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how to get away with murder ; ft. Edora.
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Elijah Nyx Caedreach
Race Race : Vampire Supérieur
Profession Profession : Main droite d'Elerinna, Baronne de Novigrad ; propriétaire d'un petit hôtel des ventes pour des antiquités le jour, la vente de drogues, d'organes et d'humains la nuit.
Habite à Habite à : Novigrad.
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Elijah Nyx Caedreach
The Crow : right hand of secret lust



Lun 14 Jan - 9:34
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How to get Away with MurderEdora Sighrist & Elijah N. Caedreach A aucun moment trouver d’où venait les meurtres était ton boulot dans cette foutue ville et pourtant, tu te revoyais là, fouillant les tiroirs pour de maigres contacts qui pourraient éclairer ta lanterne. Tu n’aimais pas fouiller là où il était clairement annoncé que ce n’était pas ton problème. Même Francis Bedlam ne t’avait rien demandé à ce sujet, et vu la fainéantise de l’homme sur certains points, ça ne t’étonnait même pas. Néanmoins, c’était tout de même toi qui te retrouvait à autopsier et embaumer les corps que l’on retrouvait un peu partout en ville et à Oxenfurt. Cette excursion t’avait belle et bien montrée qu’il n’y avait aucun rapports entre les meurtres : des monstres, des elfes, de nains, des humains. Ça ne faisait absolument aucun sens à tes yeux. Les schémas étaient différents, ils ne mourraient pas tous de la même façon mais un point revenait : leur corps était à bout, comme si l’être avait tout donné avant de mourir. Ça te dépassait certainement mais le boulot supplémentaire t’énervait plus que tu ne l’imaginais ; le Roi des Mendiants t’appelant quand ça lui chantait pour travailler dessus était bien le pire. Oh, l’envie de rendre ton tablier auprès du baron de la pègre était fortement présente, au point même tu avais déjà rédigé une missive à son adresse au cas où qu’il ne te demande une chose de trop. Mais tu n’en faisais rien. La missive était rangée dans un des tiroirs scellés de ton bureau, attendant sagement le jour où la goutte d’eau ferait déborder le vase.

En attendant, Novigrad et Oxenfurt se retrouvaient avec des meurtres qui s’accumulaient et pas de traces de meurtriers. Si tu avais très bien pu laisser la chose telle qu’elle, continuer ta petite vie tranquille et ne plus jamais en entendre parler, mais il y avait des monstres dans le lot. Si pour ta propre vie, ça ne t’inquiétait pas plus ça, tu ne pouvais t’empêcher de penser à Faelan, s’il se retrouvait entre les griffes de ce meurtrier qui se prenait pour Dieu. Et au moment où cette pensée passait, tu grognais et fouillais à nouveau tes contacts, allant jusqu’à retrouver Adélice pour avoir ses lumières et un contact intéressant. Sur Novigrad et Oxenfurt, tu savais. Mais est-ce que les meurtres dépassaient les frontières ? C’était ce que tu voulais savoir. Tu entendais des rumeurs, à propos de portails qui s’ouvraient de façon aléatoire dans différents lieux du monde, peut-être était-ce lié à ça ? Mais tant que tu n’en savais pas plus sur les meurtres, tu ne pouvais pas creuser cette hypothèse. Alors Adélice te donna un nom : Edora Sighrist, maître-espionne pour le compte du Duché de Toussaint. Parfait. Tu avais essayé de joindre la garde ducale et ô dieux que le silence te répondit. Un plaisir, comme toujours. Tu adorais Toussaint, le duché étant clairement en haut de ta liste de lieux si tu devais prendre des vacances quelque part, mais les gardes et la communication… C’était une affaire de merde. Le nom donné, la missive fut envoyée, et au lieu d’envoyer ça par le biais d’un messager, ce fut Asphodel qui s’en occupa. Tu voulais être sûre que la femme ait la missive, et elle l’eut puisqu’au retour de l’animal, il y avait une autre missive, une réponse, une date et un lieu. Tu étais étonné qu’elle n’ait pas demandé plus par rapport à tout ça, mais tu ne t’en formalisais pas. Le but était d’avoir des réponses, pas de lier une amitié avec une espionne qui allait probablement remuer les archives pour te trouver.

Ainsi, c’était aux lueurs diurnes de la mi-journée que tu quittas ta demeure, vêtu aussi sobrement que possible, les gants enfilés sur tes doigts halés tandis que ton manteau couvrait ta silhouette. Asphodel n’était pas loin, tu le savais. Tu soupiras avant de te mettre en chemin jusqu’à la taverne choisie par la Dame. Le Martin-Pêcheur. Tu dépassas bien vite la place du Hiérarque et son agitation pour ouvrir la porte et tomber nez-à-nez avec un client déjà ivre que tu laissas passer sans mal. Tes pas te guidèrent jusqu’au tavernier, ou tu commandas l’un des meilleurs vins de Toussaint à ta connaissance avant d’aller t’installer au premier étage, là où deux bancs rembourrés se faisaient face autour d’une table, sur la mezzanine, entre les deux escaliers. Tu remarquas Asphodel, qui avait réussi à s’installer, tout en haut de l’escalier, surveillant la zone comme toujours tandis que tu patientais, autant pour la maître-espionne que pour la serveuse qui allait amener le vin et les verres et peut-être quelque chose à manger. Ton visage reposait sur ton poing tandis que ta main livre venait tapoter contre le bois de la table, des yeux dissonants observant la foule au rez-de-chaussée. Il était temps de résoudre ces meurtres.
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If you are the sun then I wanna be the moon. I wanna reflect the light that shines from you and if this is war then I'm gonna draw my sword, this time I know what I am fighting for. I wanna let you know I want everything you are. I'm the one knocking on your door making all this noise, Whatever it takes I give it all away. I wanna show my love in a thousand ways.


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Edora Sighrist
Race Race : Humaine
Profession Profession : Maître-espionne pour le compte de l'Empire et du duché
Habite à Habite à : Beauclair
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Edora Sighrist
We do what must be done.



Lun 14 Jan - 12:53
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How to get Away with MurderEdora Sighrist & Elijah N. Caedreach
Que le corps d’un paysan soit retrouvé gisant dans son champ de temps en temps était monnaie courante et cela passait encore, mais que le phénomène se régularise et s’étende à la capitale et ses alentours, cela était préoccupant et la duchesse Anna Henrietta l’avait bien compris. Elle craignait que le problème s’envenime et qu’il ne soit en réalité que la partie immergée d’un iceberg bien plus dangereux. C’est donc tout naturellement qu’elle avait ordonné au responsable de son service d’espionnage de se renseigner sur le sujet. Mais la duchesse n’aurait même pas eu besoin de demander, Edora avait vent de tout ce qui se passait sur le territoire, absolument tout et ses agents lui rapportaient la mort de plus en plus de citoyens. Cela pouvait être le fruit du hasard, bien qu’elle en doute, d’un assassin au mode opératoire changeant, ce qui signifiait qu’elle devait y mettre un terme très vite, les meurtres faisant rapidement désordre dans la belle ville de Beauclair, ou encore d’une attaque faite à l’encontre du duché et cela était intolérable, d’autant plus que le souvenir d’une nuit sanglante ayant eu lieu deux ans auparavant était encore cuisant. Elle avait constitué un dossier recensant tous les meurtres dans le détail accompagné à chaque fois d’un rapport d’autopsie exhaustif. Elle faisait les choses consciencieusement, ne voulait surtout rien manquer, et pourtant quelque chose lui échappé encore. Elle n’arrivait pas à comprendre la logique derrière le meurtre de toutes ces personnes qui n’avait à première vue rien en commun. Humains, non-humains, forgeron, ivrogne, nobliaux, marchand, Il y avait de tout mais surtout rien de concret quant au mobile. Cette histoire était à s’arracher les cheveux et s’il avait bien une chose qu’Edora ne supportait pas, en plus de beaucoup d’autres, c’était les problèmes insolubles. Cette impression de passé à côté de quelque chose sans le voir était une torture. Elle avait fini par être obnubilé par cette affaire cherchant dans les directions même les plus improbables.

Elle venait cela-dit de récolter un témoignage des plus intrigants quand elle reçut la visite d’un corbeau messager. Étrangement, cela ne l’étonna qu’à moitié. Elle avait beau ne pas connaitre cet Elijah, le fait qu’une vague de meurtres frappe aussi Novigrad était des plus intéressants et elle devait bien reconnaitre qu’après les quelques nouveaux éléments qu’elle avait reçus, la perspective d’avoir une nouvelle piste aurait presque pu lui redonner le sourire. Si ce genre d’expression avait été dans ses habitudes… Elle n’hésita donc pas une seule seconde à répondre à cet homme providentiel pour lui donner rendez-vous au plus vite.  

Ce n’est qu’au bout de quelques jours à peine, vêtue d’une robe noire paraît de dentelle et de liserés bleu nuit ainsi que d’un manteau long, plus proche de la cape dont la capuche cachée une partie de son visage, qu’elle arriva à Novigrad par portail. Elle aurait pu faire le voyage par des moyens plus conventionnels, mais l’affaire était sérieuse et urgente. Elle avait tout de même pris le temps de mener son enquête sur cet homme qui l’avait contacté. Un thanatopracteur doublé d’un trafiquant qui semblait avoir vécu bien plus de vie que la longévité humaine ne le permet. C’était définitivement très intéressant et Edora se demandait qu’elles pouvaient être les raisons pour un légiste de vouloir résoudre ses meurtres. Était-il à ce point submergé par le travail qu’il préférait prendre le temps de mettre fin à cette épidémie de mort pour souffler un peu par la suite ? Sans doute, Edora en trouverait de toute façon la raison une fois en face de lui.

