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scavenger hunt with the master spy ; ft. Edora Sighrist.
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Jeu 10 Jan - 15:20

ft. Edora Sighrist

I need intels only you can give me. Give me your price and it'll be yours by the end of daylights.

Scavenger Hunt With the Master Spy.


Elle entendait des rumeurs, des mots qui sont soupirés derrière les portes ou des phrases esclaffées derrière le confort de la bière. Elle en entendait de toute part, des rumeurs, des rumeurs, des rumeurs encore et toujours et… Rien de concret. Si la vie d’Irness se déroulait toujours, ou presque, sans encombre, c’était parce qu’elle tenait à ce que sa vie ne bouge pas plus qu’elle ne l’était. Irness avait quitté la cour ducale parce qu’Ademarta n’était plus, qu’Anna Henrietta avait repris les rênes et que sa politique lui déplaisait mais aussi parce que le mouvement constant de la cour était épuisant. Nombreux sont ceux à le dire, Irness n’était qu’une personne en plus à avouer que travailler pour la duchesse, c’était épuisant et qu’il fallait avoir des nerfs en acier. La magicienne en avait, sans nul doute possible, mais elle rêvait aussi d’un peu de tranquillité, après avoir été balloté pendant des années entre les pays et les villes, son seul souhait était un peu de calme pour au moins plus d’une décennie. Ainsi, sa petite maison sur la place Epona de Beauclair était son plus grand réconfort, son havre de paix quand tout semblait se bousculer autour d’elle. Elle donnait des cours particuliers de magie a un petit noble de Toussaint, tenait une boutique d’herboristerie et gérait ses parts de la Faisanderie, aidant du mieux qu’elle le pouvait la tenancière à gérer le commerce nocturne. C’était suffisant. D’un point de vue de ses activités, la magicienne était contente. Elle avait de quoi s’occuper tous les jours sans pour autant être complètement débordée, elle avait même le temps se replonger dans l’étude de la magie, elfique et humaine, apprenant de nouveaux sorts lorsqu’elle le pouvait, en créant parfois.  Rien de volumineux. Mais elle se plaisait dans cette routine qui s’installait doucement entre ses murs et à laquelle le prenait de plus en plus de goût.

Ainsi, à l’orée du début de l’après-midi, alors que les oiseaux gazouillaient un peu partout dans la ville, des rumeurs couraient encore. La magicienne essayait vraiment de ne pas y porter attention mais cela se révélait parfois plus difficile qu’elle n’aimait l’admettre, surtout lorsque cela venait de ses clients. Habillée d’une longue robe rouge carmin aux manches trois-quarts et au décolleté profond si bien que l’on pouvait distinguer les tatouages qui se camouflaient sur son clivage et sous sa poitrine ; la robe était faite dans un matériau très souple, volatile et était ponctuée d’arabesques dorée ainsi que d’une ceinture brune avec des chaînettes dorées tout autour. Un souvenir de la duchesse Ademarta. Ses cheveux, coiffés en une multitude de nattes réunies en une queue de cheval tombant le long de son épaule. La magicienne s’occupait d’une énième cliente venue des hautes terres de Toussaint pour des onguents contre les piqûres de guêpes et des potions pour éloigner les monstres souterrains. Elle remplissait les doses dans des petits pots marbrés quand la cliente se mit à parler d’une énième rumeur concernant un vampire qui se baladait sur les terres de Toussaint, qui était apparemment passé chez un de ses voisins pour acheter de la nourriture. Depuis l’évènement de la Bête de Beauclair il y a deux ans de cela, tout le monde pouvait reconnaître un vampire et si une chasse ne s’était pas installée, c’était seulement grâce à la volonté de Geralt et Maître Jaskier de faire entendre raison à la duchesse qui pouvait être ô combien bornée. Seulement, pour Irness, ce fut la rumeur de trop. Elle donna les pots à sa client, attendit quelques instants qu’elle soit belle et bien partie pour récupérer Asra qui s’enroula autour de son cou comme d’un collier. Elle récupéra une paire de gants bruns, une sacoche qu’elle accrocha à sa ceinture avant de quitter sa demeure pour récupérer sa jument, Raja. Il était temps qu’elle obtienne de véritables informations concernant son vampire et elle savait exactement à qui les demander.

C’est à dos de cheval que la magicienne entra dans la cour du Palais Ducal, accueillie chaleureusement par les gardes qui la connaissait et la respectait toujours malgré son retrait de la cour ducale. Elle descendit de cheval peu après, laissant un jeune homme s’en occuper tandis qu’un intendant l’attendait au pied d’une porte. Elle avait déjà parlée au camerlingue ducal, pour qu’il fasse savoir à la maître espionne en chef que la magicienne allait passé pour un service d’importance et étant donné qu’Irness était toujours dans les bonnes grâces de la Duchesse Anna Henrietta, le mot était passé aussi rapidement que pré-sentit. La magicienne se demandait toujours pourquoi la duchesse la portait toujours autant en respect après son départ mais ce n’était pas le sujet du jour alors qu’elle suivait l’intendant dans le dédale de couloirs, sachant qu’après ce rendez-vous, un autre suivrait probablement avec la duchesse elle-même. Une porte s’ouvrait, une autre se refermait et enfin, l’Intendant se stoppa, toquant trois coups à la porte avant d’entrer et faisant entrer la magicienne dans le bureau de l’espionne ducale. L’intendant parla en premier. « Madame Sighrist, voici la Magicienne dont vous a parlé son Altesse Sérénissime il y a peu. Elle vous demande également de la traiter avec respect et sympathie puisqu’elle était Mage de la Cour pour Son Altesse Ademarta. » Sur ces mots, l’intendant effectua une courbette et délaissa la pièce pour retourner à ses affaires, laissant la magicienne avec la maître espionne. Irness se permit de la détailler quelques secondes, des cheveux noirs corbeaux et un teint pâle si récurrent dans ces contrées, malgré le soleil chaud qui réchauffait ce monde. La magicienne s’approcha enfin du bureau, tendant sa main portant le tatouage du soleil pour se présenter en bonne et due forme auprès de la femme en face d'elle. « Irness aep an’Tabriss, ravie d’enfin rencontrer celle qui gère le réseau de Son Altesse. » Elle lança, un sourire sur les lèvres avec le respect qui s’employait dans son ton tandis que ton accent elfique se relevait en prononçant ton nom complet, sachant très bien qu’elle ne devait sous aucun prétexte se mettre à dos la maître espionne.

