la force que les sentiments que tu portais pour lui, une nouvelle lumière qui s’ouvrait à tes yeux. Tu comptais en profiter jusqu’à ce qu’il se lasse de toi, jusqu’à ce qu’il disparaisse, de son propre chef ou parce que le temps faisait son œuvre. Tu savais, cependant, que ta loyauté ne faiblirait probablement pas, qu’elle resterait aussi légitime que le jour où tu lui as accordé le premier pas de confiance. Tu en profiterais, et si pour cela, tu devais mettre ton commerce de côté, c’était quelque chose que tu étais prêt à faire autant de fois qu’il le faudrait. Les mots que tu lui glissais étaient gorgés de la sincérité de sentiments que tu n’arrivais pas à exprimer dans leur totalité, de l’honnêteté de toute la dévotion que tu lui portais. Il était véritablement devenu plus important que tout, sa simple présence réussissant à réchauffer une âme trop longtemps laissée dans le froid de la solitude et de la décrépitude. On t’avait souvent dit que les vampires étaient comme des dieux damnés, marchant comme tel dans l’éternité d’une vie trop longue sans finitude définie, mais que cet esprit, cette empreinte éternelle s’accompagnait de la solitude et de la morsure froide de celle-ci. Des démons pavés de bonnes intentions sur un chemin damné par l’enfer de l’éternel. Une éternité que tu redoutais tant tu ne savais pas quand elle s’achèverait pour ton amant et qu’ainsi, tu te retrouverais à nouveau dans le glacé de ton éternel. C’est pour cela aussi que tu t’inquiétais autant pour lui, parce que le temps n’était pas infini pour lui. D’une certaine manière, tu t’inquiétais aussi de disparaître, de l’abandonner, même si tes incertitudes te poussaient à imaginer que sans toi, il s’en sortirait, qu’il continuerait de vivre et c’était ce que tu lui souhaitais. La mort était illusoire pour un vampire et pourtant terrifiante tant elle pouvait arrivée d’un seul mauvais pas. Les vampires aimaient et se dévouaient d’une manière terriblement forte, un torrent d’émotions et de sentiments incontrôlables et tes incertitudes allaient au-delà de ce simple fait, de la façon dont tu pouvais contrôler ces états. Tu ne savais pas l’intensité des sentiments de ton amant, et même quand ses actes te poussaient à croire que la réciprocité était largement possible, une part de toi continuait à se demander si tout ça était bien réel, s’il pouvait véritablement apprécier l’être déchu que tu étais. Ainsi, quand son corps se colla contre le tien, une partie de ses incertitudes disparurent comme de la fumée, te rappelant que s’il était là, c’était pour la seule raison que ta compagnie ne lui était pas insupportable. Tes bras entouraient le corps du polymorphe, essayant de transmettre une partie de l’intensité de tes sentiments dans cette simple étreinte qui se voulait réconfortante. Ces mots l’étaient, cette certitude dans sa voix qu’il ne voulait pas que tu partes, qu’il voulait que tu demeures ici. Une de tes mains trouve le chemin de ses cheveux, glissant avec une douceur immaculée dans les mèches impétueuses tandis que ton autre membre trouve son dos, caressant avec soin la peau qui était sous tes doigts. Tu fermes doucement les yeux, réfléchissant à ses mots tandis que la douleur assassine de l’incompréhension, du manque de savoir vient déverser son poison dans tes veines pétrifiées par la peur de le perdre. Tu humes doucement à la fin de ses mots, tes bras serrant un peu plus la prise que tu as sur son corps. « Ce n’est pas grave. On le découvrira bien à un moment ou à un autre, il n’y a pas de raisons de s’en inquiéter maintenant. Et il n’y a rien à dire de plus. On ne sait pas, on ne saura pas dans deux heures, ni même demain. On verra en temps voulu. Je ne voulais vraiment pas t’inquiéter avec ça, j’en suis navré. » Tout n’est pas si fragile et au bord de l’implosion comme tu aimerais le croire juste sous le couvert qu’il n’est pas comme toi. Tu