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how to get away with murder ; ft. Edora.
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How to get Away with MurderEdora Sighrist & Elijah N. Caedreach A aucun moment trouver d’où venait les meurtres était ton boulot dans cette foutue ville et pourtant, tu te revoyais là, fouillant les tiroirs pour de maigres contacts qui pourraient éclairer ta lanterne. Tu n’aimais pas fouiller là où il était clairement annoncé que ce n’était pas ton problème. Même Francis Bedlam ne t’avait rien demandé à ce sujet, et vu la fainéantise de l’homme sur certains points, ça ne t’étonnait même pas. Néanmoins, c’était tout de même toi qui te retrouvait à autopsier et embaumer les corps que l’on retrouvait un peu partout en ville et à Oxenfurt. Cette excursion t’avait belle et bien montrée qu’il n’y avait aucun rapports entre les meurtres : des monstres, des elfes, de nains, des humains. Ça ne faisait absolument aucun sens à tes yeux. Les schémas étaient différents, ils ne mourraient pas tous de la même façon mais un point revenait : leur corps était à bout, comme si l’être avait tout donné avant de mourir. Ça te dépassait certainement mais le boulot supplémentaire t’énervait plus que tu ne l’imaginais ; le Roi des Mendiants t’appelant quand ça lui chantait pour travailler dessus était bien le pire. Oh, l’envie de rendre ton tablier auprès du baron de la pègre était fortement présente, au point même tu avais déjà rédigé une missive à son adresse au cas où qu’il ne te demande une chose de trop. Mais tu n’en faisais rien. La missive était rangée dans un des tiroirs scellés de ton bureau, attendant sagement le jour où la goutte d’eau ferait déborder le vase.

En attendant, Novigrad et Oxenfurt se retrouvaient avec des meurtres qui s’accumulaient et pas de traces de meurtriers. Si tu avais très bien pu laisser la chose telle qu’elle, continuer ta petite vie tranquille et ne plus jamais en entendre parler, mais il y avait des monstres dans le lot. Si pour ta propre vie, ça ne t’inquiétait pas plus ça, tu ne pouvais t’empêcher de penser à Faelan, s’il se retrouvait entre les griffes de ce meurtrier qui se prenait pour Dieu. Et au moment où cette pensée passait, tu grognais et fouillais à nouveau tes contacts, allant jusqu’à retrouver Adélice pour avoir ses lumières et un contact intéressant. Sur Novigrad et Oxenfurt, tu savais. Mais est-ce que les meurtres dépassaient les frontières ? C’était ce que tu voulais savoir. Tu entendais des rumeurs, à propos de portails qui s’ouvraient de façon aléatoire dans différents lieux du monde, peut-être était-ce lié à ça ? Mais tant que tu n’en savais pas plus sur les meurtres, tu ne pouvais pas creuser cette hypothèse. Alors Adélice te donna un nom : Edora Sighrist, maître-espionne pour le compte du Duché de Toussaint. Parfait. Tu avais essayé de joindre la garde ducale et ô dieux que le silence te répondit. Un plaisir, comme toujours. Tu adorais Toussaint, le duché étant clairement en haut de ta liste de lieux si tu devais prendre des vacances quelque part, mais les gardes et la communication… C’était une affaire de merde. Le nom donné, la missive fut envoyée, et au lieu d’envoyer ça par le biais d’un messager, ce fut Asphodel qui s’en occupa. Tu voulais être sûre que la femme ait la missive, et elle l’eut puisqu’au retour de l’animal, il y avait une autre missive, une réponse, une date et un lieu. Tu étais étonné qu’elle n’ait pas demandé plus par rapport à tout ça, mais tu ne t’en formalisais pas. Le but était d’avoir des réponses, pas de lier une amitié avec une espionne qui allait probablement remuer les archives pour te trouver.