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Edora Sighrist
Race Race : Humaine
Profession Profession : Maître-espionne pour le compte de l'Empire et du duché
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Edora Sighrist
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Jeu 10 Jan - 23:17
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ft. Irness aep an'Tabriss

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Scavenger Hunt With the Master Spy.


Le bureau du responsable du service d’espionnage de la duchesse Anna Henrietta, la pièce où Edora passait le plus clair de son temps. Et quand elle ne travaillait pas ici, elle rejoignait le confort de son propre bureau, ses dossiers sous le bras pour continuer son travail jusqu’à très tard dans la nuit, bien après que le sommeil l’ai gagné. Cette femme était faite pour l’espionnage, elle avait parfois l’impression d’avoir fait ça absolument toute sa vie et ce n’est pas pour autant qu’elle était prête à s’en lassait, loin de là. Les conspirations et autres cachoteries sont vieilles comme le monde, elles en font partie, se tapissaient au sein de chaque individu foulant cette terre. Toussaint étant finalement un endroit propice, stratégique pour ces affaires, à la jonction entre les Royaumes du nord et Nilfgaard, le centre du monde pour ainsi dire. Edora s’amusait parfois à se dire que ce monde et ses conspirations étaient comme une pierre que l’on soulève pour voir tous les insectes et les vers qui grouillent en dessous. Et tel un enfant armé d’une loupe, elle aimait les exposés à sa vision brulante pour les voir se contorsionner sous son joug. Elle avait toujours recherché le pouvoir mais n’aurait à l’origine pas pensé qu’elle en obtiendrait bien plus en étant espionne qu’en étant duchesse. Car les véritables gouverneurs de ce monde sont ceux qui connaissaient chaque petit asticot qui grouille sous la surface rocheuse. Elle aimait donc son travail et en contemplant son bureau, elle se dit que c’était peut-être la seule chose qu’elle aimait en ce monde.

Comme pour essayer de la contredire, Cigüe vint se posait sur ses genoux pour réclamer des caresses. L'animal avait prit l'habitude de la suivre jusqu'ici et quand elle aurait déploré la compagnie humaine, cette du chat ne la dérangeait pas. Elle lâcha sa plume pour la congratuler de quelques gratouilles sur le haut du crâne de l’animal estropié quand elle entendit le bruit sourd et répéter d’une main frappant à sa porte. L’espionne était tellement absorbée par son travail qu’elle n’avait pas vu l’heure passer et la magicienne dont la duchesse lui avait parlé était déjà arrivé. Avant d’inciter le carmelingue à entrer, Edora chassa doucement le chat de ses genoux pour lissait sa robe émeraude au broderies noires et mettre un peu d’ordre dans sur son bureau. L’animal partie alors s’allonger sur la commode où trônait le repas de l’espionne. Pour cela aussi elle n’avait pas vu le temps passer, laissant la nourriture refroidir oubliant totalement de manger. Ce n’était pas la première fois, loin de là.

Elle se demandait bien ce qui pouvait amener une magicienne anciennement au service de la duchesse Adémarta à demander un entretien avec un maitre espion. Elle s’était certes déjà renseigné sur toutes les personnes qui faisait et avait fait partie de la cour ducale mais le service d’importance qui était l’objet de sa visite demeuré un mystère et les mystères ne le restaient jamais longtemps pour elle. Elle invita finalement la magicienne à entrer sans pour autant se lever de son siège. Elle écouta le discours de l’intendant, le congédiant d’un simple mouvement de tête. S’il devait le respect à la duchesse, il lui devait aussi à elle en tant que comtesse là où elle ne lui en devait aucun. Elle concentra plutôt son attention sur son invité tandis qu’il quittait la pièce. Son teint allé dénotant avec sa race, elle était grande, comme tous les elfes, mais il se dégageait d’elle une plus grande noblesse que chez les autres représentants de son espèce qu’Edora avait déjà croisée sans qu’elle parvienne à en comprendre l’origine. Son dossier était encore posé sur son bureau dissimulé sous d’autres documents, et elle n’avait vu mention d’aucune noble ligné, d’aucun ancêtre sur ses terres d’ailleurs. Elle l’observa silencieusement, tandis qu’elle faisait de même, la laissant parlait la première. Elle se redressa finalement pour saisir la main qui lui était tendue et invita la magicienne à s’asseoir en face d’elle. « Plaisir partagé de rencontrer l’ancienne conseillère ducale dame Irness, installez-vous, je vous en prie ! » dit-elle poliment sans pour autant afficher la moindre convivialité dans sa voix. Calmant d’un geste Cigüe qui s’était mise à cracher contre le serpent qui ornait le cou de la magicienne, elle se rassit à son tour. « Puis-je savoir qu’elle affaire d’importance vous amène et de quelle manière je peux y prendre part ? » Demanda-t-elle réellement curieuse de la réponse.



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Jeu 10 Jan - 23:57

ft. Edora Sighrist

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Scavenger Hunt With the Master Spy.


Irness connaissait ses murs, reconnaissait les tapisseries qui étaient encore installées sur les cloisons comme l’infime souvenir qu’un jour, il y avait quelqu’un à la place d’Anna Henrietta. Certaines que la magicienne croisait dataient de bien avant Ademarta, certaines dataient de son époque et chaque tapisserie racontait une histoire bien à elle que la magicienne ne pouvait conter. Elle avait été proche, très proche de l’ancienne duchesse, partageant à de nombreuses reprises des séances de thé au bord du lac ou de longues séances de peinture. Elle connaissait certains secrets de la duchesse que même l’actuelle ne pouvait connaître. Irness appréciait la compagnie de l’ancienne duchesse qui avait tant d’esprit et si peu de mépris pour sa race et sa couleur de peau. La magicienne savait très bien à quel point avoir une peau halée et des oreilles pointues pouvait être bizarre mais elle n’en faisait rien, oubliant même ces détails puisque c’était par ses travaux qu’elle se faisait connaître et c’était ainsi que l’ancienne duchesse l’avait pris à son service. Mais Irness se souvenait du regard inquisiteur d’Anna Henrietta en la voyant, elle, la magicienne elfe avec une peau halée et des yeux ambrés et des tatouages sur toute la surface de sa peau jusque sous ses yeux. Une personnalité haute en couleur, avait-elle osée ricaner avec ses demoiselles de cours et Irness, elle, s’était contenté de sourire, sachant très bien que l’arrivée de la duchesse annonçait son départ. Et c’était tant pis. Mais la magicienne n’allait pas mentir, cela faisait quelque chose de revenir entre ses murs où elle avait passé tant de temps à exercer sa magie pour le bon plaisir de la cour ducale. Elle en était même venue à dormir dans des quartiers pour invités dans son temps était pris par tout ce qui se passait à la cour et non en dehors. Mais elle n’allait pas mentir, la magicienne était loin d’être insatisfaite de ces jours passés entre les murs de marbre mais elle était peut-être encore plus satisfaite maintenant qu’elle n’y était plus prisonnière et que ces jours étaient désormais libre dans la cité de Beauclair, sa liberté redevenue une vérité plus que claire.

