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[+18] Tu es simplement venue pour moi... ft. Edora Sighrist
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Sam 12 Jan - 23:41
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Tu es simplement venue pour moi…Adélice Vaer Déharonnis & Edora Sighrist J’avais tenté de la retenir ce soir-là, j’avais tenté et j’avais lamentablement échoué à ce pitoyable objectif que mon imbécile de cervau c’était fixé. Pourquoi pensais-je à cela maintenant ? Pourquoi m’attarder à rêver de ceci dans ce cachot empuanti des bas-fonds ? Une toux m’esquinta la poitrine tandis que je levais mes yeux dont l’éclat faible percevait à peine la lumière de la lune à travers ce qui semblait être une ouverture. Les poignets enserrés dans de larges fers rouillés me faisaient souffrir et même saigné de temps à autres, j’étais si faible, si usé. La torture que m’avait occasionné mes tortionnaires avait duré une éternité. Ma bouche saignait tout comme mon nez ainsi que mon crâne ; tout mon être avait été disloqué petit à petit, les laissant croire que j’étais faible. Je crachais des filets rougeâtre en pestant contre ma personne d’avoir refusé toute nourriture se présentant à moi depuis plusieurs jours ; que m’était-il passé par la tête ? Un soupire fendit ma poitrine douloureusement a mesure que la noirceur de la nuit m’envahissait. J’avais froid. J’avais faim. Comment cela avait-il pu arriver ?  La réponse n’était guère compliqué.

Il y avait déjà de cela plusieurs jours qu’une connaissance situé prêt de Beauclair avait cherché à me joindre pour que nous échangions au sujet de ses affaires avec l’empereur et de plusieurs informations qu’elle désirait me confier. Une fois sur place, à peine avais-je quitté mon cheval, que des hommes drapés de noirs avaient trouvés le moyen de m’assommer. Le réveil fut déplaisant. Ils s’amusaient à lacéré mon bras gauche à fin de me faire émerger du profond état second dans lequel j’avais baigné. Les questions avaient fusées au point de me faire tourner la tête de façon assourdissante ! Ils espéraient que je parle, que je confie mon identité, ma place et tout ce dont je disposais sur l’empire du Nilfgaard. Sans doute que leurs esprits déments avaient possiblement envisagé que j’étais une tête ennemi ; je ne saurais toutefois l’affirmé. Mon supplice s’était étiré sur des heures, mes lèvres comme scellés laissaient simplement filtrer des insultes ou des crachats ensanglantés en direction de mes bourreaux ce qui les faisait rire grassement sous leurs toges trop sombre. Voyant que rien ne marchait, ils m’avaient expédié ici tel un colis trop lourd à supporter. Adélice…tu es une plaie même pour tes crétins de ravisseurs, avais-je chuchoté en mon fort intérieur avec une pointe d’amusement.

Enchaîné, le corps meurtri, je gisais à même le mur désormais. Mes pensées malades se mettaient alors à s’activer brusquement comme pour éveiller la dernière lueur d’espoir que j’avais dans le cœur : Edora. Songer à ce simple patronyme égaya mes lèvres d’un sourire. N’y avait-il pas de chose plus belle dans ce bas monde ? J’inclinais la tête sur le côté en recevant enfin la lumière salvatrice de la lune sur une partie de mon visage, celle-ci m’apaisa alors. Cette clarté éphémère mais néanmoins salvatrice me reposait l’âme. Elle me rappelait également la teinte laiteuse d’une peau mainte fois contemplé… voilà que je sombrais à nouveau dans la démence.

D’un vague tressaillement de tête, mon fort intérieur priait pour réparer cette part de moi incorrigiblement rêveuse. N’avais-je pas autre chose à faire que de m’éparpiller dans cette geôle à l’odeur infect ? Comment pouvais-je songer ne serait-ce qu’un instant à cette dame hantant mes rêves dans cette atmosphère atrocement étouffante et glauque ? J’étais tombé bas pour me consoler de la sorte ! Ma part d’incube avait certes sa part de responsabilité dans cela mais je ne devais pas pour autant me focaliser sur ses courbes que j’avais senti contre mois des semaines plus tôt. Je ne m’étais pas nourri et le seul à blâmer demeurait ma propre personne dont le fardeau de sa condition devenait un carcan infernal au point de mettre mon existence en péril. Un juron filtra entre mes lèvres tandis que je reconnus qu’il y eut de vagues mouvements derrière la porte de ma cellule. Un bruit de pas se fit alors entendre au dehors et il est inutile de préciser que j’avais instinctivement relevé la tête dans cette direction, guettant le moindre son. La marche se rapprochait avec un rythme précis, cadencé, presque agacé. J’haussais un sourcil d’étonnement en apercevant une activité dans la large serrure de la porte de ma prison ; on venait donc me rechercher ? Allais-je avoir droit à une nouvelle séance de leur cru ? Un haut le cœur manqua de me faire vomir le peu que j’avais dans le ventre.
Doucement la porte s’ouvrit d’un mouvement branlant. Une forme noire apparut dans l’encadrement de l’ouverture faite d’un granit solide. La silhouette s’avança et ce que je devinais n’en était pas plus clair pour autant, je tirais sur mes entraves pour  davantage la distingué ; ce fut peine perdu. Mon dos retomba rapidement contre le mur et ma respiration asthmatique reprit de plus belle. J’humectais mes lèvres une seconde en voyant la forme sombre avancé dans ma direction. Qui cela pouvait-il bien être ?

©️️Justayne
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Edora Sighrist
Race Race : Humaine
Dim 13 Jan - 1:08
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Tu es simplement venue pour moi…Adélice Vaer Déharonnis & Edora Sighrist Les objets qui trônaient sur le bureau d’ébène vacillèrent sous le coup de poing hargneux de l’espionne qui s’abattit sur le meuble alors qu’elle se redressa d’un bond de sa chaise. Un encrier déversa son contenu, un sablier manqua de tomber au sol, des piles de documents s’élevèrent de quelques centimètres et les flammes de toutes les bougies qui ne s’étaient pas éteintes, vacillèrent fébrilement. Mais tout cela, Edona n’en avait cure. « Où est-il ? » lança-t-elle à son espion dans une colère bien visible. Le subordonné restait pétrifié devant son regard de vipère comprenant qu’il avait commis une grave erreur. « Nous l’avons emmené dans les cachots, il… il est sous bonne garde ». Edora se mit en route dans la seconde sans la moindre hésitation, sans même prendre le temps de fermer son bureau à clef, se contentant de jeter un sort sur la porte sans même la regarder. Elle avait passé la journée sur des dossiers sensibles et irritants, il lui semblait qu’elle ne se sortirait jamais de certains d’entre eux particulièrement délicat. Inutile de dire donc que l’humeur de l’espionne n’était déjà pas à la réjouissance, mais là, c’était la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Elle vit l’espion se ratatiner sur lui-même sous son regard assassin, elle s’occuperait de lui plus tard, il le savait et il la craignait. Mais il craignait bien plus encore le courroux qui l’attendait s’il tentait de fuir, car elle le retrouverait, cela ne faisait aucun doute.

L’espionne ne mit pas longtemps à parvenir jusqu’à la prison, se faisant ouvrir toutes les portes, guidée par le geôlier. Son pas était rapide, témoins de sa colère. Rares étaient les choses capables de lui faire quitter son bureau, elles étaient inexistantes à vrai dire, mais à l’évocation de son nom, rien n’avait plus d’importance en dehors du faite de se confronter une nouvelle fois à lui. Comme le papillon qui cherche inéluctablement la flemme de la bougie au risque de se bruler les ailes, Edora sentait une douleur irradier sa poitrine à mesure qu’elle avançait, comme si elle s’apprêtait à se bruler sur cette flamme, incapable de s’en empêché, envoutée. Lorsqu’elle arriva enfin devant la cellule, elle fut bien désespérée de sentir son cœur se serrer alors que la porte s’ouvrit. Cela faisait plusieurs semaines qu’elle ne l’avait pas vu, de très longues semaines durant lesquelles le souvenir de leur dernière rencontre n’avait cessé de la hanter à chaque instant, les images lui revenant chaque fois qu’elle fermait les yeux. Sa rage ne fit que s’intensifier en le voyant dans ce triste état, de nouvelles plaies apparaissant à chaque pas fébrile qu’elle faisait dans sa direction. Elle essayait de se dire que sa colère venait du fait qu’elle n’en était pas l’auteur, mais elle peinait à s’en convaincre elle-même.

