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scavenger hunt with the master spy ; ft. Edora Sighrist.
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ft. Edora Sighrist

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Scavenger Hunt With the Master Spy.


Elle entendait des rumeurs, des mots qui sont soupirés derrière les portes ou des phrases esclaffées derrière le confort de la bière. Elle en entendait de toute part, des rumeurs, des rumeurs, des rumeurs encore et toujours et… Rien de concret. Si la vie d’Irness se déroulait toujours, ou presque, sans encombre, c’était parce qu’elle tenait à ce que sa vie ne bouge pas plus qu’elle ne l’était. Irness avait quitté la cour ducale parce qu’Ademarta n’était plus, qu’Anna Henrietta avait repris les rênes et que sa politique lui déplaisait mais aussi parce que le mouvement constant de la cour était épuisant. Nombreux sont ceux à le dire, Irness n’était qu’une personne en plus à avouer que travailler pour la duchesse, c’était épuisant et qu’il fallait avoir des nerfs en acier. La magicienne en avait, sans nul doute possible, mais elle rêvait aussi d’un peu de tranquillité, après avoir été balloté pendant des années entre les pays et les villes, son seul souhait était un peu de calme pour au moins plus d’une décennie. Ainsi, sa petite maison sur la place Epona de Beauclair était son plus grand réconfort, son havre de paix quand tout semblait se bousculer autour d’elle. Elle donnait des cours particuliers de magie a un petit noble de Toussaint, tenait une boutique d’herboristerie et gérait ses parts de la Faisanderie, aidant du mieux qu’elle le pouvait la tenancière à gérer le commerce nocturne. C’était suffisant. D’un point de vue de ses activités, la magicienne était contente. Elle avait de quoi s’occuper tous les jours sans pour autant être complètement débordée, elle avait même le temps se replonger dans l’étude de la magie, elfique et humaine, apprenant de nouveaux sorts lorsqu’elle le pouvait, en créant parfois.  Rien de volumineux. Mais elle se plaisait dans cette routine qui s’installait doucement entre ses murs et à laquelle le prenait de plus en plus de goût.

Ainsi, à l’orée du début de l’après-midi, alors que les oiseaux gazouillaient un peu partout dans la ville, des rumeurs couraient encore. La magicienne essayait vraiment de ne pas y porter attention mais cela se révélait parfois plus difficile qu’elle n’aimait l’admettre, surtout lorsque cela venait de ses clients. Habillée d’une longue robe rouge carmin aux manches trois-quarts et au décolleté profond si bien que l’on pouvait distinguer les tatouages qui se camouflaient sur son clivage et sous sa poitrine ; la robe était faite dans un matériau très souple, volatile et était ponctuée d’arabesques dorée ainsi que d’une ceinture brune avec des chaînettes dorées tout autour. Un souvenir de la duchesse Ademarta. Ses cheveux, coiffés en une multitude de nattes réunies en une queue de cheval tombant le long de son épaule. La magicienne s’occupait d’une énième cliente venue des hautes terres de Toussaint pour des onguents contre les piqûres de guêpes et des potions pour éloigner les monstres souterrains. Elle remplissait les doses dans des petits pots marbrés quand la cliente se mit à parler d’une énième rumeur concernant un vampire qui se baladait sur les terres de Toussaint, qui était apparemment passé chez un de ses voisins pour acheter de la nourriture. Depuis l’évènement de la Bête de Beauclair il y a deux ans de cela, tout le monde pouvait reconnaître un vampire et si une chasse ne s’était pas installée, c’était seulement grâce à la volonté de Geralt et Maître Jaskier de faire entendre raison à la duchesse qui pouvait être ô combien bornée. Seulement, pour Irness, ce fut la rumeur de trop. Elle donna les pots à sa client, attendit quelques instants qu’elle soit belle et bien partie pour récupérer Asra qui s’enroula autour de son cou comme d’un collier. Elle récupéra une paire de gants bruns, une sacoche qu’elle accrocha à sa ceinture avant de quitter sa demeure pour récupérer sa jument, Raja. Il était temps qu’elle obtienne de véritables informations concernant son vampire et elle savait exactement à qui les demander.

