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irness aep an'tabriss ; bound by magic and blood.
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Race Race : Elfe Aen Elle.
Mar 19 Juin - 23:21
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tale of the shadow elf

Irness aep an'Tabriss
ft. Tessa Thompson
nom: aep an'Tabriss  ; prénom: originellement, Irnesseria mais se fait appeler Irness, Ness pour les intimes ; âge: 26 physiquement, 101 biologiquement  ; lieu de naissance: Tir ná Lia, la capitale Aen Elle de marbre ; lieu d'habitation:  Beauclair, la ville du vin et du sang  ; date de naissance:  3 décembre 1173  ; race: Elfe Aen Elle ; profession:  co-propriétaire de la Faisanderie, magicienne à temps plein, herboriste et mentor en magie à temps partiels  ; situation amoureuse: célibataire, mais le cœur en balance en permanence ; situation financière: très aisée grâce à ses nombreux travaux, elle ne manque de rien ; orientation sexuelle: pansexuelle, elle aime les gens plus que le genre ; groupe: mage

you're a storyteller
no path is darker than when your eyes are shut

La magie est un don, mon enfant, à toi d'en faire bon usage.

Irnesseria aep an'Tabriss, fille d'un couturier et d'une mage Aen Elle, née dans la belle cité Aen Elle, dans le monde de ces derniers. Jeune fille qui dès son plus jeune âge montrait déjà des aptitude à maîtriser la magie, s'amusant avec les eaux des fontaines de l'îlot dans lequel sa famille habitait. Une forme de bas-cloître pour les familles qui n'étaient pas suffisamment riches et blanches pour le centre de la ville. Elle côtoyait des elfes qui étaient aussi semblables qu'elle ainsi que les domestiques du palais d'hiver. Cet îlot avait ce format familiale où tous les impurs aux yeux des grands Aen Elle vivaient en harmonie, ne marchant pas sur les autres dans le seul but de monter dans la haute société. Seulement, sa famille habitait au départ dans la sphère riche autour du palais de Tir Na Lia ; son arrière grand-père avait néanmoins fait l'erreur de se marier et de s'acoupler à une elfe Aen Seidhe, rompant ainsi le charme du sang pur de la famille an'Tabriss, les bousculant en dehors de la sphère dorée. Irnesseria connaissait l'histoire de sa famille mais ne s'en offuscait pas, appréciant la liberté qui était présente là où sa famille avait élu domicile depuis quelques siècles. Petite, il lui arrivait de s'installer sur le balcon de la maison familiale et d'observer les hautes lumières provenant du palais d'hiver et des maisons des hautes familles, espérant un jour pouvoir être invitée à l'une de leurs si célèbres soirées. Des rêves d'enfants qui se brisaient de plus en plus au fur et à mesure qu'elle grandissait.

Sa mère, répondant au nom d'Elemerissa, avait parfois la chance de rejoindre les hautes sphères, pour son travail, pour quelques travaux qui demandaient une mage experte dans son domaine. Elle était une experte dans la fertilité, que ce soit de la terre ou des elfes. Elle était presque sage-femme, comme ils appelaient. Elle possédait un pouvoir très puissant et l'avait transmis à Irnesseria, jeune demoiselle aux yeux caramels. Demoiselle qui dès ses dix ans, fut appelée à rejoindre une forme d'académie de magie, située non loin de la sphère dorée de Tir Na Lia. Sa mère aurait préférée enseigner toute seule le pouvoir de sa fille mais elle savait que son lien avec le Pouvoir et la Force était trop puissant pour qu'elle le gère seule. Ainsi, elle l'emmena. C'était un début d'hiver, la neige recouvrait petit à petit les pavés de marbre de la cité ; la jeune demoiselle à la peau mate était enveloppée dans un manteau blanc que son père lui avait confectionné, tenant fermement la main de sa mère, ses cheveux tressés tombant en dehors de la capuche du manteau. Elle observait tout, curieuse comme jamais, ses yeux scannant les tours de marbres, les fontaines, les statues et les mosaïques ; un nouvel univers s'ouvrait à elle.