Ce moment ne tarda donc pas et c’est prestement qu’elle se rendit à l’auberge du Martin-pêcheur, la moins miteuse de Novigrad. L’espionne n’était pas une adepte des tavernes, loin de là, mais elle devait bien reconnaitre que c’était des endroits idéals pour rencontrer des contacts. Alors autant en choisir une à peu près convenable car jamais elle ne s’abaisserait à mettre le pied dans des bouges poisseux, quand bien même on pouvait y trouver des informations. Il y avait des limites à sa tolérance et elle préférait de loin envoyer l’un de ses subordonnés dans ce genre de cas.

Elle pénétra donc dans l’auberge parcourant rapidement la salle du regard avant de se rapprocher du tenancier qu’elle interpela de toute sa royale présence. Il lui indiqua l’étage, parfait, elle n’aurait ainsi pas à rester au milieu de ces clients bruyants et aurait tout le loisir d’entendre son interlocuteur.

Elle se rendit à l’étage, la tête haute, ses dossiers précieusement cachés dans la doublure de son manteau. Bien qu’elle ne l’ait jamais vu, elle n’eut pas de mal à reconnaitre son rendez-vous. Il dénotait aisément de reste des clients, dégageant une aura toute particulière, inquiétante. Propre sur lui, il avait le mérite de bien présenter pour un légiste et d’avoir une prestance plus noble que n’importe quelle autre personne présente dans l’auberge. En revanche, il ne semblait pas âgé de plus d’une trentaine d’années. Le rapide dossier qu’elle avait constitué sur lui contenait encore des zones d’ombre, mais une chose était sûre, il devait être plus âgé que ce que son apparence ne le laissait supposer.  

Loin d’être impressionnable, Edora se stoppa à côté de la petite table à laquelle il était assis, découvrant son visage et attendant qu’il montre les signes de déférence appropriée en présence d’une dame en se levant pour la saluer. « Elijah Nyx Caedreach je présume. » annonça l’espionne en arrivant.
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Elijah Nyx Caedreach
Race Race : Vampire Supérieur
Profession Profession : Main droite d'Elerinna, Baronne de Novigrad ; propriétaire d'un petit hôtel des ventes pour des antiquités le jour, la vente de drogues, d'organes et d'humains la nuit.
Habite à Habite à : Novigrad.
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Elijah Nyx Caedreach
The Crow : right hand of secret lust



Lun 14 Jan - 13:49
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How to get Away with MurderEdora Sighrist & Elijah N. Caedreach Tu savais que contacter une espionne pourrait te porter préjudice, par de multiples moyens que tu n’osais imaginer. L’espionne allait probablement enquêter sur ton passé, sur les multiples identités que tu avais laissé ci et là au grès du vent et de ton existence dans les différents pays sur lesquels tu avais marchés comme une ombre et un courroux du ciel. Néanmoins, la gravité était telle que tu ne pouvais négligée la piste qui s’offrait à toi, celle que quelqu’un, autre que toi ait des informations plus qu’importantes sur un sujet qui malheureusement, t’inquiétait plus que de nature. Si la vie et la mort d’êtres humains ou de monstres en général n’était habituellement pas de ton ressort, c’était bien la préoccupation permanente qu’un de tes proches y soient retrouvés qui t’inquiétait. Retrouver Faelan sur ta table d’autopsie n’était absolument pas une de tes priorités, bien au contraire, et il en allait de même de biens de tes proches. Ce qui avait commencé à t’alerter véritablement, c’était de retrouver des clients sur ta table. Ils n’étaient pas nombreux, deux ou trois à tout casser, mais c’était suffisant pour que tu prennes enfin les devants sur une affaire que même la pègre novigradienne esquivait avec un dédain sans pareil. Cela t’irritait au plus haut point, de voir à quel point ces barrons si bien habillés ne voulaient absolument pas voir la peste qui sévissait dans leurs rues à tel point que mêmes les mercenaires commençaient à redouter la sortie de leur taverne habituelle. Même toi, vampire supérieur qui ne pouvait avoir peur d’un simple meurtrier, commençait à craindre que le dit monstre ne vienne toquer à ta porte et essaye d’attenter à ta vie. Seulement, tu voyais bien que l’histoire était plus complexe que cela. La majorité des meurtriers et meurtres que tu avais connus dans ton existence se déguisaient par un modus operanti généralement très précis et ciblé, et si le travail semblait être fait par plusieurs, cela te paraissait trop gros pour être vrai.

La piste la plus étrange que tu avais entendue concernait des portes, des portails disséminés. La majorité des proches de décédés que tu avais pu contacter t’avaient parlé d’un portail qu’ils souhaitaient prendre. Alors bien sûr que cela faisait écho à des choses que tu avais entendu par le passé, mais aux dernières nouvelles, cette chose était fermée depuis des siècles. L’arène du Sabbat, bien évidemment, une déité parmi les monstres qui renfermaient les secrets des conjonctions des sphères, mais qui avait disparue, cachée dans les tréfonds de l’univers pour que plus personne ne la rejoigne. Ça ne pouvait être ça, tu en étais persuadé. Tu avais même contacté un de tes pairs, pour en savoir plus, pour lui demander la vérification que la grotte était toujours scellée, celle qui portait encore les marques de l’arène selon les dires de ceux qui vivaient avant toi. Tu n’avais pas connu l’arène, elle s’était fermée bien avant ton arrivée dans ce monde, mais le vampire que tu avais contacté l’avait connue et elle était toujours disparue, abandonnée aux absents. La grotte vide de toute présence spirituelle et des statues de marbre qui composaient l’ameublement de l’arène. Ainsi, cela ne pouvait être cela. A moins qu’une force magique ait portée de nouvelles formes à l’Arène, elle qui était déjà si spéciale du temps de son embranchement dans ce monde, mais tu en doutais, tu en auras entendu parler. A moins que personne n’en soit revenu vivant pour l’instant. Impossible. Tu aurais pu avoir une réponse plus claire, en faisant appel à un doyen car il y avait forcément un doyen pour garder l’arène, mais tu ne voulais vraiment pas avoir à faire affaires avec eux, oh non. Alors tu avais contacté l’espionne en espérant qu’elle ait de véritables pistes à t’offrir.

Il ne te fallut que peu avant de voir la femme arrivée. Tu la sentis avant de la voir. Une force de la nature, tu pouvais le deviner aisément à l’aura qu’elle portait avec elle. Elle devait avoir une affiliation avec la magie également, cela se sentait. Ainsi, du perchoir où tu étais, il t’était aisé de remarquer la dame, demandant au tavernier où tu pouvais te trouver et si tu étais déjà là. Ton regard resta plongé sur la foule, attendant qu’elle arrive à ta hauteur. Tu n’avais pas fait de recherches spécifiques sur elle, te contentant de ce qu’avait bien pu te dire Adélice à son sujet mais à la façon dont elle avançait vers toi, tu savais déjà qu’elle en connaissait un nombre important sur ta personne, mais qu’importe. Elle n’était pas là pour faire l’inventaire de ton existence et des multiples identités que tu avais laissé, et tu n’étais pas là pour lui dresser un portrait, non. Il y avait des enjeux bien plus importants que cela. Ainsi, tu te levas à ses mots, te courbant très légèrement, lui offrant la déférence que tu offrais à toute femme inconnue. Tu ne connaissais pas son rang de noblesse et ainsi, aucun code de ce type ne s’appliquait. « Edora Sighrist, ravi de vous rencontrer. Installez-vous, je vous prie, le vin ne devrait pas tarder. » Tu fis un mouvement de la main en direction de la table, inclinant très légèrement ton corps avant de reprendre place sur le banc, tes jambes se recroisant sous la table tandis que tes mains gantées se posaient sur la table. Au même moment, la serveuse arriva, légèrement essoufflée et les cheveux en bataille, ses joues blanches faisant ressortir les taches de rousseur qui parsemaient sa peau laiteuse. Elle se confondue en de légères excuses pour le retard avant de déposer le vin débouché ainsi que deux coupes. Elle prit l’initiative de verser le vin dans les coupes avant de repartir. Elle allait probablement revenir d’ici quelques minutes pour apporter un saladier de charcuterie ou de fruits secs. « Je me suis permis de prendre commande d’une bouteille d’Erveluce, en espérant que vous soyez friande de vin blanc. » Le tavernier avait pris en compte tes commandes et commandait ainsi plus régulièrement des vins de Beauclair, ou du moins, de Toussaint, ce qui rendait sa clientèle fort plus agréable, d’autant plus qu’ils n’avaient plus à boire les vins grossiers de Velen ou l’eau de vie de Mahakam. « J’ose espérer que votre voyage fut sans encombres. Encore navré de ne pas avoir pu me déplacer à Toussaint moi-même, des obligations me retiennent à Novigrad en ce moment. »
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Edora Sighrist
Race Race : Humaine
Profession Profession : Maître-espionne pour le compte de l'Empire et du duché
Habite à Habite à : Beauclair
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Edora Sighrist
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Mar 15 Jan - 22:45
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How to get Away with MurderEdora Sighrist & Elijah N. Caedreach Le témoignage qu’Edora avait recueilli avant de venir ici était des plus intrigants. De ce qu’elle en avait compris du moins car la personne interrogée semblait délirer, enfermée dans une peur panique, prostrée dans l’évocation de monstres cauchemardesques et de lieux tout aussi horrifiques. Il semblait avoir totalement perdu l’esprit, son âme comme prisonnière hors de ce monde, toujours perdu dans cet endroit hors du temps. Mais tout semblait indiquer que cette personne était la seule survivante de ce fléau qui frappait sa ville. Il avait en effet été retrouvé entouré de plusieurs corps, lui-même à deux doigts de la mort, pas à cause d’une blessure mortelle, mais au bord de l’effondrement physique. Il aurait pu littéralement mourir d’épuisement. Edora avait pris note de tout ce qu’il disait bien que le sens de ces paroles reste obscur. Elle était donc d’autant plus curieuse de connaitre l’opinion de son nouvel acolyte à supposer que lui-même est des explications. Mais après tout, qu’est-ce qu’un vulgaire légiste, marchant à ses heures, pouvait bien y connaitre en portail et supposés mondes parallèles ? Sans doute rien, mais en l’absence de résultat concret, tout avis était bon à prendre et Edora avait la net impression que l’homme qu’elle avait en face d’elle était bien plus qu’un simple trafiquant psychopompe. Son rendez-vous était donc motivé par l’urgence de l’affaire autant que par son envie de la comprendre.