C’est à dos de cheval que la magicienne entra dans la cour du Palais Ducal, accueillie chaleureusement par les gardes qui la connaissait et la respectait toujours malgré son retrait de la cour ducale. Elle descendit de cheval peu après, laissant un jeune homme s’en occuper tandis qu’un intendant l’attendait au pied d’une porte. Elle avait déjà parlée au camerlingue ducal, pour qu’il fasse savoir à la maître espionne en chef que la magicienne allait passé pour un service d’importance et étant donné qu’Irness était toujours dans les bonnes grâces de la Duchesse Anna Henrietta, le mot était passé aussi rapidement que pré-sentit. La magicienne se demandait toujours pourquoi la duchesse la portait toujours autant en respect après son départ mais ce n’était pas le sujet du jour alors qu’elle suivait l’intendant dans le dédale de couloirs, sachant qu’après ce rendez-vous, un autre suivrait probablement avec la duchesse elle-même. Une porte s’ouvrait, une autre se refermait et enfin, l’Intendant se stoppa, toquant trois coups à la porte avant d’entrer et faisant entrer la magicienne dans le bureau de l’espionne ducale. L’intendant parla en premier. « Madame Sighrist, voici la Magicienne dont vous a parlé son Altesse Sérénissime il y a peu. Elle vous demande également de la traiter avec respect et sympathie puisqu’elle était Mage de la Cour pour Son Altesse Ademarta. » Sur ces mots, l’intendant effectua une courbette et délaissa la pièce pour retourner à ses affaires, laissant la magicienne avec la maître espionne. Irness se permit de la détailler quelques secondes, des cheveux noirs corbeaux et un teint pâle si récurrent dans ces contrées, malgré le soleil chaud qui réchauffait ce monde. La magicienne s’approcha enfin du bureau, tendant sa main portant le tatouage du soleil pour se présenter en bonne et due forme auprès de la femme en face d'elle. « Irness aep an’Tabriss, ravie d’enfin rencontrer celle qui gère le réseau de Son Altesse. » Elle lança, un sourire sur les lèvres avec le respect qui s’employait dans son ton tandis que ton accent elfique se relevait en prononçant ton nom complet, sachant très bien qu’elle ne devait sous aucun prétexte se mettre à dos la maître espionne.

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Jeu 10 Jan - 15:20
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ft. Irness aep an'Tabriss

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Scavenger Hunt With the Master Spy.


Le bureau du responsable du service d’espionnage de la duchesse Anna Henrietta, la pièce où Edora passait le plus clair de son temps. Et quand elle ne travaillait pas ici, elle rejoignait le confort de son propre bureau, ses dossiers sous le bras pour continuer son travail jusqu’à très tard dans la nuit, bien après que le sommeil l’ai gagné. Cette femme était faite pour l’espionnage, elle avait parfois l’impression d’avoir fait ça absolument toute sa vie et ce n’est pas pour autant qu’elle était prête à s’en lassait, loin de là. Les conspirations et autres cachoteries sont vieilles comme le monde, elles en font partie, se tapissaient au sein de chaque individu foulant cette terre. Toussaint étant finalement un endroit propice, stratégique pour ces affaires, à la jonction entre les Royaumes du nord et Nilfgaard, le centre du monde pour ainsi dire. Edora s’amusait parfois à se dire que ce monde et ses conspirations étaient comme une pierre que l’on soulève pour voir tous les insectes et les vers qui grouillent en dessous. Et tel un enfant armé d’une loupe, elle aimait les exposés à sa vision brulante pour les voir se contorsionner sous son joug. Elle avait toujours recherché le pouvoir mais n’aurait à l’origine pas pensé qu’elle en obtiendrait bien plus en étant espionne qu’en étant duchesse. Car les véritables gouverneurs de ce monde sont ceux qui connaissaient chaque petit asticot qui grouille sous la surface rocheuse. Elle aimait donc son travail et en contemplant son bureau, elle se dit que c’était peut-être la seule chose qu’elle aimait en ce monde.