Ainsi, c’était aux lueurs diurnes de la mi-journée que tu quittas ta demeure, vêtu aussi sobrement que possible, les gants enfilés sur tes doigts halés tandis que ton manteau couvrait ta silhouette. Asphodel n’était pas loin, tu le savais. Tu soupiras avant de te mettre en chemin jusqu’à la taverne choisie par la Dame. Le Martin-Pêcheur. Tu dépassas bien vite la place du Hiérarque et son agitation pour ouvrir la porte et tomber nez-à-nez avec un client déjà ivre que tu laissas passer sans mal. Tes pas te guidèrent jusqu’au tavernier, ou tu commandas l’un des meilleurs vins de Toussaint à ta connaissance avant d’aller t’installer au premier étage, là où deux bancs rembourrés se faisaient face autour d’une table, sur la mezzanine, entre les deux escaliers. Tu remarquas Asphodel, qui avait réussi à s’installer, tout en haut de l’escalier, surveillant la zone comme toujours tandis que tu patientais, autant pour la maître-espionne que pour la serveuse qui allait amener le vin et les verres et peut-être quelque chose à manger. Ton visage reposait sur ton poing tandis que ta main livre venait tapoter contre le bois de la table, des yeux dissonants observant la foule au rez-de-chaussée. Il était temps de résoudre ces meurtres.
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Elijah Nyx Caedreach
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Lun 14 Jan - 9:34
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How to get Away with MurderEdora Sighrist & Elijah N. Caedreach
Que le corps d’un paysan soit retrouvé gisant dans son champ de temps en temps était monnaie courante et cela passait encore, mais que le phénomène se régularise et s’étende à la capitale et ses alentours, cela était préoccupant et la duchesse Anna Henrietta l’avait bien compris. Elle craignait que le problème s’envenime et qu’il ne soit en réalité que la partie immergée d’un iceberg bien plus dangereux. C’est donc tout naturellement qu’elle avait ordonné au responsable de son service d’espionnage de se renseigner sur le sujet. Mais la duchesse n’aurait même pas eu besoin de demander, Edora avait vent de tout ce qui se passait sur le territoire, absolument tout et ses agents lui rapportaient la mort de plus en plus de citoyens. Cela pouvait être le fruit du hasard, bien qu’elle en doute, d’un assassin au mode opératoire changeant, ce qui signifiait qu’elle devait y mettre un terme très vite, les meurtres faisant rapidement désordre dans la belle ville de Beauclair, ou encore d’une attaque faite à l’encontre du duché et cela était intolérable, d’autant plus que le souvenir d’une nuit sanglante ayant eu lieu deux ans auparavant était encore cuisant. Elle avait constitué un dossier recensant tous les meurtres dans le détail accompagné à chaque fois d’un rapport d’autopsie exhaustif. Elle faisait les choses consciencieusement, ne voulait surtout rien manquer, et pourtant quelque chose lui échappé encore. Elle n’arrivait pas à comprendre la logique derrière le meurtre de toutes ces personnes qui n’avait à première vue rien en commun. Humains, non-humains, forgeron, ivrogne, nobliaux, marchand, Il y avait de tout mais surtout rien de concret quant au mobile. Cette histoire était à s’arracher les cheveux et s’il avait bien une chose qu’Edora ne supportait pas, en plus de beaucoup d’autres, c’était les problèmes insolubles. Cette impression de passé à côté de quelque chose sans le voir était une torture. Elle avait fini par être obnubilé par cette affaire cherchant dans les directions même les plus improbables.

Elle venait cela-dit de récolter un témoignage des plus intrigants quand elle reçut la visite d’un corbeau messager. Étrangement, cela ne l’étonna qu’à moitié. Elle avait beau ne pas connaitre cet Elijah, le fait qu’une vague de meurtres frappe aussi Novigrad était des plus intéressants et elle devait bien reconnaitre qu’après les quelques nouveaux éléments qu’elle avait reçus, la perspective d’avoir une nouvelle piste aurait presque pu lui redonner le sourire. Si ce genre d’expression avait été dans ses habitudes… Elle n’hésita donc pas une seule seconde à répondre à cet homme providentiel pour lui donner rendez-vous au plus vite.  

