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 :: novigrad et sa périphérie :: novigrad :: LE QUARTIER DE LA DENTELLE :: Demeure de Elijah Nyx Caedreach Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
(memories from the past) two devils making a deal ; ft. Adélice.
Elijah Nyx Caedreach
Race Race : Vampire Supérieur
Profession Profession : Main droite d'Elerinna, Baronne de Novigrad ; propriétaire d'un petit hôtel des ventes pour des antiquités le jour, la vente de drogues, d'organes et d'humains la nuit.
Habite à Habite à : Novigrad.
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Elijah Nyx Caedreach
The Crow : right hand of secret lust



Ven 4 Jan - 23:16
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Elijah & Adélice (memories of an not so old past) two devils making a deal. Tu te replonges régulièrement dans tes souvenirs, comme si tu en avais encore le besoin, ce besoin de vérifier que tu ne devenais pas fou. Que tout ce qui se trouvait encore de toi était tangibles et que tes souvenirs ne te faisaient pas défaut. Tout avançait parfois si rapidement dans ta vie qu’il t’était difficile de tout concilier, et en regardant les papiers étalés devant toi, après quelques jours à ne rien faire, tu te souvenais du marché qui t’avait amené à avoir plus de travail que tu n’en espérais. Ce n’était pas un réel travail, surtout trouvé qui contacter pour avoir ce qui était demandé pour pouvoir les revendre aux personnes que ton cher allié t’avait apporté. Ce même allié que tu avais trouvé dans la rue il y a quelques mois de cela.

Tes pas te guidaient au travers du quartier de la dentelle, tes pas furieux. Tu t’en souviens, tu bouillonnais encore de rage parce que le Roi des Mendiants te refilaient encore des cadavres assassinés par on-ne-sait-quel-abruti qui trouvait amusant de laisser un amoncèlement de corps sur son chemin. Des elfes, des nains, des humains et même des dopplers. Ça te rendait furieux. Tu n’avais pas encore rencontré Faelan quand ce travail te tomba sur les épaules mais tes souvenirs ne te faisaient pas totalement défaut parce que tu savais maintenant que votre rencontre ne se fit guère plus tard. Mais ce n’était pas le sujet. Tu grognais légèrement, ton aura étant suffisamment menaçante pour repousser toutes personnes sensées de ton chemin. Tu avais claqué la porte de Francis Bedlam en disparaissant, faisant sursauter quelques mages qui étaient avancés dans la cours du Bosquet Putride. La pluie n’allait pas tardée à tomber, toute comme le stade nocturne était bien avancé. Tu ne voulais qu’une chose : rentrer, prendre une dose de Fisstech et t’endormir comme un poids mort jusqu’aux premières lueurs diurnes, ton corps seulement réveillé par les cris d’Asphodel. Tu adorais ce corbeau, il était bien vrai mais son impertinence à te réveiller à l’heure te rendait parfois fou. Tu te stoppas à l’orée d’une ruelle, prenant une inspiration, essayant de te calmer le plus possible si jamais tu venais à rencontrer un client au pied de ta porte en arrivant. Ton attention fut seulement attirée par l’odeur d’un incube ou d’une succube qui visiblement n’essayait qu’à peine de camoufler son désir.  Ton regard se tourna en direction de la ruelle, ton corps suivant instinctivement les pavés en cherchant la source de l’odeur musquée qui s’en dégageait jusqu’à ce que tu tombes sur un incube, assis sur les pavés, tremblant. Tu soupiras. « Putain, Francis, c’est ton seul foutre boulot dans cette foutre ville que de t’occuper des abandonnés et tu es même pas foutu de le faire correctement. » Tu juras, assez silencieusement pour que la créature ne croit pas que ses injures lui était destiné. Il avait l’air effrayé, et surtout, affamé. Cela se sentait à des mètres à la ronde, sans nul doute. Tu t’approchas de la créature, la toisant pendant un instant avant de poser ta main sur son épaule puis son bras pour le relever avec le plus de délicatesse que tu pouvais avoir au vu de ton énervement primaire. « Viens avec moi toi, avant t’attirer tous les monstres à la ronde. » Tu grognais, essayant de masquer ta révulsion instinctive face à l’odeur du manque. Généralement, c’était des odeurs qui n’étaient pas désagréables mais tu ne savais pas depuis combien temps il ne s’était pas nourri, mais c’était beaucoup trop. Ou alors c’était juste ton humeur qui empêchait tout. Peu importe, tu t’étais dit, tu allais l’attirer chez toi, là où le sortilège gracieusement offert par un mage couvrirait son odeur et le protégerait, au moins pour la nuit et le temps qu’il se nourrisse décemment grâce aux créatures qui attendaient leur maquerelle dans ton sous-sol.
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TAKE MY HEART, MAKE IT GLOW

If you are the sun then I wanna be the moon. I wanna reflect the light that shines from you and if this is war then I'm gonna draw my sword, this time I know what I am fighting for. I wanna let you know I want everything you are. I'm the one knocking on your door making all this noise, Whatever it takes I give it all away. I wanna show my love in a thousand ways.