Elle finit par s’accroupir face à lui, osant poser une main sur sa joie meurtrie tandis que l’autre se serrait si fort que ses ongles s’enfoncèrent dans sa chair. Elle aurait voulu l’appeler, prononcer son nom, mais il semblait à peine la voir, la douleur le faisant délirer alors qu’elle sentit un brasier s’enflammer dans tout son corps. De la colère certes, mais pas seulement à mesure que son odeur emplit ses narines, occultant l’air vicié de la cellule. Elle dut se faire violence pour s’éloigner, ordonnant à ses gens de le relever pour le conduire chez elle.

C’est telle une furie qu’elle pénétra dans sa demeure, hurlant des ordres à ses domestiques suivit des hommes qui aider Adélice à marcher. Elle leur ordonna de le conduire dans sa chambre tandis que ses servantes cherchaient de quoi nettoyer ses plaies. Ils l’allongèrent sur le sofa qui faisait face à son lit avant d’être violemment congédié et que les femmes arrivent enfin avec des bassines d’eau chaude et des linges propres. Edora orchestrait se ballet de serviteur d’une main de fer alors que les flammes qui s’étaient éveillées en elle s’intensifiaient à chaque instant.

Ses servantes commencèrent par lui ôter sa chemise souillée de sang avant d’appliquer les linges humides sous le regard courroucé de l’espionne qui les observait sans détourner son regard de l’homme blessé sentant les battements de cœur s’accélère toujours plus. Les deux servantes se penchèrent sur lui appliquant les premiers soins, d’abord avec hâte, puis avec de plus en plus de douceur, laissant parfois leurs mains trainer sur sa peau plus que de raison. Elle vit alors des sourires lubriques se dessiner sur leur visage devant le torse meurtri d’Adélice à mesure que leurs mains glissaient sur son corps. Cette vision l’emplit d’un sentiment nouveau, un sentiment qu’elle aurait aisément reconnu si elle avait un jour envié quelqu’un. La jalousie. De plus en plus agacée devant les gestes bien trop tendre à son gout de ses domestiques, elle posa une main ferme sur l’épaule de l’une d’elle qui penchait son visage bien trop près de celui de l’espion et elle les congédia à leur tour en hurlant presque ses invectives. Elle préférait s’occuper elle-même de cette besogne plutôt que de voir ses servantes plus préoccupées par le faite d’avoir les mains baladeuses que par le faite de faire correctement leur travail.

Enfin seule, elle s’assit alors sur le sofa où reposait Adélice, trempant un linge dans l’eau avant de l’appliquer sur l’une des plaies qui ornaient son visage. Ses tortionnaires n’y étaient pas allés de mainmorte et c’était encore plus évident maintenant qu’il était dénudé de sa chemise. Une nouvelle fois son cœur loupa un battement alors qu’elle nettoyait le sang coagulé avec douceur.

Sa main libre se posa à nouveau sur la joue de son rival avec bien plus de tendresse qu’elle ne l’aurait voulu. Ses gestes étaient lents, précautionneux alors qu’elle tentait d’ignorer ce feu qui qui tentait de la consumer de l’intérieur. «Adélice, tu m’entends ? » Demanda-t-elle, ne réalisant même pas qu’elle c’était mise à le tutoyer, le protocole étant à des lieues de ses préoccupations à cet instant.

©️️Justayne


I Walk The Line


I was as pure as a river. But now I think I'm possessed. You put a fever inside me. And I've been cold since you left. I'm begging you to keep on haunting me...

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Dim 13 Jan - 2:04
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Tu es simplement venue pour moi…Adélice Vaer Déharonnis & Edora Sighrist Des ombres dansaient sans que je puisse reconnaître quoi que ce soit, rien n'a la même odeur, ni la même chaleur. Une voix s'adressait à moi au loin, elle me parlait, m'appellait comme aurait pu le faire ce qui aurait été ma mère à une époque. Je remarquais alors que ce timbre je le connaissais et tout en portant ma main à celle reposant sur ma joue je murmurais ce prénom si clair dans mon esprit. "Edora..." Soufflais-je en trouvant la chaleur d'un corps contre le mien. J'émergeais alors progressivement. Mes yeux s'ouvrirent sur un univers neuf et un visage dont les traits me réchauffaient le coeur tant bien que mal. "Tu es venu me chercher." Poursuivais-je d'une voix tremblante. Je me sentais si heureux qu'elle eut pu faire ce geste pour ma personne que dans un éclair mes douleurs s'estompèrent légèrement, devenant comme un voile posé à même ma peau que je pouvais supporter. Elle ne cesserait jamais de m'étonner décidément. Le sourire qui manqua de me gagner finit par se dissiper, elle ne devait pas rester ici avec moi ! Pas dans cet état car dieu seul savait ce qui pouvait arrivé et je m'en voulais désormais d'avoir juste la possibilité de détruire ce geste de bonté qu'elle avait eu envers ma personne.Encore au bord de l'évanouissement j'avalais ma salive en secouant la tête vivement, animé par l'inquiètude.
"Tu ne devrais pas être là...Je... Ce n'est pas une bonne idée." Grimaçais-je en tentant de me relever. Je rechutais tout aussi lourdement sur le sofa dans l'instant car les plaies barrant mon corps n'étaient véritablement pas anodines et je demeurais trop démuni pour y remédier. Tandis que je me réinstallais d'un air abattu dans le moelleux du tissus, j'adressais un regard à ma comparse dont le regard scintillant de soucis véritable provoqua une émotion tendre dans mon palpitant. Un rictus charmé étira le recoin de ma bouche, signe significatif de mon attendrissement de la savoir à mon chevet, ma main toujours collé contre la sienne. Vu l'atmosphère qui régnait ici je supposais aussitôt que c'est son domaine; les teintes et l'organisation me rappelaient avec soin son goût pour les parures de charmes ainsi que l'ordre. Tout était à sa place, tout était raffiné, tout était très "elle". Et je dois dire que je m'y plaisais bien que ce fut le cadet de mes soucis. Réalisant que nos mains s'entremêlaient déjà, je secouais la tête en renaclant. Non non non non, je ne devais pas me laisser gagner par mes instincts primaires maintenant et cela me fit repousser doucement, voir poliment sa main. Voyant qu'elle s'apprêtait à s'énerver je levais mon doigt pour faire clore ses lèvres avant qu'elles ne s'agitent avec une animosité que j'aurais mérité en d'autres circonstances.

"Je le fais pour ton bien Edora... Ne me touche pas. Cela vaut mieux." Expliquais-je en soupirant avec lassitude. Pourtant, elle semblait prête à me questionner et je ne savais si un second interrogatoire me serait bénéfique en de telles circonstances. J'avais assez subi ma journée comme cela pour continuer sur cette lancée. Coupant court à sa curiosité, je parlais d'une voix saccadée, haché par l'épuisement et l'envie.
"Je ne suis pas humain... Je... Bon sang tu vas encore plus me détester !"Fulminais-je contre moi-même en fermant les yeux un quart de seconde pour reprendre ma phrase. "Je suis un incube et pour l'heure je n'ai pas mangé depuis trop longtemps."

Mon corps se crispa dans l'instant car je savais pertinemment qu'elle allait me faire une scène infernale, une scène d'ailleurs que je n'aurais pas le courage d'affronter, j'avais donc en tête de feindre un nouvel évanouissement pour mieux y échapper. "Vas'y, crie moi dessus. Traite moi de monstre...Je suis prêt" Annonçais-je avec une pointe à peine cachée de résignation dans la voie. Je renonçais même à abattre ma carte du fait que je tentais au maximum de peu "exploiter" les humains pour me nourrir, ce qui demeurait néanmoins un signe de profonde compassion et d'attention pour les autres; surtout quand on est un démon. Tandis que je patientais face à sa réaction, mes pupilles scrutèrent l'ovale de son visage aux lignes parfaites voir angélique. Elle me semblait si belle malgré la baffe que je sentais approcher.
©️️Justayne
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Edora Sighrist
Race Race : Humaine
Lun 14 Jan - 0:19
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Tu es simplement venue pour moi…Adélice Vaer Déharonnis & Edora Sighrist La voix de l’espionne avait réussi à faire émerger Adélice de sa léthargie embrumée. Il arrivait enfin à bouger pour poser sa main sur celle d’Edora et à parler pour prononcer son prénom à sa façon. S’entendre prononcer son nom arracha un soupir à l’espionne qui avait failli oublier à quel point il était agréable de l’entendre de sa bouche. Oui, elle était venu le chercher, parce qu’ils avaient une rivalité à entretenir, parce qu’il était la seule concurrence valable et que sans lui son travail perdait un peu de son intérêt, parce ce qu’il était torturé inutilement et que malgré le fait qu’il soit détestable, il ne le méritait pas, parce qu’elle n’avait pas pu faire autrement en entendant son nom, parce qu’elle avait envie de le voir. Elle était venue, et elle était restée. « Les geôles de la ville sont pleines, c’était pour ainsi dire une nécessité de faire de la place. » dit-elle en essayant de rester la plus sérieuse du monde. Voilà qu’elle se surprenait à faire des plaisanteries, c’était certain, il y avait définitivement quelque chose d’anormal chez cet homme.