Mais lorsqu’elle passa la porte du bureau de la maître espionne, l’ambiance changea radicalement. Elle se savait invitée et intruse en même temps, que le respect allait devoir se gagner et que les mots de l’intendant n’allait rien changer. Irness était une elfe, à la peau mate, une mage et une ancienne mage de la cour, ça n’allait pas changer son statut : elle n’avait aucun titre de noblesse ici. Ademarta avait voulu lui en offrir un, mais Irness avait toujours refusé. Par respect pour sa famille décédée à Tir Na Lia, et par respect pour sa propre vie passée comme une enfant de rien dans un monde où être elfe n’était pas bon vivre. Mais Irness arborait sa race avec fierté, ne cachait que rarement ses oreilles pointues et encore moins ses tatouages blancs qui contrastaient avec sa peau mate. Même aujourd’hui, devant la maître espionne, la magicienne n’avait pas cachée les lignes blanches qui descendaient sous ses yeux ni même le croissant de lune entre ses seins et encore moins le soleil au creux de sa main et le pentacle dans l’autre. Si la maître espionne refusait de traiter avec elle pour ça, et bien soit, Irness trouverait un autre moyen. Et elle sentait qu’elle était jugée par la femme aux cheveux corbeaux, elle qui devait avoir titre de noblesse et aux futilités de cette société. Irness n’en souriait que davantage, et encore plus lorsqu’elle la gratifia d’une faux plaisir partagé. Bien évidemment. La magicienne n’en fit pas étal et s’installa sur le siège désigné, jetant un coup d’œil au chat qui venait de cracher, probablement à cause d’Asra qui ne bougeait absolument pas, sa tête tombant contre les omoplates dévoilées de la magicienne. « Une affaire d’importance, j’en doute. Mon affaire est loin d’être aussi urgente que l’intendant ou son Altesse Sérénissime a pu le faire sentir. Mais j’ai effectivement une affaire que seule une maître espionne pourrait m'aider à conclure. » La magicienne commença, observant du coin de l’œil les réactions de la femme en face d’elle tandis qu’elle remettait correctement les manches de sa robe. « Je suis à la recherche de quelqu’un qu’il m’est impossible de trouver par magie, et je ne suis pas espionne. Au mieux, j’ai des contacts de la part de la taverne dont je suis propriétaire, mais ce n’est pas suffisant pour retrouver cette personne. Et je suis inquiète. » Irness finit par lâcher, sans donner ni nom ni prénom ni quoi que ce soit d’autre pour l’instant, plongeant ses iris ambrées dans celles de la femme en face d’elle, Asra se décidant finalement à bouger pour se glisser sous le tissus et rejoindre son bras et son avant-bras, s’enroulant gracieusement autour de la peau mate et des tatouages.

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Edora Sighrist
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Ven 11 Jan - 20:47
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ft. Irness aep an'Tabriss

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Les seuls souvenirs qu’Edora gardé de l’éducation de ses parents était l’importance que l’on doit accorder à son rang et l’étiquette qui en découle. Les autres cours qu’il lui avait été dispensait étaient tombés dans les méandres de ses souvenirs, oubliés, inutiles. On lui avait appris à être une bonne fille, une bonne épouse, elle avait choisi d’être une bonne espionne. Et sa place, elle l’avait mérité, la duchesse n’ayant jamais eu à se plaindre de son travail. Elle n’appréciait pas particulièrement Anna Henrietta qu’elle trouvait bien trop précieuse à son gout, mais elle devait lui reconnaitre la grandeur due à son rang, après tout, elle s’acquittait de sa tâche comme elle le devait. C’était une notion à laquelle Edora accordé beaucoup d’importance, parfois plus qu’au titre de noblesse, la manière que les individus avait de vivre leur condition. Ainsi elle n’avait pas l’intention de tenir rigueur de l’apparence quelque peu inhabituel de son invité, étant davantage intéressait par ce qui pouvait se cacher derrière son joli minois. Elle voulait entrer dans la tête des autres, voire claire dans leurs petits secrets inavoués et en tirer profit du mieux possible pour la gloire des états qu’elle servait, qui lui avaient offert la possibilité de s’épanouir et d’être totalement libre là ou sa vie de noble l’aurait enfermé dans un rôle qu’elle ne voulait en aucun cas endosser.

Impassible, elle regardait la magicienne s’installer sur le siège qu’elle lui avait désigné et lui exposer les motifs de sa venue avant de hausser un sourcil légèrement incrédule accompagné d’un discret sourire en coin. La duchesse lui avait réellement demandé de laisser ses affaires d’importance pour jouer les détectives privés pour le compte d’une herboriste ? C’était une première, mettre ses espionnages gouvernementaux en suspens et pourquoi ? Pour les inquiétudes de cette elfe au sujet d’une personne dont elle ne daigna même pas donner le nom. Edora resta parfaitement de marbre, prenant tout son temps pour répondre, il n’y avait après tout pas d’urgence, la magicienne l’ayant avoué elle-même. Elle posa quelques instants son regard sur le chat estropié qui observait le reptile se mouvoir sur les épaules d’Irness, les poils dressés et les oreilles en arrière. Ces deux espèces n’étaient en effet pas faites pour s’entendre, proie et prédateur naturel, mais le moment n’était pas à la chasse et le regard d’aigle d’Edora le fit bien comprendre à son animal qui s’allongea à nouveau sans quitter pour autant le serpent des yeux.

Quoi qu’il en soit, Irness avait raison, ce n’était certes pas une affaire d’importance et l’espionne faisait tous les efforts du monde pour cacher son ennui devant cette requête. Elle avait tout de même noté la tentative de flatterie et même si ce genre de chose pouvait fonctionner sur elle, elle n’allait certes pas se l’avouer ni le montrer. Finalement l’espionne tourna à nouveau son regard vers la magicienne sans se départir de son sourire et appuya son dos sur le dossier de velours confortable de son siège. « Je suis curieuse Dame Irness, peut-être me permettrait-vous une question. Quelle était exactement la place que vous occupiez auprès de sa regrettée Altesse Sérénissime ? » Edora connaissait parfaitement la réponse à cette question et avait omis volontairement de rebondir sur les paroles de la magicienne pour l’instant. Elle avait appris très tôt que l’on apprenait beaucoup sur les gens à leur manière de répondre aux questions, de délivrer certains détails et d’en dissimuler d’autres. Elle connaissait la femme qu’elle avait en face d’elle par le biais de rapports froids et impersonnels, elle voulait maintenant connaitre la véritable Irnesseria aep an’Tabriss. Si elle devait perdre son temps à rechercher une âme égarée, elle voulait au moins s’assurer de le faire pour une personne digne d’intérêt.