Ce n’est qu’au bout de quelques jours à peine, vêtue d’une robe noire paraît de dentelle et de liserés bleu nuit ainsi que d’un manteau long, plus proche de la cape dont la capuche cachée une partie de son visage, qu’elle arriva à Novigrad par portail. Elle aurait pu faire le voyage par des moyens plus conventionnels, mais l’affaire était sérieuse et urgente. Elle avait tout de même pris le temps de mener son enquête sur cet homme qui l’avait contacté. Un thanatopracteur doublé d’un trafiquant qui semblait avoir vécu bien plus de vie que la longévité humaine ne le permet. C’était définitivement très intéressant et Edora se demandait qu’elles pouvaient être les raisons pour un légiste de vouloir résoudre ses meurtres. Était-il à ce point submergé par le travail qu’il préférait prendre le temps de mettre fin à cette épidémie de mort pour souffler un peu par la suite ? Sans doute, Edora en trouverait de toute façon la raison une fois en face de lui.

Ce moment ne tarda donc pas et c’est prestement qu’elle se rendit à l’auberge du Martin-pêcheur, la moins miteuse de Novigrad. L’espionne n’était pas une adepte des tavernes, loin de là, mais elle devait bien reconnaitre que c’était des endroits idéals pour rencontrer des contacts. Alors autant en choisir une à peu près convenable car jamais elle ne s’abaisserait à mettre le pied dans des bouges poisseux, quand bien même on pouvait y trouver des informations. Il y avait des limites à sa tolérance et elle préférait de loin envoyer l’un de ses subordonnés dans ce genre de cas.

Elle pénétra donc dans l’auberge parcourant rapidement la salle du regard avant de se rapprocher du tenancier qu’elle interpela de toute sa royale présence. Il lui indiqua l’étage, parfait, elle n’aurait ainsi pas à rester au milieu de ces clients bruyants et aurait tout le loisir d’entendre son interlocuteur.

Elle se rendit à l’étage, la tête haute, ses dossiers précieusement cachés dans la doublure de son manteau. Bien qu’elle ne l’ait jamais vu, elle n’eut pas de mal à reconnaitre son rendez-vous. Il dénotait aisément de reste des clients, dégageant une aura toute particulière, inquiétante. Propre sur lui, il avait le mérite de bien présenter pour un légiste et d’avoir une prestance plus noble que n’importe quelle autre personne présente dans l’auberge. En revanche, il ne semblait pas âgé de plus d’une trentaine d’années. Le rapide dossier qu’elle avait constitué sur lui contenait encore des zones d’ombre, mais une chose était sûre, il devait être plus âgé que ce que son apparence ne le laissait supposer.  

Loin d’être impressionnable, Edora se stoppa à côté de la petite table à laquelle il était assis, découvrant son visage et attendant qu’il montre les signes de déférence appropriée en présence d’une dame en se levant pour la saluer. « Elijah Nyx Caedreach je présume. » annonça l’espionne en arrivant.
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Edora Sighrist
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Lun 14 Jan - 12:53
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How to get Away with MurderEdora Sighrist & Elijah N. Caedreach Tu savais que contacter une espionne pourrait te porter préjudice, par de multiples moyens que tu n’osais imaginer. L’espionne allait probablement enquêter sur ton passé, sur les multiples identités que tu avais laissé ci et là au grès du vent et de ton existence dans les différents pays sur lesquels tu avais marchés comme une ombre et un courroux du ciel. Néanmoins, la gravité était telle que tu ne pouvais négligée la piste qui s’offrait à toi, celle que quelqu’un, autre que toi ait des informations plus qu’importantes sur un sujet qui malheureusement, t’inquiétait plus que de nature. Si la vie et la mort d’êtres humains ou de monstres en général n’était habituellement pas de ton ressort, c’était bien la préoccupation permanente qu’un de tes proches y soient retrouvés qui t’inquiétait. Retrouver Faelan sur ta table d’autopsie n’était absolument pas une de tes priorités, bien au contraire, et il en allait de même de biens de tes proches. Ce qui avait commencé à t’alerter véritablement, c’était de retrouver des clients sur ta table. Ils n’étaient pas nombreux, deux ou trois à tout casser, mais c’était suffisant pour que tu prennes enfin les devants sur une affaire que même la pègre novigradienne esquivait avec un dédain sans pareil. Cela t’irritait au plus haut point, de voir à quel point ces barrons si bien habillés ne voulaient absolument pas voir la peste qui sévissait dans leurs rues à tel point que mêmes les mercenaires commençaient à redouter la sortie de leur taverne habituelle. Même toi, vampire supérieur qui ne pouvait avoir peur d’un simple meurtrier, commençait à craindre que le dit monstre ne vienne toquer à ta porte et essaye d’attenter à ta vie. Seulement, tu voyais bien que l’histoire était plus complexe que cela. La majorité des meurtriers et meurtres que tu avais connus dans ton existence se déguisaient par un modus operanti généralement très précis et ciblé, et si le travail semblait être fait par plusieurs, cela te paraissait trop gros pour être vrai.