Les hautes portes de l'Académie se dressaient devant elles, des portes d'acier dont les embouts formaient des têtes de dragons. Un alliage d'arabesque doré se formait au centre même des deux portes, ces dernières s'ouvrant automatiquement à l'arrivée d'Irnesseria et de sa mère ; un homme à la peau immaculé, aux cheveux immaculés et aux yeux émeraudes les attendait au bout d'un petit chemin pavé qui divisait la grande cour. Il se tenait debout, les mains dans le dos, son costume noir de jais l'amincinçant encore plus, devant les marches menant vers le grand bâtiment de marbre. L'homme, répondant au nom de Rhaac'var, se délecta d'un sourire avant de tendre sa main en direction de la jeune fille qui lâcha la main de sa mère pour s'approcher de l'elfe. Seulement, sa mère attrapa son enfant pour la tourner vers elle une dernière fois, remarquant le regard attendrit de l'elfe patient. Elle prit le visage de fille entre ses mains, une certaine délicatesse émanant du geste tandis qu'Irnesseria ne comprenait pas et tentait de s'échapper de l'étreinte de sa mère, jusqu'à ce que cette dernière ne parle.

Irness. N'oublie pas d'où tu viens et n'oublie surtout pas ce que je t'ai un jour dit. La magie est un don, et il n'en tient qu'à toi de faire de bonnes choses avec. La magie est le chaos, l'art et la science en même temps. C'est une malédiction, une bénédiction mais surtout un progrès, fais attention à ce que tu fais.

Suite à ces mots, elle lâcha sa fille qui rejoignit rapidement Rhacc'var, les portes de marbre de l'Académie se fermant derrière eux tandis qu'Elemerissa reprenait le chemin inverse pour retourner chez elle. Là où son mari l'attendait et à qui elle devrait expliquer ce choix que d'abandonner leur enfant aux prises de grands elfes mages pour que son avenir soit plus simple que le leur. Pour que leur enfant puisse avoir un avenir, tout simplement.

Il se passa 25 ans. Vingt-cinq années où Irnesseria ne vit pas ses parents, enfermée dans l'Académie pour maîtriser ses pouvoirs et atteindre un niveau d'excellence qui dépassait même certains grands elfes aen elle. Vingt-cinq années où elle apprit à devenir une élémentaliste, maîtrisant les éléments comme une seconde nature et où elle se spécialisa en tant que mage de l'illusion auprès de celui qui l'avait fait rentrer dans l'Académie pour la première fois, son mentor. Vingt-cinq ans coupée du reste de la ville et du reste du monde, complètement obnubilée par la magie et son contrôle. Bien sûr, il lui restait énormément à apprendre, à perfectionner, mais elle pouvait le faire seule. Elle n'avait plus besoin de son mentor qui lui avait même dit qu'elle devait faire les choses seule maintenant. Elle était reconnue comme mage, certifiée comme telle même si son talent n'était pas forcément reconnu par ses paires. Ainsi, elle descendit les escaliers de l'Académie, marche par marche, suivie de près par Rhacc'var, qui avait prit quelques rides depuis, tandis qu'elle n'avait que grandie et ressemblait à une femme d'une vingtaine d'année. Sa robe blanche tombait contre les marches puis contre les pavés de pierre, et elle se retourna, ses boucles brunes suivant le mouvement de son visage, ses yeux scannant une dernière fois ce bâtiment dans lequel sa vie avait été engouffrée ses dernières années. Un dernier regard vers Rhacc'var, qui s'était arrêté au pied des marches, et elle franchie les portes d'acier de l'Académie, se laissant portée par le grincement léger de ces dernières lorsqu'elles se refermèrent. ne jamais se retourner.

Irnesseria savait qu'avec un peu de travail, elle pourrait très bien conquérir ses paires et redorer le blason de sa famille afin qu'ils puissent revivre au plus près du coeur de la cité. C'est avec le coeur rempli d'une motivation nouvelle qu'elle prit le chemin de son îlot, sans s'inquiéter que personne ne soit venu la récupérer à sa sortie d'école ni même que sa dernière lettre soit restée sans réponse. Les temps étaient durs, les elfes vieillissaient de plus en plus et ne donnaient que peu de naissances, la vie se faisait difficile, la nourriture était de plus en plus compliquée à trouver. Tir Na Lia perrissait petit à petit, au fur et à mesure que l'on s'éloignait du centre. Elle sentit pourtant son coeur se glacer lorsque ses pieds l'amenèrent au bout du pont reliant l'îlot où sa famille habitait à un autre par lequel elle était passé. Des ruines. Il ne restait que de rares fontaines et quelques petites huttes qui tenaient par un grand miracle. Les gens ramassaient leurs affaires, balayaient, nettoyaient, rangeaient, encore et encore. Une domestique du palais d'hiver s'approcha d'Irnesseria, lui demandant si tout allait bien. Elle apprit très rapidement qu'une meute de licornes avait franchie les barrières de la ville et avait saccagée plusieurs petit cloîtres comme celui-ci. La garde n'avait rien fait, et la domestique pensait très sérieusement que les hautes instances avaient provoquées les licornes pour que cela arrive. Irnesseria lui demanda si ses parents étaient encore en vie, et la domestique ne put que la rediriger vers le panneau où tous les blessés et morts étaient rescensés.