Elle inclina à son tour légèrement la tête dans une démarche purement protocolaire et s’assit devant Elijah lorsqu’il l’invita à le faire. « Ravie également Monsieur Caedreach » Répondit-elle poliment, davantage ravie par l’opportunité de mettre la lumière sur leur affaire que de réellement rencontrer une nouvelle personne. Quand bien même sa profession nécessité une curiosité exacerbée, elle n’était pas là pour se sociabiliser. Elle eut tout juste le temps de s’installer qu’une serveuse arrivait déjà avec le vin que son contact avait commandé. Elle haussa un sourcil face à cette initiative, ils étaient ici pour parler affaire, pas pour tailler le bout de gras, mais soit, autant se mettre à l’aise quand bien même le sujet sérieux ne le préconisait pas. « Je préfère le vin rouge, mais soit, vous avez fait un bon choix. » répondit-elle, tout de même agréablement surprise qu’ils servaient du vin digne de ce nom dans cet établissement. Elle se fit la réflexion qu’il était bienvenu que les vins de Toussait soient connus en dehors des frontières, cela permettez de ne pas avoir à se contenter de boisson médiocre en déplacement, ou à emporter ses propres bouteilles. Chose qu’elle ne faisait jamais. Elle ne disait pas non à un verre de vin de qualité lorsque l’occasion se présentait, mais elle était bien trop sérieuse dans son travail pour se laisser distraire par ce genre de chose dans l’exercice de ses fonctions. Et les dieux savent que son travail lui prenait tout son temps, alors les distractions de ce genre n’étaient pas monnaie courante, quand bien même elle vivait dans la capitale du vin. Enfin, surement qu’ici comme à Beauclair, aucune affaire ne se concluait sans une bouteille. Au moins il ne s’agissait pas de ces ignobles bières qui ne sciaient pas à sa condition, cela lui aurait fortement déplu.

Elle lui offrit un sourire aimable devant sa question formatée sur son voyage. La réponse ne l’intéressait surement pas réellement, elle relevait d’une volonté d’y mettre les formes et c’était le bienvenu pour une femme aussi à cheval sur l’étiquette que pouvait l’être l’espionne. Des obligations qui la retenaient à Beauclair, elle en avait aussi, mais elle savait qu’elle pouvait y retourner en un claquement de doigts quand lui aurait dû faire plusieurs jours de voyage à cheval, si ce n’est plus. « Mon voyage fut sans encombre, je vous remercie et je ne doute pas de l’importance des affaires qui peuvent retenir un légiste. Il faut s’occuper de la viande temps qu’elle est encore froide au risque de voir les morts se relever j’imagine. » Quand bien même elle pouvait se servir de portail pour voyager, elle ne put s’empêcher cette petite raillerie bien trop tentante suite à sa remarque. Elle n’avait pas pour intention de montrer une quelconque animosité et avait d’ailleurs gardé son sourire aimable. Mais après tout, s’il s’en vexait, tant pis pour lui, encore une fois elle n’était pas là pour se faire des amis mais pour affaires. Une affaire importante qui plus est, comme toutes les affaires importantes qu’elle traitait à Beauclair et qui était en suspens tant qu’elle était ici. Elle espérait donc que cette entrevue ne soit pas une perte de temps.« Nous avons à parler de sujets important semble-t-il. Mais avant toute chose, je suis curieuse de savoir comment vous avez obtenu mon contact.» Annonça-t-elle, ne voulait finalement pas perdre plus de temps que nécessaire dans les formalités d’usage. Elle avait bien compris ce qui l’avait motivé à se renseigner auprès d’une personne étrangère à Novigrad pour savoir si les meurtres étaient également perpétrés ailleurs, mais elle se demandait comment il avait connu son nom. En tant qu’espionne, elle se devait de faire preuve d’une certaine discrétion, alors savoir que son nom associé sa profession circulait librement dans la cité libre au point d’arriver aux oreilles d’un trafiquant, cela était préoccupant. Certes elle avait quelques contacts à Novigrad, mais tous exerçant le même métier qu’elle, à des échelons différents, un légiste en revanche, c’était inédit. Et peut-être bien utile en y réfléchissant. Quoi qu’il en soit, elle voulait mettre cela au clair avant d’entrer dans le vif du sujet. « Votre missive parlait de nombreux incidents regrettables survenues à Novigrad et Oxenfurt et dont vous cherchait à comprendre l’origine. Il se trouve que je suis moi aussi en quête d’informations sur des cas similaires survenues à Beauclair. Nous avant donc un but commun face au même problème. » Ajouta-t-elle en saisissant la coupe qui trônait devant elle pour la porter à ses lèvres et apprécier le goût sucré et épicé lui rappelant sans mal les contrées qu’elle avait quitté très peu de temps auparavant.
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Elijah Nyx Caedreach
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Mer 16 Jan - 0:29
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How to get Away with MurderEdora Sighrist & Elijah N. Caedreach Si le cas d’Oxenfurt était inquiétant, c’était autant parce que la ville débordait d’étudiants presque tous innocents, mais aussi parce qu’il semblait s’être répercuté à Novigrad également. Là, c’était presque de l’ordre de l’invraisemblable. Tu détestais ce genre de situations, quand quelqu’un dans l’ombre se prenait pour dieu plus qu’il ne le devait. Ton voyage à Oxenfurt t’avait donné un travail bien plus sombre qu’habituellement et la demande si expressive de Francis t’avait fait grincé des dents, mais à raison. Ce que tu avais vu en entrant dans ce qui servait de morgue, c’était un spectacle des plus mortuaires que tu n’avais pas vu depuis bien longtemps. Tu étais habitué à la mort depuis Angren, où ton identité en tant que Castis avait appris le métier, mais le spectacle de ce jour à Oxenfurt était bien marqué dans ta mémoire, même aujourd’hui. Six cadavres, alignés sur des tables de fortunes, l’odeur du sang terriblement forte que tu manquais d’en perdre ton sevrage et l’odeur de la mort, qui s’en mélangeait avec le formol ambulant. Tu avais retrouvé le légiste, accablé par cette surdose de travail, quelque chose qu’il n’avait pas vu en vingt ans de métier, et même toi, en travaillant à Novigrad, tu n’avais pas vu autant de corps dans une seule pièce depuis un moment. Généralement, c’était six sur deux semaines peut-être, généralement des sans-abris ou de vieilles personnes abandonnées dans leur demeure et retrouver par l’odeur. Rien de tout cela à Oxenfurt, oh non. Un noble, un elfe, un nain, un mercenaire, une femme, et finalement, un doppler. Tu les avais tous examinés, minutieusement, prenant note de chacune des blessures, si particulières et si différentes selon les cadavres. C’était navrant, presque décourageant au fur et à mesure que tu t’en occupais, avec l’aide de l’autre thanatopracteur. Il criait au démon, pensant que la ville allait encore subir une conjonction, que c’était l’arrivée de la prophétie. Que nenni. Il n’y avait rien de tel dans les corps entassés. Dans le temps que tu avais, tu avais pris contact avec la famille, les interrogeant pendant que le légiste travaillait et inversement, de façon à avoir le plus d’informations possibles. Mais tout restait flou, confus, brouillon. Rien ne collait véritablement. Le seul lien étant ces portails qu’ils avaient apparemment tous cherchés à trouver, seuls ou non. Il n’y avait aucun sens. C’est pour cela que tu avais demandé l’aide d’un vampire, pour qu’il vérifie l’arène et la grotte où elle était censée être. Quand il était revenu à toi, avec la confirmation que la grotte était toujours scellée, tu lui avais expliqué la raison de tes inquiétudes et la situation à Novigrad et Oxenfurt. Sa réponse avait été salée. Kastiel, tu ne devrais pas mettre ton nez dans cette affaire. Les meurtres sont choses communes parmi les humains, je ne vois pas pourquoi tu t’en inquiètes. Les choses sont similaires à Vengerberg ou à Kovir. Ça va leur passer. Comme toujours. Au vu de ses mots, tu n’avais pas voulu appuyer sur la mention de Vengerberg, ville où tu l’avais rencontré, sous cette identité masquée. De plus, il était plus âgé que toi et te poussait ainsi à mettre sous silence tes interrogations, par respect. Mais cela ne t’avait pas rassuré pour autant, bien au contraire.