Comme pour essayer de la contredire, Cigüe vint se posait sur ses genoux pour réclamer des caresses. L'animal avait prit l'habitude de la suivre jusqu'ici et quand elle aurait déploré la compagnie humaine, cette du chat ne la dérangeait pas. Elle lâcha sa plume pour la congratuler de quelques gratouilles sur le haut du crâne de l’animal estropié quand elle entendit le bruit sourd et répéter d’une main frappant à sa porte. L’espionne était tellement absorbée par son travail qu’elle n’avait pas vu l’heure passer et la magicienne dont la duchesse lui avait parlé était déjà arrivé. Avant d’inciter le carmelingue à entrer, Edora chassa doucement le chat de ses genoux pour lissait sa robe émeraude au broderies noires et mettre un peu d’ordre dans sur son bureau. L’animal partie alors s’allonger sur la commode où trônait le repas de l’espionne. Pour cela aussi elle n’avait pas vu le temps passer, laissant la nourriture refroidir oubliant totalement de manger. Ce n’était pas la première fois, loin de là.

Elle se demandait bien ce qui pouvait amener une magicienne anciennement au service de la duchesse Adémarta à demander un entretien avec un maitre espion. Elle s’était certes déjà renseigné sur toutes les personnes qui faisait et avait fait partie de la cour ducale mais le service d’importance qui était l’objet de sa visite demeuré un mystère et les mystères ne le restaient jamais longtemps pour elle. Elle invita finalement la magicienne à entrer sans pour autant se lever de son siège. Elle écouta le discours de l’intendant, le congédiant d’un simple mouvement de tête. S’il devait le respect à la duchesse, il lui devait aussi à elle en tant que comtesse là où elle ne lui en devait aucun. Elle concentra plutôt son attention sur son invité tandis qu’il quittait la pièce. Son teint allé dénotant avec sa race, elle était grande, comme tous les elfes, mais il se dégageait d’elle une plus grande noblesse que chez les autres représentants de son espèce qu’Edora avait déjà croisée sans qu’elle parvienne à en comprendre l’origine. Son dossier était encore posé sur son bureau dissimulé sous d’autres documents, et elle n’avait vu mention d’aucune noble ligné, d’aucun ancêtre sur ses terres d’ailleurs. Elle l’observa silencieusement, tandis qu’elle faisait de même, la laissant parlait la première. Elle se redressa finalement pour saisir la main qui lui était tendue et invita la magicienne à s’asseoir en face d’elle. « Plaisir partagé de rencontrer l’ancienne conseillère ducale dame Irness, installez-vous, je vous en prie ! » dit-elle poliment sans pour autant afficher la moindre convivialité dans sa voix. Calmant d’un geste Cigüe qui s’était mise à cracher contre le serpent qui ornait le cou de la magicienne, elle se rassit à son tour. « Puis-je savoir qu’elle affaire d’importance vous amène et de quelle manière je peux y prendre part ? » Demanda-t-elle réellement curieuse de la réponse.



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Edora Sighrist
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Habite à Habite à : Beauclair
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Jeu 10 Jan - 23:17
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ft. Edora Sighrist

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Scavenger Hunt With the Master Spy.


Irness connaissait ses murs, reconnaissait les tapisseries qui étaient encore installées sur les cloisons comme l’infime souvenir qu’un jour, il y avait quelqu’un à la place d’Anna Henrietta. Certaines que la magicienne croisait dataient de bien avant Ademarta, certaines dataient de son époque et chaque tapisserie racontait une histoire bien à elle que la magicienne ne pouvait conter. Elle avait été proche, très proche de l’ancienne duchesse, partageant à de nombreuses reprises des séances de thé au bord du lac ou de longues séances de peinture. Elle connaissait certains secrets de la duchesse que même l’actuelle ne pouvait connaître. Irness appréciait la compagnie de l’ancienne duchesse qui avait tant d’esprit et si peu de mépris pour sa race et sa couleur de peau. La magicienne savait très bien à quel point avoir une peau halée et des oreilles pointues pouvait être bizarre mais elle n’en faisait rien, oubliant même ces détails puisque c’était par ses travaux qu’elle se faisait connaître et c’était ainsi que l’ancienne duchesse l’avait pris à son service. Mais Irness se souvenait du regard inquisiteur d’Anna Henrietta en la voyant, elle, la magicienne elfe avec une peau halée et des yeux ambrés et des tatouages sur toute la surface de sa peau jusque sous ses yeux. Une personnalité haute en couleur, avait-elle osée ricaner avec ses demoiselles de cours et Irness, elle, s’était contenté de sourire, sachant très bien que l’arrivée de la duchesse annonçait son départ. Et c’était tant pis. Mais la magicienne n’allait pas mentir, cela faisait quelque chose de revenir entre ses murs où elle avait passé tant de temps à exercer sa magie pour le bon plaisir de la cour ducale. Elle en était même venue à dormir dans des quartiers pour invités dans son temps était pris par tout ce qui se passait à la cour et non en dehors. Mais elle n’allait pas mentir, la magicienne était loin d’être insatisfaite de ces jours passés entre les murs de marbre mais elle était peut-être encore plus satisfaite maintenant qu’elle n’y était plus prisonnière et que ces jours étaient désormais libre dans la cité de Beauclair, sa liberté redevenue une vérité plus que claire.