Sachant la mort de ses parents, écrits noirs sur blanc sur un morceau de papier de vélin accroché à un misérable morceu de bois, elle ne pouvait rester à Tir Na Lia. Les hauts Aen Elle n'avaient rien fait, ils n'avaient pas envoyés de cavalerie pour aider les ilots moins riches. Non, ils avaient préférés les laisser mourir, comme des esclaves. Elle avait vécu le racisme et la discrimation à l'école, mais ça, cela dépassait tout ce qu'elle pouvait vivre. Elle resta quelques mois dans l'atelier de mage de Rhacc'var, au centre de la ville, en secret. Ce dernier venant l'aider parfois pour trouver ce qu'elle cherchait : un portail qui la conduirait dans l'autre monde, là où les Aen Seidhe vivaient. Après de minutieux calculs, le portail se trouva et elle n'attendit que peu de temps pour partir, faisant ses adieux au seul elfe qui depuis son arrivée à l'Académie, l'avait aidé sans jugement et lui avait offert un bâton fait sur mesure pour elle et ses pouvoirs. Elle franchie le portail un soir d'hiver, lorsque le vent tapait dans son dos, envoyant ses boucles brunes contre son visage. Quelques instant plus tard, elle était au dessus d'une tour en ruine, un paysage montagneux comme seul spectateur de son arrivée.

Irness se félicita d'avoir un jour pris les cours de langues communes, surtout lorsqu'elle se retrouva face à face avec des sorceleurs. Ces derniers lui apprirent son lieu d'arrivée : l'Archipel de Skellige, et plus précisément, sur l'île de Faroe, très près de l'école de l'ours. Ce n'était pas vraiment le lieu idéal pour elle, même si elle n'en avait pas vraiment. Il faisait froid ici, et même si le paysage était grisant, elle n'avait pas l'intention de rester dans les parages. Et pourtant, un des sorceleurs l'aida à quitter l'île, la suivant jusqu'à Kaer Trolde. Elle resta à Skellige pour cinq ans, s'établissant dans un petit village avec une matriarche qui accepta de lui apprendre tout ce qu'elle savait sur les us et coutumes du continent tandis que son fils lui apprenait à se battre avec des armes. C'est armée de deux dagues d'acier dans lesquelles incrusta des runes ainsi que son bâton qu'elle quitta l'archipel de Skellige, son navire l'emmenant à Novigrad.

Novigrad où elle resta six ans, s'étant trouvé un nouveau mentor en magie et avec qui elle travaillait sur l'élaboration de nouveaux sorts, mêlant protection et illusion. C'est d'un de ses sorts qu'elle garda un tatouage en forme de demie lune sur la poitrine, canalisateur de ce sortilège. Elle fut très vite repérée par la rectrice de l'académie d'Aretuza pour ses capacités et ce sort ; cette dernière la somma de venir sur l'île de Thanedd, pour une soirée, afin de savoir si un poste dans l'académie lui plairait. Ce qu'elle n'avait pas envisagée, c'est qu'elle ne reviendrait pas avant un bon moment dans les environs de Novigrad. En effet, Irness accepta la proposition, devenant ainsi l'une des rares mages à enseigner l'art de l'illusion à l'Académie. Elle se fit quelques amis au sein de l'école, ne rencontrant pas les mêmes problèmes que lorsqu'elle était dans sa cité natale. Elle pouvait se développer, devenir plus puissante encore. Elle avait le droit à la recherche ainsi qu'à avoir des élèves à elle, des apprentis. Elle reçut, au bout de dix ans de loyaux services à Aretuza, une proposition de la part du Conseil des Mages, mais elle refusa. Ce n'était pas l'envie de monter dans la hiérarchie qui lui manquait, mais elle savait qu'elle serait bridée et surveillée si elle faisait partie de cette cabale.