Elle ne lui demandait pas ce qu’il faisait dans cette prison sordide de laquelle elle l’avait tiré, cela était le fruit de l’initiative suicidaire d’un de ses subordonnés qui avait cru bon d’attendre d’obtenir des informations avant d’en faire part à sa maitresse. D’une certaine manière, elle était responsable du zèle de ses hommes qu’elle poussait à se dépasser toujours plus pour atteindre l’excellence. S’excuser n’était cela dit pas dans sa nature, elle se contenterait d’omettre ce détail purement et simplement. Après tout, Adélice avait omis d’en mentionner des détails lui aussi, des détails d’importance.

Elle était cela-dit soulagée de le voir émerger enfin, s’il était mort sur ce son si confortable sofa, elle aurait était bien obligé de le changer, et elle l’aimait bien ce sofa. Enfin elle était soulagée, mais pas pour les raisons qu’elle essayait encore de s’inventer. Elle était soulagée et heureuse qui plus est de voir qu’elle était la première de ces pensées. Mais à peine était-il réveillé qu’il essayait de bouger en déblatérant des inepties qui arrachèrent un sourire à Edora. « Je suis chez moi je te signale… Es-tu en train de perdre l’esprit ? » Demanda-t-elle en fronçant un sourcil. Ses subordonnés lui auraient-ils donné des drogues pour le faire parler ? Ses incapables allaient vraiment en prendre pour leur grade quand Adélice serait à nouveau debout. Nous seulement ils le capturaient sans qu’elle en donne l’ordre, mais en plus elle se trouvait à jouer les infirmières pour rattraper leurs conneries. Quoi qu’il en soit, l’heure n’était pas aux remontrances de ses sous-fifres, elle devait plutôt se concentrer sur le blessé qui tentait de se redresser. Elle posa une main ferme sur son torse pour le forcer à se rallonger, qu’importe la douleur que cela pouvait lui procurer, il devait rester tranquille. Elle mit du temps, beaucoup de temps à retirer sa main de son torse pour reprendre le nettoyage de ses blessures sous le regard de son patient. Sa main qui était, elle, posait sur sa joie ne parvenait toujours pas à s’en défaire, maintenant entremêlé avec la sienne.

Et voilà qu’il secouait à nouveau la tête, incapable de restait en place. « Cesse de bouger si tu ne veux pas avoir à te débrouiller seul avec tes plaies. » dit-elle sur un ton sans appel. Il répondit en repoussant sa main, faisant froncer à nouveau un sourcil à l’espionne. Il plaisantait ? Soit c’était cela, soit il c’était encore joué d’elle en beauté. Elle ne devait pas le toucher ? Après l’ardeur avec laquelle il l’avait supplié de le faire ? Edora était perdu, et elle détestait être perdue. Elle attendit ses explications alors que ses mains avaient envie de retrouver la chaleur de sa peau, que son odeur entêtante commençait à lui donner le vertige, et que son regard peinait à ne pas se perdre dans la contemplation de sa peau meurtrie. Elle l’écoutait attentivement alors qu’il spéculait sur la possibilité que sa haine grandisse.

Et la vérité éclata enfin. Tout devenait plus clair alors. Elle avait pressenti qu’il y avait quelque chose d’anormalement attractif chez lui, elle avait pressenti qu’il était plus qu’un homme, plus qu’une femme. Tout devenait plus clair.

Vraiment ?

Ces vibrations qu’elle sentait à cet instant, cette odeur entêtante et suave n’était pas celles qu’elle avait senties les premières fois.

Elle se redressa, le visage fermé et se leva du sofa pour faire quelques pas dans sa chambre. Des pas lents, mesurés, qui avait pour but de l’aider à réfléchir, mais comme à chaque fois qu’elle se retrouvait face à lui, la réflexion était dérisoire. Il n’était pas une femme, il n’était même pas un homme alors qu’était-il ? Un incube ou l’être qui avait réussi à s’immiscer sous sa peau, qui avait réussi à s’inscrire en elle par un simple baiser pour la hanter jour et nuit, qu’importe son sexe, qu’importe sa nature.

Et voilà qu’il lui demandait de lui crier dessus, de le traiter de montre. Oh monstrueux il l’était, mais bien avant qu’elle sache que c’était un incube. Il était monstrueux dans ce qu’il lui faisait ressentir, dans cette marque brulante qu’il avait  appliqué sur son cœur et son corps. Il était monstrueux d’être entré dans sa vie, de lui faire ressentir à nouveau.

Elle stoppa sa marche pour se retourner vers l’incube souffrant sur son sofa. Il était là à présent, dans sa chambre et bien que l’envie de le tuer soit grande, elle n’avait pas envie de changer son mobilier. Accompagnant un mouvement fluide de la main, elle énonça une petite incantation magique. Différents éléments de sa chambre se mirent alors à se mouvoir, chandelier, oreillers et livres se mirent à bouger, flotter dans les airs pour s’assembler en un petit golem disgracieux. « Apporte-moi les onguents qui sont sur la commode » Ordonna-elle à la petite créature alors qu’elle-même retroussait les manches en dentelles noires de sa robe faite dans la même couleur. Un aveu pour un aveu. Il était incube, elle était invocatrice.

Elle se rassit auprès de lui saisissant un nouveau linge pour finir de nettoyer ses épaules ensanglantées avant d’appliquer un remède. « Je ne supporte pas que l’on me donne des ordres Adélice et je m’énerverai quand je l’aurai décidé. Maintenant reste tranquille. » Annonça-t-elle d’une voix ferme. Oh s’énerver elle était susceptible de la faire, et pas qu’un peu, mais elle attendrait qu’il soit requinqué pour cela, s’égosiller sur un mourant n’avait rien de satisfaisant. Comme elle le craignait il était en effet capable de l’envouter, mais pas par magie comme un mage, mais par sa simple présence, son aura hypnotique. La question était de savoir si ce n’était que cette attraction surnaturelle qui avait fait battre son cœur au creux de ses bras ou bien autre chose. Et quand bien même la colère, elle voulait avoir la réponse à cette question. Savoir si une fois de plus il l’avait dupé.

Mais le plus inquiétant à cet instant, c’était cette histoire de faim dont il parlait. Il n’était pas difficile de deviner de quoi se nourrissait un incube et en y songeant, un frisson parcourut le dos d’Edora. Des émotions contradictoires s’entrechoquaient dans son esprit, et elle était bien incapable de savoir quoi penser de cette information. Elle songea que cela faisait bientôt vingt ans qu’elle ne s’était retrouvé dans l’intimité avec quelqu’un. Cela faisait moins longtemps qu’elle avait laissé quelqu’un la toucher, Adélice était le premier depuis ses longues années. Mais le dernier homme qu’elle avait connu, lui avait coupé tout envie de réitérer l’expérience, lassé de devoir camoufler ses contusions derrière des sorts et du maquillage.

Perdue dans ses pensées, ses mains s’occupaient doucement de soigner les multiples blessures de l’espion. L’idée de trouver de la nourriture pour Adélice lui traversa l’esprit. Une de ses servantes ? Cette idée la révulsa en se souvenant des regards que ses domestiques lui avaient lancés. L’idée d’être cette nourriture menaçait de l’imposer dans son esprit à mesure que ses doigts glissaient sur sa peau, qu’elle respirait son odeur, qu’elle sentait cette chaleur émaner de lui. Elle voulait être en colère, mais elle n’y arrivait pas. Elle ne savait décidément pas quoi penser, n’arrivait à penser à rien d’autre qu’à lui, sa présence.