Seulement, tu balayais ces informations et ses inquiétudes plus loin au fond de ton crâne, te reconcentrant sur la femme qui venait d’arriver. Si tu t’inclinais pour le protocole, elle en fit de même, en toute connaissance de cause. Tu ne le faisais jamais mais si tu voulais avoir des informations de sa part, tu avais tout intérêt à te tenir à carreaux, d’autant plus que vous étiez dans un lieu où tu n’avais pas l’avantage, ni elle ni toi d’ailleurs. Tu aurais pu l’inviter chez toi, où tu aurais pu lui soutirer toutes les informations dont tu avais besoin, avec ou sans son consentement mais non, il fallait que tu fasses les choses correctement et dans les règles pour une fois. Alors soit. Tu haussas très légèrement un sourcil lorsqu’elle te fit part de sa préférence pour le rouge mais tu ne daignas pas le relever. Tu avais commandé du blanc, de toute façon, il était trop tard pour le changer et ce vin était délicieux, il fallait probablement être mort pour ne pas le reconnaître, ou fou, au choix. De toute façon, tout vin en provenance de Toussaint avait son charme, à la différence de ce qui se faisait autour de Novigrad. On ne pouvait pas qualifier les territoires avoisinants comme les plus propices au vignoble, mais ça n’empêchait pas certains d’essayer… A leurs risques et périls. Tu pris une gorgée de ton vin, juste après avoir posé une question purement par politesse. Non pas que tu te fichais de la tenue de son voyage, mais honnêtement, vous aviez de meilleurs sujets de discussion à venir et tu ne l’avais pas fait venir ici pour parler de la pluie et du beau temps, même s’il y avait probablement matière à en discuter au vu de la météo Novigradienne. Sa remarque te piqua légèrement avant qu’un sourire carnassier ne se place sur tes lèvres, tes yeux dissonants se posant sur la femme. Heureusement pour elle, tu le prenais avec sourire parce qu’elle t’était étrangère et que tu avais besoin d’elle. Quiconque de lambda se serait permis une telle remarqua n’aurait probablement pas eu le même traitement. « Si seulement ils se relevaient. Mais non, leurs corps pourrissent et croyez-moi, il n’y pas pire que de travailler sur un corps déjà mordu par la pourriture, mais la soie de vos bureaux en tant qu’espionne vous en épargne, n’est-ce pas ? » Tu répliquas, le même sourire carnassier sur les lèvres avant qu’elles ne touchent à nouveau la coupe pour se délecter des épices du vin. Tu restais plus qu’aimable malgré la pique. Tu n’avais pas honte de ce que tu faisais pour le roi des mendiants, loin de là. Tu avais appris ce métier pour te fondre dans la foule et même si tu détestais l’odeur du formol sur ta personne, travailler avec les morts était parfois plus simple que de travailler avec les vivants qui trouvaient toujours quelque chose à redire sur quoi que ce soit, ce qui se révélait plus insupportable que tu ne l’aurais imaginé. Les mots, au moins, ne disaient rien. Ton sourire ne te quitta pas à ses mots et tu redéposas ta coupe, laissant ton regard se poser sur la foule qui était au rez-de-chaussée. « Voyons, voyons. Je ne suis peut-être ni maître espion ni espion tout court, mais nous savons tous les deux à quel point il est mauvais et contreproductif que de dévoiler mes sources. Je ne me permets pas de vous demander pourquoi vous savez mon deuxième prénom quand je ne vous ai écrit qu’avec le premier et mon nom de famille. » Tes yeux se posèrent à nouveau sur elle. Néanmoins, tu pouvais comprendre l’inquiétude de la femme à ce que son nom soit dévoilé ainsi, tu rajoutas, non sans un flegme apparent dans ta voix. « Soyez rassurée, cependant. Le contact en question connaît la valeur des secrets et des noms, et le vôtre n’a été divulgué que dans l’enceinte de ma demeure. Je doute qu’il se soit échappé dans la ville libre, et si c’est le cas, ce n’est pas de ma faute. » Tu repris ta coupe pour en prendre une gorgée. Tu ne savais pas si elle connaissait Adélice et tu ne voulais absolument pas mettre son identité en péril si ce n’était pas le cas. Ainsi, son nom resterait caché et il n’y aurait rien en cette femme qui pourrait te faire cracher le nom de ton contact, surtout quand tu n’avais pas la certitude que les deux personnes en question se connaissait. Tu savais la valeur d’un contact et de sa discrétion, tu n’allais pas tout foutre en l’air aujourd’hui, oh que non. « Il s’agit peut-être de regrettables incidents pour vous à Toussaint, ma dame, mais ici à Novigrad ou à Oxenfurt, le terme incident est particulièrement mal employé. A force de temps à travailler ici ou ailleurs, un meurtre se reconnaît, comme une blessure de guerre. Ce qui se trame dans les bas-fonds n’est pas de l’ordre d’un accident quelconque mais d’un meurtre au minimum. Et les témoignages de leurs proches sont des plus troublants, à mon sens, en plus de la nature particulièrement variée des victimes. Pour être totalement franc avec vous, cette histoire ne fait aucun sens. » Oh tu te gardais bien de raconter que tu avais connu suffisamment d’assassins et de meurtriers pour savoir que tout ceci ne faisait aucun sens. Elle n’avait pas vraiment besoin d’en savoir plus sur ta personne à ce sujet là. Mais tu étais content, en un sens, que la discussion prenne enfin le tournant qu’elle devait au vu de sa venue.
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Edora Sighrist
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Ven 18 Jan - 14:08
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How to get Away with MurderEdora Sighrist & Elijah N. Caedreach Sa coupe à la main, Edora ne quittait pas le trafiquant de son regard fier alors qu’il souriait finalement à son invective. Il avait décidé de le prendre avec humour et c’était tant mieux, il aurait été dommage de démarrer cette collaboration sur une mauvaise impression là ou une pique de ce genre posait au contraire les bases de la personnalité cinglante de l’espionne qui préférait les joutes verbales aux conversations bien trop mielleuses pour être honnête. « Vous avez raison, je préfère la soie aux chairs putréfiée, je vous les laisse avec plaisir, c’est votre domaine. Bien maintenant que les présentations sont faites… » Annonça-t-elle en reportant le verre à ces lèvres, la fin de sa phrase étant implicite. Le sang et la mort, elle l’avait côtoyé, chargeant parfois ses golems d’effectuer des assassinats, ce n’était pas quelque chose qui la rebutait quand bien même elle ne voulait pas se salir les mains. Mais le corps de ses victimes était frais et elle ne comptait pas rester pour les voir pourrir ou pire encore se saponifier perdant tout aspect humain. Ce n’était pas un spectacle digne d’elle et elle ne voulait pas connaitre l’odeur de l’air vicié de la mort. Quoi qu’il en soit, il venait donc de le confirmer, les morts ne se relevaient pas, ils auraient donc pu attendre mais qu’importe. S’il s’agissait de victimes de meurtre, il fallait observer les causes du décès avant qu’elles ne deviennent invisibles à cause de la décomposition sans doute. Mais qu’importe, il n’était pas là pour parler thanatologie, quoique vu leur affaire, le sujet était susceptible de revenir sur le tapis à un moment ou un autre.

Mais pour l’heure, Edora voulait connaitre le nom de la personne qui se permettait de divulguer le sien. C’était autant une question de curiosité que de sécurité. Car même s’il s’agissait là d’une affaire d’importance qu’ils avaient en commun, il ne fallait pas que son nom tombe entre les mains des ennemies de l’empereur et les dieux savent qu’il devait lui en restait. Pour être efficace auprès de lui et de la duchesse de Toussaint, elle devait conserver un minimum d’anonymat au-delà des frontières et cela semblait compromis. Il ne savait sans doute pas qu’elle occupait également une place importante auprès d’Emhyr var Emreis et n’en avait sans doute cure, mais elle ne savait pas qui était en face d’elle et ce qu’il savait ou non alors poser la question était bien normal. Une question à laquelle elle n’aurait pas de réponse visiblement. Les paroles du trafiquant la firent sourire de plus belle. Il avait marqué un point, là où elle-même avait baissé sa vigilance. Elle avait laissé entendre bien malgré elle qu’elle avait fait des recherches sur lui, une erreur qu’elle n’aurait certainement pas faite en présence d’un espion entrainé à relever ce genre de détail. Elle l’avait donc sous-estimé et elle devait bien avouer qu’elle était agréablement surprise d’avoir trouvé un interlocuteur vif d’esprit et intègre, bien que ce dernier point soit bien souvent dispensable dans le monde des espions. Mais si elle avait manqué de zèle, lui aussi avait laissait s’échapper un indice sur la nature de la personne qui lui avait donné son nom. Une personne qui connaissait la valeur des secrets donc. La tentation de faire valoir des arguments plus agressifs pour avoir une identité précise était forte, mais voyons, ils étaient dans un endroit public et cela aurait été bien inconvenant. Mais soit, elle décida de faire l’impasse sur cette information, elle aurait bien d’autre moyen de l’obtenir, car même s’il lui assurait son honnêteté, la méfiance était une seconde nature dans un domaine ou même ses collèges peuvent s’avérer traitres. « Soit, je ferais donc l’impasse sur cette information et votre intégrité vous honore. Dans tous les cas, ce sont d’autre information que je suis venu chercher. » Répliqua-t-elle, laissant son sourire se faner pour garder son visage impassible.