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Ven 11 Jan - 21:18

ft. Edora Sighrist

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La magicienne n’était pas stupide, elle savait très bien qu’il allait falloir qu’elle ruse un minimum pour que la maître espionne accepte de l’aider. Ce n’était pas parce qu’Anna Henrietta l’avait dans ses bonnes grâces que sa maître espionne allait suspendre tous ses travaux pour elle. Et elle comprenait, parfaitement et louait sans honte ce genre d’attitude, même si elle rendait particulièrement perplexe la magicienne. Si la femme en face d’elle refusait de l’aider, elle trouverait quelqu’un d’autre. Mais après des années passées à fouiller chaque recoin de Toussaint, à écouter chaque mercenaire qui passait et à éplucher les annonces, rien ne sortait. Son ex-tatoueur itinérant était difficile à trouver, d’autant plus qu’aux dires de certains, il se baladait en quêtes de contrat partout dans le pays. Ce qui rendait la magicienne particulièrement anxieuse d’autant plus qu’elle n’était pas capable de mettre la main sur lui. Tant d’années s’étaient écoulées et elle pensait seulement maintenant à l’hypothèse que peut-être, il ne voulait tout simplement plus la voir, ce qui était une pensée des plus dérangeantes pour Irness. Même si il ne voulait plus rien à voir à faire avec elle, elle voulait juste être sûre qu’il était bel et bien en vie et qu’il ne s’était pas entraîné dans des problèmes indignes et néfastes. C’est pour cela qu’elle avait fait valoir son ancien poste auprès du camerlingue pour entretenir un semblant d’entretien avec celle qui dirigeait le réseau d’espionnage du duché mais si rien qu’obtenir ça semblait facile, le reste ne dépendait que de sa manière de se conduire auprès d’elle et si elle répondait correctement à l’espionne sans pour autant la laisser entrer dans sa tête.

On lui avait appris de nombreuses choses à l’Académie de Magie de Tir Na Lia, dont la défense psychique et la déviation d’interrogatoire. Les elfes étaient régulièrement sujets à ce genre de choses et il fallait être capables de cacher ses pouvoirs, ses origines s’il le fallait. Même si la magicienne n’avait rien à cacher de cet ordre-là, elle ne pouvait autoriser la maître espionne à rentrer dans sa tête et à dévoiler ses secrets les plus intimes, les fléaux de son passé encore bien présent. Ainsi, lorsque la maître espionne esquiva habilement ses mots pour se concentrer sur une nouvelle question, Irness ne put s’empêcher de sourire. C’était là que tout le jeu commençait. Oh, Irness aurait pu user de sa magie, plonger le lieu dans une illusion délirante basée sur la psyché interne d’Edora mais elle n’en fit rien. Cette magie ne requérait pas au porteur de savoir ce qu’il se passait dans la tête de la victime pour en faire usage, il suffisait juste de suffisamment se concentrer sur ladite personne pour que les illusions se mettent en marche. Mais elle n’était pas sûre, pas sûre de vouloir le faire et pas sûre de pouvoir le faire, étant donné qu’un chat était dans la pièce. Si son serpent préservait une partie de sa magie elfique, le chat en absorbait une partie, ce qui était problématique. Oh, en aucun cas ça l’empêchait de l’utiliser, mais utiliser des sorts demandant une grande concentration magique devenait bien plus difficile et épuisant à tenir. Et ce sort, en l’occurrence, était impossible sans la bonne dose de magie. Ainsi, la magicienne se redressa légèrement sur son siège, croisant ses jambes, dévoilant un peu de la peau mate qui se trouvait sur le tissu tandis que sa main libre venait caresser les écailles blanches du serpent. « Ma place ? J’étais une de ses mages de cour. Mes talents lui étaient utiles de même que mes conseils lorsqu’il était question de magie ou de politique à l’extérieur du pays puisque j’ai énormément voyagé. Lorsqu’il était également question de traiter avec des elfes, elle faisait appel à moi, sachant que j’étais la seule elfe, non domestique, dans sa cour. » Elle répondit, un sourire sur les lèvres, gardant toute cordialité visible sur son visage tandis que ce dernier se tournait plus précisément vers elle, ses yeux ambrés s’illuminant grâce aux reflets diurnes qui s’échappaient des fenêtres. « Plus officieusement, nous étions amies, également. Mais je doute que nos affaires officieuses vous intéresse, n’est-ce pas ? Ce qui vous intéresse probablement, c’est pourquoi une Duchesse voudrait une mage elfe dans sa cour, sans titre de noblesse ni quoi que ce soit pour prouver une certaine valeur ? Quelque chose qui n’est pas dans vos dossiers, n’est-ce pas ? » La magicienne rétorqua, ne laissant à la maître espionne que peu de temps avant de reprendre, son sourire quittant ses lèvres alors que sa main venait replacer les multiples nattes dans son dos avant de présenter sa main possédant le tatouage du soleil. « J’ai un rang, un titre de noblesse, mais qui n’est pas de ce monde. Je viens de Tir Na Lia et malgré la haine que l’on peut vouer aux elfes, avoir une elfe Aen Elle auprès de sa cour, avec la magie que cela implique, c’est un atout. » Le soleil, malgré ses allures toute simple, était bel et bien l’insigne de ta famille. Malgré la basse naissance que tu pouvais avoir, une famille pouvant se payer le luxe de vivre à Tir Na Lia possédait un insigne. Ta famille possédait le soleil. Tu aurai tout aussi bien pu montrer l’écusson gravé sur l’un de tes bijoux, mais le tatouage était ce que tu avais sur toi.


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Dim 13 Jan - 23:53
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Scavenger Hunt With the Master Spy.