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Adélice Vaer Déharronis
Race Race : Incube
Profession Profession : Maître espion
Habite à Habite à : Novigrad
Adélice Vaer Déharronis
We do what must be done.



Sam 5 Jan - 19:16
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Elijah & Adélice (memories of an not so old past) two devils making a deal. Je me souviens encore pourquoi je m’étais égaré cette nuit-là en dépit du temps qui se faisait de plus en plus menaçant au fil des heures, les cumulus s’amoncelaient grassement pour déferler en vagues noir dans le ciel déjà trop sombre. J’arpentais le pavé quand un parfum boisé avait su attirer mon attention alors que je sortais d’un rencontre organisé par deux de mes subordonnés ; il était délicat, subtil, me rappelant des souvenirs floutés datant d’une mission à Beauclair. J’avais laissé une part de moi là-bas et même s’y je me refusais à y croire, la moindre étincelle ravivant se souvenir me faisait me perdre dans l’instant. C’était ainsi, qu’affamé, tremblant, mon âme errait au sein du quartier de la dentelle dont la fréquentation sentait la baise pour quelques pièces. On peut dire que je n’avais pas choisi pire endroit pour causer ma perte ! Je n’avais pas manger depuis si longtemps qu’un simple regard, un simple chuchotement, voir une poignée de mots salaces me faisaient tourner la tête. Toutefois, je ne voulais pas céder à mon aspect démoniaque, songeant à ses pauvres filles qui s’éreintaient déjà à la tâche sans que je ne me sois encore joint à la partie. Mais à force d’arpenter le pavé j’avais fini par moi-même m’épuiser. Lâchement, j’avais donc posé ma carcasse dans une ruelle à l’odeur douteuse, surplombé par un hôtel de passe d’où des rires gras ainsi que des cris charmés s’échappaient. Après tout le temps semblait si lourd que les fenêtre se devaient d’être entrebâiller sur monde. J’observais les vitres aux couleurs dansantes sous les bougies trônant sur des commodes sans doute avant de masser ma poitrine qui me faisait souffrir. Le souffle court, presque ashmatique, je relevais les yeux en direction du ciel. Je ne savais pas prier. Je ne savais même pas ce que c’était que d’avoir la foi mais mon état m’y poussait. J’étais vide de sens. Creux. Il me suffisait d’une main tendue. D’une seule.
Tandis que je perdais espoir en grimaçant douloureusement, je perçus une présence à mes côtés. L’homme que je devinais semblait agacé, il pestait entre ses dents d’un air furibond, c’était une petite distraction bien apprécié au final. Soudain une main me releva et je fus comme supporté par cet individu dont je ne connaissais rien. Mes sourcils se froncèrent puis il souffla une parole dans laquelle je ne pouvais sentir aucune animosité.
« Je vous suis… » Abdiquais-je en suivant tout juste ses pas.
Trop obnubilé par mon envie, je ne détaillais pas le chemin que nous prîmes, focalisant mon attention sur le rythme des pas de mon …sauveur ? Il était dynamique, indéniablement puissant au vu de son aura mais je n’arrivais pas à le cerner plus que ça. Tout en le regardant d’un œil presque groggy, je détaillais son physique rapidement : bel homme, beaux yeux mais un je ne sais quoi d’insaisissable dans ses traits. La question revint entre mes lèvres comme une évidence que je ne pus maîtriser.
« Pourquoi m’aider ? »
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Elijah Nyx Caedreach
Race Race : Vampire Supérieur
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Elijah Nyx Caedreach
The Crow : right hand of secret lust