Mais son impassibilité fut mise à rude épreuve par les paroles suivantes du légiste. Edora connaissait les convenances exigées par un sujet aussi sensible, la première étant d’éviter d’évoquer des meurtres avec autant de franchise dans un endroit public et bondé qui plus est. Mais s’il voulait faire naitre un vent de panique auprès des personnes susceptibles de l’entendre, comme cette petite serveuse qui parcourait les tables par exemple, soit, comme bon lui semble. Elle avait choisi de parler de regrettable incident, non pas pour les minimiser, mais pour que leur affaire reste un minimum secrète, un concept qu’Elijah avait affirmé connaitre mais qu’il venait pourtant de bafouer. Mais après tout soit, ils n’allaient pas parler par énigmes éternellement là où elle aborder ce genre de sujet avec plus de subtilité avec des espions, habitués à la discrétion. Elle aurait pourtant cru qu’un homme sur lequel il était difficile d’obtenir des informations cohérentes et complètes aurait été plus malin. Tant pis. Edora abaissa le sourcil qui c’était froncé et reporta sa coupe de vin à ses lèvres avant de reprendre la parole. « Voyez-vous, dans mon métier, il est important d’évoquer certains sujets avec un minimum de discrétion, ainsi ces regrettables incidents n’avaient pas pour vocation d’être minimisé mais, comme il vous plaira, parlons sans détour. Je suis navrée d’entendre que vous n’avez pas su déceler un sens dans tous ses événements, j’aurais espéré en apprendre plus… Mais mettons nos informations à plat et peut-être qu’à nous deux nous y verrons une logique. Ces meurtres donc, ont commencé à frapper Toussaint il y a de cela quelques mois, trois tout au plus, et comme pour Novigrad, comme vous l’avait sous-entendu, ils touchent toutes les castes sans distinction ni de race ni de sexe. J’ai avec moi plusieurs rapports d’autopsie, je suis donc curieuse de connaitre votre opinion sur les causes de la mort des victimes de Novigrad et d’Oxenfurt. » Énonça l’espionne se gardant bien de sortir ses documents pour l’instant, préférant attendre d’avoir son avis avant d’abattre ses cartes. Elle avait depuis longtemps compris que pour découvrir l’identité d’un assassin, il fallait comprendre son mode opératoire et la manière dont il tuait ses victimes, hors à Toussaint, il n’y avait aucune concordance et peut-être est-ce pareil à Novigrad.
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Elijah Nyx Caedreach
Race Race : Vampire Supérieur
Profession Profession : Main droite d'Elerinna, Baronne de Novigrad ; propriétaire d'un petit hôtel des ventes pour des antiquités le jour, la vente de drogues, d'organes et d'humains la nuit.
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Ven 18 Jan - 16:05
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How to get Away with MurderEdora Sighrist & Elijah N. Caedreach L'amabilité de l'espionne qu'il t'était presque difficile de discerné la franchise du masque qu'elle portait pour son rang et son statut des plus élevés de la hiérarchie Beauclairoise. Les gens portaient tous des masques, pour se protéger, pour faire profil bas ou juste par plaisir de ne pas se dévoiler. Tu n'en étais pas exempt, l'espionne ne l'était pas non plus. Son statut requérant à ce que ses sentiments et ses états d'âmes soient mis de côté. N'étant pas espion, tu n'en possédais guère le besoin, mais cela ne t'empêchait pas d'en porter un comme une seconde peau également. Question de sûreté pour ta personne, en premier lieu, mais également pour ne pas dévoiler trop à des gens qui n'en avaient ni le besoin ou qui ne le méritaient tout simplement pas. Le prisme de ta personnalité se dévoilait par le biais concret d'un masque, d'une seconde peau et d'un voile prismatique qui déformait la réalité sans que tu n'en poses tant de questions. Néanmoins, tu ne pouvais t'empêcher de te demander ce qui se passait derrière le masque des autres. Le tien était une chose, tu le maîtrisais, jonglait entre tous ses aspects sans la moindre difficulté, tes pensées n'étant pas filtrées mais tes paroles oui, mais l'envie d'apprendre ce qui se passait au-delà du masque de tes comparses, c'était quelque chose d'agréable à faire. Les plus simples étaient les nobles ; leurs masques étaient fragiles, parsemés de fils décousus et de morceaux brisés si bien que la réalité transpirait par tous les vides. Il était facile de voir la vérité sous leurs mots pompeux, de voir le mensonge derrière un compliment ou quelque chose qui ne leur était pas directement adressé. Pour l'espionne, c'était bien plus difficile. Comme pour toi, son masque devait être fermement attaché à son visage si bien que cela devenait parfois ardu de s'en détacher. Ses pensées devaient être fermement enfermées derrière ce masque, derrière cette personnalité qu'elle s'était forgée en tant qu'espionne afin que personne n'en découvre les bribes. Tu ne pouvais ainsi que faire des suppositions sur ce qui se passait réellement derrière ce masque, cette personnalité double qu'elle s'était forgée. Mais peut-être te trompais-tu, peut-être n'en portait-elle pas et que toute la franchise et l'honnêteté qu'elle te divulguait par parcimonie était juste le reflet de ce qu'elle était. L'honnêteté et le portage d'un masque n'était pas incompatible selon toi, mais tu pouvais très bien être en tord dans cette histoire.

Tu savais également qu'elle était mécontente de ton silence concernant le nom de ton contact que tu refusais de lui dévoiler par soucis d'éthique. Tu savais très bien que cela pouvait te porter préjudice si les deux ne se connaissaient pas avant, et Adélice ne t'avait rien dit à ce sujet, ainsi tu préférais garder son nom sous silence, quand même cela t'apporterait le courroux de l'espionne en face de toi. Tu comprenais sa méfiance mais elle n'allait pas te faire céder, loin de là. Tu n'étais peut-être pas espion, et c'était peut-être à ton avantage ici, car tu savais à quel point un contact était précieux, que ce soit ses informations ou juste son nom dans un registre que tu gardais précieusement. Ainsi, dévoiler ceci était prendre un risque inutile que tu ne voulais absolument pas prendre. Mais son irritation sembla s'essouffler pour autre chose, lorsque tu insinuas qu'elle minimisait ce qu'il se passait. Oh, tu n'avais aucunement envie de l'irriter davantage mais parler d'incidents était en deçà de ce qu'il se passait vraiment et tu ne pouvais absolument pas te permettre te permettre de jouer autour de mots quand il fallait appeler un chat un chat. Tu savais bien que ce n'était pas juste minimiser le problème mais une manière détourner de ne pas parler de ce qu'il était, mais non, ça ne marchait pas avec toi. Vous alliez forcément avoir recours à ce mot, alors tourner autour du pot, c'était complètement prohibé à tes yeux. Avant de suivre le cours logique de ces paroles, tu pris un moment pour expliquer complètement le pourquoi employer le terme exact n'était pas un problème ici, à Novigrad. « Peut-être qu'à Beauclair, la discrétion est de mise quand il est question de termes comme ceux-ci, mais à Novigrad, les choses fonctionnent différemment. Ce genre de problème est récurrent, rares sont les mois sans meurtres ou sans décès prématurés. Les gens sont habitués, les gens savent ici. Rien ne passe inaperçu. J'ai été à Toussaint, je sais à quel point tout est doré et laissé propre pour ne pas inquiéter les petites gens. Ici, c'est différent, sachez-le. On appelle un chat un chat et on ne tourne plus autour du pot quand le terme est devenu récurrent et d'une banalité presque affligeante. » Tu soufflas, presque exténué par la tournure que ce terme prenait ici. Tu aimerais que la mort et l'assassinat ne soit pas chose courante, Novigrad avait bien besoin de voir son blason redoré, mais ce n'était pas le cas. Ici, les gens, mêmes les riches, marchaient dans la boue et étaient témoins des assassins en permanence, en le sachant ou non. Tourner autour du terme pour ne pas alerter la populace, c'était le meilleur moyen de l'avoir à ses trousses, selon toi. Tu pris néanmoins en tête ce qu'elle te donna comme informations : similaires aux tiennes, à quelques détails près. Tu plongeas la main dans ta veste, en retirant les derniers rapports d'autopsie que tu avais fais, notamment ceux d'Oxenfurt. Tu glissas les rouleaux en sa direction avant de prendre la parole. « Je ne saurais vous dire quand est-ce que le nombre est devenu plus important ici. Les corps sont nombreux, presque toujours, mais cela doit faire bien quelques mois que la chose est devenue grave. Ces derniers temps sont les pires. Ce que j'ai pu voir, cependant, pendant les autopsies que j'ai menées, c'était les différentes formes de mort. Elles ne représentent aucun mode opératoire précis. De la magie par maques de brûlures ou de morsures du froid, voir des marques de foudre ; du combat rapproché avec des plaies d'épées ou de dagues ou encore de haches. Crânes fracturés, poitrails éventrés, côtes brisées et de nombreuses plaies qui se rapprochent en un seul point : ces gens se défendaient ou se battaient, au minimum. » Ce qui était étrange, ce qui voulait bien dire que ces assassinats étaient particuliers et loin d'être anodins. Peut-être que le meurtrier jouait à l'amateurisme en laissant ces victimes se battre? Tu n'en savais rien mais cela rendait l'affaire encore plus sombre qu'elle ne l'était déjà.