Elle ne pensait pas être prête à laisser quelqu’un la toucher encore, au-delà de ce qu’Adélice avait déjà exploré. Elle ne savait pas si elle pouvait le tolérer, si elle ne laisserait pas sa fureur éclater pour détruire définitivement son amant. Ses questions tourbillonnaient dans son esprit alors que ses mains glissaient avec toujours plus de douceur et qu’elle se penchait de plus en plus vers lui, envoutée, impatiente. « Dis-moi Adélice, te serais-tu servis de ta nature pour t’attirer mes faveurs ? » demanda-t-elle comme un avertissement mais avec moins de hargne dans sa voix que ce qu’elle aurait voulu, plus de sensualité alors que ses yeux se perdaient dans les siens et que ses gestes ne se concentraient plus seulement sur les blessures. Elle avait besoins de la réponse à cette question pour choisir si oui ou non elle allait lui faire regretter d’être né.
©️️Justayne


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Lun 14 Jan - 1:21
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Tu es simplement venue pour moi…Adélice Vaer Déharonnis & Edora Sighrist La douceur d’une caresse faisait mes membres s’alanguir dans les très confortables coussins entourant mon corps qu’on avait forcé à demeurer dans cette position semi-allongé. Tandis que les mains pâles d’Edora parcouraient mon torse en prétextant seulement me soigner, je tâchais de bien prendre note de tout ce qui venait de se dérouler en l’espace de ces courtes minutes : je savais désormais que c’était une invocatrice, qu’elle avait un sens de l’humour mordant, voir délicieux, et que les ordres glissaient sur sa personne comme ils pouvaient également le faire sur moi. La soirée promettait d’être charmante ! Je décelais tout à coup ,entre des attentions d’infirmière expérimenté, une petite étincelle curieuse dans le regard de mon hôte et celle-ci ne tarda pas à se manifester en une question qui eut le don rare de me faire rire en dépit de mes os brisés. Un gloussement m’échappait avant que je ne calme sous le poids écrasant de la douleur tiraillant chaque muscle de ma carcasse. Tout en me remettant convenablement en place dans ce sofa confortable à la suite de mon rire étouffé, je plantais mon regard dans le sien en conservant un air amusé. « Penses-tu sincèrement que nous serions encore habillé si je l’utilisais ? » La provoquais-je. Cette réponse était pure raillerie. Je m’empressais donc de revêtir un air plus sérieux en secouant la tête d’un air désinvolte. Le calme étant revenu sur mon visage je saisissais a nouveau sa main dans la mienne pour ne plus séparer ses iris des miennes ; il était temps de lui confier quelque chose.

« Ecoute-moi bien ce que je vais te dire dame de Beauclair, même si c’est un ordre, écoute. C’est la seule chose que je te demande. »
Mes doigts se mêlèrent à ses phalanges délicates tandis que ma deuxième paume rejoignait sa joue dans un geste gracile. Je ne bougeais pas davantage avant de parler, il me fallait maintenir cette position car je ne souhaitais nullement qu’elle fuit cet instant. « Jamais je n’aurais utilisé cette part de ma personne avec toi. Je n’en suis tout bonnement pas capable si tu veux tout savoir… Je me perds trop quand je suis avec toi. Profiter ne serait-ce qu’une once de ton corps via ce stratagème m’aurait fait sentir pitoyable. » Soufflais-je avec toute ma sincérité. Je reculais finalement ma main de sa joue pour soupirer longuement. « Je ne suis pas exemplaire et je le sais, loin de moi cette idée, mais je n’utilise que mes charmes que pour manger de façon convenable ou avoir des informations pour le compte de l’empereur. Tu ne fais partie d’aucunes de ces catégories ! Quand bien même tu es ma rivale la plus hargneuse je ne peux pas faire ça. Quitte à être, une fois de plus, une honte pour ma race je continuerais ainsi. » Dis-je en haussant les épaules avec aplomb.
Le silence qui suivit sembla durer une vie au moins. Venais-je de jeter une chape de plomb sur l’assemblée ? Sans doute. C’est alors qu’une porte s’entrebaîlla dans un coin de la pièce, plusieurs femmes s’attroupaient pour observer la scène étrange de voir leur maîtresse se salir les mains. A moins que je ne sois la véritable raison de cette attraction au spectacle ? Je les saluais d’un rapide signe de tête puis me tournais a nouveau vers Edora dont l’expression me demeurait indéchiffrable.
« Visiblement on accueille peu d’homme par ici… Vu l’attraction que je suis. ». Cette vague plaisanterie sembla irritée la brune me faisant face, mes doigts reprirent place sur le velouté de sa peau à la teinte immaculé pour mieux la distraire de ces domestiques. Trouvant la force et le courage de me redressé, mon front se colla au sien avant que je ne ferme les yeux dans une respiration. « C’est aussi pour ça que je ne veux pas demeurer ici plus longtemps… Je vais tellement transpirer les phéromones que je vais t’en rendre malade. Je ne te pense pas prête à me laisser entrer dans ton univers, ni même oser franchir le cap de soulever tes jupons. Je ne veux pas te blesser plus que je ne l’ai déjà fait. ». Mes pupilles s’ouvrirent a nouveau, ma main massant la chaire légèrement rosée de ses pommettes en un ballet lent et sensuel. " Te perdre me ferait chavirer…” Avouais-je en reculant légèrement pour la laisser respirer, mon regard fuyant pour observer les arabesques dorés sur la couverture recouvrant une partie de mes membres inférieurs.

Le dossier semblait supporté mes allers et venus sans rechignés bien qu'ils fussent nombreux. J'installais confortablement ma nuque où elle devait demeuré en jetant un regard dans l'âtre où brûlait plusieurs bûches au parfum plaisant. Je n'arrivais pas à me défaire de la poigne d'Edora. Les mots que je venais tout juste de lui souffler était un aveu lourd, pesant, dont j'étais peu assuré. Il y avait tant d'années que je l'avais en mémoire que désormais se retenir, taire ses paroles face à elle, m'avait semblé insensé: à quoi bon lutter ? J'en devenais misérable au point de refuser toute forme de nourriture quelconque car notre dernier échange avait ravivé en moi le goût d'un sexe plus pure, plus pimenté, plus exaltant. Une passion dévorante et décomplexé ou nous vivrions dans la perspective de s'épanouir l'un l'autre, en n'ayant à rendre de compte à personne. Cette utopie me titillant à nouveau les sens, je sentis mon corps frémir d'impatience, d'envie et de désir. Elle était la seule dont l'attention n'était pas fausse, ni monnayé, ni avoué... J'avais bien trop pris l'habitude des putains ou des gigolos pour satisfaire un petit creux passagé. Maintenant mon estomac réclamait de quoi me rassasier une vie ! Voir deux ! Le coeur lourd je soupirais en me maudissant d'être tombé sous le joug d'une femme si sublime, si torturé. Il y avait tellement plus simple, plus basique, pourquoi opter pour cette nouveauté au goût élevé de risque à cette heure ? Pourquoi ? Parce que Edora semblait ma seule réponse à ces attentes; l'unique réponse.