La piste la plus étrange que tu avais entendue concernait des portes, des portails disséminés. La majorité des proches de décédés que tu avais pu contacter t’avaient parlé d’un portail qu’ils souhaitaient prendre. Alors bien sûr que cela faisait écho à des choses que tu avais entendu par le passé, mais aux dernières nouvelles, cette chose était fermée depuis des siècles. L’arène du Sabbat, bien évidemment, une déité parmi les monstres qui renfermaient les secrets des conjonctions des sphères, mais qui avait disparue, cachée dans les tréfonds de l’univers pour que plus personne ne la rejoigne. Ça ne pouvait être ça, tu en étais persuadé. Tu avais même contacté un de tes pairs, pour en savoir plus, pour lui demander la vérification que la grotte était toujours scellée, celle qui portait encore les marques de l’arène selon les dires de ceux qui vivaient avant toi. Tu n’avais pas connu l’arène, elle s’était fermée bien avant ton arrivée dans ce monde, mais le vampire que tu avais contacté l’avait connue et elle était toujours disparue, abandonnée aux absents. La grotte vide de toute présence spirituelle et des statues de marbre qui composaient l’ameublement de l’arène. Ainsi, cela ne pouvait être cela. A moins qu’une force magique ait portée de nouvelles formes à l’Arène, elle qui était déjà si spéciale du temps de son embranchement dans ce monde, mais tu en doutais, tu en auras entendu parler. A moins que personne n’en soit revenu vivant pour l’instant. Impossible. Tu aurais pu avoir une réponse plus claire, en faisant appel à un doyen car il y avait forcément un doyen pour garder l’arène, mais tu ne voulais vraiment pas avoir à faire affaires avec eux, oh non. Alors tu avais contacté l’espionne en espérant qu’elle ait de véritables pistes à t’offrir.