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Edora Sighrist
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Edora Sighrist
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Dim 20 Jan - 2:43
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How to get Away with MurderEdora Sighrist & Elijah N. Caedreach Edora n’avait pas beaucoup d’état d’âme, ni d’affection pour les habitants de ce monde. Elle avait appris il y a longtemps qu’il n’était que des pions sur l’échiquier des puissants et que leur vie n’avait pas plus d’importance. Ils étaient remplaçables, pullulaient sans cesse sur ce monde. Les guerres et la Catriona n’ayant qu’à peine réduit un nombreux qui n’allait pas tarder à croitre de nouveau inéluctablement détruisant toujours plus ce qui les entourait. Edora n’avait pas d’état d’âme, ce monde était un état de fait auquel on ne pouvait rien, alors autant y prendre part sans retenue ni remords. Cela dit, elle n’était pas parvenu à ôter toute considération de sa personne. Elle aussi n’était qu’un pion, quand bien même elle voulait croire le contraire, elle aussi était remplaçable, insignifiante. Alors elle demeurait malgré tout soucieuse des petits malheurs qui survenaient dans ce monde et ces meurtres en faisaient partie. Dans son métier elle était la Corneille, froide et calculatrice, mais dans de très rare cas, lorsqu’elle abaissait les barrières, elle redevenait Edora, simplement Edora. Mais jusqu’à ce jour, une seule personne avait rencontré cette femme plus sensible qu’elle ne le laissait croire, et personne d’autre à part Adélice serait un jour témoins de cette facette fragile. Cela avait été tellement compliqué, escarpé, avait pris tellement de temps, qu’il était fort possible que personne d’autre ne puisse entrevoir cette partie d’elle, quand bien même sa magie lui octroyait une longue longévité.  Elle avait été forcé par la vie et son métier de cacher ce peu d’égard qu’il lui restait pour devenir impassible autant devant ses pairs que devant ses associés et cibles, mais son attention restait présente, bien que ténu. Et malgré ce masque d’insensibilité qu’elle avait revêtit, l’espionne demeurait honnête dans ses paroles, du moins quand elle n’essayait pas d’amadouer quelqu’un ou d’obtenir des aveux, dans ces cas-là, elle pouvait se montrer particulièrement retord et cruelle et cela sans se forcer un seul instant. Quoi qu’il en soit, au vu de leur objectif et considération commune, elle avait décidé d’être honnête avec Elijah, cet homme pour le moins intrigant qu’elle se serait fait une joie de percer à jour dans d’autres circonstances.

Cet homme qui avait refusé de lui donner le nom de son contact. Elle en avait quelques-uns à Novigrad, et elle se repassait la liste dans sa tête, les éliminant au fur et à mesure de l’improbabilité, il n’en restait finalement que peu et le nom d’Adélice tournoyait dans son esprit, c’était le cas depuis des moins maintenant, et elle espérait étrangement que l’information vienne de lui, s’assurant ainsi de plusieurs choses. D’une part son identité était toujours bien gardée, elle s’en était convaincu, et d’une autre part, cela assuré de la qualité de la personne qu’elle avait en face d’elle. Adélice était un espion d’exception, elle savait donc qu’elle pouvait avoir confiance en son jugement. Mais sa supposition n’ayant pas été confirmé,  la prudence était toujours de mise car elle ne savait finalement que peu de chose de cet homme, n’ayant eu que quelques jours pour mener son enquête qu’elle ne manquerait pas de finir de retour à Beauclair. Un homme qui avait d’ailleurs décidé de la mettre face à son masque d’insensibilité en rétorquant sur l’importance de la sémantique dans cette affaire et bien d’autres. Il avait raison d’une certaine manière, ce genre d’affaire était encore sensible à Beauclair. Le traumatisme des événements survenus deux ans auparavant était encore bien présent alors non, parler de meurtre massif à Toussaint n’était pas anodin, mais soit, elle consentait à utiliser les mots juste dans cette ville où ces tristes fait divers étaient aussi courant. « Très bien, je consens à vos habitudes de langage dans ce cas, inutiles de tourner autour du pot en effet si vous avez si peu à cœur de protéger la population dans cette ville. Mais lorsque l’on voit les personnes en charge de cette protection, difficile d’en être étonné ou de ne pas trouver cela affligeant en effet. » Malgré ses paroles, Edora tentait de rester neutre, ne laissant pas transparaitre son ton acerbe, quand bien même elle prenait ce sujet à cœur. Son apprentissage de la magie lui avait donné une certaine empathie envers les mages, rien de très dévorant, mais tout de même. Et voir une ville aux mains de personne promptes à les bruler sur le bucher au nom d’une religion cryptique était déconcertant. De plus, ces chasseurs de sorcières menaçaient maintenant tous les non-humains et les monstres quel qu’ils soient, hors, il y avait l’un d’eux auquel elle avait fini par tenir, bien plus qu’elle n’aurait cru, bien plus qu’elle le pensait possible. C’est d’ailleurs la seule et unique personne à laquelle elle tenait en ce monde. Son cœur était mort depuis bien longtemps et il était parvenus à le réanimer, alors savoir que ces fanatiques exerçaient leur suprématie partout à Novigrad n’avait décidément rien pour lui plaire. Plus que de résoudre les problèmes et éviter des meurtres, ils en perpétraient en toute impunité, salués par la foule. C’était à vomir. Mais ce n’était en aucun cas le sujet de sa rencontre avec Elijah et il n’était pas utile de perdre plus de temps sur ces sujets.

Ils entreraient d’ailler rapidement dans le vif du sujet. Edora saisit les documents qu’Elijah avait posés sur la table les parcourant des yeux en continuant de l’écouter attentivement et en lui jetant des regards par dessus les papiers. Entendre le trafiquant énumérer les nombreuses causes de décès des victimes ne parvint pas à lui arracher le moindre rictus d’horreur ou de dégout. D’autres dames de sa condition auraient surement défailli en s’imaginant ses horreurs, mais elle en avait vu d’autres, étant parfois l’auteur de ses horreurs et elle n’oubliait pas l’immense satisfaction que procurait la vision d’un corps déchiqueté par l’un de ses élémentaires. En particulier sa première victime. Elle ne se souvenait quasiment plus de son visage quand chaque autre aspect de sa personne immonde était encré dans sa mémoire, mais elle se remémorait avec délectation la flaque sanguinolente qu’était devenu sa tête lorsqu’il avait fini d’être utile et fait l’erreur de trop. Des horreurs, elle en avait vu donc et ne s’en étonné plus. Elle écoutait donc le légiste avec la plus grande attention, saisissant les rapports qu’il avait posait sur la table pour les parcourir d’un œil attentif. Cette affaire n’avait décidément aucun sens. Des meurtres dénués de mode opératoire survenus dans des villes très éloignées les unes des autres, c’était à s’arracher les cheveux. Est-ce le fruit de gangs organiser qui tentaient de renverser les royaumes ? Peut-être. Mais le témoignage qu’elle avait reçu n’allait pas dans le sens de cette théorie. « Vous avez raison, tout cela ne fait aucun sens. J’aurais été tenté de dire qu’il s’agit de crimes ponctuels perpétraient par plusieurs meurtriers bien distincts, mais la récurrence de ses attaques et les rumeurs qui circulent autour sont troublantes. » Edora reposa les rapports tendus par Elijah et sortis ceux qu’elle avait rapportés de Beauclair. Elle se devait de montrer sa bonne foi dans cette histoire, ils devaient coopérer pour avancer, cela ne faisait aucun doute. « Voici les rapports sur les victimes recensées à Toussaint, elles présentent une variété tout aussi importante de blessure pouvant être autant le fruit de mages, de créatures que l’humain. Ce n’est vraisemblablement pas le fait d’une seule personne donc. Les théories peuvent être aussi nombreuses qu’invraisemblables. Gangs organisés cherchant à affaiblir les gouvernements en insufflant un sentiment d’insécurité qui pousserait les citoyens à la révolte ? Réseau organisé de combats illégaux ? On peut se poser la question et des circonstances et du mobile. Pour l’instant je n’ai pas de réponse concrète, mais peut-être une piste. Plus troublant que les rapports d’autopsie, le document est le plus intéressant reste celui-ci… » Ajouta-t-elle en brandissant le parchemin toujours enroulé contenant la retranscription du témoignage du survivant qu’elle avait recueilli. « . Avez-vous déjà entendu parlait de portail dans cette affaire Monsieur Caedreach ? » Finit-elle par demander sans lâcher le document.