Elle resta encore deux ans au service de l'Académie d'Aretuza, voyant toujours plus d'élèves venir et tant d'autres partir vers de nouveaux voyages. Elle était envieuse, elle voulait voyager. Même si elle se plaisait au sein de cette école, son rang et sa stature lui donnant tout ce qu'elle pouvait imaginer, elle se sentait prisonnière d'un schéma qui ne lui convenait plus. Ainsi, elle offra sa démission auprès de la rectrice qui, dans un sourire, la laissa partir sans grande cérémonie. L'ouverture d'un portail pour Oxenfurt et Irness avait disparue, ne laissant derrière elle que des ouvrages et des sorts inachevés, espérant qu'un jour quelqu'un ouvrirait ses livres et finirait ce qu'elle avait laissée. Elle s'installa, au départ, dans une maisonnée en plein centre d'Oxenfurt, profitant d'une année pour faire une liste des lieux où elle voulait aller. Ses pas finirent par l'emmener à l'Académie d'Oxenfurt, en tant qu'étudiante, pour apprendre l'herboristerie. Elle avait déjà quelques notions, pour pouvoir préparer des potions et élixirs magiques, uniquement pour les mages. Elle voulait apprendre pour pouvoir faire des potions, des remèdes et autres choses pour les humains, pour les non-mages. Ainsi, elle resta cinq ans, à Oxenfurt et à son académie, découvrant de nouvelles connaissances sur le monde dans lequel elle vivait, sur l'herboristerie, sur la magie même. Seulement, une émeute éclata à l'Académie et elle fut forcée de quitter les lieux avant que sa vie ne soit mise en danger par les émeutiers. Elle apprit très vite que cette émeute n'était pas unique à Oxenfurt, d'autres écoles commençaient à se révolter contre les sélections faites. Si celui avec qui elle entretenait une relation n'avait pas été là, elle aurait pu finir la tête sur une pique et le corps au bûcher. Ils se séparèrent pourtant au moment de former le portail, après avoir récupéré ses affaires. Il fit diversion et il la poussa dans le portail, l'empêchant de l'attendre.

Elle se retrouva à Nazair, sans repères. Très vite, du haut de ses 64 ans, elle trouva quoi faire, comment le faire et ne tarda pas à s'en sortir. Elle trouva un travail auprès d'un herboriste, cachant ses oreilles pour éviter les indiscrétions et travaillant le plus simplement possible. Nazair était un chouette endroit, mais pas pour une elfe, pas pour une mage, pas lorsque le monde commençait à avoir encore plus de rancune. Elle retrouva son ami en chemin, le suppliant de retourner à Skellige avant que cela dégénère ici. Elle resta néanmoins huit ans à Nazair, essayant de vivre au mieux, d'aider au mieux une population qui avait été ravagée par la guerre. Seulement, au bout de huit ans, elle monta dans le premier bateau en départ d'ailleurs, sachant qu'elle avait été vendue aux premiers chasseurs de sorcières. Elle ne pouvait prendre le risque de rester plus longtemps ici. Surtout lorsqu'elle se retrouva battue par des villageois mécontents de ses travaux, sur le sol boueux de la place. Un elfe de la ville la soigna avant de la mettre dans le bâton qu'elle comptait prendre, à destination de Skellige. Elle y retrouva quelques rares personnes à Kaer Trolde. Seulement, elle n'y resta pas. Elle retourna sur Faroe, auprès de l'école de l'ours, espérant retrouver son ami. Elle n'y trouva que le silence des autres sorceleurs restés dans leur bastion et le martellement du forgeron runique. Elle demanda d'ailleurs à ce dernier de lui forger une bague, avec son aide, pour catalyser sa magie lorsqu'elle ne pouvait pas utiliser son bâton. Ils passèrent l'hiver à travailler sur la bague, pour qu'elle soit ni trop grosse ni trop mince, que la pierre soit parfaitement ajustée et que les runes sur l'anneau soient bien efficaces. A la fin de l'hiver, elle reprit son voyage pour Kaer Trolde puis Novigrad. Arrivée à Novigrad, elle ne tarda pas à rejoindre une caravane, direction le sud.