Mais lorsqu’elle passa la porte du bureau de la maître espionne, l’ambiance changea radicalement. Elle se savait invitée et intruse en même temps, que le respect allait devoir se gagner et que les mots de l’intendant n’allait rien changer. Irness était une elfe, à la peau mate, une mage et une ancienne mage de la cour, ça n’allait pas changer son statut : elle n’avait aucun titre de noblesse ici. Ademarta avait voulu lui en offrir un, mais Irness avait toujours refusé. Par respect pour sa famille décédée à Tir Na Lia, et par respect pour sa propre vie passée comme une enfant de rien dans un monde où être elfe n’était pas bon vivre. Mais Irness arborait sa race avec fierté, ne cachait que rarement ses oreilles pointues et encore moins ses tatouages blancs qui contrastaient avec sa peau mate. Même aujourd’hui, devant la maître espionne, la magicienne n’avait pas cachée les lignes blanches qui descendaient sous ses yeux ni même le croissant de lune entre ses seins et encore moins le soleil au creux de sa main et le pentacle dans l’autre. Si la maître espionne refusait de traiter avec elle pour ça, et bien soit, Irness trouverait un autre moyen. Et elle sentait qu’elle était jugée par la femme aux cheveux corbeaux, elle qui devait avoir titre de noblesse et aux futilités de cette société. Irness n’en souriait que davantage, et encore plus lorsqu’elle la gratifia d’une faux plaisir partagé. Bien évidemment. La magicienne n’en fit pas étal et s’installa sur le siège désigné, jetant un coup d’œil au chat qui venait de cracher, probablement à cause d’Asra qui ne bougeait absolument pas, sa tête tombant contre les omoplates dévoilées de la magicienne. « Une affaire d’importance, j’en doute. Mon affaire est loin d’être aussi urgente que l’intendant ou son Altesse Sérénissime a pu le faire sentir. Mais j’ai effectivement une affaire que seule une maître espionne pourrait m'aider à conclure. » La magicienne commença, observant du coin de l’œil les réactions de la femme en face d’elle tandis qu’elle remettait correctement les manches de sa robe. « Je suis à la recherche de quelqu’un qu’il m’est impossible de trouver par magie, et je ne suis pas espionne. Au mieux, j’ai des contacts de la part de la taverne dont je suis propriétaire, mais ce n’est pas suffisant pour retrouver cette personne. Et je suis inquiète. » Irness finit par lâcher, sans donner ni nom ni prénom ni quoi que ce soit d’autre pour l’instant, plongeant ses iris ambrées dans celles de la femme en face d’elle, Asra se décidant finalement à bouger pour se glisser sous le tissus et rejoindre son bras et son avant-bras, s’enroulant gracieusement autour de la peau mate et des tatouages.

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Jeu 10 Jan - 23:57
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ft. Irness aep an'Tabriss

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Scavenger Hunt With the Master Spy.

Les seuls souvenirs qu’Edora gardé de l’éducation de ses parents était l’importance que l’on doit accorder à son rang et l’étiquette qui en découle. Les autres cours qu’il lui avait été dispensait étaient tombés dans les méandres de ses souvenirs, oubliés, inutiles. On lui avait appris à être une bonne fille, une bonne épouse, elle avait choisi d’être une bonne espionne. Et sa place, elle l’avait mérité, la duchesse n’ayant jamais eu à se plaindre de son travail. Elle n’appréciait pas particulièrement Anna Henrietta qu’elle trouvait bien trop précieuse à son gout, mais elle devait lui reconnaitre la grandeur due à son rang, après tout, elle s’acquittait de sa tâche comme elle le devait. C’était une notion à laquelle Edora accordé beaucoup d’importance, parfois plus qu’au titre de noblesse, la manière que les individus avait de vivre leur condition. Ainsi elle n’avait pas l’intention de tenir rigueur de l’apparence quelque peu inhabituel de son invité, étant davantage intéressait par ce qui pouvait se cacher derrière son joli minois. Elle voulait entrer dans la tête des autres, voire claire dans leurs petits secrets inavoués et en tirer profit du mieux possible pour la gloire des états qu’elle servait, qui lui avaient offert la possibilité de s’épanouir et d’être totalement libre là ou sa vie de noble l’aurait enfermé dans un rôle qu’elle ne voulait en aucun cas endosser.