Sam 5 Jan - 22:59
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Elijah & Adélice (memories of an not so old past) two devils making a deal. Même si tu portais un peu d’attention aux monstres de cette ville, tu ne les voulais pas tout autour de toi à quémander vie et mort sur ton esprit. Tu avais assez à faire, surtout quand tu remarquais avec répulsion que Francis Bedlam négligeait encore trop son travail. Pour un baron de la ville, il se souciait assez peu de ceux dont il avait juré la protection. Bien évidemment, il était difficile de récupérer tous les abandonnés de cette ville, tous les rejetés, surtout quand l’auto-proclamé Roi des Mendiants s’occupaient déjà de tous ceux qui étaient humains d’abord, elfes et nains ensuite. Sa place dans la fuite des mages pour le Kovir était non négligeable, comme le feu Sigismund Dijkstra.  Pour les monstres.. C’était toujours plus compliqué. Déjà parce que ceux-ci accordaient peu leur confiance, et qui pouvait les en blâmer ? Une main tendue pouvait en cacher une autre avec des fers de Dimeritium ou un bâton pour marquer la peau à sang, tu le savais bien. Tu possédais des marques. Sur tes poignets s’imprimaient encore la marque de fers, apaisées par le temps et la peau qui s’était reconstruite malgré tout. Ainsi, tu prenais le temps, parfois, de ramasser ces différents, ces peureux, ces abandonnés, ces laissés pour compte. Tu te souviens que celui-ci, ce n’était pas le dernier, mais qu’il t’apportait suffisamment pour le considérer comme allié dans ton fonds de commerce. Ainsi, tu l’attrapais, grommelant et essayant de faire abstraction de l’odeur qui s’échappait de son être. Au diable l’odorat vampirique, tu aurais préféré ne pas en avoir du tout. Tu le lâchais une fois qu’il fut sur pieds et sûr qu’il te suivait au travers du dédale de petites rues jusqu’à ce que sa question te fasse te stopper quelques secondes avant que ton pas ne reprenne, plus lent pour qu’il arrive à te suivre sans trop de mal. Tu pouvais voir aisément que marcher à ta vitesse habituelle ne lui serait pas aisé, surtout vu sa faiblesse. « Je ne devrais pas, ce n’est pas mon travail. C’est celui du Roi des Mendiants. Mais les monstres sont trop souvent laissés pour compte dans cette ville, et tu allais probablement te faire tuer si tu restais là. Soit heureux qu’un vampire inférieur ne t’a pas trouvé avant moi. » Tu pesais tes mots. Si les vampires supérieurs comme toi savaient faire la différence entre une créature blessée, vulnérable et qui pouvait possiblement avoir un sang apetissant, les vampires inférieurs ne faisaient guère la différence entre une créature en manque et une créature vulnérable, l’odeur étant similaire. Finalement, ta demeure arriva devant tes yeux, tu l’ouvrais d’un mouvement habile, poussant gentiment le jeune homme à l’intérieur, verrouillant la porte. Asphodel était présent, installé sur un chandelier éteint et son ramage résonne dans toute la demeure lorsqu’il aperçoit l’incube, ses longues ailes battant dans le vide. Ses yeux se posent sur lui, comme analysant la créature, le jugeant et analysant ce qu’il était. Asphodel était magique, à n’en point douter tout comme il était devenu l’âme et le protecteur de la maison. Une âme indépendante de ta personne qui te servait énormément malgré tout, puisqu’il possédait des pouvoirs magiques, notamment de protection. Ils étaient moindres que ceux d’un mage accompli, mais tu aurais peut-être péri sans eux, sans lui. Peut-être était-il un doppler aux facultés magiques décuplées qui avait perdu son identité humaine ? Tu n’en savais rien. Tu fixes le corbeau avant de pendre ton manteau sur le porte manteau à l’entrée, tes pas te guidant à l’intérieur de la salle des ventes où le piano à queue que tu devais vendre bientôt trônait comme pièce maîtresse. Les vitrines étaient déjà installées, mais les objets manquaient. Attrapant une bougie encore allumée, tu fis le tour de quelques chandeliers pour en allumer les bougies, le corbeau allumant le plafonnier qu’un coup d’aile et d’un craillement. Tu jetas un coup d’œil à l’incube. « C’est Asphodel. Il ne te fera rien tant que tu ne tenteras rien contre moi. » Tu finis finalement par t’installer sur le banc du piano, croisant les jambes avant de lui indiquer une des chaises, placées maladroitement entre les deux vitrines face à toi. « Comment t’appelles-tu ? » Un sourire s’arrache au souvenir, celui où deux créatures puissantes se trouvaient face à un incube en manque qui se révéla plus puissant qu’il n’en avait l’air à ce moment-ci.
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Adélice Vaer Déharronis
Race Race : Incube
Profession Profession : Maître espion
Habite à Habite à : Novigrad
Adélice Vaer Déharronis
We do what must be done.