Il ne te fallut que peu avant de voir la femme arrivée. Tu la sentis avant de la voir. Une force de la nature, tu pouvais le deviner aisément à l’aura qu’elle portait avec elle. Elle devait avoir une affiliation avec la magie également, cela se sentait. Ainsi, du perchoir où tu étais, il t’était aisé de remarquer la dame, demandant au tavernier où tu pouvais te trouver et si tu étais déjà là. Ton regard resta plongé sur la foule, attendant qu’elle arrive à ta hauteur. Tu n’avais pas fait de recherches spécifiques sur elle, te contentant de ce qu’avait bien pu te dire Adélice à son sujet mais à la façon dont elle avançait vers toi, tu savais déjà qu’elle en connaissait un nombre important sur ta personne, mais qu’importe. Elle n’était pas là pour faire l’inventaire de ton existence et des multiples identités que tu avais laissé, et tu n’étais pas là pour lui dresser un portrait, non. Il y avait des enjeux bien plus importants que cela. Ainsi, tu te levas à ses mots, te courbant très légèrement, lui offrant la déférence que tu offrais à toute femme inconnue. Tu ne connaissais pas son rang de noblesse et ainsi, aucun code de ce type ne s’appliquait. « Edora Sighrist, ravi de vous rencontrer. Installez-vous, je vous prie, le vin ne devrait pas tarder. » Tu fis un mouvement de la main en direction de la table, inclinant très légèrement ton corps avant de reprendre place sur le banc, tes jambes se recroisant sous la table tandis que tes mains gantées se posaient sur la table. Au même moment, la serveuse arriva, légèrement essoufflée et les cheveux en bataille, ses joues blanches faisant ressortir les taches de rousseur qui parsemaient sa peau laiteuse. Elle se confondue en de légères excuses pour le retard avant de déposer le vin débouché ainsi que deux coupes. Elle prit l’initiative de verser le vin dans les coupes avant de repartir. Elle allait probablement revenir d’ici quelques minutes pour apporter un saladier de charcuterie ou de fruits secs. « Je me suis permis de prendre commande d’une bouteille d’Erveluce, en espérant que vous soyez friande de vin blanc. » Le tavernier avait pris en compte tes commandes et commandait ainsi plus régulièrement des vins de Beauclair, ou du moins, de Toussaint, ce qui rendait sa clientèle fort plus agréable, d’autant plus qu’ils n’avaient plus à boire les vins grossiers de Velen ou l’eau de vie de Mahakam. « J’ose espérer que votre voyage fut sans encombres. Encore navré de ne pas avoir pu me déplacer à Toussaint moi-même, des obligations me retiennent à Novigrad en ce moment. »
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Lun 14 Jan - 13:49
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How to get Away with MurderEdora Sighrist & Elijah N. Caedreach Le témoignage qu’Edora avait recueilli avant de venir ici était des plus intrigants. De ce qu’elle en avait compris du moins car la personne interrogée semblait délirer, enfermée dans une peur panique, prostrée dans l’évocation de monstres cauchemardesques et de lieux tout aussi horrifiques. Il semblait avoir totalement perdu l’esprit, son âme comme prisonnière hors de ce monde, toujours perdu dans cet endroit hors du temps. Mais tout semblait indiquer que cette personne était la seule survivante de ce fléau qui frappait sa ville. Il avait en effet été retrouvé entouré de plusieurs corps, lui-même à deux doigts de la mort, pas à cause d’une blessure mortelle, mais au bord de l’effondrement physique. Il aurait pu littéralement mourir d’épuisement. Edora avait pris note de tout ce qu’il disait bien que le sens de ces paroles reste obscur. Elle était donc d’autant plus curieuse de connaitre l’opinion de son nouvel acolyte à supposer que lui-même est des explications. Mais après tout, qu’est-ce qu’un vulgaire légiste, marchant à ses heures, pouvait bien y connaitre en portail et supposés mondes parallèles ? Sans doute rien, mais en l’absence de résultat concret, tout avis était bon à prendre et Edora avait la net impression que l’homme qu’elle avait en face d’elle était bien plus qu’un simple trafiquant psychopompe. Son rendez-vous était donc motivé par l’urgence de l’affaire autant que par son envie de la comprendre.

Elle inclina à son tour légèrement la tête dans une démarche purement protocolaire et s’assit devant Elijah lorsqu’il l’invita à le faire. « Ravie également Monsieur Caedreach » Répondit-elle poliment, davantage ravie par l’opportunité de mettre la lumière sur leur affaire que de réellement rencontrer une nouvelle personne. Quand bien même sa profession nécessité une curiosité exacerbée, elle n’était pas là pour se sociabiliser. Elle eut tout juste le temps de s’installer qu’une serveuse arrivait déjà avec le vin que son contact avait commandé. Elle haussa un sourcil face à cette initiative, ils étaient ici pour parler affaire, pas pour tailler le bout de gras, mais soit, autant se mettre à l’aise quand bien même le sujet sérieux ne le préconisait pas. « Je préfère le vin rouge, mais soit, vous avez fait un bon choix. » répondit-elle, tout de même agréablement surprise qu’ils servaient du vin digne de ce nom dans cet établissement. Elle se fit la réflexion qu’il était bienvenu que les vins de Toussait soient connus en dehors des frontières, cela permettez de ne pas avoir à se contenter de boisson médiocre en déplacement, ou à emporter ses propres bouteilles. Chose qu’elle ne faisait jamais. Elle ne disait pas non à un verre de vin de qualité lorsque l’occasion se présentait, mais elle était bien trop sérieuse dans son travail pour se laisser distraire par ce genre de chose dans l’exercice de ses fonctions. Et les dieux savent que son travail lui prenait tout son temps, alors les distractions de ce genre n’étaient pas monnaie courante, quand bien même elle vivait dans la capitale du vin. Enfin, surement qu’ici comme à Beauclair, aucune affaire ne se concluait sans une bouteille. Au moins il ne s’agissait pas de ces ignobles bières qui ne sciaient pas à sa condition, cela lui aurait fortement déplu.