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Elijah Nyx Caedreach
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Profession Profession : Main droite d'Elerinna, Baronne de Novigrad ; propriétaire d'un petit hôtel des ventes pour des antiquités le jour, la vente de drogues, d'organes et d'humains la nuit.
Habite à Habite à : Novigrad.
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Dim 20 Jan - 12:27
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How to get Away with MurderEdora Sighrist & Elijah N. Caedreach Tu avais énormément de peine pour les habitants de Novigrad, ou du moins, il t’arrivait d’en avoir. Ces gens ne méritaient que peu ce qu’il leur arrivait. Quand Radovid mit pied dans la cité libre, la proclamant sienne, un déluge de meurtres tomba sur la ville, perpétré par la main du roi et ses petits fanatiques. Les mages, les monstres, les abandonnés, les différends, tout le monde passa sur le bûcher. Tu avais même craint d’y passer également, et tu aurais pu si tu avais été un peu moins discret. La ville avait souffert, pas uniquement les mages qui étaient la source première de la colère du monarque. La ville et ses habitants avaient pris les marques de l’absence de scrupules du roi, devenant si singulièrement habituée à ce que la mort soit un compagnon de fortune, qu’elle soit présente partout même là où elle ne le devait pas et où elle n’avait pas sa place. Tout était devenu sombrement sinistre et terriblement ancré dans le quotidien des habitants si bien que rares étaient ceux qui étaient encore terrifiés par l’ombre de la mort. La pègre instaurait un régime de crainte parce qu’ils possédaient la ville avec le Hiérarque en tête de file et ses fanatiques absolus, la terreur était une chose futile et pourtant si nécessaire à l’équilibre de Novigrad que jouer de la sémantique en leur présence était ce qui poussait les gens à avoir peur et à être encore plus terrifiés par ce qui pouvait se trouver au coin de la rue. Il était plus qu’évident que les choses tournaient mal dans la ville libre et tu avais les yeux pour le voir et les oreilles pour l’entendre. Les rouages tournaient mais bien des choses n’allaient pas dans le sens où elles devraient aller, mais c’était comme ça que la ville fonctionnait et tu avais suffisamment appris sur son fonctionnement pour ne plus t’inquiéter de l’inquiétude constante de ces habitants. Ca ne t’empêchait cependant pas d’avoir de la peine pour ces habitants qui, eux, avaient toujours vécu dans cette crainte froide que le courroux tombe sur leur tête. Ton temps passé à Beauclair t’avait appris l’innocence et l’insouciance des habitants, quelque chose qui n’était là dans la ville libre, surtout pas à ton arrivée. La ville vivait sur la base de la crainte et sur la protection des barons de la pègre pour survivre, pour être complète. C’était un principe même de son fonctionnement, aussi malsain soit-il. Ces meurtres, cela dit, était quelque chose de préoccupant à tes yeux car tu n’avais vu aucune trace d’assassins dans les rues, de meurtriers ou de gangs organisés décidant de mettre Novigrad dans une tourmente incroyable. S’il s’agissait de gangs, ils choisissaient mal leur cible. Le but étant, si ils choisissaient de s’allier contre les gangs déjà prédéfinis, de tuer les membres de ces derniers et ce n’était absolument pas ce qui se passait ici. Les cibles étaient presque aléatoires, presque arbitraires tant les différences entre les victimes étaient majeures. Certains avec des liens, d’autres non et tout s’emmêlait dans une toile sans queue ni tête, que tu ne comprenais pas et que tes contacts te prévenaient de ne pas te mêler car cela allait bien au-delà de ce que tu pouvais comprendre véritablement. C’était pour cela que ça t’inquiétait. Si ta sécurité n’était qu’un minime détail car tu savais très bien qu’on ne pouvait te tuer comme ça sans qu’il y ait de conséquences, ce n’était pas le cas pour tes proches. Tu ne souhaitais en aucun cas les trouver sur la table parce que ces meurtriers avaient décidés d’en faire des siennes et d’attaquer de façon aléatoire des gens dans la rue. C’était ce qui était préoccupant également : personne n’avait rien vu ni entendu. Dans une ville où tout, ou presque, se sait, que personne n’ai vu d’affrontements ou ai entendu des cris de détresse était plus qu’étrange. Néanmoins, aux mots de l’espionne, tu haussais nonchalamment les épaules avant que ta voix ne s’élève, aussi plate que d’habitude. « Bienvenue à Novigrad, Madame Sighrist. » Elle consentait à ta sémantique, très bien, et ces remarques sur la ville étaient vraies, il n’y avait rien à ajouter de plus. Novigrad était une ville particulière et pour la comprendre, il fallait y vivre, rien de plus. Son fonctionnement était particulier, tournant avec des rouages étranges et étrangers aux yeux des autres villes mais elle tenait debout, libre et signe de la liberté, et c’était ce qui comptait le plus à l’heure actuelle.

Vous vous décidiez enfin à rentrer dans le vif du sujet, à vous appliquer à parler de ce qui vous avait réunis ici en premier lieu : ces meurtres. Ainsi, tu lui dévoilais sans aucun problème les informations que tu avais pu avoir en faisant ton inspection première : celle des corps que tu avais autopsiés pour le compte du roi des mendiants. Et comme elle te le confirmait : tout ça ne faisait aucun sens. Un meurtrier ou un assassin avait un mode opératoire généralement bien précis ou au moins des cibles qui se retrouvaient avec une caractéristique commune, ici, il n’y avait rien. Le caractère aléatoire de ces meurtres était d’autant plus affligeant qu’il était paradoxal à ce que vous aviez vu dans vos carrières respectives. C’était à s’en arracher les yeux tant tout ceci était visuellement incorrect et particulièrement perturbant. Tu n’y comprenais rien et tu te demandais presque si ça ne valait pas plus le coup de laisser tomber. « Tout est troublant dans cette affaire, madame. Absolument tout. Les corps ne font pas sens entre eux, il y a un caractère particulièrement aléatoire dans la récurrence des corps et dans le choix des victimes. De même, il n’y a rien sur eux, sur l’attaque qui a amené à la mort. Avec mon associé à la morgue, nous avons interrogés les habitants, près de là où les corps ont été retrouvés. Tous sont partis du même postulat : qu’on avait déposés les corps ici, mais que rien ne s’était passé sur place. Sauf qu’il n’y a rien. Novigrad est une ville où tout se sait, ne serait-ce qu’un peu, et pourtant, il n’y a eu aucun affrontement amenant à la mort ces derniers temps. Etant friand des combats de rue, j’ai même été jusqu’à interroger les organisateurs et les participants, la seule source qui aurait pu amener à ce genre de problèmes, il n’y a rien. Toute les pistes possibles sont froides, glaciales même, et n’amènent nulle part si ce n’est au constat que quelque chose se trame mais le postulat est le même : rien ne concorde et rien ne s’aligne sur une seule théorie crédible. » Tu rajoutas, en suite de ces mots, passant ta main contre ton visage pour finalement l’appuyer contre. Tu regardas avec le flegme qui te caractérisait les papiers tendus par la jeune femme, les lisant de biais afin d’en capter toutes les informations avant de l’écouter. Les pistes qu’elles mentionnaient étaient celles que tu avais en premier lieu cherché à vérifier et qui s’étaient dévoilées être aussi froides que les corps que tu avais malheureusement autopsiés. Tu relevas néanmoins les yeux vers elle à la mention d’un nouveau document que tu pris entre tes doigts, celui d’un témoignage d’un survivant. Ces mots te firent soupirer, ramenant les soupçons de la première heure que tu avais pu avoir mais qui avais été démenti par un de tes contacts vampiriques. Tu soupiras à nouveau alors que beaucoup d’éléments amenés par le survivant rappelaient ce que l’on t’avait expliqué à propos de l’Arène. Il était normal que l’humaine en face de toi ne puisse l’expliquer, tout comme il était encore plus étrange que les humains aient accès à ce lieu. Tu allais devoir explorer cette piste. La question d’Edora te fit grincer des dents et tu plongeais tes yeux dans les siens avant de te redresser et de placer tes deux mains à plat contre la table. « J’en ai entendu parler, oui, par les proches de victimes car nous n’avons pas eu de survivants ici à Novigrad et ce dont je m’apprête à vous parler doit rester entre nous pour l’instant, et probablement pour toujours. » Tu pris une gorgée de ton vin, finissant rapidement le verre avant de te resservir avec la bouteille qui avait été laissée par la serveuse. « Il y a des siècles de ça, une arène avait été ouverte par et pour les monstres uniquement. Un moyen d’invoquer des conseils entre clans et entre espèce, un moyen de fêter le sabbat des monstres comme il se le devait et un moyen de se défier entre eux. Je ne l’ai pas connu, un de mes contacts l’a connu en revanche, ainsi que son emplacement. Néanmoins, l’Arène a été fermée car des humains sont entrés en contact avec ce lieu, l’ont souillés en anéantissant des vies de monstres sur le sol de l’Arène. J’ai donc envoyé mon contact là où l’Arène avait été scellée à tout jamais, le lieu est toujours clos. Mais il m’a rapporté un fait étrange : une carte abstraite de notre monde connu avec des points dispersés partout sur la carte, à différents endroits, le tout gravé sur le mur de la grotte. On pense qu’il s’agit de l’œuvre d’un imbécile voulant souiller ce lieu à nouveau mais… La mention de portail et ce témoignage vont dans un autre sens. » Tu prends une pause, réfléchissant aux mots que tu allais employer. Il était difficile de parler de l’Arène quand on ne la connaissait pas, qu’on n’en connaissait que ce que les autres nous avaient dit à ce sujet. Tu pouvais très bien te tromper comme tu pouvais avoir raison, dans les deux cas, tu ne savais pas ce qui était le mieux. « Les portails pourraient être ces points sur la carte, amenant à une Arène du Sabbat, dans un lieu différent et uniquement accessible par ces portails. Cela expliquerait le silence de votre témoin. Il y avait une règle, intransigeante, lorsque l’on venait à l’Arène : son secret devait être gardé. Personne ne pouvait en parler à quiconque. Il fallait la trouver ou être invoqué là-bas pour savoir qu’elle existait véritablement. Il se pourrait qu’elle soit réapparue et qu’en conséquence de, le silence soit imposé à ceux qui y vont, surtout les humains. Mais cela demeure étrange et ce n’est peut-être qu’une piste froide à nouveau. » Tu soupiras, las de cette enquête. Si il s’agissait de l’arène, il n’y avait absolument rien que vous puissiez faire pour arrêter les massacres, à part empêcher les gens d’y aller, mais c’était impossible.

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TAKE MY HEART, MAKE IT GLOW

If you are the sun then I wanna be the moon. I wanna reflect the light that shines from you and if this is war then I'm gonna draw my sword, this time I know what I am fighting for. I wanna let you know I want everything you are. I'm the one knocking on your door making all this noise, Whatever it takes I give it all away. I wanna show my love in a thousand ways.


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Edora Sighrist
Race Race : Humaine
Profession Profession : Maître-espionne pour le compte de l'Empire et du duché
Habite à Habite à : Beauclair
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Edora Sighrist
We do what must be done.