sais que la force de Faelan le préservera encore pour un long moment et la question de sa longévité n’est pas à se poser pour l’instant. Profiter de l’instant présent est déjà suffisant pour toi, et probablement aussi pour ton amant alors que ses mots éclatent à nouveau dans le silence de la pièce avant que ses lèvres ne trouvent la peau de ton cou, te faisant frémir très légèrement. Tu bouges légèrement ta tête pour pouvoir laisser un baiser sur ses cheveux avant de refermer doucement les yeux pour pouvoir profiter juste de la chaleur qui émane du corps de ton amant. Le silence est calme, presque apaisant alors que tu sens que la tempête est juste repoussée un peu plus loin, que le problème est loin d’être résolu. Mais qu’importe pour l’instant, ce n’est pas important, c n’est pas nécessaire de s’y arrêter, de tenter le diable quand il est déjà loin. Après quelques instants, tu éloignes doucement son visage de ton cou, la main qui était dans ses cheveux venant se poser sur sa joue avant tes lèvres ne trouvent les siennes, les embrassant avec la même douceur avec laquelle tes bras l’avaient enserrés un peu plus tôt. Tu reposes ton front contre le sien, ton souffle bien plus calme et plus posé que quelques minutes auparavant, toute douleur disparue. « Tu sais que tu comptes vraiment pour moi, Faelan. Je ne sais quelle magie tu as utilisée pour que je sois autant attaché à toi, mais elle fait des merveilles. » Un rire est légèrement soufflé entre tes lèvres tandis que tu dévoiles un peu de l’intensité de ce que tu ressens, une toute petite parcelle de tes sentiments encore beaucoup trop impétueux pour que tu puisses tout saisir et tout comprendre avec la perfection qui définit, à tes yeux, votre attachement mutuel. Tu te rends compte d’à quel point tout cela te rend faible, te rend soudainement vulnérable et beaucoup plus craintif malgré ton apparence. Tu as toujours cette peur de dire le mot de trop, celui qui était là trop tôt par rapport à la durée de votre relation mais tu n’arrives pas à les empêcher. Tu ne peux garder tout sous forme de secrets. Certains mots doivent être dits, et tu crois au pouvoir des mots et des actes. Tu fais juste de ton mieux alors que tu te noies dans l’infinité de tes sentiments pour cet homme, ne te reconnaissant parfois pas tant tout ceci te paraît étranger.
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Lun 14 Jan - 17:46
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sinking feeling and wretched shades
Elijah & Faelan

« You are not weak just because your heart feels so heavy. You must learn to let go. Release the stress. You were never in control anyway. »
En vérité il y a encore tellement d'inconnues le concernant lui-même que Faelan en désespère parfois. Sa propre espèce lui est pratiquement étrangère, et ses congénères sont si peu nombreux que certains érudits l'ont même cru éteinte, au cours des dernières années. Ceux qui restent se font discrets, s'intègrent du mieux qu'ils le peuvent dans l'espoir de mener une vie tranquille, et font si peu de vagues que même pour l'un des leurs il est devenu difficile de les localiser. En trente-une années d'existence, il n'en a croisé pas plus de deux. A l'époque ses questions étaient restées évasives, car le jeune changeur était plus intrigué par la façon dont ils pouvaient se mêler aux humains plutôt que par ce qui faisaient leurs spécificités propres. Il regrette de ne pas avoir été plus curieux à ce sujet. Peut-être qu'ils n'en auraient pas su davantage que lui, mais peut-être que si... S'il avait l'assurance de les retrouver à l'endroit où il les avait quittés, Faelan retournerait les voir. Le souci, hélas, c'est que l'un comme l'autre ils avaient adopté un style de vide nomade. Remettre la main dessus tiendrait du miracle. Ses réponses, il devra les trouver ailleurs. Peut-être même finira-t-il par les découvrir tout seul.