Mar 8 Jan - 0:52
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Elijah & Adélice (memories of an not so old past) two devils making a deal. Visiblement mon interrogation avait stoppé net  « mon sauveur » dans son avancée et cela manquait de m'arracher un sourire si je n'avais pas eu un tel niveau de désespoir sur les épaules. Le poids de la fatigue, du manque, des souvenirs aussi, semblait obstrué chaque partie de mon corps de façon à me laisser mourir  ici, dans cet endroit sordide à l'odeur d'alcool et de sexe. Sa réponse fut ...surprenante à n'en pas douter ? Cet homme, du moins cet être, venait donc d'avoir un élan de bonté envers ma personne; cela ne me sembla pas déplaisant. Je le remerciais d'un simple signe de tête tout en poursuivant ma route légèrement dans son ombre. L’humidité de la nuit couvrit ma peau d’une chaire de poule terrible que je tentais de faire disparaître en frottant énergiquement mes membres à l’aide mes paumes déjà trop moites ; nous avions beau avancé dans cette atmosphère pesante je ne parvenais pas à discerner de mon œil embué la fin de notre périple dans les rues sombres de Novigrad.
Une fois sur le pas de la porte de ce qui semblait appartenir vraisemblablement à mon compagnon de fortune, j’observais les alentours rapidement. Mon travail avait la peau dure ! Et pour ma défense je ne savais nullement où je m’avançais, je me devais donc d’être prévenant envers ma personne de façon à ne pas subir un revers de situation. Les talons firent craquer un parquet à l’odeur légèrement poussiéreuse tandis que je pénétrais au sein d’une bâtisse des plus distrayantes. En apparence tout semblait bien à sa place, propre, délicat, même si peu de choses trônaient sur les étagères, mais il y avait dans l’air un je ne sais quoi de fumeux qui me prenait la gorge tant l’amertume piquait avec violence mes narines. La porte se referma finalement sur moi alors qu’un oiseau à l’allure sinistre me détaillait de son œil d’onyx. Il me toisa, me jaugea à sa façon puis son maître me le présenta avec une telle superbe que je ne pus que m’incliner poliment face à l’animal. Celui-ci dégageait une superbe telle que je ne pouvais me résoudre à le trouver effrayant.
Mon hôte me proposa finalement un siège d’un large signe de main et je ne pus le refuser tant mes membres tremblaient de concert. Installé dans le moelleux du fauteuil, un soupir de soulagement m’échappa, je n’aurais pas du quitter la maison ce soir là et ce simple réconfort de trouver un fauteuil me faisait baigner dans un bonheur profond. Toutefois, cette sensation de bien-être fut éphémère, une question bien trop précise échappa aux lèvres de mon bienfaiteur dont les iris perçantes m’observaient. J’avalais ma salive en esquivant un sourire narquois.

« En voilà une belle question… Je suppose qu’une fois que le secret sera révélé vous me trouverez bien pitoyable d’être dans une telle situation. »

Je me redressais dans mon fauteuil avec noblesse avant de me présenter d’une voix ferme. Il était hors de question d’entâcher ma réputation et mon rang.

« Je suis Adélice Vaer Déharronis. Maître espion au service d’Emhyr Van Ermeis et haut dignitaire au sein de l’armée nilfgaardienne. »

Mon corps retomba progressivement au milieu des coussins tandis que je m’étirais avec une nonchalance ne m’étant pas réellement habituelle. D’ordinaire mes membres me faisaient moins souffrir cela dit et j’avais plus d’énergie en stock que quiconque me servant dans ma propre maison. Là, je n’étais qu’une loque visiblement. Je me sentais faible. Faible et vide. Creux. Mes pupilles enfiévrés de lassitude, d’envie, se heurtèrent aux iris glaciales de mon interlocuteur.

« Et vous ? Mon cher bon samaritain… Qui êtes-vous ? Et qu’allez-vous faire de moi ? Vous savez désormais le prix de mon âme, de ma tête ainsi que de ma vie… J’imagine que plusieurs possibilités s’offrent à vous. » Soufflais-je en affichant un sourire amusé.
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Elijah Nyx Caedreach
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Elijah Nyx Caedreach
The Crow : right hand of secret lust