Lorsque je me retournais vers elle, je me mis à l'admirer, à la bouffer du regard en respirant dans un sifflement lancinant signe de mon extrême fatigue. Elle demeurait si noble dans sa robe tâché ça et là de mon sang... Cette femme. La femme. L'ange à l'âme combative que je désirais ardemment...
©️️Justayne
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Edora Sighrist
Race Race : Humaine
Lun 14 Jan - 3:56
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Tu es simplement venue pour moi…Adélice Vaer Déharonnis & Edora Sighrist Malgré ses blessures, Adélice trouvait encore le moyen de rire. Edora haussa un sourcil à sa réponse dans une moue presque provocatrice devant la confiance qu’il avait dans la puissance de ses charmes. Et il y avait de quoi car du charme, il lui arrivait d’en avoir à outrance malgré son côté des plus irritants aux yeux de l’espionne. Et en cet instant son charme semblait à son paroxysme arrachant des sourires tendres à Edora, des sourires qui ne s’étaient jamais posés sur ses lèvres jusqu’à ce jour. Mais ils s’effacèrent un instant alors qu’Adélice semblait reprendre son sérieux. Il voulait qu’elle l’écoute, très bien, elle resta silencieuse pour entendre ce qu’il avait à dire, sans l’interrompre, frissonnant à son toucher. Les espions ne s’étaient vu que de rare fois, de trop rare fois, et pourtant le discours d’Adélice semblait des plus sincères, leurs courtes entrevues ayant suffi à alimenter des sentiments incontestables à son égard. La nilfgaardienne sentit son cœur se serrer à mesure qu’il parlait, elle sentait son corps trembler sans qu’elle puisse y faire quoi que ce soit. Adélice n’aurait pu donner meilleure réponse à sa question. Sa colère ? Elle semblait avoir totalement disparu, occultée par les paroles de l’incube. Elle réalisa alors que c’était la toute première fois, depuis aussi loin que ses souvenirs remontent, que ce sentiment n’avait pas été présent en elle. La colère était devenue une part entière de sa personne, ne la quittant jamais, alimentée en permanence par ses souvenirs, par les personnes qui remettaient ses compétences en doute, par son travail parfois qui lui était pourtant si précieux. Elle avait oublié ce que cela faisait de ne plus être en colère, elle avait oublié cette légèreté, cette plénitude à supposer qu’elle l’ait un jour connu. Les seuls autres moments où elle s’était rapprochée de cette délivrance étaient ceux où elle avait osé s’abandonner dans les bras d’Adélice l’espace d’un instant, un court instant salvateur. Elle avait essayé de ne pas y penser, elle avait essayé de les ignorer ces battements de cœur effrénés, ses sentiments dévorants, mais elle devait se résigner, c’était impossible. Maintenant qu’elle l’entendait parler, il était devenu évident que rien de tout ce qu’elle avait pu ressentir n’était le fruit d’un quelconque envoutement magique mais un envoutement tout bonnement naturel, concret. Sans s’en rendre compte, elle avait commencé à former des arabesques de tendresse sur la joue de l’incube, son visage ayant définitivement perdu sa froideur. Le silence s’installa, un silence qu’elle n’avait pas envie de briser, elle en appréciait chaque seconde, songeant à toutes les façons dont il pouvait être troublé, mais pas par des mots.

Ce n’est cependant aucun de ses scénarios si agréables qui brisa cet instant, mais l’interruption intempestive des domestiques de l’espionne. Elles étaient manifestement sujettes à la même attirance irrépressible que celle qu’elle ressentait à cet instant. Mais quand bien même elles ne seraient pas maitresses de leurs émotions, Edora n’allait pas tolérer ces agissements. Elle envoya un ordre mental à son petit golem qui s’occupait jusque-là de ranger les linges tachés de sang. La petite créature se précipita jusqu’à la porte pour la refermer au nez des imprudentes. Edora compléta son geste en jetant le même sort sur la porte de sa chambre que celle de son bureau, ainsi elles ne pourraient plus entrer pour les interrompre. Elle aurait pu se lever pour fermer la porte elle-même, mais en vérité elle en était bien incapable. Elle n’était même plus sûre de pouvoir un jour détacher sa peau de celle d’Adélice, de pouvoir s’éloigner de lui plus que de raison. Peut-être est-ce la faim de l’incube qui la faisait penser ainsi, mais qu’importe l’origine de ses songes, il lui convenait parfaitement pour l’heure. « En effet, aucun homme n’est admis dans cette pièce. » expliqua l’espionne, prenant soin de lui faire comprendre qu’il était l’exception à cette règle. Son irritation venait de l’interruption plus que de sa remarque mais elle disparut aussi vite qu’elle était apparu. Elle s’apprêtait à poursuivre, à lui dire qu’elles ne les dérangeraient plus, qu’elle le remerciait d’être tel qu’il était, prêt à l’abnégation pour elle. Mais elle n’en eut pas le temps, il déposa son front contre le sien et son cœur loupa un battement lorsqu’il évoqua sa nécessité de partir. Il essayait encore de lui imposer ses décisions, elle l’avait emmené ici, l’avait sommé de rester, les ordres c’est elle qui les donnait. Mais elle se tut, elle ferma les yeux pour l’entendre lui faire son ultime confession, celle qu’elle n’aurait jamais songé entendre un jour.

Elle l’avait écouté, essayant de l’interrompre le moins possible et c’était à présent son tour de faire ses aveux, de décider ce qu’elle allait faire du cœur qu’il venait de lui mettre dans la main. Allait-elle l’écraser entre ses doigts comme elle l’aurait fait avec n’importe qui d’autre, ou le serrer contre elle pour l’emplir de tout cet amour qui semblait la submerger après tant d’années passées dans le froid ? « Merci. » finit-elle par murmurer. Pourquoi ? Pour sa sincérité, consciente qu’il n’avait fait que dire la vérité. Elle avait appris à lire les mensonges comme on lit les expressions du visage et ses paroles n’en étaient pas. Pour ses gestes qu’il avait envers elle, des gestes dont elle avait rêvé sans le savoir. Pour son amour, qu’il était le premier à lui donner, sans restriction ni condition. Elle réprima une larme dans un sourire. Une dame ne pleure pas, quand bien même elle se rend compte qu’elle n’est pas comme ses golems, qu’elle n’est pas dépourvue de ses émotions qu’elle croyait perdu. Elle le regardait fuir son regard, trembler, de fatigue ou de douleur sans doute et une pensée, une simple possibilité traversa son esprit. « Si me perdre te ferait chavirer, disons que je suis à toi en cet instant » dit-elle dans un souffle, un murmure. C’était une déclaration qui pouvait paraître bien dérisoire en comparaison de toute celle qu’il venait de lui faire, mais pourtant il n’en était rien. Elle venait de se donner à lui par ses simples paroles, elle qui n’appartenait à personne. Ce simple petit aveu avait une portait bien plus profond pour elle, porteuse d’une promesse silencieuse qu’elle ne le rejetterait pas, qu’au-delà de cela, elle l’acceptait, dans sa féminité, dans sa masculinité, et même dans sa supposée monstruosité.

Elle ne lui laissa pas le temps de répondre, déposa doucement ses lèvres sur les siennes, ses mains glissant dans sa nuque pour s’ancrer à la naissance de ses cheveux. Elle n’arrivait pas à savoir comment elle avait pu se retenir aussi longtemps de gouter à nouveau à ce contacte. Elle n’arrivait pas non plus à savoir si elle était prête à lui donner ce dont il avait besoin, mais elle avait envie d’essayer, de le découvrir avec lui et avec personne d’autre. Elle voulait le nourrir comme il avait nourri son âme d’une tendresse qu’elle n’avait jamais osé espérer. Elle voulait lui faire comprendre que son cœur aussi cesserait de battre si elle n’était pas celle qui lui rendait son souffle de vie.

S’il était incube, elle serait son péché...

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Lun 14 Jan - 23:17
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Tu es simplement venue pour moi…Adélice Vaer Déharonnis & Edora Sighrist La réponse d’Edora face à mon aveu me fit me redresser légèrement à ma place, comme pour guetter une nouvelle approbation. Avais-je bien entendu ? Avais-je suffisamment porter attention pour ne pas comprendre ses mots de travers ? J’en venais même à serrer légèrement ses doigts un peu plus entre les miens, actes dérisoire car si elle désirait partir elle pouvait tout se permettre. Finalement, je n’eus pas de phrase pour réponse à mon regard interrogateur mais un baiser s’imposa ma personne me faisant ainsi replonger dans le sofa et son moelleux. Deux paumes avaient pris possession de ma nuque, couvrant ma peau d’une chaire de poule excitante dont je ne parvenais plus à me défaire suite au premier frisson passé. Je répondais à cet acte passionné, néanmoins profondément délicat, avec la même tendresse que j’avais désormais envie de lui faire goûter. Notre échange se poursuivit en se faisant plus aventureux, plus charnel ; nos langues dansant ensemble dans un rythme sensuel voir plus que tentant. Mon bras se glissa autour de sa taille la forçant à se rapprocher de ma personne voir-même de s’asseoir légèrement sur mon corps encore tremblant de fatigue, nos peaux se touchant fébrilement. Tandis que nous reprenions notre souffle, je baladais ma paume sur sa joue, pesant le pour et le contre d’aller plus loin avec elle. Un sourire égaya mon visage aussitôt et ma poitrine se souleva dans un petit rire amusé.