Loin d’en être inquiétée, Edora avait très bien vécu sa venue à Toussaint. Elle avait une formidable capacité d’adaptation et avait fait siens les murs de ce bureau austère. Elle c’était tout de suite imprégnée de ses murs de marbre clair marqué d’arabesque elfique. Son bureau n’avait d’ailleurs rien à envier aux autres pièces du palais regorgeant du même luxe, de meubles en ébène sombre importés de Nilfgaarde et de tentures riches aux couleurs chaudes. C’était toujours dans cette pièce qu’elle prenait ses rendez-vous, rarement chez elle. Elle restait la seule personne à pouvoir entrer dans son bureau personnel en dehors d’une seule et même domestique. Elle s’assurait ainsi que si l’un de ses documents venait à manquer, que si la moindre information venait à fuiter, elle n’aurait qu’une seule tête à trancher. Et il était parfois si compliqué de trouver des serviteurs compétents et dévoués, alors autant éviter le gâchis. Lorsqu’elle était venu à Beauclair la première fois sur ordre de l’Empereur alors qu’elle était encore une noble de la capitale Nilfardienne, elle c’était surprise à se dire que le palais impérial pouvait peut-être souffrir d’une concurrence dans le domaine de la magnificence. Elle n’était donc pas mécontente d’y avoir sa place comme Irness avait eu la sienne.

Une place dont Edora voulait connaitre la nature. Les questions en apparence anodines étaient souvent le moyen parfait pour cerner les personnes que l’on avait en face de soi, et Edora l’avait bien compris. Irness commençait donc par énoncer les généralités bien connues, mais l’espionne attendait de voir ce qu’elle ferait du reste des informations, celles qui sont plus personnelles. Si la magicienne attendait de l’aide de la part de l’espionne et que malgré ça elle s’évertuait à lui cacher des choses, le travailler allait en être compromis. Évidemment elle s’occuperait de cette affaire, c’était une requête de la duchesse, mais au vu de la présentation que l’elfe avait faite de son problème et malgré son besoin d’aide, si elle n’était pas disposé à trop en dire, cela pouvait poser problème. Au-delà de sa curiosité, c’est sa conscience professionnelle qui poussait Edora à cet interrogatoire car elle avait bien compris que c’était un sujet sensible sur lequel il serait peut-être compliqué d’avoir des informations exhaustives de la part d’Irness, l’elfe ayant omis nom, prénom, jusqu’au sexe de la personne recherché. Alors elle voulait savoir à qui elle avait à faire, qu’elle était les informations qu’elle serait disposée à lui donner ou non.

L’espionne ne quittait pas la magicienne des yeux tandis qu’elle répondait à sa question, consciente qu’elle ne serait pas aussi facile à percer à jour que n’importe quel manant. Irness était magicienne, spécialiste de l’illusion avait-elle appris. Elle était de plus loin d’être une débutante en la matière, cela Edora le savait de par des documents, mais l’avait aussi aisément pressenti lorsqu’elle était entrée. Si elle était devenue très douée dans le domaine de la conjuration, invoquant des golems capables de discussion, elle devait bien reconnaitre que l’aura qui émanait de son invité semblait plus puissante que la sienne. Dans le domaine de l’espionnage, la nilfgaardienne ne souffrait pas ou très peu de concurrence valable et seulement à Novigrad, sa fierté pour son métier et ses capacités était donc sans bornes. Heureusement, son arrogance restait plus mesurée pour ce qui concernait la magie. Elle n’y avait pas consacré sa vie et ne comptait pas le faire, mais elle n’aimait tout de même pas l’idée de ne pas être la meilleure dans les domaines qu’elle aimait pratiquer.

Quoi qu’il en soit, elle pouvait comprendre les raisons qui avaient poussé la duchesse Ademarta à prendre Irness dans son entourage si cette dernière était une mage hors pair avec des notions de politique. Mais c’est la suite qui l’intéressait davantage. « Détrompez-vous, les affaires officieuses sont bien souvent bien plus révélatrices que les officielles. Mais mon intérêt ne se tourne pas vers les raisons qui poussent une duchesse à fraterniser avec une elfe, la valeur se compte en compétence, la race n’est qu’un détail. » Edora était satisfaite, un sourire se devinant dans son regard émeraude. La magicienne n’était ni dupe ni stupide, bien qu’un peu trop sur la défensive à son gout, mais cela était louable, elle devait le reconnaitre. Irness affichait ses origines avec fierté et c’était une chose qui importait beaucoup pour l’espionne, plus que les titres qui figuraient derrière ou la race, l’important était la fierté et la hargne à la défendre. Elle avait donc appris bien plus par cette simple question que dans tous ses dossiers réunis. La magicienne se défendait même d’être de la noblesse sans sourcier. Certes, cette elfe lui faisait perdre son temps avec des enquêtes sans importance pour la sécurité d’ État, mais elle avait eu le mérite de piquer sa curiosité et son intérêt en montrant une fierté louable. « Vous m’avez appris tout ce que je voulais savoir en vérité. Il est important que vous sachiez que si je dois vous aider, vous devait être honnête avec moi, sans quoi nous allons avoir un problème. » Annonça-t-elle d’un ton solennel. « Alors qui est la personne que vous me demandez de retrouver ? »



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La magicienne n’était pas espionne, mas n’était pas stupide pour autant. Elle savait très bien que la rigueur de celle qui était en face d’elle était nécessaire quand on occupait un poste aussi haut placé que le sien et qui demandait tant de responsabilités que la magicienne pourrait en avoir dans toute une vie. Ce qui était dans ses dossiers était probablement ce que la magicienne avait un jour révélé à l’ancienne duchesse et ce que ces maîtres-espions avaient probablement trouvé : ses études à Oxenfurt, ses pérégrinations dans les îles, sa chute à Nazair et enfin, la finalité à Toussaint. Peu de liens entre tant d’événements, mais une suite de lieux dans lesquels la mage s’était rendue, autant pour fuir que pour l’apprentissage de ce qui se trouvait là bas. Les raisons de ces voyages perdues dans les secrets qu’elle avait partagée avec feu la duchesse, des choses qui n’étaient probablement pas dans ces dossiers vus l’intimité qu’elle pouvait avoir avec la femme. Mais Irness comprenait bien que la maître-espionne ne voulait pas seulement savoir ce qui était dans les dossiers mais les affaires officieuses et par respect pour Ademarta, Irness ne pouvait absolument pas tout partager et elle n’y tenait pas plus que cela. Néanmoins, une relation de confiance était obligatoire dans cet échange tant ta demande pouvait être délicate. Anna Henrietta ne savait pas que tu recherchais un vampire ; un homme oui, un vampire non. Dévoiler l’espèce de la personne qu’elle recherchait lui aurait probablement créé plus de problèmes que ça n’en aurait résolu et c’était bien la dernière chose que la magicienne espérait à ce stade.

