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Oui, Marraine ? ft. Jaëlle Ho-Dreal
Jeu 10 Jan - 21:50
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Oui, marraine ?Adélice Vaer Déharronis  & Jaëlle Ho-Dreal Le vin coulait doucement dans ma coupe tandis que de la musique s'échappant de la rue me parvenait aux oreilles. L'heure était tardive, l'ivresse s'appropriait les ivrognes allant de tavernes en tavernes et moi je restais là, à siroter ce cru beaucoup trop précieux pour vider la coupe d'une traite assoiffée. Je me rapprochais doucement dans la fenêtre, laissant courir l'extrémité de mes doigts sur les pierres d'une chaleur quelques peu surprenante avant de me déposer à peine sur le rebord. La vie en contrebas demeurait une distraction dont j'avais du mal à me défaire; les humains étaient si surprenants... Je me mordis la lèvre en buvant une nouvelle gorgée du liquide écarlate qui coula juste à la commissure de ma bouche. J'épongeais rapidement ce qui menaçait de tâcher ma chemise d'un mouchoir de poche puis reprenais ma délicate entreprise de discerner tout ce que faisait ses gens aux heures les plus sombres de la nuit. Certains chuchotaient à voix basse en formant un groupe, d'autre riaient à gorge déployée en se tenant le ventre bien gras tandis que les plus chanceux se baladaient aux bras de femmes de qualités. Mon regard s'attarda sur un couple dont je ne sus démêler mes impressions tout de suite. Ils demeuraient bras dessus bras dessous, discutant gaiement, ne se souciant de rien. Que d'innocence.

Mon gobelet rencontra rapidement le roc sur lequel j'étais assis. Je l'avais reposé brutalement, sans raison, laissant simplement parler ma rage de ne pouvoir plus vivre comme eux, même parmi eux. Rongé par ce sentiment d'horreur, je quittais promptement ma fenêtre pour me planter face à la cheminée. Mon crâne me faisait souffrir. Je m'empressais donc de me masser en un mouvement circulaire les tempes comme pour soulager cette migraine écoeurante que je traînais trop souvent. Une fois que le calme sembla me revenir, je me laissais retomber lourdement dans le sofa le plus proche, au milieu des coussins, des couvertures et autres décorations le jonchant. Le feu devint le centre de toute mon attention. Ses flammes dansantes me rappelaient des corps, des soupirs, des personnes ayant parfois côtoyés mon lit mais les images se muèrent en d'autres choses peu à peu. Violence, carnage, meurtres. Je me mordais la langue en me redressant promptement.

"Ne puis-je pas être tranquille un instant ?!" Sifflais-je entre mes dents avant de jeter ce qui me tomba aussitôt sous la main au feu.

Haletant, un éclat brillant d'une rage monstrueuse dans le regard, je finissais par mes ressaisir en fermant les yeux. Il était hors de question que je ne succombe à cette voix insidieuse chantonnant sous mon crâne, il était hors de question que je perde le contrôle ici et maintenant. Un soupire filtra entre mes lèvres à peine desserrées.

"Ca va passer... Ca va passer...Ca va passer"

Le simple fait de répéter cette phrase m'apaisait peu à peu et lorsque j'ouvris à nouveau les yeux sur le salon qui m'entourait, j'affrontais le feu en transpirant abondamment d'angoisse.

"Pourquoi moi hein... Pourquoi suis-je comme cela ?"

Mon coeur pesant tant son poids me fit chuter en arrière dans ce magma de tissus et de moelleux réconfortants. J'avais l'impression d'étouffer ce qui me fit entrouvrir davantage mon haut baîllant déjà sur la quasi totalité de mon torse. Divaguant sur ma condition, je me resservis un verre de façon quasi mécanique, priant pour que l'on me vienne en aide par je ne sais quel moyen au vu de mon état pitoyable.


©️️Justayne
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Jäelle Ho-dreal
Race Race : Démon - Succube
Sam 12 Jan - 0:04
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Ma main caressait le torse de mon amant. Mes doigts, glissant sur la peau humide de l’homme, en sueur d’un effort physique considérable. C’était mon dernier client pour la journée et probablement, le meilleur qui m’avait été donné d’avoir en cette sombre nuit. Un militaire en fin de service, qui avait voulu laisser sortir la pression de son travail acharné. Posant ma tête sur son torse, j’écoutais son cœur battre paisiblement. Laissant échapper un ronronnement possessif, je lui murmurais en caressant son flanc de l’autre main, nue sous la couette contre son corps aussi libre, tel Adam à son réveille,

-Ton cœur, c’est pour moi qu’il bat j’espère?
-Tu sais très bien que mon cœur t’appartient depuis longtemps Jäelle.