Impassible, elle regardait la magicienne s’installer sur le siège qu’elle lui avait désigné et lui exposer les motifs de sa venue avant de hausser un sourcil légèrement incrédule accompagné d’un discret sourire en coin. La duchesse lui avait réellement demandé de laisser ses affaires d’importance pour jouer les détectives privés pour le compte d’une herboriste ? C’était une première, mettre ses espionnages gouvernementaux en suspens et pourquoi ? Pour les inquiétudes de cette elfe au sujet d’une personne dont elle ne daigna même pas donner le nom. Edora resta parfaitement de marbre, prenant tout son temps pour répondre, il n’y avait après tout pas d’urgence, la magicienne l’ayant avoué elle-même. Elle posa quelques instants son regard sur le chat estropié qui observait le reptile se mouvoir sur les épaules d’Irness, les poils dressés et les oreilles en arrière. Ces deux espèces n’étaient en effet pas faites pour s’entendre, proie et prédateur naturel, mais le moment n’était pas à la chasse et le regard d’aigle d’Edora le fit bien comprendre à son animal qui s’allongea à nouveau sans quitter pour autant le serpent des yeux.

Quoi qu’il en soit, Irness avait raison, ce n’était certes pas une affaire d’importance et l’espionne faisait tous les efforts du monde pour cacher son ennui devant cette requête. Elle avait tout de même noté la tentative de flatterie et même si ce genre de chose pouvait fonctionner sur elle, elle n’allait certes pas se l’avouer ni le montrer. Finalement l’espionne tourna à nouveau son regard vers la magicienne sans se départir de son sourire et appuya son dos sur le dossier de velours confortable de son siège. « Je suis curieuse Dame Irness, peut-être me permettrait-vous une question. Quelle était exactement la place que vous occupiez auprès de sa regrettée Altesse Sérénissime ? » Edora connaissait parfaitement la réponse à cette question et avait omis volontairement de rebondir sur les paroles de la magicienne pour l’instant. Elle avait appris très tôt que l’on apprenait beaucoup sur les gens à leur manière de répondre aux questions, de délivrer certains détails et d’en dissimuler d’autres. Elle connaissait la femme qu’elle avait en face d’elle par le biais de rapports froids et impersonnels, elle voulait maintenant connaitre la véritable Irnesseria aep an’Tabriss. Si elle devait perdre son temps à rechercher une âme égarée, elle voulait au moins s’assurer de le faire pour une personne digne d’intérêt.



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Ven 11 Jan - 20:47
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Scavenger Hunt With the Master Spy.


La magicienne n’était pas stupide, elle savait très bien qu’il allait falloir qu’elle ruse un minimum pour que la maître espionne accepte de l’aider. Ce n’était pas parce qu’Anna Henrietta l’avait dans ses bonnes grâces que sa maître espionne allait suspendre tous ses travaux pour elle. Et elle comprenait, parfaitement et louait sans honte ce genre d’attitude, même si elle rendait particulièrement perplexe la magicienne. Si la femme en face d’elle refusait de l’aider, elle trouverait quelqu’un d’autre. Mais après des années passées à fouiller chaque recoin de Toussaint, à écouter chaque mercenaire qui passait et à éplucher les annonces, rien ne sortait. Son ex-tatoueur itinérant était difficile à trouver, d’autant plus qu’aux dires de certains, il se baladait en quêtes de contrat partout dans le pays. Ce qui rendait la magicienne particulièrement anxieuse d’autant plus qu’elle n’était pas capable de mettre la main sur lui. Tant d’années s’étaient écoulées et elle pensait seulement maintenant à l’hypothèse que peut-être, il ne voulait tout simplement plus la voir, ce qui était une pensée des plus dérangeantes pour Irness. Même si il ne voulait plus rien à voir à faire avec elle, elle voulait juste être sûre qu’il était bel et bien en vie et qu’il ne s’était pas entraîné dans des problèmes indignes et néfastes. C’est pour cela qu’elle avait fait valoir son ancien poste auprès du camerlingue pour entretenir un semblant d’entretien avec celle qui dirigeait le réseau d’espionnage du duché mais si rien qu’obtenir ça semblait facile, le reste ne dépendait que de sa manière de se conduire auprès d’elle et si elle répondait correctement à l’espionne sans pour autant la laisser entrer dans sa tête.