Elle lui offrit un sourire aimable devant sa question formatée sur son voyage. La réponse ne l’intéressait surement pas réellement, elle relevait d’une volonté d’y mettre les formes et c’était le bienvenu pour une femme aussi à cheval sur l’étiquette que pouvait l’être l’espionne. Des obligations qui la retenaient à Beauclair, elle en avait aussi, mais elle savait qu’elle pouvait y retourner en un claquement de doigts quand lui aurait dû faire plusieurs jours de voyage à cheval, si ce n’est plus. « Mon voyage fut sans encombre, je vous remercie et je ne doute pas de l’importance des affaires qui peuvent retenir un légiste. Il faut s’occuper de la viande temps qu’elle est encore froide au risque de voir les morts se relever j’imagine. » Quand bien même elle pouvait se servir de portail pour voyager, elle ne put s’empêcher cette petite raillerie bien trop tentante suite à sa remarque. Elle n’avait pas pour intention de montrer une quelconque animosité et avait d’ailleurs gardé son sourire aimable. Mais après tout, s’il s’en vexait, tant pis pour lui, encore une fois elle n’était pas là pour se faire des amis mais pour affaires. Une affaire importante qui plus est, comme toutes les affaires importantes qu’elle traitait à Beauclair et qui était en suspens tant qu’elle était ici. Elle espérait donc que cette entrevue ne soit pas une perte de temps.« Nous avons à parler de sujets important semble-t-il. Mais avant toute chose, je suis curieuse de savoir comment vous avez obtenu mon contact.» Annonça-t-elle, ne voulait finalement pas perdre plus de temps que nécessaire dans les formalités d’usage. Elle avait bien compris ce qui l’avait motivé à se renseigner auprès d’une personne étrangère à Novigrad pour savoir si les meurtres étaient également perpétrés ailleurs, mais elle se demandait comment il avait connu son nom. En tant qu’espionne, elle se devait de faire preuve d’une certaine discrétion, alors savoir que son nom associé sa profession circulait librement dans la cité libre au point d’arriver aux oreilles d’un trafiquant, cela était préoccupant. Certes elle avait quelques contacts à Novigrad, mais tous exerçant le même métier qu’elle, à des échelons différents, un légiste en revanche, c’était inédit. Et peut-être bien utile en y réfléchissant. Quoi qu’il en soit, elle voulait mettre cela au clair avant d’entrer dans le vif du sujet. « Votre missive parlait de nombreux incidents regrettables survenues à Novigrad et Oxenfurt et dont vous cherchait à comprendre l’origine. Il se trouve que je suis moi aussi en quête d’informations sur des cas similaires survenues à Beauclair. Nous avant donc un but commun face au même problème. » Ajouta-t-elle en saisissant la coupe qui trônait devant elle pour la porter à ses lèvres et apprécier le goût sucré et épicé lui rappelant sans mal les contrées qu’elle avait quitté très peu de temps auparavant.
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Mar 15 Jan - 22:45