Mar 8 Jan - 10:46
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Elijah & Adélice (memories of an not so old past) two devils making a deal. Ta demeure, ta maison pour les décennies à venir, si tout se passait bien. Tu avais une envie permanente, ce jour là, de rentrer chez toi et de juste t’enfermer, être tranquille, d’oublier jusqu’à la présence même d’Asphodel à tes côtés. Tu adorais l’oiseau, il ne fallait pas s’y méprendre, mais sa présence était parfois pesante sur la demeure. Sa magie radiait jusque dans les murs et les fondations de la demeure depuis qu’il avait élu domicile ici de façon permanence et que votre lien s’était renforcé. Et ce n’était pas la magie de ton monde, même s’il comprenait de façon évidente ton langage natal, bien que cela soit une chose commune à tous les corbeaux de ce monde, c’était celle de ce monde et elle pouvait être écrasante quand on ne la maîtrisait pas. Néanmoins, peu importe si il était là ou non, tu avais eu envie de rentrer toute la journée, chose qui n’était pas si rare que tu pouvais l’imaginer maintenant. Tu aimais être chez toi, à faire ce que tu devais faire dans le calme. Mais là non, Francis Bedlam t’avait appelé, juste après trois heures de travail à la morgue, et ce cher monsieur était encore avec des clients quand tu es arrivé, donc dix minutes d’attente se transformèrent bien vite en une heure, où ta patience s’étirait comme du fil. Mais tu étais resté, bien sagement, attendant les mots du baron qui finalement n’étaient pas si importants et qui, à tes yeux, ne méritaient pas l’heure d’attente que tu venais de subir. Mais qu’importe, maintenant tu étais rentré mais pas seul. A ton grand dam, un incube avait réussi à ne pas trouver le chemin de chez lui et tu avais décidé de le ramener chez toi, pour ne pas qu’un nouveau corps de monstre se retrouve sur les pavés Novigradiens. Ton manteau pendu et tes fesses déposées sur le banc matelassé du piano que tu devais vendre bientôt, tu pouvais enfin respirer avant de devoir t’occuper de cet abandonné que tu avais récupéré sans réfléchir. Tu savais qu’il y avait quelques demoiselles dans son sous-sol ; deux humaines, une elfe et une dryade. Elles étaient, avant d’arriver chez toi, dans les cargaisons d’un esclavagiste en direction de Nazair, grâce à tes contacts tu avais réussi à intercepter cette « cargaison » avant qu’elle n’arrive à bon port, les ramenant ainsi à Novigrad. Comme tu le faisais toujours, tu leur donnais le choix : soit quitter ta maison avec toute la liberté qu’elle pouvait posséder dans cette ville, soit rejoindre un proxénète ou une maquerelle de Novigrad avec qui tu traitais pour avoir un premier pas dans une vie décente, voir luxueuse. Deux étaient déjà parties, les autres attendaient leur rendez-vous dans la fin de la semaine. Si tu ne t’occupais pas directement d’elle, tu veillais à ce qu’un intendant de tes affaires le fasse. Mais peu importe. Tu reportais bien vite tes yeux sur le jeune homme après lui avoir demandé qui il était et ton sourire n’apparut pas lorsqu’il se redressa pour se présenter, avec tout l’honneur qu’il devait avoir de ses titres. Ça ne te touchait pas, et ainsi, tu arquais juste un sourcil à sa démarche. « Je n’avais pas besoin de ton titre complet, un prénom ou un nom aurait suffi, réel ou  non. Mais là, ça devient intéressant. Cela dit, pas la peine de jouer le puissant avec moi, je t’ai vu dans la boue Novigradienne parce que tu es en manque. » Tu répliquas, sans aucune animosité dans la voix, juste un flegme habituel et une pointe d’ennui tandis que tu retroussais légèrement tes manches, laissant le tatouage de ton clan être visible alors que tu te penchais en arrière, contre le piano, tes coudes reposant contre le coffre qui abritait les touches. Tu avais des nobles aux beaux titres se rouler à tes pieds pour avoir une dose, leur maquillage ayant coulé par les larmes de la drogue, du manque et du désespoir, glissé tous leurs secrets entre tes mains en espérant que cela compense pour la poudre. Les nobles n’étaient que noble de titre, dans le fond, ils n’étaient que des humains, pitoyables, pliables, malléables et faibles. Tu étiras doucement tes jambes avant de l’observer, absorbant ses mots avant d’y répondre. « Certains me nomment Nyx, d’autres Elijah. Deux identités, mais la même personne. Tu as probablement déjà entendu parler de moi par un de ses noms, ou par mon nom de famille, Caedreach. »  Tu mentionnas, optant pour une réalité et vérité pure et simple, si on l’excluait les chichis que tu mettais à te présenter. C’était toujours amusant de voir les gens à peine comprendre et s’arrêter sur le premier nom qu’ils entendaient. « Quant à ce que je vais faire de toi, je ne sais pas. Tu dois te douter, si tu te concentres sur autre chose que ton manque pendant trois secondes, de ce que je suis. Je pourrai te tuer, t’achever maintenant toi et ton règne de conspiration, couper les derniers contacts que Nilfgaard a sur cette ville et on m’en remercierait grandement. Mais je ne suis pas baigné dans la politique. La politique a tendance à me mettre au bûcher avec une facilité incroyable. » Tu te levais, ouvrant le coffre qui renfermait les touches de piano, laissant tes doigts glissés contre l’ivoire sacré avant de tendre ton bras, Asphodel venant se poser dessus avec légèreté, te laissant glisser tes doigts dans ses plumes noires charbon aux reflets bleu nuit. « Mais je ne tue pas sans raison. Pour l’instant, je te protège juste de ton propre manque qui pourrait te couter la vie. La ville est remplie de vampires inférieurs qui attendent que des monstres comme toi deviennent faibles, et ils ne comprennent pas la différence entre la faiblesse et le manque. Alors dis-moi, qu’est-ce que tu pourrais m’apporter contre un peu de sexe avec les demoiselles que j’ai à ma disposition ? »
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Adélice Vaer Déharronis
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Adélice Vaer Déharronis
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Lun 14 Jan - 1:48
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Elijah & Adélice (memories of an not so old past) two devils making a deal.
« Je préfère toujours jouer franc jeu et comme je vous l’ai dit je vous laisse rire de ma personne au vu de mon état » Soulignais-je en souriant de ma propre bêtise « Et jouer aux petits jeux de pouvoirs ne m’intéresse qu’en compagnie de mes propres confrères, les rivalités entre espions sont follement amusantes. Permettez-moi de douter que vous en fassiez parti. Vous semblez caché d'autres choses.» Finissais-je avant de croiser les jambes pour mieux l’écouter. L’homme qui figurait en face de moi déclina à son tour son identité; il demeurait en effet un visage connu de mes services, même très bien connu bien que je n’y attache guère d’importance, étant trop occupé pour l'heure par mes propres tracas et autres déboires avec mon appétit. Je le saluais respectueusement d’un signe de tête tout en patientant pour voir comment il comptait étudier mon sort et m'expliquer mon échappatoire possible.
La réponse ne tarda pas et bien qu’elle fut au départ menaçante, les propos s’assouplirent pour finalement se clore sur une question qui étira ma bouche en un sourire. Le deal semblait correct sous tous les points, du moins pour le moment. Je heurtais mes pouces en cadences ; il était rare d’avoir à faire à quelqu’un d’aussi distrayant par une soirée pareille, je n’allais pas m’en priver.