On lui avait appris de nombreuses choses à l’Académie de Magie de Tir Na Lia, dont la défense psychique et la déviation d’interrogatoire. Les elfes étaient régulièrement sujets à ce genre de choses et il fallait être capables de cacher ses pouvoirs, ses origines s’il le fallait. Même si la magicienne n’avait rien à cacher de cet ordre-là, elle ne pouvait autoriser la maître espionne à rentrer dans sa tête et à dévoiler ses secrets les plus intimes, les fléaux de son passé encore bien présent. Ainsi, lorsque la maître espionne esquiva habilement ses mots pour se concentrer sur une nouvelle question, Irness ne put s’empêcher de sourire. C’était là que tout le jeu commençait. Oh, Irness aurait pu user de sa magie, plonger le lieu dans une illusion délirante basée sur la psyché interne d’Edora mais elle n’en fit rien. Cette magie ne requérait pas au porteur de savoir ce qu’il se passait dans la tête de la victime pour en faire usage, il suffisait juste de suffisamment se concentrer sur ladite personne pour que les illusions se mettent en marche. Mais elle n’était pas sûre, pas sûre de vouloir le faire et pas sûre de pouvoir le faire, étant donné qu’un chat était dans la pièce. Si son serpent préservait une partie de sa magie elfique, le chat en absorbait une partie, ce qui était problématique. Oh, en aucun cas ça l’empêchait de l’utiliser, mais utiliser des sorts demandant une grande concentration magique devenait bien plus difficile et épuisant à tenir. Et ce sort, en l’occurrence, était impossible sans la bonne dose de magie. Ainsi, la magicienne se redressa légèrement sur son siège, croisant ses jambes, dévoilant un peu de la peau mate qui se trouvait sur le tissu tandis que sa main libre venait caresser les écailles blanches du serpent. « Ma place ? J’étais une de ses mages de cour. Mes talents lui étaient utiles de même que mes conseils lorsqu’il était question de magie ou de politique à l’extérieur du pays puisque j’ai énormément voyagé. Lorsqu’il était également question de traiter avec des elfes, elle faisait appel à moi, sachant que j’étais la seule elfe, non domestique, dans sa cour. » Elle répondit, un sourire sur les lèvres, gardant toute cordialité visible sur son visage tandis que ce dernier se tournait plus précisément vers elle, ses yeux ambrés s’illuminant grâce aux reflets diurnes qui s’échappaient des fenêtres. « Plus officieusement, nous étions amies, également. Mais je doute que nos affaires officieuses vous intéresse, n’est-ce pas ? Ce qui vous intéresse probablement, c’est pourquoi une Duchesse voudrait une mage elfe dans sa cour, sans titre de noblesse ni quoi que ce soit pour prouver une certaine valeur ? Quelque chose qui n’est pas dans vos dossiers, n’est-ce pas ? » La magicienne rétorqua, ne laissant à la maître espionne que peu de temps avant de reprendre, son sourire quittant ses lèvres alors que sa main venait replacer les multiples nattes dans son dos avant de présenter sa main possédant le tatouage du soleil. « J’ai un rang, un titre de noblesse, mais qui n’est pas de ce monde. Je viens de Tir Na Lia et malgré la haine que l’on peut vouer aux elfes, avoir une elfe Aen Elle auprès de sa cour, avec la magie que cela implique, c’est un atout. » Le soleil, malgré ses allures toute simple, était bel et bien l’insigne de ta famille. Malgré la basse naissance que tu pouvais avoir, une famille pouvant se payer le luxe de vivre à Tir Na Lia possédait un insigne. Ta famille possédait le soleil. Tu aurai tout aussi bien pu montrer l’écusson gravé sur l’un de tes bijoux, mais le tatouage était ce que tu avais sur toi.


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Ven 11 Jan - 21:18
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