Un désespoir s’était presque créé à force de patience et de recherche. Elle ne pouvait décemment pas mettre une affiche sur les panneaux d’affichage, sachant très bien le vampire tenait à sa discrétion et à rester aussi secret que possible lorsqu’il était question de son identité. Mais la mage ne pouvait s’empêcher de trouver cela énervant, aujourd’hui, quand elle essayait par tous les moyens de l’attraper et qu’il ne faisait que lui couler entre les doigts. Elle n’était même plus sûre qu’il fût encore en Toussaint. Lui qui voyait énormément et qui aimait ce simple plaisir que de bouger entre les pays et les nations afin d’en découvrir plus, de décrocher des contrats et autres petites choses.  Mais c’était énervant, aux yeux de la magicienne, véritablement. Là où elle trouvait ça particulièrement attrayant que son amant en sache autant sur tout, cela devenait juste une épine dans le pied à l’heure où son seul souhait était de le retrouver. Seulement voilà, la magicienne en étant venue à contacter une espionne de haut rang pour une basse besogne qu’elle ne pouvait régler elle-même, et non seulement c’était dégradant pour sa personne mais l’espionne allait bien se moquer d’elle. Chose qu’elle ne fit cependant pas lorsque les mots s’échappèrent de ses lèvres concernant sa naissance et ses raisons de travailler pour le duché. Le sourire qu’elle lui offrit mit même la magicienne légèrement en déroute, s’attendant à devoir plaider son cas pour des heures et des heures avant d’en venir au vif du sujet, mais elle n’était pas insatisfaite, loin de là. Un petit sourire naquit sur les lèvres peintes de la magicienne, alors que ses yeux ne quittaient les siens. « J’espère que vous êtes au courant que beaucoup serait en désaccord profond à ce sujet, surtout ici. » La race n’était pas toujours qu’un détail, et la magicienne en était bien consciente. Nombre de regards de biais et d’injures silencieuses étaient passées à son arrivée dans la cour. Comment pouvait-on tolérer un elfe si près de la Duchesse ? N’étaient-ils pas tous assoiffés de vengeance pour récupérer leur terre ? Oh, peut-être d’autres, la magicienne pensait, mais pas elle. Elle n’avait jamais vécu ici, n’avait jamais connu cette terre que sous les traits humains et même si l’architecture elfique était indéniable, ce n’était pas pour autant que la magicienne s’identifiait à ce pays comme lieu de naissance. Tir Na Lia resterait toujours sa ville natale et son pays d’origine, son chez elle par tous les moyens, et ce serait pour Tir Na Lia qu’elle se défendrait, quand bien même le pays s’était royalement fichue d’elle. Une loyauté inflexible, une perte pour la magicienne peut-être, mais le souvenir ancré des toits blancs et des fontaines d’argent ne la quitterait jamais sans le sourire qui l’accompagnait. Les mots suivant de l’espionne résonnait comme une prière dans la tête de la magicienne et elle se permit un peu plus de souplesse, expirant un souffle qu’elle n’avait pas pensée retenir. « L’honnêteté est quelque chose de primordial pour moi, sachez-le. Si vous avez des questions, et que vous posez les bonnes, vous aurez des réponses. » La magicienne rajouta avant de plonger sa main dans son sac, récupérant un dessin qu’elle avait fait de son vampire. Elle déposa le papier sur le bureau de la maître espionne ; dévoilant le visage de la personne qu’elle cherchait à la femme en face d’elle. « Je cherche un mercenaire, Garrett Adaarell. Si vos mots sont justes et reflètent votre pensée, ainsi la race n’est qu’un détail, n’est-ce pas ? C’est un vampire, et si par malheur, vous avez un problème avec cela, je m’en irai et je vous prierai d’oublier cette conversion. Je sais que le sujet peut être sensible au vu des événements d’il y a deux années, et la duchesse elle-même n’est pas au courant et je ne souhaite pas qu’elle le soit, pour des raisons évidentes. » La magicienne se stoppa un instant, Asra serrant doucement sa prise sur son bras, comme pour lui offrir un réconfort qu’elle ne pensait pas avoir besoin. « Nous nous sommes perdus de vue il y a de ça plusieurs dizaines d’hiver, à Nazair et si des rumeurs courent sur sa personne, je n’arrive cependant pas à l’attraper. Il m’est cher. »

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Edora Sighrist
Race Race : Humaine
Profession Profession : Maître-espionne pour le compte de l'Empire et du duché
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« Je suis au courant de quasiment tout ce qu’il est digne d’intérêt sur ce territoire et même au-delà, alors oui je connais les opinions de la duchesse et de sa cour, mais je me réserve le droit de les adopter ou non. » Répondit l’espionne à la remarque de l’elfe.  En effet, elle pouvait se le permettre, après tout elle avait était placer ici avec l’appui de l’Empereur du Nilfgaard et la duchesse n’avait eu aucune raison de se plaindre d’elle. De plus, sa fierté pouvait rivaliser avec celle d’Anna Henrietta, alors elle n’allait pas se laisser dicter une manière de penser quand elle en avait décidé autrement. Elle était très bien placer pour savoir que certain noble n’était pas digne du moindre égard, quand bien même l’importance des titres. Là où des roturiers savaient montrer bien plus de grandeur et peut-être même de noblesse. Une pensée fugace vola jusqu’au visage d’Adélice mais elle ne fut qu’éphémère. L’incube avait certes réussi à prendre possession de ses pensées, elle restait une professionnelle. Elle devait peut-être d’ailleurs l’importance de cette considération à sa relation conflictuelle avec l’espion qui lui avait donné la preuve que la dignité n’était pas affaire de rang. Alors du moment qu’elle était compétente, quelle importance qu’Irness soit une elfe ou un troll ?  Quoiqu’Edora ne pouvait jurer des compétences d’un troll…