« Ne cesseras-tu jamais de m’étonner ? » Confiais-je en repartant à la conquête de ses lèvres, une de mes propres paumes disposé parfaitement dans le creux de sa nuque. La fougue qui animait mon corps en entier ne demeurait pourtant pas raisonnable et je le réalisais bien vite lorsque une nouvelle idée frappe mon esprit : celle d’installée Edora sur mes genoux. A peine eu-je effectué un quart de la manœuvre que je grimaçais en m’affaissant de nouveau à ma place d’un air contrit ; cette douleur ne cesserait-elle jamais ? Je pestais un peu entre mes dents puis haletais en sentant la pièce tournée autour de moi ; mes mains agrippèrent alors les poignets d’Edora le temps que je ne retrouve mes esprits. « Pourrait-on, ce n’est qu’une suggestion pas un ordre, » Précisais-je dans un demi-sourire qui raviva aussitôt je ne sais quelle partie de mon corps souffrant encore. « Accéder au lit ? » Finissais-je en mesurant les risques que je prenais de faire une telle proposition. Toutefois Edora ne s’y opposa nullement et je me retrouvais bien vite chargé sur le matelas. L’atterrissage me fit geindre légèrement mais par fierté, masculine mal placé d’ailleurs, je serrais les dents en prenant place dans les draps. Les plaies ne coulant plus je fus soulagé de constater que je ne tâcherais nullement cette si belle parure de lit et en profitais pour véritablement m’installer dans le creux de celle-ci. Mon regard rejoint alors celui de ma compagne. Je lui tendis la main dans un sourire plus discret, plus maîtrisé, mais aussi plus fragile. « Approche… ». C’était  une simple respiration, un simple mot qui sembla disparaître aussitôt dans l’atmosphère profondément accueillante de cette pièce. Ne rechignant pas mon invitation, Edora se posa sur le matelas, je la fis rapidement passé au-dessus de moi en la contemplant du même air obnubilé que j’avais eu auparavant dans la soirée ; elle avait le chic pour me faire tourner la tête. Allongé sous elle, je me sentais profondément à sa merci, tout comme mon cœur l’était, et je pensais que cela ne lui déplairait pas ; elle aimait tant avoir le contrôle surtout, ainsi que ses sentiments, que lui donner l’impression qu’elle menait la danse pour l’heure la rassurerait sans doute. Connaissant son lourd passé, dont je n’avais pas osé aborder le sujet, j’optais pour des caresses douces jusqu’à découvrir sa limite ; sauf si elle ne s’en était pas réellement fixé.

D’un simple mouvement du poignet j’attrapais une de ses mains et la portais à ma bouche entrouverte. En un petit instant, je me mis à couvrir sa peau de baiser, d’effleurer ses doigts de mes lèvres, de les enflammer calmement avant de m’aventurer au niveau de la jonction avec son avant-bras. Ces caresses n’avaient rien d’extraordinaire mais leur simplicité et la lenteur de l’exécution n’en demeurait que plus excitante. Mes sens bouillaient, prêts à exploser à l’impact de nos corps, toutefois rien que de sentir la fièvre moite de l’amour s’installé me redonnait quelques forces que je ne négligeais pas. Tout en m’évertuant à faire naître des soupires aux tréfonds de la poitrine d’Edora, je la fis s’asseoir juste au-dessus de mon bassin pour qu’elle ne puisse pas tout de suite mon envie se faisant de plus en plus présente ; je me devais d’être prévenant envers elle et je m’y appliquais autant que possible.
Une fois que mes baisers eurent gagnés la pliure du coude, je me tournais vers ma belle brune pour l’embrasser de façon plus osée, mordant ses lèvres au passage. Mon intérêt pour ses membres supérieurs changea progressivement et je me tournais vers ses jambes que je sentais de chaque côté de mon bassin sous le tissus épais de sa robe ainsi que de ses jupons. Tout en ne définissant que de simples cercles à l’aide de l’extrémité de mes phalanges je les massais, continuant de titiller sa langue avec la pointe de la mienne en même temps. Progressivement, je passais outre les couches, une à une, pour me stopper net au niveau de la dernière. Un nouveau baiser scella nos lèvres avant que je n’ose murmurer une simple question. « Ai-je le droit… ma dame ? »
Mes sens percevaient la pulsion de son sang dans ses veines, son envie irrépressible de serrer les cuisses pour faire taire le feu qui gagnait son bas ventre mais si elle désirait encore s’entêter à me mentir je ne persisterais pas davantage. Nous échangeâmes un regard dont l’intensité bouleversa l’entièreté de mon corps. Elle était si belle… et je ne faisais que de l’admirer depuis une bonne petite heure… Qu’adviendrait-il de moi dès que je me serais donné à elle ? Qu’adviendrait-il de nous ? Je tâchais de ne pas y songer, ne détachant nullement mon regard du sien tout en continuant de caresser sa peau par-delà le dernier jupon fait d’une mousseline vaporeuse, presque irréelle. C’était là le symbole du voile de son envie, de sa peur mais aussi de son passé… Et la seule chose que j’avais envie d’en faire à cet instant précis était de l’ôter pour ne plus jamais qu’il revienne, pour qu’enfin Edora devienne et profite de ce corps de femme qu’elle avait trop longtemps subi et qu’elle sente ce tourbillon qu’elle avait insufflé douloureusement dans ma poitrine depuis Beauclair.
"Ma dame..." Soufflais-je fiévreusement.
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Edora Sighrist
Race Race : Humaine
Mar 15 Jan - 1:34
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Tu es simplement venue pour moi…Adélice Vaer Déharonnis & Edora Sighrist Un baiser. Il avait suffi d’un baiser pour que tout bascule, pour qu’Edora se laisse tomber dans ces abysses qu’elle avait tant redoutés. Mais à présent, elle avait envie de s’y plonger tout entière, de s’y perdre, s’y abandonner, tout oublier, même de respirer. Chaque geste, chaque caresse, chaque baiser lui arrachait des soupirs impatients, lui faisant peu à peu perdre chaque parcelle de raison qui pouvait encore lui rester. Tout était si claire et si trouble à la fois.

Elle répondait à ses questions par des sourires évocateurs, inquiète un instant que ses blessures mettent un terme à ce moment. Même lorsqu’il demanda d’accéder à son lit, son sanctuaire inviolé, elle ne l’en dissuada pas. Elle constata que les plaies sur lesquelles elle avait appliqué des onguents avaient cessé de saigner, mais elle avait peur qui ne souffre encore de ces ignobles tortures. En le voyant serrer les dents, elle maudit intérieurement ses subordonnés. Il était indéniable qu’elle allait leur faire regretter d’être né, mais pour l’heure, toute son attention était tournée vers cet homme qu’elle ne se lassait pas d’admirer. Même couvert de contusion, il n’en demeurait pas moins désirable au plus haut point, enfin elle le réalisait. Ses craintes s’envolèrent quand il lui murmura de s’approcher, comme on murmure une prière. À peine l’avait-elle rejoint qu’il la fit passer au-dessus de ses hanches, ses cuisses de part et d’autre de son corps.

Les souvenirs de ses précédentes expériences lui revinrent en mémoire, mais elle tenta de les écraser en ferment les yeux sur ses images. Rien n’était semblable à ce qu’elle avait vécu à l’époque. Jamais elle ne s’était retrouvé dans cette position de force, jamais elle n’avait était inondé de caresse aussi tendre, aussi indispensable. Elle se souvenait avoir tenté de lutter inutilement, au début du moins, car elle c’était bien rendu compte qu’elle ne faisait pas le poids tandis que cet homme qui avait été son mari serré ses poignets, couvrait sa bouche de ses mains ignobles pour l’empêcher de protester. Elle ne faisait pas le poids tandis qu’il s’allongeait sur elle de tout son long, l’empêchant de bouger de respirer. Elle ne faisait pas le poids quand ses poings s’abattaient sur son visage quand un élan de révolte tenter de la réveiller de la léthargie dans laquelle elle se plonger. Pour ne plus entendre, ne plus sentir, oublier. Mais les marques étaient là, invisible mais pourtant bien présente. Elle tentait d’écraser ses images car avec Adélice rien n’était semblable, toute était si trouble et si clair. Elle se sentit frémir, d’abord de peur, puis de passion quand il parvenait à effacer ses souvenirs par ses caresses si douces et prévenantes. Progressivement, ses images disparaissaient de son esprit, comme attirer dans les tréfonds d’une mémoire qui ne ressurgirait plus jamais. Ses mains sur sa peau parvenaient à soigner ses plaies depuis longtemps cicatrisées et pourtant encore si douloureuse. Un toucher guérisseur, salvateur.