Dans ces moments-là, il en viendrait presque à haïr ses propres parents qui pour une raison obscure l'ont laissé entre les mains d'un joueur de gwynt malchanceux. Pourquoi ? Etait-il si insupportable que cela, déjà tout petit ? Ceci dit, généralement après quelques minutes à ruminer après des géniteurs inconnus, l'humeur du doppler s'adoucit ; ils auraient très bien pu se faire tuer, après tout. C'est là le plus frustrant, même ça il ne le sait pas. Les orphelins et les abandonnés ne manquent pas, mais il se serait bien passé d'appartenir à l'une de ces catégories. Au fond, il ne sait même pas s'il est véritablement né sur An Skellig... Un jour peut-être ira-t-il mener son enquête, tenter de remonter jusqu'à ses origines. Mais c'est une démarche qui sera douloureuse, fera remonter bon nombre de souvenirs qui seront loin d'être agréables, et il ne s'en sent pas du tout capable pour le moment. Plus tard...

Pour l'heure tout ce qu'il sait, c'est qu'il ne supporterait pas qu'Elijah disparaisse de sa vie. Ce serait l'abandon de trop pour son coeur sensible à outrance, qu'il rêverait d'endurcir mais sans jamais vraiment y parvenir. L'une des principales raisons pour lesquelles il en rend l'accès si difficile, d'ailleurs. Cela rend les choses beaucoup plus faciles à supporter pour le changeur quand les gens s'en vont. Parce qu'ils finissent toujours par s'en aller, d'une façon ou d'une autre. Et bon sang ce qu'il est terrifié à l'idée qu'un jour son amant lui glisse entre les doigts. Sans doute s'est-il attaché trop vite et trop fort, mais il ne regrette rien. Faelan a juste peur d'être trop, d'être dans un excès qui finirait par fatiguer le vampire et le ferait s'éloigner alors que lui souhaite justement l'exact opposé. En toute honnêteté il ne sait pas comment il réagirait si ce cauchemar devait prendre forme, mais ce dont il est persuadé c'est que cela ne se terminerait pas bien pour lui.
Alors c'est un imperceptiblement soupir de soulagement qu'il relâche en sentant l'étreinte et les tendres attentions de sa moitié. Ne pas penser au pire, pas ici, pas maintenant. Ce n'est pas le moment. Pour l'instant tout va bien, et il devrait s'en réjouir, savourer ce qui lui est offert, plutôt qu'empoisonner un bonheur qu'il redoute n'être qu'éphémère. Le voile de ses paupières se lève quand il sent la main d'Elijah contre sa joue, et ses lèvres s'ourlent d'un infime sourire tandis qu'il lui rend le baiser avec la même douceur. Les mains du polymorphe quittent le dos de son compagnon pour venir se poser sur ses joues, les caressant des pouces.

- Les dopplers ne font pas de magie, trésor. Quoique... Je ne sais pas si on pourrait utiliser la magie en imitant un mage. Son sourire s'épanouit quelque peu, avant de réaliser qu'un mot lui a malencontreusement échappé, glissant sur sa langue pourtant si naturellement qu'il ne s'en rend compte qu'à retardement. Les joues de Faelan s'empourprent de gêne, et il s'esquive des bras de son amant en se changeant en loup. D'un bond il descend du lit et va pousser le baquet de bois faisant office de baignoire jusqu'à la porte menant sur le bout de terrasse. Une fois satisfait de l'emplacement, il retourne à son apparence d'elfe pour se saisir du flacon déposé plus tôt par le vampire et le fixe d'un air un peu dubitatif. Comment est-ce que ça fonctionne, au juste... ? Pour les autres changeurs il ne sait pas, mais lui en tout cas ce n'est pas demain qu'il pourrait se mêler à une réunion de sorcières.