Son voyage s'arrêta à Toussaint, dans la capitale qu'était Beauclair. Avec l'argent qu'elle avait amassé au fil des années, elle ne tarda pas à s'acheter une maison au bord du lac, près de la place Epona, là où elle pourrait admirer la vue sans jamais s'en lasser. Elle sentait une connexion avec cet endroit, plus que n'importe où ailleurs. Du faut de ses 75 ans, elle venait enfin de retrouver un endroit où elle se sentait chez elle. Un an plus tard, elle commença son service auprès d'Ademarta, la duchesse de Toussaint, avec qui elle s'entendait bien, suffisamment bien pour qu'elle lui lègue quelques petites choses lorsqu'elle s'éteignit onze plus tard. Malgré que la duchesse Anna Henrietta voulait reprendre les mages de cour d'Ademarta, Irness décida qu'elle ne voulait pas, qu'elle ne pouvait pas, pas après l'amitié partagée avec l'ancienne duchesse. Ainsi, elle ouvrit, dans sa maison, une échoppe d'herboristerie, se voulant également mentor pour les jeunes mages Beauclairois. Lorsque la seconde conjonction frappa, elle venait tout juste d'acheter les parts de l'ancien propriétaire de la Faisanderie, faisant d'elle la co-propriétaire de cette taverne. Depuis, la jeune femme attend l'aventure, attends les surprises que sa longue vie risque de lui apporter. Tandis qu'elle sirote du vin depuis son balcon, ses doigts s'amusent à créer des illusions et des images animées se reflétant sur l'eau du lac.


state of mind
For those who value survival, sentimentality is not an option

Irness fait partie de ses gens qui ont appris qu'il fallait survivre un jour pour pouvoir vivre. Elle appris très rapidement, dès sa sortie de l'école, que les sentiments n'avaient plus leur place à partir du moment où elle devait survivre et qu'elle devait le faire vivre. Irness n'a jamais perdu sa curiosité ; enfant satisfaite par toute les beautés qu'elle pouvait croiser, toujours en quête de plus de savoir et de connaissances, elle est curieuse par nature et sa survie s'est allégée par ses connaissances. Découvrir le monde était une obligation pour elle, après avoir été bercée de désillusion pendant des années sur sa race, elle ne pouvait rester dans un monde où l'on avait tué ses parents sans même bouger le petit doit. Elle garda sa curiosité au prix de son innocence, perdue dans un bassin de ruines en flammes et dans les cendres de cadavres à qui on n'accordait même pas une sépulture décente. L'impureté de son sang lui donna l'humilité quant à ses capacités et la détermination de réussir, à se surpasser pour pouvoir être reconnue. Elle n'avait pas besoin qu'on lui jette des cadeaux aux pieds, elle demandait juste à ce que son travail soit reconnu et évalué comme tel. Si la jeune femme ne se berce plus d'illusions concernant son ancien monde et celui dans lequel elle évolue aujourd'hui, cela ne l'empêche pas de rêver de jours meilleurs, d'une nouvelle facilité de vivre, de rêver d'aventures et grandes odyssées.

Si sa gaieté fait le plaisir de tous lorsque l'alcool coule à flot, sa colère peut être aussi foudroyante qu'un tonnerre d'Alzur. Elle n'est pas femme au sang chaud, bien au contraire, mais lorsque la température monte, elle n'hésite pas à faire éclater les pires mots que son cerveau a appris à enregistrer, frappant là où cela fait mal. Une rancune tenace, elle porte en elle les rêves brisés d'une petite fille et les désillusions d'une adulte, et elle n'oublie que très rarement les tords qui lui sont faits. Tout comme elle admet très rarement avoir fait des erreurs, jugeant cela inadmissible autant pour elle que pour les autres, au vu de son intransigeance autant envers elle-même que vers les autres. Elle valorise son travail au lieu de ses sentiments, laissant à de nombreuses reprises son professionnalisme et sa raison parler au lieu d'accorder à son cœur le droit d'apporter quelques mots. Néanmoins, elle est une femme d'émotions, vivant à travers ce que les gens lui font ressentir, lorsque le travail n'est pas dans l'équation. Elle a appris l'empathie de ses voyages, appris à ressentir pour les autres et à en faire quelque chose de positif, même si le poids de certaines blessures continuent de peser. La faiblesse qu'elle peut posséder réside dans son attachement aux gens, elle s'attache très vite mais comme un fil, elle a appris à couper très vite pour ne pas souffrir inutilement.  