Il finit de faire disparaitre la moindre de ses craintes en déposant de doux baisers sur sa main, son poignet, faisant remonter une flamme frémissant dans son bras, jusqu’à sa poitrine, le bas de son ventre jusqu’à envahir la moindre parcelle de son corps. De nouveaux soupirs accueillaient chaque geste alors qu’elle fermait les yeux pour les sentir toujours plus intensément, encrer chaque sensation dans sa mémoire, créant de nouveau souvenir pour remplacer les anciens. Elle resserra l’étreinte de ses cuisses quand il posa à nouveau ses lèvres sur les siennes, les mordillant avec envie.

Ce n’est que lorsqu’il lui demanda la permission qu’elle réalisa qu’il n’était plus qu’à une épaisseur de tissu de toucher la peau de ses jambes jusqu’à présent soustraite à son regard. Elle posa alors les yeux sur la main qui s’apprêtait à franchir cette dernière barrière. Elle lui donna son accord dans un regard, dans une caresse, dans un baiser, tout son corps n’appelant qu’à entrer en contact avec le sien. Ses mains parcouraient son torse meurtri avec délicatesse pour ne pas le faire souffrir là où ses sentiments lui disaient d’oublier toute raison pour empoigner sa peau, la faire sienne. Un dernier souffle de sa part auquel elle répondit par un murmure suave. « Adélice… »

Elle posa ses mains sur sa poitrine pour le faire doucement retomber sur les doux oreillers de son lit, et doucement, tempérant son ardeur avec difficulté, elle commença à défaire chaque bouton de son corsage en dentelle, dévoilant sa poitrine qu’aucun homme n’avait vue depuis bien longtemps, qu’aucun n’avait regardé comme Adélice le faisait. Elle poursuivit ses gestes, se débarrassant progressivement de ses vêtements si encombrants. La fermeture de sa jupe céda à son tour et elle laissa le tissu retomber négligemment au bas du lit avant que subitement elle se rende compte de sa nudité. Dans un élan de pudeur futile, Edora resserra ses bras sur ses seins pour tenter de les cacher. Elle n’avait plus l’habitude de se retrouver aussi démunie devant quelqu’un, aussi fragile, ses robes ayant trop longtemps fait office d’armure. Mais sous le regard affamé d’Adélice, l’espionne oublia toute retenue, se penchant à nouveau sur lui pour déposer une multitude de baiser sur ses lèvres, descendant dans son cou, sur son torse, embrassant ses blessures dans l’espoir de les guérir. Tout était si délicieusement trouble, si délicieusement clair.

L’une de ses mains empoignait sa nuque alors que l’autre enfouissait ses phalanges dans le tissu des couvertures pour tenter de se retenir quand son corps voulait désespérément faire éclater son désir dans un feu d’artifice de caresse ardente. Se refréner était vain, le désir était trop puissant. Sa main qui tentait de se contenir se glissa le long de son torse pour descendre dangereusement au niveau de ses hanches, osant s’aventurer à la limite du dernier vêtement d’Adélice. Elle se stoppa cependant, encore hésitante à franchir cette ultime barrière.
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Mar 15 Jan - 2:33
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Tu es simplement venue pour moi…Adélice Vaer Déharonnis & Edora Sighrist A peine venais-je d’enfin entendre Edora prononcer mon patronyme comme je l’avais rêvé qu’elle me réexpédiait dans les oreillers. La chute ne créa pas de dégâts ou du moins les réveilla à peine, je sentais encore de nombreux tiraillements au niveau de mes muscles sans pour autant vouloir gémir de douleur ; là au contraire j’étais plus proche du septième ciel que de la descente aux enfers. Avachis sur les coussins, j’admirais ce que les bougies rendaient visible à la lumière orangée de leurs flammes : une jeune femme sublime dont les mains s’activaient à la défaire de son carcan représenté par sa robe. Tout en la laissant prendre son temps, je ne pus retenir mon regard qui arpenta chaque centimètre de peau que je pus découvrir à cet instant précis. L’illusion de rêver me semblait quasi totale tant la perfection de ces courbes m’hypnotisait au point de me faire mal au crâne ; n’y avait-il pas plus belle créature en ce monde ? Pensais-je en moi-même. Tandis que je posais une main sur ma poitrine comme pour contrôler mon palpitant dont le rythme venait de triplé de vitesse, la jupe tomba aux pieds du couchage sur lequel nous étions hissés. Ma bouche s’entrouvrit légèrement, laissant signifier ne serait-ce qu’un centième de l’émotion que je ressentais désormais. Alors qu’Edora s’empressait de se cacher je retenais un sourire tendre ; avait-elle si peur de s’afficher dans son plus simple appareil ? C’était évident à n’en nul douter. Tout en glissant mes mains en direction de ses bras, je la forçais calmement à cesser de se cacher de la sorte ce qui provoqua tout autre chose ; elle se pencha sur ma personne pour me distribuer maints baisers. C’était une véritable pluie voluptueuse sur mon être sur laquelle je n’avais aucune maîtrise, bien que cela puisse sembler frustrant au premier abord, je la laissais s’exprimer dans son désir à fin de la mettre en confiance. Malhereusement, elle avait beau embrassé mes plaies de la plus attentionné des façons, je retenais de vagues grimaces venant de temps à autres démangés les traits paisibles ou plutôt désireux de mon visage. Par la suite, une de ses mains rejoignit ma nuque pour la saisir fermement et l’autre sembla se faire hésitante ; elle se crispait dans le tissus avant d’alterner avec ma peau. Au final, je sentis qu’elle prit sa décision et ses phalanges glissèrent tout le long de mon abdomen pour se stopper net juste au-dessus de mon bas-ventre. Je m’humectais les lèvres en déchiffrant l’expression interdite de ma dame.

Tantôt forte, tantôt songeuse, tantôt fragile aussi, elle demeurait une énigme. Pouvais-je lui laisser cette tâche-là ? Car de me défaire de mon bas ne serait sans doute pas chose aisée pour elle quand bien même son esprit borné se déciderait à mener sa mission envers et contre tout. Charmé, je glissais une de mes mains contre la sienne avant de la caresser. Nos regards se croisèrent dans une valse divertissante. Le renflement déjà bien visible dans le tissus distendu me fit me râcler la gorge. « Veuillez me laisser cette partie là ma dame… Je ne voudrais vous imposer une épreuve de plus. » Comme pour ponctuer la fin de cette envolée, j’embrassais sa joue puis le recoin de ses lèvres pour finir par une embrassade plus torride que les précédentes. Profitant du fait qu’elle soit légèrement distraite, je défaisais les nœuds maintenant en place le dit pantalon à fin de le laisser progressivement descendre en agitant en de simples mouvements mes jambes. Le bas ayant finalement disparu, je me retrouvais chemise grande ouverte, le reste du corps complètement nu et mes lèvres captives de ma chère et tendre dont l’ardeur ne cessait de grandir. Mes mains se plongèrent dans ses boucles d’ébènes a mesure que je nous replaçais pour nous allonger correctement. Elle me surplombait parfaitement désormais et je pouvais sentir la chaleur de son sexe contre ma peau ; c’était pire qu’un appel pour ma personne. Comment allais-je procéder ? Mon esprit se mit à s’agiter telle une bouilloire sur le point d’exploser mais mes mains ne patientèrent pas davantage. Elles prirent place sur les doux renflement de ses seins et les caressèrent au départ comme une brise pouvaient le faire. Ne pouvant demeurer raisonnable éternellement, je m’attardais bien vite sur ses petits boutons de chairs et les caressais bien plus intensément. Plusieurs minutes s’étant écoulé après les prémices de l’acte, je me redressais pour saisir un de ses tétons en bouche et le suçoter amoureusement. Alternant entre le maniement de ma langue et de très légers coup de dents sur cette partie sensible de son anatomie, je remarquais Edora dont le souffle s’amenuisait et dont le corps se mettait à parler comme jamais. Tout transpirait l’amour, l’envie, la luxure…. S’en devenait grisant. Je poursuivais ma subtil torture en gardant Edora contre moi tant bien que mal.