(c) DΛNDELION


And when I die just keep in mind I'll love you in another life
And I see you and you see me, Your eyes are like a raging sea. I know it's you, I know it's true, I gazed into them once in a dream. Oh my love come take my hand Like you did in my dreamland. You feel the immortality It's you and I until eternity.
Faelan d'An Skellig
We do what must be done.
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Lun 14 Jan - 19:00
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sinking feeling and wretched shades. L’abandon était une chose tellement commune dans ce monde que tu avais parfois peine à croire que tu n’avais pas déjà subit ce sort. Sur certaines situations, tu pouvais appeler l’abandon mais le mot sonnait tellement fort que tu préférais le terme trahison, qui pourtant avait une connotation parfois plus forte dans ce monde que dans le tien. Ce monde, malgré toute la haine que tu pouvais avoir, t’avait énormément appris, sur toi-même notamment, et sur les tiens, sur ton espèce. Une espèce qui, dans ton monde, se complaisait d’une existence des plus simples, avec une absence de hiérarchie similaire à cet univers. Il y avait des formes de hiérarchie, mais plus simplifiée, presque similaires aux clans ou aux meutes, vous étiez des tribus, parfois nomades, parfois sédentaires. La tienne était sédentaire, ou du moins, une partie l’était tandis qu’elle était devenue plus nomade à son arrivée ici. Si dans ton monde, tu t’étais conforté dans cette vie où le clan importait plus que le reste, cet univers t’avait appris l’indépendance, l’émancipation d’un clan qui voulait absolument vivre loin des sociétés humaines, loin du courroux humanoïde. Bien sûr, d’une certaine manière, tu étais toujours loyal à ta tribu, mais moins que tu n’aurais pu l’être lorsque ton monde te baignait de la lumière noire des espérances d’une collectivité. Tu avais appris sur ton existence plus que tu ne l’aurai cru, appris à te transformer, à faire jouer tes pouvoirs innés, à les redécouvrir en même temps que la fibre de ta personnalité se mélangeait à une nouvelle, plus concrète mais dont la diversité demeurait intangible tant il te restait des zones d’ombre. Tu ne te connaissais pas totalement de même que ton existence possédait encore un éventail de choses que tu ne t’appropriais pas encore et que tu n’aurais probablement jamais l’occasion de connaître. Tes formes, par exemple. Tu en possédais quatre, à l’heure actuelle, mais des vampires supérieurs t’en avait dévoilé plus que tu ne pouvais l’imaginer, un polymorphisme presque semblable à celui des dopplers à la différence qu’il était régit par le porteur et non pas par copie. C’était l’esprit qui rendait le corps malléable et c’était quelque chose dont tu étais encore bien incapable. Rien que ta transformation en être nocturne était parfois difficile, plus compliquée qu’elle ne devait l’être. Contrairement à ce que l’on imaginait quand tu mentionnais que tu étais un vampire supérieur, tu étais loin d’être aussi puissant que tes paires. Même ta petite sœur possédait des capacités que tu n’avais pas. Tu te contentais de ce que tu avais, en espérant qu’aucun de tes pouvoirs ne te ferraient défaut quand tu en aurais besoin, cela dit. Néanmoins, ce monde, si il t’avait appris énormément sur ta façon d’agir avec autrui, sur toi-même, il t’avait poussé à abandonner des choses plus primaires. La gestion des sentiments et des émotions en était l’exact exemple. Dans ton monde, l’honnêteté et la représentation de sentiments purs et brutes était souhaitée, ici… Tu t’étais tout simplement fermé à la possibilité. Une chape de plomb s’était enfoncée sur ton crâne, amenant avec elle des banalités d’incertitudes et des pensées plus négatives les plus que les autres, dont celle que tu ne méritais absolument pas de pouvoir dévoiler tes sentiments, pas de la même manière dont tu aurais pu le faire auparavant.