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How to get Away with MurderEdora Sighrist & Elijah N. Caedreach Si le cas d’Oxenfurt était inquiétant, c’était autant parce que la ville débordait d’étudiants presque tous innocents, mais aussi parce qu’il semblait s’être répercuté à Novigrad également. Là, c’était presque de l’ordre de l’invraisemblable. Tu détestais ce genre de situations, quand quelqu’un dans l’ombre se prenait pour dieu plus qu’il ne le devait. Ton voyage à Oxenfurt t’avait donné un travail bien plus sombre qu’habituellement et la demande si expressive de Francis t’avait fait grincé des dents, mais à raison. Ce que tu avais vu en entrant dans ce qui servait de morgue, c’était un spectacle des plus mortuaires que tu n’avais pas vu depuis bien longtemps. Tu étais habitué à la mort depuis Angren, où ton identité en tant que Castis avait appris le métier, mais le spectacle de ce jour à Oxenfurt était bien marqué dans ta mémoire, même aujourd’hui. Six cadavres, alignés sur des tables de fortunes, l’odeur du sang terriblement forte que tu manquais d’en perdre ton sevrage et l’odeur de la mort, qui s’en mélangeait avec le formol ambulant. Tu avais retrouvé le légiste, accablé par cette surdose de travail, quelque chose qu’il n’avait pas vu en vingt ans de métier, et même toi, en travaillant à Novigrad, tu n’avais pas vu autant de corps dans une seule pièce depuis un moment. Généralement, c’était six sur deux semaines peut-être, généralement des sans-abris ou de vieilles personnes abandonnées dans leur demeure et retrouver par l’odeur. Rien de tout cela à Oxenfurt, oh non. Un noble, un elfe, un nain, un mercenaire, une femme, et finalement, un doppler. Tu les avais tous examinés, minutieusement, prenant note de chacune des blessures, si particulières et si différentes selon les cadavres. C’était navrant, presque décourageant au fur et à mesure que tu t’en occupais, avec l’aide de l’autre thanatopracteur. Il criait au démon, pensant que la ville allait encore subir une conjonction, que c’était l’arrivée de la prophétie. Que nenni. Il n’y avait rien de tel dans les corps entassés. Dans le temps que tu avais, tu avais pris contact avec la famille, les interrogeant pendant que le légiste travaillait et inversement, de façon à avoir le plus d’informations possibles. Mais tout restait flou, confus, brouillon. Rien ne collait véritablement. Le seul lien étant ces portails qu’ils avaient apparemment tous cherchés à trouver, seuls ou non. Il n’y avait aucun sens. C’est pour cela que tu avais demandé l’aide d’un vampire, pour qu’il vérifie l’arène et la grotte où elle était censée être. Quand il était revenu à toi, avec la confirmation que la grotte était toujours scellée, tu lui avais expliqué la raison de tes inquiétudes et la situation à Novigrad et Oxenfurt. Sa réponse avait été salée. Kastiel, tu ne devrais pas mettre ton nez dans cette affaire. Les meurtres sont choses communes parmi les humains, je ne vois pas pourquoi tu t’en inquiètes. Les choses sont similaires à Vengerberg ou à Kovir. Ça va leur passer. Comme toujours. Au vu de ses mots, tu n’avais pas voulu appuyer sur la mention de Vengerberg, ville où tu l’avais rencontré, sous cette identité masquée. De plus, il était plus âgé que toi et te poussait ainsi à mettre sous silence tes interrogations, par respect. Mais cela ne t’avait pas rassuré pour autant, bien au contraire.