Je me mordis la lèvre dans ma profonde réflexion avant de lever simplement un doigt pour le pointer dans sa direction. Le silence ne dura qu’un instant, juste de quoi rassembler mes esprits et les mots se bousculant sous ma caboche. « J’ai des informations à ma disposition. BEAUCOUP d’informations.” Insistais-je avec aplomb tout en sachant qu'il devait en avoir pleinement conscience “Je sais à peu près tout ce qu’il y a de bon et mauvais à savoir ici-bas. Tu n’as qu’à demander ! Et si cette proposition ne te convient pas, je pourrais potentiellement t’aider concernant ta « boutique ». Voilà ce que j'avais proposé, les jeux étaient fait. Il restait à voir si cela convenait à mon hôte de ce soir.
Je m’empressais aussitôt de davantage détailler l’endroit où je me trouvais pour m'occuper l'esprit. Il avait été aisé de tiré certaines conclusions hâtives en entrant ici pour la première fois mais je me surpris a vouloir étudier l’architecture de ce bâtiment en profondeur; c'était une belle construction, solide, vaste et bien pensée. Une fois que cela fut plus ou moins fait, ma curiosité repue concernant la structure de la dite maison, le corbeau devint la principale source d’intérêt pour mon regard. L’oiseau ne m’avait guère emballé au premier abord et je demeurais assez réservé à son sujet, toutefois il ne manquait pas de panache ni même d’une certaine beauté.
Mon attention se reporta finalement sur son maître. Allait-il jouer du piano pour s’intéresser tout à coup à ses touches et le désir de les dénuder de leurs protections ? Je ne saurais répondre à cette question bien qu’elle hanta rapidement mon esprit observant le moindre de ces gestes avec une minutie dû à mon travail. Déformation professionelle ! Que voulez-vous ! Mon index reposa contre mes lèvres. Je patientais dans cette atmosphère d’insécurité que j’avais appris à connaître avec le temps.
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Lun 14 Jan - 10:04
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Elijah & Adélice (memories of an not so old past) two devils making a deal. Un sourire presque carnassier apparut sur tes lèves aux mots du jeune incube qui était en face de toi, celui qui trainait dans la boue il n’y a pas si longtemps et qui démontrait un tempérament plus que fier devant toi. Tu ne dis rien pour quelques secondes, contemplant juste la férocité de la fierté chez l’incube, tu avais besoin de savoir si c’était le manque qui parlait ou s’il était parfaitement lucide. Seulement après, tes mots s’échappèrent de tes lèvres, décidant que l’honnêteté ne serait pas un luxe avec un monstre possédant une telle position. De toute façon, s’il était l’espion qu’il prétendait être, il n’y avait aucun moyen pour toi de lui cacher quoi que ce soit qu’il ne découvrirait pas en fouillant un minimum après coup. Oh, tu avais bien caché et camouflé certaines de tes traces, notamment celles de tes dernières années à Nilfgaard et celles de Cintra, celles qui pouvaient possiblement t’incriminer dans le massacre de Cintra. Ailleurs, cependant, tu n’avais pas toujours pris le soin de camoufler tes traces, laissant tes multiples identités derrière toi comme un éternel souvenir que tu étais là. « C’est exact. Même si l’espionnage est quelque chose de fort attrayant, ce n’est pas ma spécialité, ça ne l’a jamais été mais peut-être un jour, quand la politique ne sera plus intrinsèquement liée à cet emploi. » Tu répondais enfin, un demi-sourire sur les lèvres. Il était vrai que l’espionnage et le gain d’informations à faire chanter aux quatre vents était quelque chose d’attrayant à tes yeux, mais la politique qui était mêlée à cela rendait cet emploi plus difficile qu’autre chose pour toi à exercer. Avoir de nombreux mages ou d’autres monstres au sein d’une cour était une chose, avoir un vampire supérieur en était une autre et tu savais qu’à Toussaint, c’était encore un sujet particulièrement sensible, même maintenant.