Ainsi, tu t’étais fermé, et pendant des années, des siècles, c’était resté ainsi. Un cœur à l’abri, encerclé de chaînes allégoriques, dont les clefs étaient disséminés partout dans le morcellement de ton âme, pour ne pas être blessé mais aussi parce que tu étais persuadé que l’abandon serait la seule issue à ce que tu t’ouvres et que tu t’autorises la vulnérabilité d’une relation. L’amitié avait quelque chose de différent, quelque chose où tu te permettais juste ce petit écart de conduite, un rien, un pas de côté où tu t’ouvrais suffisamment pour satisfaire la curiosité d’autrui plus que ton besoin de te confier. Tes crises, tu les passais seul ou avec un autre membre de ton espèce que tu tolérais, jusqu’à maintenant. La solitude de ta demeure permettait l’expulsion incandescente de tout ce qui te révulsait chez toi, un rejet nécessaire mais qui te rendait aussi fragile qu’une coupe de porcelaine si l’on venait à s’approcher un peu trop de ta forme abyssale. Tenter de comprendre la complexité de ce qui composait tes pensées négatives était comme regarder dans les abysses : il y en avait tant, accumulées par les années et les siècles, que discerner le vrai du faux devenait un jeu malsain où même toi tu étais incapable de discerner ce qui provenait de la folie de ton propre abandon et ce qui était réel, l’insécurité réelle que tu pouvais ressentir. Faelan n’en avait vu qu’une petite partie en tendant la main vers toi, et tu espérais très fort que ces insécurités disparaitraient à son contact. Et cela marchait, petit à petit. Tu t’étais rouvert à son contact, avait accepté à demi-mot que tu pouvais être apprécié autrement que par un masque, une identité arbitraire, mais par toi-même, ta propre personnalité, celle qui s’était créée dans ce monde et celle qui revenait de ton monde natal. L’idée même que Faelan t’abandonne ou que tu l’abandonnes te rendait malade, te plongeait dans une psychose viscérale dont tu n’arrivais à te défaire quand elle arrivait si bien que tu l’expulsais toujours plus loin, refusant de confronter le polymorphe sur le sujet parce que tu savais les conséquences d’une telle discussion, pour toi comme pour votre relation. C’était avouer tes incertitudes et des insécurités, avouer que ta vulnérabilité était plus ancrée que ce que tu osais déjà dévoilé, que cette faiblesse avait juste été refoulée pendant des siècles par peur que l’on s’en serve contre toi parce que tu n’osais pas en parler, à quiconque de peur d’être incompris à une époque où  la langue commune était encore un langage si peu familier. Si l’idée de l’abandon te rebute tant son sens t’est violent, c’est aussi parce que tu sais que l’abandon de Faelan pour toi serait ta perte, celle où ta vie prendrait le chemin du non-sens, où tout objectif que tu pouvais avoir s’écroulerait dans le néant de ton existence. A quoi bon rester s’il n’est plus là tu en venais à penser, alors que tu avais pourtant passer six siècles sans sa présence autour de toi et tu continuais de te demander comment tu avais fait maintenant que sa présence était quelque chose d’omniprésent dans ton esprit.