Si le sarcasme est son mot-dit pour toute discussion déplaisante, l'ironie est son maître-discours lorsque la noblesse devient pesante. Irness n'est pas hypocrite mais elle sait jouer des mensonges pour pouvoir se garder les petits papiers de quelqu'un, quitte à jouer de ses charmes pour savoir ce qu'elle veut. Elle se sait belle femme, mais n'en joue pas, ou seulement lorsque la personne en face d'elle possède quelque chose qui l'intéresse ou que cette personne l'intéresse. Car, quand bien même la jeune femme se restreint sur les sentiments, elle n'oublie pas et ne se désintéresse pas des passions charnelles qui animent les êtres vivants. Si sa différence a, à de nombreuses reprises, joué sur ses relations négativement, elle sait aujourd'hui tirer profit de ses erreurs de jugement et faire en sorte que cette différence n'obscure ni son jugement ni celui des autres. Elle sait se montrer tenace et impitoyable, comme une épée, mais aussi tendre et délicate qu'un sortilège de protection. Si le sarcasme et l'ironie font loi dans son vocabulaire, l'humour n'est pas en reste lorsqu'il est question de rire ou de se détendre pour quelques instants. Si la coquetterie est une valeur à laquelle elle s'attache depuis longtemps, elle sait également la mettre de côté lorsque le devoir la pousse au pied du mur. Si, de cœur elle n'est pas, sa raison fait toujours valoir ses droits et ceux d'autrui ; elle ne se bat pas pour la justice du monde, mais pour une égalité certaine entre les êtres. Si l'on brise sa carapace d'ironie, de sarcasme et de maigre froideur, la jeune femme qui se dévoile est pleine de bonne volonté, de curiosité et d'humour, savourant la chance qu'elle a encore d'être en vie, et croquant à pleine dents chaque jour qu'il lui ai encore offert. L'espoir qu'elle retrouve ce qu'elle a un jour perdu la suit, comme une ombre, et même si elle se dit vivre dans le présent, il n'y a pas une seconde où son regard ne se tourne pas vers le passé, vers la mélancolie et la nostalgie qui la ronge malgré tout. Femme au caractère sucré et salé, dont le tempérament n'a d'égal que la fluidité de l'eau, Irness est une survivante de voyages houleux. La magie la transforma comme jamais, le contact des Humains aussi, et si aujourd'hui, elle vit en harmonie avec les voyages qu'elle entreprit, elle n'oublie jamais qu'il n'y a pas si longtemps, elle était dénigrée et détestée par ses paires pour une histoire de teinte et de sang. Liée à la magie et au sang, Irness ne se veut pas héroïne elfe de son temps, simplement mage aux talents certains et femme de bon cœur à qui l'énervement ne va pas toujours au teint et dont la rancune fait sortir les griffes.  