Je fermais les yeux, contente de cette affirmation véridique. Alors que mon jouet, mon soldat revenait une fois par semaine me rencontrer pour continuer nos ébats. Une relation charnelle et économique, basée sur un besoin de luxure pure et dure. Mais dans la manœuvre, le pauvre homme était tombé entre mes griffes. Laissant son pauvre petit cœur s’attacher de sentiment à sens unique à ma personne. Je lui souriais alors, le sourire d’une jeune femme au matin de sa lune de miel. Déposant un baiser sur sa mâchoire, je lui murmurais en me redressant,

-Alors, tu reviendras me voir la semaine prochaine?
-Comme chaque semaine, mon amour.

Qu’il était mignon… Quel dommage que je ne désire que sa jouissance pour me nourrir occasionnellement. Sortant du lit, j’enveloppais mon corps d’une robe de chambre en soie. Laissant le regard brûlant du soldat me dénuder. Avec une lueur taquine, je quittais la chambre numéro 3 de l’établissement d’Elerinna. M’étirant, je rejoignais la pièce pour les employés. Souriante, je souhaitais une bonne soirée aux autres filles avant de quitter le travail, retournant dans ma chambre que je louais dans la demeure de ma patronne. Une heure plus tard, je sortais du bain, le corps encore chaud, mais pas autant qu’entre les bras de mon soldat. Alors que j’allais me préparer à sortir, vêtu d’une robe de soirée rouge et moulante, montrant aisément mes attraits… Je ressentais un soudain malaise. Une sensation d’être observé et… C’est à ce moment que je me retournais face à mon lit pour voir mon patron. Sous sa forme de mortel, il était assis paisiblement sur mon lit, le sourire aux lèvres

-De toutes mes créations, tu es l’une de mes préférées.

Avec un sourire amusé, je posais les poings sur mes hanches et riait alors,

-Il est impoli d’entrer sans cogner, un homme aussi courtois que vous devrait le savoir pourtant.
-J’ai un travail à te confier.

L’heure de la plaisanterie était donc déjà terminée? Je lui adressais une moue boudeuse, alors que la mâle aux cheveux courts et noirs comme la nuit me parlait d’un jeune incube. Ses yeux rubis fixant ma personne d’un air des plus sérieux. Je devais être l’une de ses plus vieilles créations sur le terrain, une aînée. Et alors qu’il flattait mon égo, je croisais les bras sur ma poitrine en résumant sa pensée d’une phrase,

-Donc, je dois devenir la marraine d’un jeune incube et lui montrer le droit chemin?

-Ne sois pas si prompt au jugement, Jäelle. Et surtout, je te conseille fortement de cesser cette arrogance tout de suite. Tu ne voudrais pas revenir avec moi pour recevoir la fesser, n’est-ce pas?

Non, je voulais rester parmi les mortelles. L’enfer est agréable, mais ici je jouissais d’une liberté agréable et de multiples divertissements des plus plaisants. Secouant ma tête, je restais alors silencieuse. Il est plus facile de me taire que de réfréner ma fierté dans mes paroles.

-Voilà qui est mieux déjà… Je l’entends, il se remet en question, il questionne sa vie… Je t’envoie à ses côtés aussitôt.

-Bien… Votre volonté sera respectée Messire.

Un dernier sourire sur les lèvres de l’homme. Je n’avais jamais connu son nom, mais je savais qu’il était mon créateur. Puissant et effrayant à souhait lorsqu’il le désirait. Mais… Oui… Un jour j’accumulerais assez d’âme pour le dépasser en puissance et je deviendrais la patronne et lui mon esclave. J’avais bon espoir d’y parvenir d’ici cent ans. Et comme s’il avait lit dans mes pensées, il claquait des doigts avec un air des plus confiants. Ma vision se brouillait alors et je ressentais une vague de nausée. Peu habitué à la téléportation, surtout aussi soudaine, un clignement d’yeux suffisait pour que mon environnement change complètement. Désormais dans la demeure du jeune incube, je me permettais un vague regard vers le feu, avant de fixer la nuque du jeune homme. Juste derrière lui, je n’eux qu’à pencher un peu mon corps vers l’avant pour venir murmurer à son oreille, laissant mon souffle caresser sa nuque si accessible,

-Parce que tu as été choisi. Parce que la violence sanglante de la guerre était un contexte parfait à ta création. Parce que, c’était une influence idéale pour corrompre ton âme mortelle.

Je me préparais alors à reculer de ma vitesse inhumaine. Me préparant à éviter ou bloquer un coup en provenant du jeune homme. Après tout, je venais d’apparaître dans son dos tel un fantôme. Un intrus dans son intimité qui serait surprenante malgré son appel à l’aide.
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