Toutefois, le souffle vint à manquer et je dus libérer son sein de l’emprise de mes lèvres pour la regardé. Vu de dessous, Edora me paraissait d’autant plus majestueuse. Je finissais par capter ses iris d’un vert unique et caressais sa joue dans un élan marqué d’amour ; je n’arrivais pas à me conduire de la sorte d’ordinaire avec ceux ou celles défilant dans mon lit d’ordinaire, j’étais beaucoup plus brutal et cela me faisait souffrir. Mon démon parlait pour moi à ma place dans ces moments, je n’en profitais donc plus et me contentais d’agir bêtement pour remplir cette tâche ne servant qu’à me sustenter. Avec elle cela demeurait différent, j’éprouvais un sentiment de paix, j’acceptais la part la plus sombre de mon être au point même de vouloir lui la confier car elle seule la rendait aussi aimante, aussi tendre. Ces pensées s’amoncelant sous mon crâne je les chassais rapidement avant de commencer à dessiner à l’aide de la pointe de mes doigts contre le ventre pâle de l’espionne. Il fut drôle de voir la peau tressaillir, voir même fuir les premiers contacts, mais une fois habituée je pus laisser libre court à mon imagination et créer de multiples volutes et autres lettres sur cette surface chancelante à cause de la respiration. Peu à peu, je me mis à descendre toujours plus loin, toujours plus bas, venant simplement effleurer son sexe d’un touché à peine perceptible. « Tu es magnifique … Sublime… Je n’ai vraiment pas assez de mots pour te dire tout cela. » Avouais-je en relevant les yeux dans sa direction.

Rapidement nous étions replongés dans nos baisers du début. Une paume néanmoins toujours au niveau de son intimité, je la caressais à peine, juste de quoi la faire soupirer, voir gémir, durant les rencontres abruptes de nos lèvres l’une contre l’autre. Le souffle tout aussi court qu’elle, je sentais mon envie croître mais il fallait demeurer patient. Plus le temps s’écoulait, plus la seconde finale en serait meilleur d’autant plus avec Edora. Je me devais donc d’attendre, de ravir ma compagne comme jamais je n’avais pris soin d’une femme auparavant pour qu’elle n’oublie pas cette nuit et qu’ainsi nos deux destins seraient liés à jamais. Il m'était impossible de gâcher cette chance.
Je frottais posément mon nez contre le sien avant de chuchoter un petit mot doux au creux de son oreille. Ce n’était pas grand-chose… Juste un surnom… Une marque d’affection…

« Mon trésor… »
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Edora Sighrist
Race Race : Humaine
Mar 15 Jan - 16:12
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Tu es simplement venue pour moi…Adélice Vaer Déharonnis & Edora Sighrist Son corps, cela faisait bien trop d’années qu’Edora n’avait cherché à le connaitre, résiliée à l’idée qu’il n’avait été qu’un objet de souffrance et non de plaisir. Sa surprise était totale et délectable alors qu’Adélice lui faisait redécouvrir son propre corps accentuant toujours sa hâte dans la recherche de tout le plaisir qu’il pouvait encore receler.

Alors qu’elle partait en quête de ses attirants mystères, elle réalisa, qu’à l’instar de son corps, elle ne maitrisait pas celui des hommes non plus. Plus qu’une actrice de cet acte, elle n’en avait toujours été que la victime, privée de la découverte de l’autre comme d’elle-même. Elle remercia alors silencieusement son amant de sa prévenance avant d’afficher un sourire amusé. « Une épreuve, certes, mais des plus agréables. » répondit-elle dans un soupir alors qu’il tâchait de faire ce qu’elle n’avait pas osé tenter elle-même. Elle finit alors de le débarrasser de sa chemise, reliquat de ce qu’avait été sa tenue. Ils étaient enfin nus tous deux à présent mais Edora n’avait même pas le temps d’y songer tant ils étaient pris dans un ballet voluptueux de baisers torride. À mesure que les mains de son amant parcourraient sa poitrine, Edora réalisa qu’il s’agissait là aussi d’une partie de son corps particulièrement sensible, extrêmement réceptive, renfermant un plaisir suave, un plaisir qui s’intensifia de plus belle quand sa bouche la prit d’assaut à son tour, lui arrachant des gémissements d’extase qu’elle ne pensait même pas à contenir.

Il cessa ensuite ses caresses pour que tout deux reprennent leur souffle et leurs regards s’entremêlèrent dans un doux moment de flottement entre deux envolées torrides. Alors qu’elle le surplombait, Edora avait tout le loisir d’admirer ses muscles finement sculptés, la ligne de sa mâchoire qu’elle aimait embrasser, son sourire si charmeur qui avait autrefois le don de l’exaspérer, ces cheveux qu’il avait noir alors qu’elle avait déjà eu l’occasion de leur voir une autre couleur qui lui allait tout aussi bien. La pensée qu’elle était loin d’être la première à pouvoir admirer cet homme traversa son esprit. Qu’elle n’était surement pas la première à bénéficier de ses caresses. Mais elle fit très vite taire ses pensées désagréables se souvenant que c’était elle et non une autre qui pouvait le faire chavirer. Elle décida de ne plus y penser, amusé par les dessins que son amant tracé doucement sur son ventre. Elle accueillit ses paroles par un sourire, décidément bien plus à l’aise que lorsqu’elle venait à peine de quitter la carapace rassurante de ses vêtements. « Alors ne dit rien et montre-le-moi. » répondit-elle dans un ordre tendre alors qu’il s’aventurait dans son intimité avec une prévenance manifeste. De nouveaux soupirs lui échappèrent bien vite étouffé par leur échange qui reprit de plus belle plus fougueux encore.

Elle l’entendit alors murmurer à son oreille pour l’affubler d’un nouveau sobriquet. Elle était son trésor ? Soit, en cet instant elle pouvait consentir à être son joyau, son astre, sa belette même si cela lui plaisait, du moment qu’elle était sienne. Elle n’avait voulu qu’aucun homme ne la touche, maintenant elle voulait qu’il soit le seul et unique à avoir ce privilège car il avait le don de le faire avec une justesse divine, diabolique. Cela bien sûr, elle ne l’admettrait jamais, pas devant lui, pas de vis voix, mais elle n’était qu’à lui, qu’importe le surnom qu’il lui plaisait de lui donner.

L’envie d’Edora grandissait toujours plus d’effacer à jamais ses anciennes marque pour qu’Adélice prenne entièrement possession de son corps et bientôt, elle le savait, elle n’y tiendrait plus. Elle commença alors lentement, à bouger son bassin dans des mouvements à peine circulaires sur son ithyphalle gonflé par le désir. Ces mouvements, parfaitement inédits pour elle, lui vinrent naturellement comme s’ils devenaient intuitifs au contact de l’incube. Des mouvements qui lui arrachèrent des gémissements d’excitation, son propre sexe étant doucement stimulé contre le sien. Elle laissa sa tête tomber en arrière alors qu’il embrassait toujours sa peau, son cou, sa poitrine. Elle en voulait plus, toujours et encore plus. Découvrir tout ce dont elle avait été privée il y a bien longtemps.

Elle n’avait plus aucun doute, elle était prête, définitivement, entièrement. Elle saisit son beau visage entre ses mains, plongeant son regard dans le sien. Un regard évocateur, suppliant. Et doucement, tout doucement, dans des gestes à peine hésitants, elle laissa une nouvelle fois sa main glisser sur sa peau, descendre toujours plus bas vers son bassin. Ses doigts glissant enfin sur son sexe en érection et dans un soupir, Edora lui murmura, son regard toujours ancré dans le sien : « Puisse que ta vie en dépend… la mienne aussi…» D’un mouvement du bassin, elle se redressa très légèrement, plaçant son sexe juste au-dessus du sien. Un dernier moment de flottement, un ultime moment durant lequel elle oublia définitivement sa rancœur. Avec toute la lenteur dont elle était encore capable, s’aidant de sa main délicate, elle se cabra, redescendit doucement son bassin pour qu’enfin il ne fasse plus qu’un.

Elle n’aurait pu imaginer, même dans ses rêves les plus fous, ce qu’était vraiment cet amour charnel, ces sensations dévorantes parcourant tout son corps. Elle étouffa de nouveaux soupires d’exaltation dans un baiser fiévreux toujours plus intense, impétueux, frénétique. Elle voulait que cela ne cesse pour rien au monde, elle voulait que cet échange dure tout une nuit, toute une vie.

©️️Justayne


I Walk The Line


I was as pure as a river. But now I think I'm possessed. You put a fever inside me. And I've been cold since you left. I'm begging you to keep on haunting me...

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