get to know better

Quelles sont tes capacités physiques? Possèdes-tu des compétences magiques? Quel est ton petit plus ? Magicienne de talent, elle est considérée comme une élémentaliste par ses paires, maîtrisant les éléments. Mais elle est surtout spécialiste dans l'art de l'illusion, sachant créer autant de petites formes que de gigantesques labyrinthes d'illusions. Elle possède également des compétences en herboristerie, pouvant créer des élixirs et des potions pour des non-mages mais également pour les mages. Ses compétences n'allant pas jusqu'à la créations de potions pour sorceleurs. Son plus restant néanmoins sa maîtrise de l'illusion magique.
Que peux-tu nous dire sur ton métier? Sur ce que tu fais au quotidien? Irness a travaillé en tant que mage de campagne quand elle était dans les villages mais elle travailla également auprès de la duchesse Ademarta comme une de ses mages de cour. Aujourd'hui, elle est herboriste et mage pour les habitants de Beauclair ainsi que mentor pour certains élèves de Ban Ard ou d'Aretuza. Elle est également la co-propriétaire de la Faisanderie, aimant gérer les affaires des tavernes et les différents tournois qui y sont déroulés.
Possèdes-tu un catalyseur de magie, une arme permettant de contenir ta magie? Si oui, quelle est-elle et comment l'as-tu obtenue? Si non, que possèdes-tu? Elle possède une arme catalysant sa magie, lorsqu'il est question de combat; il s'agit d'un bâton fabriqué en orme de Tir Na Lia sur lequel sont gravées des runes elfiques. Le bois se divise en deux tout en haut du bâton pour former ainsi une torsade jusqu'à se rejoindre en deux têtes de serpents tenant dans leur bouche une orbe d'améthyste. Son bâton possède également une lame très fine à son embout. Un bâton qu'elle obtenue lors de la fin de ses études à Tir Na Lia, offerte par son mentor en illusions. Elle possède également une bague, qu'elle utilsie pour catalyser sa magie lorsqu'elle n'a pas son bâton ; une bague dans laquelle réside un croc de serpent fossilisé. Une bague qu'elle fit fabriquer après son passage à Aretuza. Elle maîtrise également l'utilisation de dagues, en possédant ainsi deux courbées sur lesquelles sont inscrites des runes.
Quelles sont tes idéologies par rapport au groupe auquel tu appartiens ou veux appartenir? Irness a un avis très tranché sur le sujet. Les mages possèdent l'avenir avec la magie mais nombreux sont ceux qui l'utilisent à mauvais escient. Elle aimerait également que les mages soient plus respectés et moins persécutés pour leurs affiliations, de même qu'au sein même de la caste, elle aimerait que l'étiquettage soit moins présent et que l'éducation soit moins traditionnelle.



Possèdes-tu des traits physiques particuliers? Tatouages? Piercings? Lunettes? Anormalité physique? Des bijoux? Irness est tatouée, possédant en premier lieu quatre lignes blanches très fines descendants sous ses yeux, deux pour chaque oeil. Chacune de ses oreilles sont tatouées de toute petites runes sur son cartillage mais également à l'arrière. Plus traditionnellement, elle possède un serpent se mordant la queue juste sous sa nuque, entouré par une pluie d'arabesques. Ses bras sont magnifiés de lignes blanches, se torsadant tout autour de son coude avant de s'effacer le long de son avant bras et de son biceps. Son épaule droite est marquée d'une rose sur le rond de l'épaule, symbole de son passé à Tir Na Lia où les roses fleurissent qu'importe la saison. Ses chevilles, ainsi que ses pieds, sont comme ses coudes, marqués d'arabesques et de torsades blanches tandis qu'un dragon fait d'arabesques couvre son flanc gauche. Sa main droite porte un tatouage d'un soleil stylisé, semblable au symbole niflgaardien, dans une ancre couleur or, dans la paume de sa main. Sa main gauche, quant à elle, porte une cicatrice sous forme de pantagrame, également dans la paume de sa main. Si son dos est énormément marqué par les tatouages, elle porte également une demie-lune, en ancre blanche, au niveau de la naissance du clivage de sa poitrine. Un tatouage sous forme de morceau de dentelle suit la ligne de ses seins, sous ses derniers, avec la représentation de plusieurs pendentifs magiques attachés à la dentelle. Elle est toujours vue avec certains bijoux : un collier dont le pendentif tombe toujours entre ses seins, le pendentif représentant une sphère d'ambre dans laquelle est emprisonnée un tout petit ouvrage de métal représentant une tête d'ours. Elle porte également toujours sa bague d'améthyste dans laquelle est un croc de serpent. Sa plus grande anomalie physique réside dans ses yeux, originellement chocolatés mais dans lesquels des traces d'un ambré très clair se dessinent. Ses oreilles, elfiques, sont légèrement plus grandes que la moyenne et plus pointues. Sa peau matte peut être également un défaut pour nombres de personnes. Il lui arrive également d'utiliser des sorts d'illusion sur ses yeux, pour rendre ses pupilles aussi grises que l'acier. Elle est aussi très régulièrement maquillée, notamment pour les yeux et la bouche, sans pour autant aller dans l'excès.
Possèdes-tu un animal de compagnie? Si oui, dis nous en un peu plus? Irness possède deux animaux, dont un qui ne la quitte plus depuis qu'elle a quittée Tir Na Lia. Le premier, qu'elle possède depuis son départ de l'école, est un serpent aux écailles blanches, nommé Asra. Le second est un chiot, récupéré dans les ruelles de Beauclair, au pelage noir avec quelques reflets légèrement violacés et aux yeux turquoises. Elle le nomma Razma. Elle est également la propriétaire d'une jument au pelage entièrement noir à l'exception de ses oreilles dont la pointe est blanche ; elle l'appelle Raja.
Quelles sont tes activités favorites en dehors de ton travail? Jouer au gwynt, boire du vin ou de la bière, gérer les affaires de la Faisanderie, ce qu'elle considère comme un loisir plus qu'un travail. Elle aime à apprendre à jouer des instruments de musique mais également à peindre, lorsque le temps lui est offert. Elle aime à dessiner des villes et des bâtiments imaginaires.
En trois mots, décris nous ton passé, ton présent et ton futur ? Peur. Stabilité. Aventure.
Quel est ton opinion vis-à-vis de la Destinée? Irness y croit, dans une certaine mesure. Elle s'amuse à croire que c'est grâce à la Destinée qu'elle est encore en vie aujourd'hui, après tout ses voyages, que la Destinée a mis les bonnes personnes sur son chemin. Mais elle aime aussi à croire que la Destinée n'a rien à voir là dedans et que c'est seulement son bon vouloir qui a rendu les choses possibles. Son avis est partagée, mais un peu de magie supplémentaire dans son esprit ne peut pas faire de mal, tout comme un peu d'espoir.
Ivy / Tiababylo
On m'appelle, sur le web, Ivy ou Tiababylo. Grande gameuse dans l'âme, fan invétérée de rpg et esclave des jeux square enix et bioware (avant même the witcher, l'idée d'un forum aurait pu être autour de dragon age/mass effect ou nier automata/final fantasy). Fonda du forum, l'idée m'est venue après un retour sur le jeu original et j'me suis dis "why not?". L'idée était de faire un forum qui pourrait réunir autant les fans que ceux qui ne connaissent pas l'univers. M'enfin bref. Dans les grandes lignes, je suis en master d'histoire de l'art en France, je bosse sur le jeu vidéo et le cinéma pour mes études ; je tiens également un Tumblr graphique avec des avatars et autres petites choses, feel free to go check it ! Enfin bref, si il y a besoin d'autres infos, i'm all open ;)  