Tu lui proposais alors ce que tu pouvais lui offrir en cette nuit sombre, la pluie ayant alors commencée à tomber, heurtant tes fenêtres dans un cliquetis sonore assez agréable. Tu levas un sourcil lorsque ses mots résonnèrent enfin dans la pièce, tes doigts continuant de frôler les touches d’ivoire tandis qu’Asphodel se déposait sur ton bras tendu. Tu glissais tes doigts dans les plumes de jais de l’animal pendant quelques secondes, écoutant l’incube dévoiler ses atouts. Tu laissas ton animal quitter ton bras pour rejoindre à nouveau un chandelier éteint tandis que tu t’approchais d’une petite commode, une main attrapant deux coupes que tu posais sur le haut du meuble avant d’empocher une bouteille d’Est-Est. Tu remplis les deux coupes, réfléchissant aux mots de l’incube avant de revenir vers lui, lui donnant une coupe. Sachant qu’Adélice serait probablement méfiant par rapport à ce que tu pouvais lui servir, tu pris une première gorgée avant de rejoindre à nouveau le banc du piano, croisant les jambes pour poser ton bras tenant la coupe contre ton genou. « C’est une proposition alléchante. Laisse-moi donc trouver une formulation pour ce nouveau pacte. » Tu pris quelques secondes pour réfléchir, prenant une nouvelle gorgée du vin de Toussaint, laissant les arômes si particuliers du duché rafraîchir ton palais qui s’éveillait au contact des épices. « Tu me proposes tes informations, tes services, en somme, contre un remède pour ton manque présent ? » Tu demandais, la question plus rhétorique qu’elle ne requérait de réelle réponse. C’était quelque chose de tentant, mais loin d’être égal et loin d’être placé sous la lanterne du long terme, et tu cherchais quelque chose qui pourrait t’être utile à long terme. « Pourquoi ne pas avoir plus loin, Adélice ? Tu m’offres tes services quand j’en ai le besoin, et je t’offre les miens pour palier à ton manque quand tu en auras le besoin. Jamais plus ton manque n’apparaitra en cette ville tant je jure de toujours trouver quelqu’un pour assouvir tes besoins de même que plus jamais une information dont j’ai besoin ne m’échappera. » Tu relevais les yeux vers lui, ancrant tes iris dissonants dans les siens, encore bien embrumés par le manque. Tes lèvres trouvèrent à nouveau la coupe, le liquide carmin glissant contre tes lèvres comme du satin sur ta peau. « Qu’en penses-tu, incube ? »
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TAKE MY HEART, MAKE IT GLOW

If you are the sun then I wanna be the moon. I wanna reflect the light that shines from you and if this is war then I'm gonna draw my sword, this time I know what I am fighting for. I wanna let you know I want everything you are. I'm the one knocking on your door making all this noise, Whatever it takes I give it all away. I wanna show my love in a thousand ways.


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Adélice Vaer Déharronis
Race Race : Incube
Profession Profession : Maître espion
Habite à Habite à : Novigrad
Adélice Vaer Déharronis
We do what must be done.



Dim 27 Jan - 12:24
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Elijah & Adélice (memories of an not so old past) two devils making a deal. Mon hôte semblait passablement ouvert à la discussion et cela m’interpellait ; un deal serait donc les prémices de notre entente ? Pourquoi pas ! Il s’avança en direction de ma personne avec aisance après avoir congédié son corbeau, une coupe dans chaque main qu’il avait préalablement rempli d’un vin dont je connaissais quelques attraits. Se doutant de ma réticence il fut le premier à boire. Je le toisais ainsi longuement avant de finir par tremper mes lèvres dans le breuvage aux arômes propres au duché, guettant la suite de la tirade qu’il avait entamé avec un aplomb sans faille. Il parla longuement, d’une voix suave, tournant les mots de telles façons que cela devenait intéressant pour nos affaires respectives. Je fis légèrement tournoyer le vin dans mon verre en pesant le pour et le contre lorsque finalement il cessa de parler pour me questionner sur mon avis profond sur la question.
J’inclinais la tête sur le côté puis la rebalançais de l’autre côté dans un mouvement gracile à fin d’illustrer mon hésitation. Une nouvelle lampée et je me sentais prêt à accepter car après tout nous serions tous les deux gagnants dans cette histoire. Je reposais sans tarder mon verre sur la table la plus proche avant de poser mes coudes sur mes cuisses. Tout en frottant mes mains l’une contre l’autre je secouais ma tête avec un rythme cadencé.