Les trolls étaient doués avec les cailloux, Irness avait à cœur d’être honnête. Ce n’était pas pour déplaire à l’espionne. Si l’elfe faisait preuve d’honnêteté, son enquête avancerait plus vite et elle pourrait se reconcentrer rapidement sur un travail plus important. Edora décroisa les jambes pour se pencher au-dessus de son bureau et saisir le dessin que lui confiait la magicienne avant de reposer son dos sur le dossier de velours. Il s’agissait donc d’un mercenaire du nom de Garrett Adaarell. Elle avait maintenant son nom, son sexe et … sa race ? Edora leva un sourcil à l’évocation d’un vampire. Ses mots étaient justes en effet, elle n’avait pas sombré dans la même méfiance maladive que les autres habitants de Toussaint. Ce n’était pas de la stupidité ou une quelconque témérité, simplement les conflits entre race et nation n’étaient pas une nouveauté. Elle n’avait pas condamné les royaumes du nord auxquels elle avait pourtant fait la guerre et qui avait su être des adversaires de valeur même dans le domaine de l’espionnage. Alors des vampires qui dérapent, c’était bien le cadet de ses soucis. Elle laissait l’appréciation aux sorceleurs et la crainte aux pleutres. Alors ce sourcil froncé n’était que le témoin de sa surprise devant cet aveu. « Je n’ai aucun problème avec le faite de garder un secret tant que cela ne menace pas la sécurité du territoire, et celui-ci n’entre pas dans cette catégorie. Mes mots étaient justes et ma question sincère, je ferais ce travail comme la duchesse me la demandé et elle n’a pas besoin d’en connaitre les détails. » Les secrets étaient une arme et elle aimait autant en avoir qu’en trouver. De plus, elle n’avait pas réellement d’affinité avec la duchesse et aucune raison valable de révéler cette information. Edora ne faisait rien sans que cela lui apporte quelque chose et trahir la confiance de son invité ne lui apporterait rien d’intéressant. C’était un vampire, et alors fort bien ! Cela rendrait peut-être les recherche plus ardus quand on connaît leur volonté de se faire discret, mais un travail sans défis n’avait rien d’intéressant. Elle n’eut cela dit aucune expression lorsque la magicienne évoqua son attachement au mercenaire. L’espionne était elle-même mal placer pour juger de la facétie des sentiments. Le cœur des hommes avait parfois la fantaisie de s’accrocher aux personnes les plus improbables. Edora avait développé un intérêt pour un incube alors qu’elle ne supportait pas la proximité d’un homme alors jugé une efle parce qu’elle aimait un vampire n’était pas dans son optique. « Le portrait sera très utile » commença l’espionne avant de le reposer sur le bureau pour y déposer ses coudes et ainsi placer son menton sur ses mains liées alors qu’elle ne quittait pas l’elfe du regard. « Mais vous devait savoir que ce genre d’enquêtes nécessite un certain nombre de moyens, des moyens parfois couteux. » Edora aurait pu faire l’impasse sur cette remarque, mais encore une fois, c’était une professionnelle loin de se faire attendrir par l’amour insolite d’une elfe et d’un vampire. « De plus un service de ce type n’est pas gratuit mais je ne peux m’empêcher de me dire qu’une personne telle que vous a sans doute quelque chose de plus intéressant à offrir que des couronnes, car de l’argent, je peux en trouver aisément. » Si Edora avait une petite idée de ce qu’elle pouvait lui demander, elle était curieuse de savoir ce qu’Irness allait lui proposer.




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Lun 14 Jan - 16:18

ft. Edora Sighrist

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La magicienne se trouvait surprise par les mots de la maître espionne, mais n’en affichait rien, gardant cette surprise pour elle et elle-seule. Néanmoins, rien que ces quelques mots permettaient à Irness de cerner un peu plus la femme qu’elle avait en face d’elle. Elle ne devait pas être née à Beauclair, ou du moins, pas à Toussaint du tout, pour tenir de tels propos. Les Beauclairois avaient une façon très certaine et très prononcée de montrer qu’ils avaient du mépris pour les autres races, surtout elfiques et les monstres. Les nains échappaient de peu à cette condition, mais les elfes… C’était une autre histoire, d’autant plus que le pays avait une historique avec les elfes qui n’était pas des plus agréables à entendre ni à découvrir selon la magicienne. Mais elle pouvait comprendre les deux points de vue, tout en ne prenant absolument aucun côté dans cette vieille guerre qui datait de bien avant sa naissance. Ce n’était pas de son ressort, elle ne pourrait strictement y changer mais au fond, elle était tout de même assez heureuse de voir que tous les humains ne détestaient pas ou ne craignaient pas les elfes pour la simple et bonne raison qu’ils pouvaient se révolter pour récupérer une hypothétique terre. Néanmoins, que la maître espionne n’ait absolument aucune réticence à lui parler et à lui accorder son temps était une chose, accepter de partir à la quête d’informations sur le vampire, c’en était une autre. Après la débâcle sans précédent qui avait plongé Toussaint dans la torpeur deux ans avant, la magicienne pouvait comprendre toute méfiance à trouver Garrett. Ca avait été une de ses plus grandes craintes à venir interroger une espionne sur le sujet. Le sujet pouvait encore difficilement sensible tant le vampire qui avait ravagé la ville avait ainsi laissé une marque indélébile sur la ville et ses habitants, laissant une illusion que tous les vampires pouvaient être aussi ravagés que destructeurs. Chose qui était dite à tort, la magicienne le reconnaissait aisément maintenant. Il y a quelques années, elle aurait probablement réfléchit à deux fois avant d’avoir ce genre de propos, mais aujourd’hui, les choses avaient changés, ses fréquentations également, et sa foi en tant de choses s’en était trouvée grandie d’expériences. Celle avec Garrett n’en faisait pas exception.