Feainnewedd, elaine blath
For a moment something ached in me, something so deep-rooted that I knew to tear it out would be to undo the essence of what held me together. The feeling rose and splashed like the rain behind my eyes, swelling as the drumming on the roof panels grew and the glass ran with water. va en esseath.
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Race Race : Humaine
Mer 20 Juin - 1:30
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Te voilà inscrit, cher citoyen ! Tout est à priori en ordre pour que tu puisses commencer ! Ton sauf-conduit, maintenant validé par les administrateurs, te permet de parcourir le forum à ta guise et d'ainsi explorer les options qui s'offrent à toi.

Mais la première chose qu'il te faudra faire, jeune citoyen, c'est d'aller rédiger ton activité rp histoire que l'on sache où regarder pour savoir que tu es actif. Ensuite, il te sera sûrement nécessaire que de trouver des amis ou des ennemies, et pour cela, rien de mieux que de poster une fiche laissant l'opportunité aux autres de venir te trouver ou toi même d'aller les trouver ! Mais si tu crois la paperasse finie, ce n'est toujours pas le cas, malheureusement. La course aux documents ne fait que commencer car il te faut un toit même si tu es un voyageur et qu'il ne s'agit que d'une chambre. Il te faut également réclamer tes couronnes car elles te seront nécessaires pour bien des choses. Tu peux également déjà réclamer à trouver une aventure !

Si tu ne l'as pas déjà fait auparavant, on te conseille d'aller lire les cours d'histoire de l'ambassadeur Var Attre qui te seront possiblement utiles pour la suite. Tu peux aussi aller voir le panneau d'affichage si il y a des petites annonces. Et si tu te sens perdu, n'oublies pas que le guide sera toujours là pour t'orienter ! Mais, chose importante : n'oublie pas de t'amuser ! La chatbox est ouverte, ainsi que le flood et le graphisme si l'envie te vient. N'hésite pas non plus à venir taper aux fenêtres des administrateurs si tu as une question et maintenant.. Va t'amuser !
Bienvenue à bord !


   
   
Half a century of poetry
And the truth is thus: the event which gave rise to everything, to which I owe the first notes, from which my subsequent life's work was formed, was the accidental discovery of paper and pencil among the things that my company and I stole from the Lyrian military convoys. It happened...
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