“Ma foi, ce marché me convient tout à fait. Je galère beaucoup trop à contenter mon appétit et puis…je suis sûr que je peux t’être également très utile. Faisons donc ça !” Dis-je en reprenant ma coupe pour la lever en l’air.
« Mais par pitié, ne m’appellez pas l’incube. Je suis loin d’être friant de ma situation quand je ne suis pas en mission. » Avouais-je d’un air amusé face à ce nouvel allié figurant devant moi. Une fois que nous eûmes trinqués, je retombais au sein du fauteuil qui me berçait puis soufflait. « Que désires-tu en contrepartie pour quelque de tes filles ce soir ? J’ai pas mal de choses en tête mais je ne sais pas encore lesquelles te seraient profitables… ». Je tordis ma bouche d’un air pensif avant contempler à nouveau l’oiseau au plumage plus noir que l’onyx. Il demeurait bien sagement installé sur le chandelier. Sans doute le pacte que je venais de passer avec son maître avait apaisé ses craintes à mon sujet… J’attardais mon regard sur lui repensant à mon réveil, à cette odeur de chaire brûlée et la terre moite de sang.
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JJ – le devin du village
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Elijah Nyx Caedreach
Race Race : Vampire Supérieur
Profession Profession : Main droite d'Elerinna, Baronne de Novigrad ; propriétaire d'un petit hôtel des ventes pour des antiquités le jour, la vente de drogues, d'organes et d'humains la nuit.
Habite à Habite à : Novigrad.
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Elijah Nyx Caedreach
The Crow : right hand of secret lust



Dim 27 Jan - 14:54
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Elijah & Adélice (memories of an not so old past) two devils making a deal. Oh que cet être semblait intéressant. Tu avais connu et tu connaissais de nombreux incubes et succubes, mais tu n’avais jamais perçu un incube qui semblait mal à l’aise et inconfortable de sa position. Rien que Jäelle t’avait prouvé, à de nombreuses reprises, à quel point être une succube était avantageux et pourtant, face à toi se trouvait un incube qui visiblement, aurait peut-être préféré être un humain. Oh, bien sûr, d’une certaine manière c’était préférable d’être humain, c’était plus prudent, plus sûr. Être humain était une garantie de sûreté, en quelque sorte, pour peu que l’on ne s’en sorte pas mage, mais ce n’était pourtant pas quelque chose que l’on choisissait. La naissance des incubes et des succubes était quelque chose d’étrange, encore bousculé par de multiples questions qui restaient sans réponses. Les témoignages différaient, toute comme leur vie en somme. Il était difficile de les catégoriser en ce sens. Mais c’était bien la première fois que tu voyais un incube aussi mal à l’aise de sa condition, tout manque retirer. Ou alors, peut-être était-ce là juste un malaise lié au manque ? Tu en doutais. Ses mots étaient bercés par un mal être issu du malaise d’être dans un corps et un esprit vicié. Tu ne prétendais pas connaître Adélice, mais néanmoins, tu pouvais le comprendre, si tel était ce problème. Être dans un corps qui nous déplaît, soit par les conséquences du temps ou par simple exécution, c’était quelque chose de difficile, c’était une certitude. Ainsi, tu haussais simplement les épaules à ses mots, n’y portant pas plus de force qu’il n’en devrait et ce qu’il en voulait. Tu ne voulais pas fâcher l’incube avec qui tu venais de faire un marché, néanmoins, tu ne pouvais t’empêcher de commenter, ta curiosité plus grande que ta raison. « Soit, Adélice. Inconfortable dans ton propre corps d’incube ? Ne te sens pas obligé de répondre, je suis juste curieux. Tu es le premier incube, ou succube, que je rencontre qui semble… Apprécié si peu ce qui lui a été donné par la nature. » Tu repris une gorgée de ton vin, laissant tes doigts libres glissés contre le bois du piano. La douceur du matériau coulant contre ton épiderme rêche et froid alors que tes yeux se posaient sur l’incube en face de toi. Il était véritablement une créature curieuse et tu étais encore plus curieux de voir ce qu’il pourrait t’apporter à long terme. Il fallait bien avouer qu’un avoir un espion du Nilfgaard dans tes poches était un avantage non négligeable. Si il ne posait pas de questions idiotes ou inutiles, il n’y avait aucune raison que vous ne vous entendiez pas, à ton sens. Tant que lui-même n’était pas curieux, votre marché allait parfaitement se dérouler. Non pas que ça ne marchait pas si il était curieux, mais tu n’étais pas sûr que tu aurais des réponses à lui donner tant tu les gardais uniquement pour toi, jalousement. « Dis-moi ce que tu as à me proposer, je choisirai en conséquence. » Tu rajoutas avant de poser ton verre, détendant ensuite les muscles tendus de tes bras et de ton dos, à la manière d’un félin. Tu étais véritablement curieux, au bas mot.
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