Si la rencontre avec Garrett lui avait toujours laissé un goût de faiblesse, leur séparation était d’autant plus brutale qu’elle n’était pas voulue. C’était comme si on avait brûlé son âme à l’aide de ses propres sorts pour qu’il n’en reste que des cendres, une âme morcelée alors qu’elle n’était généralement purement désintéressée par les relations, préférant les coups d’un soir à la longévité d’une relation. Garrett était différent et changeait beaucoup de choses. Il avait dérapé, dans sa vie, la magicienne le savait, mais jamais au point où il pouvait brûler une ville juste pour son bon plaisir, et ça, Irness s’en était assurée, épluchant chacune des lettres qu’elle avait gardée de lui, avant de rejoindre le bureau de la maître espionne. En aucun cas Irness souhaitait envoyer Edora en chasse contre un vampire qui comprendrait le mauvais pan de la recherche. « Ce secret serait pour le mieux, à mon sens, autant pour son Altesse que pour moi. » Non seulement parce que la Duchesse paniquerait à nouveau, et Irness n’allait probablement pas la juger là-dessus au vu de son expérience passée, mais aussi parce qu’elle ne tarderait pas à exiler la magicienne en dehors du duché et ce n’était pas quelque chose qu’Irness avait particulièrement envie d’expérimenter. Nilfgaard n’était pas très loin, mais l’envie de demeurer ici était bien présente, d’autant plus que la magicienne finissait enfin à avoir des affaires qui marchaient plutôt bien, de façon permanente. Véritablement sollicitée par les habitants, par la garde ducale, c’était plutôt agréable. Tout déménager ? Ce serait juste une épine dans le pied pour la magicienne. Ainsi, elle lui donna le portrait-robot, ou du moins, le dernier dessin qu’elle avait fait de lui, en espérant qu’il ne se soit pas fait défiguré entre temps. Il serait mentir si la magicienne ne s’attendait pas à une petite once de jugement suite à ses mots de la part de l’espionne, mais rien ne vint, pour son plus grand plaisir. Ce n’était pas comme si elle avait choisie d’apprécier ce vampire. Au début de leur relation, elle ne savait même pas. « Ajoutez peut-être quelques balafres, ça fait longtemps que je ne l’ai pas vu, ça a pu légèrement changer. » La magicienne rajouta, sans grande assurance. Elle n’osait pas avouer que sa mémoire était également défaillante, oubliant petit à petit le regard de quelqu’un qui avait les yeux rivés sur elle en permanence quand ils étaient ensemble. Mais c’était un détail qu’elle n’était pas prête à affronter pour l’instant. Elle voulait surtout la certitude qu’il était bel et bien en vie quelque part, et éventuellement une piste solide cette fois pour pouvoir le retrouver. Néanmoins, les sourcils de la magicienne s’arquèrent très légèrement alors qu’un sourire apparaissait sur ses lèvres lorsque la maître espionne annonça qu’elle voulait compensation, c’était totalement naturel. Tout travail mérite salaire, qu’il soit de nature d’or ou d’autres choses. La magicienne laissa sa main contre sa cuisse, paume ouverte, la tête d’Asra venant se glisser au centre, la magie se catalysait au centre de l’anneau qu’elle portait, la pierre brillant très légèrement, à peine perceptible pour un œil non habitué à la lueur. « Cela dépend de ce que vous cherchez, Madame. Serait-ce mes pouvoirs et mes connaissances en magie élémentaire et d’illusion qui vous intéresseraient ? Si ce n’est pas ça, je ne vois pas ce que je peux vous offrir d’autre, je doute que mon degré d’herboristerie soit aussi élevé que celui qui est présent à la cour. » Pendant que les mots s’échappaient de la bouche de la magicienne, la magie opérait en silence. Les murs devenaient plus sombres pendant quelques maigres secrets, avant qu’ils ne se parent d’un habit blanc de marbre, le sol prenant une nouvelle forme également. Un tapis de fleurs jonchés sous leurs pieds tandis que le plafond reflétait les ruines d’une bâtisse ancienne que la magicienne avait visité il y a de cela longtemps.  La magie de l’illusion. Ce sort était simple, ne requérait pas autant d’énergie que d’autres puisque l’image se puisait de l’esprit du porteur et l’illusion était sensible. « Votre prix sera le mien. »

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Ven 18 Jan - 14:08
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Lorsqu’elle vivait encore à Nilfgaard, le statut d’Edora auprès de l’Empereur l’avait emmené à franchir les frontières à sa demande pour des missions diplomatiques, elle avait donc très vite pris l’habitude de cacher son accent pour une manière de parler plus universelle. Seul son nom complet, Edora Fern Sighrist aep Dahenach, pouvait encore témoigner de son origine, mais elle ne l’utilisait plus, heureuse d’avoir pu se débarrasser de l’autorité de sa famille, elle ne tenait plus à avoir le prénom de ses parents au milieu du sien, tout en gardant la preuve de sa noble naissance. Et bien qu’elle soit fière de sa nationalité, il n’était pas rare que ses interlocuteurs l’ignorent. Mais elle n’aurait pas était étonné qu’Irness soit surprise de son non conformisme quant à la façon méprisante d’évoquer les autres races si elle pensait qu’elle venait de Beauclair. Elle pouvait comprendre le dédain ambiant mais ne s’en formalisait pas. « Je n’en doute pas. » répondit l’espionne qui avait connaissant de l’opinion de la duchesse au sujet des vampires. Mais après tout, si un incube était capable de réprimer ses pulsions, pourquoi un vampire serait-il obligatoirement une bête sanguinaire ? L’espionne tenait à son statut comme à la prunelle de ses yeux et un secret tel que celui là pourrait lui couter cher, si ce n'est sa place. Mais si la Nilfgaardienne ne savait ni cerner les gens ni cacher un secret, elle n'en serait certainement pas arrivé là aujourd’hui et ne il était évident qu'elle ne prendrait pas le risque de tout perdre, au même titre qu'Irness. Elle prit note des éventuelles nouvelles balafres que pouvait porter sa nouvelle cible et se concentra sur ce que la magicienne avait à proposer.

Elle l’observa attentivement tandis qu’elle ouvrait la paume de sa main. Elle perçut alors un léger scintillement émaner de l’anneau de la magicienne. Le même genre de scintillement qui émanait du pendentif de rubis qu’elle ne quittait jamais lorsqu’elle invoquait un de ses golems. Elle vit alors les murs changer de teinte, le plafond se désagréger doucement pour lui apparaitre en ruine et le sol se couvrir de fleurs qui n’avaient rien à y faire. Un sourire lui échappa alors qu’elle constatait que la magicienne avait très bien cerné ce qu’elle avait sous-entendu. Elle s’enfonça à nouveau dans le dossier de sa chaise, une main toujours posée sur son bureau, son domaine, alors que son sourire persistait. « Je pense que nous nous sommes parfaitement comprise. L’herboristerie n’est certes pas ma préoccupation première, mais je pense que nous pouvons en effet faire affaire. » Annonça-t-elle alors que ses yeux d’émeraude se fixaient dans ceux, mordorés, de la magicienne en face d’elle. « Une confidence pour une confidence, vos connaissances en magie m’intéressent en effet et je suis prête à vous apporter mon aide pleine et entière en échange de ces dernières. » Edora était tout à fait sérieuse. La magie avait d’abord été un moyen de déroger à ses obligations de noble et avoir la satisfaction de désobéir à sa famille qui voulait contrôler sa vie et faire d’elle un outil de pouvoir. Mais elle devait bien avouer qu’elle y avait très vite pris goût. Maîtriser cette force pure, la nature elle-même, était tout-à-fait grisant, encore plus si elle pouvait la retourner contre ses ennemies ou ceux qui ont cherché à la briser un jour. Ça elle pouvait déjà le faire, mais la possibilité de casser tout repère et tout sens commun par une illusion pour rendre ses cibles plus malléables était des plus alléchantes. Elle ne pouvait que spéculer sur tout ce que permettait la magie de l’illusion qui l’intéressait véritablement, mais elle suspecter que les aboutissants de cette magie soient plus grandioses encore. « Je propose donc des connaissances contre mes services. »





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