Jeu 24 Jan - 16:47
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How to get Away with MurderEdora Sighrist & Elijah N. Caedreach Novigrad n’était pas une ville que l’espionne affectionnait particulièrement. À dire vrai, elle ne l’aimait pas du tout et essayer de ne s’y rendre que lorsque cela était véritablement nécessaire. Cela dit cet état de fait avait un peu changé depuis quelque temps, depuis Adélice, cette ville ayant subitement trouvé un intérêt. Mais ce n’est pas pour autant qu’elle s’est soudainement mise à apprécier la cité libre, ses rues boueuses, ses quartiers délabrés, ses habitants crasseux et drogués à on ne sait quoi. Oh bien sûr la ville regorgeait aussi de beaux bâtiments, d’un panorama assez remarquable, mais l’atmosphère de l’ensemble était bien trop étouffante pour y voir une quelconque beauté. C’était une ville brutale, crue, bien loin de la subtilité, de la candeur aussi peut-être, qu’il pouvait y avoir à Beauclair. Alors soit, il n’était pas étonnant que le vocabulaire employé dans cette ville soit tout aussi cru. Edora se contenta d’humer en souriant et en hochant légèrement la tête aux paroles d’Elijah lui souhaitant la bienvenue dans cette ville nauséabonde. Elle savait certes à quoi s’attendre en venant ici et Novigrad était fidèle à l’idée qu’elle s’en était faite. L’espionne semblait prendre cette entrevue avec détachement, flegme peut-être, mais elle savait que l’affaire, tout comme l’heure, était grave. Elle avait été chargé par la comtesse de découvrir ce qui se tramait et par extension de prévenir ces événements et protéger la population en faisant en sorte d’éradiquer le meurtrier. Une tache des plus cruciales et délicates en l’absence d’élément concret pour coincer un coupable, ne serait-ce qu’un suspect. Elle aurait pu faire appel à un sorceleur comme ce fut déjà le cas par le passé, mais les nombreuses causes de décès laissaient supposer qu’il n’y avait pas seulement des monstres à condamner dans cette affaire.

À mesure qu’ils parlaient, il était devenu évident qu’il faisait face exactement au même cas de figure à Novigrad comme à Beauclair. Victimes sans lien apparent entre elles, choisies aléatoirement semble-t-il, causes de décès variées, épuisement physique dû à un éventuel affrontement. Même affaire, même mur auquel ils se heurtaient, pas de témoins qu’ils soient directs ou indirects. Elle connaissait bien la politique de l’Empereur, elle connaissait sa volonté d’étendre son empire, mais il n’avait jamais fait preuve de manœuvre aussi vil pour affaiblir les royaumes et il avait de toute manière gagné la guerre. De plus il n’avait aucun intérêt à viser Toussaint, l’une de ses provinces et elle aurait été informé d’une telle politique. Il ne s’agissait donc pas d’une guerre souterraine entre les ennemies naturelles que sont l’Empire et les royaumes du nord et il n’y avait aucun autre ennemi à sa connaissance qui chercherait à s’en prendre à toutes ces villes à la fois. La théorie du coup d’état était donc à écarter, de même que la théorie d’un réseau de combat clandestin aux dires d’Elijah. Mais la théorie selon laquelle les meurtres auraient été commit ailleurs avant que les corps ne soient déposés dans les rues semblait de plus en plus plausible. Encore plus à la lumière du témoignage qu’elle avait tendu à son contact. Elle nota le soupire qui lui échappa, manifestement très contrarié par l’évocation de portail. Est-ce là l’une de ses craintes ? Cela ne faisait en tout aucun doute qu’il avait déjà eu vent de ces phénomènes. Elle décida tout de même de paraphraser le document qu’il tenait dans les mains, lui épargnant l’intégralité de sa lecture. « Il s’agit du témoignage d’un survivant. Le malheureux semble avoir perdu la raison mais j’ai recueilli l’intégralité de ses paroles que vous avez ici. L’homme est un chevalier errant, rompu au combat, ce qui peut surement expliquer qu’il ait survécu aux affrontements avec le tueur, ce qui ne fut pas le cas des autres victimes retrouvées mortes autour de lui. Lui-même a failli ne pas en réchapper, il avait de sérieuses blessures et était au bord de l’effondrement physique. Je l’ai questionné plusieurs heures durant avant d’obtenir des paroles cohérentes. Il était extrêmement réticent à me parler de ce qui s’était produit, des conditions de ce massacre, mais à force de patience et d’insistance, il a fini par me parler de portails secrets dont il ne devait pas divulguer l’emplacement. Il insistait sur le fait que c’était une règle et que les règles étaient cruciales. Il a ensuite évoqué une arène et toute sorte de monstre. J’ai premièrement pensé que c’était le fruit d’un autre de ces délires, mais je commence de plus en plus à croire que ses paroles n’étaient peut-être pas le fruit d’une névrose. Votre réaction devant ce document me le confirme. » Au vu de sa réaction, il était évident que le légiste en avait déjà entendu parlait, et plus encore, savait de quoi il devait s’agir. L’espionne soutenue son regard alors qu’il se penchait sur la table, son visage prostré dans une expression des plus sérieuses. « Soyez assuré, Monsieur Caedreach, que je sais garder un secret, tout comme vous il me semble. » Répondit-elle sur un ton tout aussi grave que celui d’Elijah, le regardant finir son verre d’une traite avant de s’en resservir un. Elle comprit par la même occasion qu’il s’agissait là d’un sujet particulièrement sensible pour qu’un homme habitué à côtoyer la mort de près sous toutes ses formes même les plus purulentes, ait besoin d’une dose de courage pour l’aborder. Elle écouta alors attentivement les paroles du thanatopracteur, s’approchant elle aussi de la table pour y croiser les bras et ainsi s’assurer que leurs paroles ne seraient pas entendues. Son sourcil se fronça à mesure qu’il parlait, comprenant peu à peu toutes les paroles restées jusque-là obscures dans le témoignage du chevalier. Edora n’était certes pas une femme habituée à côtoyer le monde des monstres, elle ne savait finalement que peu de chose sur les créatures peuplant ce monde et elle c’était toujours dit qu’elle laissait bien volontiers tout cela aux sorceleurs. Elle ne s’était même jamais demandé si ces créatures étaient toutes organisées dans une forme de communauté. Bien sûr, elle savait que c’était le cas pour certaines créatures qualifiées de monstre, pour les vampires elle en avait été témoins il y a deux ans, pour les incubes et succubes, la question ne se posait pas et elle avait certes entendu parler d’autres races. Mais pour ce qui était des autres, elle ne c’était jamais véritablement posé la question de leur organisation au-delà d’une banale hiérarchie très animal basé sur la force brute. Alors apprendre qu’il existait une arène où se rassemblait tout ce beau monde, tous les monstres confondus, pour discuter en tant que communauté à part entière, elle ne s’y attendait pas. Elle releva cela dit des paroles intéressantes de la part de son interlocuteur, déformation professionnelle à n’en pas douter. Il n’avait pas connu l’Arène, pourquoi l’aurait-il dû ? Elle ne savait pas pourquoi mais ses quelques mots lui donnèrent une étrange sensation d’omission, ou plutôt d’aveu involontaire. Mais elle garda cette troublante impression pour elle, continuant d’écouter le récit d’Elijah. Le cas de la carte qu’il venait d’évoquer était en effet très intéressant et s’il y avait moyen de faire une copie de cette carte pour la comparait aux lieux des attaques, ou plutôt des scènes de massacre, recensées, il était possible de faire un lien plus qu’évident avec cette étrange arène comme Elijah venait très justement de le dire. De plus, lors de son interrogatoire, elle avait beau y mettre toute la volonté du monde, elle n’était pas parvenu à faire cracher l’emplacement de ce supposé portail au survivant. Elle pensait alors qu’il s’agissait d’une manière de désigner quelque chose d’autre, un lieu bien réel, bien ancré dans leur monde, mais il était évident maintenant qu’il s’agissait d’un réel portail magique et qu’il était tenu par le silence. « Je pense au contraire, que c’est la piste la plus concrète que nous ayons, malgré la gravité que cela implique. Il est très inquiétant de savoir un tel lieu accessible. Je ne sais certes pas comment cela fonctionne, mais peut-être peut-on supposer que si des êtres peuvent s’y rendre, d’autres peuvent en sortir, ceux qui ont commis tous ses massacres ? Il serait alors désastreux de savoir de nouveaux monstres au sein de nos villes, les sorceleurs ont bien assez de travail depuis la seconde conjonction. » Edora se tut un instant, se reculant pour se réinstaller sur le dossier du banc laissant un soupire lui échapper. « Cette grotte dont vous avez parlé, savez-vous comment vous y rendre ? Je commence malheureusement à être persuadée que nous avons mis le doigt sur le problème mais pour en être absolument sûr et s’assurer que la piste n’est pas froide comme vous dire, il faut comparer cette carte et l’emplacement de ces éventuels portails, s’il s’agit bien de cela, pour voir s’ils coïncidences avec les sites des attaques. » Edora ne tut à nouveau, regardant la foule de clients en contrebas. Les morts à déplorer étaient déjà trop nombreux et la liste risquait de s’allonger toujours plus. Cela était intolérable. D’autant plus qu’Elijah avait évoqué le fait que l’on pouvait être invoqué dans cette Arène et non pas forcément s’y rendre de son plein gré ce qui expliquait la variété de victime. Adélice, tout comme elle, pouvait donc se retrouver dans ce monde, forcé de se défendre contre un nombre indéfini d’ennemie et cela était inacceptable. « De plus, il faut trouver un moyen d’y mettre un terme… » Ajouta-t-elle, plongeant à nouveau son regard déterminé dans celui du légiste.
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I Walk The Line


I was as pure as a river. But now I think I'm possessed. You put a fever inside me. And I've been cold since you left. I'm begging you to keep on haunting me...

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