Seulement, tu balayais ces informations et ses inquiétudes plus loin au fond de ton crâne, te reconcentrant sur la femme qui venait d’arriver. Si tu t’inclinais pour le protocole, elle en fit de même, en toute connaissance de cause. Tu ne le faisais jamais mais si tu voulais avoir des informations de sa part, tu avais tout intérêt à te tenir à carreaux, d’autant plus que vous étiez dans un lieu où tu n’avais pas l’avantage, ni elle ni toi d’ailleurs. Tu aurais pu l’inviter chez toi, où tu aurais pu lui soutirer toutes les informations dont tu avais besoin, avec ou sans son consentement mais non, il fallait que tu fasses les choses correctement et dans les règles pour une fois. Alors soit. Tu haussas très légèrement un sourcil lorsqu’elle te fit part de sa préférence pour le rouge mais tu ne daignas pas le relever. Tu avais commandé du blanc, de toute façon, il était trop tard pour le changer et ce vin était délicieux, il fallait probablement être mort pour ne pas le reconnaître, ou fou, au choix. De toute façon, tout vin en provenance de Toussaint avait son charme, à la différence de ce qui se faisait autour de Novigrad. On ne pouvait pas qualifier les territoires avoisinants comme les plus propices au vignoble, mais ça n’empêchait pas certains d’essayer… A leurs risques et périls. Tu pris une gorgée de ton vin, juste après avoir posé une question purement par politesse. Non pas que tu te fichais de la tenue de son voyage, mais honnêtement, vous aviez de meilleurs sujets de discussion à venir et tu ne l’avais pas fait venir ici pour parler de la pluie et du beau temps, même s’il y avait probablement matière à en discuter au vu de la météo Novigradienne. Sa remarque te piqua légèrement avant qu’un sourire carnassier ne se place sur tes lèvres, tes yeux dissonants se posant sur la femme. Heureusement pour elle, tu le prenais avec sourire parce qu’elle t’était étrangère et que tu avais besoin d’elle. Quiconque de lambda se serait permis une telle remarqua n’aurait probablement pas eu le même traitement. « Si seulement ils se relevaient. Mais non, leurs corps pourrissent et croyez-moi, il n’y pas pire que de travailler sur un corps déjà mordu par la pourriture, mais la soie de vos bureaux en tant qu’espionne vous en épargne, n’est-ce pas ? » Tu répliquas, le même sourire carnassier sur les lèvres avant qu’elles ne touchent à nouveau la coupe pour se délecter des épices du vin. Tu restais plus qu’aimable malgré la pique. Tu n’avais pas honte de ce que tu faisais pour le roi des mendiants, loin de là. Tu avais appris ce métier pour te fondre dans la foule et même si tu détestais l’odeur du formol sur ta personne, travailler avec les morts était parfois plus simple que de travailler avec les vivants qui trouvaient toujours quelque chose à redire sur quoi que ce soit, ce qui se révélait plus insupportable que tu ne l’aurais imaginé. Les mots, au moins, ne disaient rien. Ton sourire ne te quitta pas à ses mots et tu redéposas ta coupe, laissant ton regard se poser sur la foule qui était au rez-de-chaussée. « Voyons, voyons. Je ne suis peut-être ni maître espion ni espion tout court, mais nous savons tous les deux à quel point il est mauvais et contreproductif que de dévoiler mes sources. Je ne me permets pas de vous demander pourquoi vous savez mon deuxième prénom quand je ne vous ai écrit qu’avec le premier et mon nom de famille. » Tes yeux se posèrent à nouveau sur elle. Néanmoins, tu pouvais comprendre l’inquiétude de la femme à ce que son nom soit dévoilé ainsi, tu rajoutas, non sans un flegme apparent dans ta voix. « Soyez rassurée, cependant. Le contact en question connaît la valeur des secrets et des noms, et le vôtre n’a été divulgué que dans l’enceinte de ma demeure. Je doute qu’il se soit échappé dans la ville libre, et si c’est le cas, ce n’est pas de ma faute. » Tu repris ta coupe pour en prendre une gorgée. Tu ne savais pas si elle connaissait Adélice et tu ne voulais absolument pas mettre son identité en péril si ce n’était pas le cas. Ainsi, son nom resterait caché et il n’y aurait rien en cette femme qui pourrait te faire cracher le nom de ton contact, surtout quand tu n’avais pas la certitude que les deux personnes en question se connaissait. Tu savais la valeur d’un contact et de sa discrétion, tu n’allais pas tout foutre en l’air aujourd’hui, oh que non. « Il s’agit peut-être de regrettables incidents pour vous à Toussaint, ma dame, mais ici à Novigrad ou à Oxenfurt, le terme incident est particulièrement mal employé. A force de temps à travailler ici ou ailleurs, un meurtre se reconnaît, comme une blessure de guerre. Ce qui se trame dans les bas-fonds n’est pas de l’ordre d’un accident quelconque mais d’un meurtre au minimum. Et les témoignages de leurs proches sont des plus troublants, à mon sens, en plus de la nature particulièrement variée des victimes. Pour être totalement franc avec vous, cette histoire ne fait aucun sens. » Oh tu te gardais bien de raconter que tu avais connu suffisamment d’assassins et de meurtriers pour savoir que tout ceci ne faisait aucun sens. Elle n’avait pas vraiment besoin d’en savoir plus sur ta personne à ce sujet là. Mais tu étais content, en un sens, que la discussion prenne enfin le tournant qu’elle devait au vu de sa venue.
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Oh, I love to watch your body lie, makes me feel better, makes me satisfied. And oh oh, you could bring it back, who wouldn't want it when he looks like that? Oh oh, I want you to stay and if I try my hardest, would you look my way? Are you gonna hurt? are you gonna burn ? Gonna answer me? Let me take your heart, Love you in the dark,

no one has to see

ANAPHORE
Elijah Nyx Caedreach
The Crow : right hand of secret lust
Race Race : Vampire Supérieur
Habite à Habite à : Novigrad.
Couronnes Couronnes : 7742
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Quelque chose à ajouter Quelque chose à ajouter : how to get away with murder ; ft. Edora. Tumblr_inline_o10y5nNUKM1twk1o0_250
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Mer 16 Jan - 0:29
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