Tu attrapais chaque attention qu’il te donnait comme un affamé de tout cette tendresse, de cette délicatesse ; ce que, au fond, tu étais, tu le réalisais bien. Tu étais devenu affamé d’attention, complètement assoiffé par le manque et l’attention que l’on pouvait t’offrir en tant qu’amant mais tu le rendais, du mieux que tu le pouvais. Le trésor qui s’échappa des lèvres de ton amant te fit frissonner, très légèrement, te rendant plus heureux que tu aurai pu l’imaginer. Un simple mot, si doux, si naturel sur ses lèvres que ton sourire revenait à la charge comme s’il avait toujours été là. Pourtant, il n’y avait qu’au contact de Faelan que tu étais devenu si souriant sans une once de sarcasme ou d’ironie. Mais ce mot, ce mot avait enflammé un peu plus les sentiments qui se battaient en ton sein, rendant l’incandescence de tes émotions d’autant plus incontrôlable que ça ne l’était auparavant. C’était rajouter de l’huile sur un braséro déjà bien trop puissant pour être naturel. Tu ne relevais cependant pas le petit nom, surtout en voyant ton compagnon prendre sa forme lupine, son pelage brillant grâce à la lumière de l’astre lunaire. « Ca dépend, j’imagine, de ton affiliation avec le pouvoir. C’est une bonne question, cela dit. » Tu n’étais pas idiot, en voyant la rapide gêne de ton compagnon, tu sentais bien qu’il n’avait pas réfléchi en dévoilant ce trésor, et qu’il avait peut-être peur d’outrepassé une limite non définie et tu ne voulais pas le rendre plus gêné qu’autre chose. Tu lui soufflerais probablement la même chose suffisamment tôt, sous le coup du naturel également. Pour l’instant, tu l’observais juste, avec un flegme propre à ta condition, modifier la disposition du baquet dans le cadre de la porte pour que vous puissiez observer les étoiles en toute impunité. Tu étais toujours fasciné par ses transformations, et cette fois ci n’en était pas exempt quand il reprit sa forme elfique d’autant plus agréable pour tes yeux. Tu te levas à sa question, laissant tes pas feutrés le rejoindre avec la même nonchalance que tu utilisais de façon régulière. Un de tes bras se glissa autour de sa taille avec une certaine douceur, ta main trouvant sa place contre sa peau avec une certaine aisance, tandis que tu déposais ta tête contre son épaule. Ta main libre vint attraper la sienne contenant la bouteille, la glissant habilement hors de ses doigts pour entourer les tiens autours de la bouteille, tes lèvres expiant un rire silencieux contre sa peau. « C’est assez simple, une fois que tu connais le principe, tu vas voir. » Tu murmures, le trésor si près de tes lèvres qu’il est difficile pour toi de le contenir, mais tu le fais. Ce surnom lui va terriblement bien et tu te sens presque frustré qu’il l’ait utilisé avant toi, mais c’est un désir égoïste, surtout quand tu sais à quel point ce petit surnom te fit plaisir. Cela dit, tu te reconcentres sur la bouteille, ton pouce éjectant le bouchon qui roule doucement contre le sol. Tu penches légèrement la bouteille, le liquide argenté restant comme figé malgré l’angle, et tes lèvres murmures doucement les paroles rapportées par le mage ophiri qui te vendit sa création. Le liquide commence alors à glisser doucement hors de la bouteille, prenant une couleur bleutée lorsque le liquide touche le fond du baquet. Un petit sourire sur les lèvres, tu déposes doucement ses dernières contre sa peau, dans le creux de son cou. « Je peux t’en avoir pour toi, si tu le souhaites. Le mage ophiri est fort friand de clients et je suis apparemment un bon client à ses dires. » Mais tu connais aussi la passion qu’ont les ophiris à exagérer et tu doutes être le seul à pouvoir avoir le luxe de se payer ses potions. Néanmoins, tu laisses de côté la pensée de l’ophiri pour placer de minuscules baisers le long de son cou et de son épaule, dans une ligne un peu irrégulière tandis que ta main tient toujours la potion, un œil concentré sur la potion, pour que le baquet ne déborde pas.
© 2981 12289 0




Oh, I love to watch your body lie, makes me feel better, makes me satisfied. And oh oh, you could bring it back, who wouldn't want it when he looks like that? Oh oh, I want you to stay and if I try my hardest, would you look my way? Are you gonna hurt? are you gonna burn ? Gonna answer me? Let me take your heart, Love you in the dark,

no one has to see

ANAPHORE
Elijah Nyx Caedreach
The Crow : right hand of secret lust
Race Race : Vampire Supérieur
Habite à Habite à : Novigrad.
Couronnes Couronnes : 7742
Messages Messages : 395
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Lun 14 Jan - 20:47
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